En 1999, alors que le monde paniquait pour le bug de l’an 2000, des milliers de développeurs COBOL, parfois retraités, furent rappelés en urgence. Ces « dinosaures du code » sauvèrent des banques et des administrations en corrigeant des millions de lignes de COBOL écrites des décennies plus tôt. Certains reçurent même des primes faramineuses pour déboguer un langage écrit dans les années 60.

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Et c'est toujours le cas. Les développeurs et consultants Cobol sont encore très bien payés.
Une partie de tous les systèmes bancaires repose sur du Cobol.
Mais c'est peut-être en train de changer. IBM a perdu récemment des milliards de valorisation après l'annonce d'Anthropic (LLM Claude, Claude Code) de la gestion du Cobol par l'IA, pouvant faire perdre une certaine partie de la valeur ajoutée des experts Cobol (réaction du marché un peu exagérée selon moi)
Je me souviens bien d’administrations mettant du temps à se préoccuper de ce passage informatique à 2000 et des développeurs attendant tranquillement d’être sollicités en faisant monter les prix d’intervention.
Autre conséquence à ce fameux changement de siècle que j’ai constaté aux Antilles : de nombreux cadres avaient prévu d’y fêter la St Sylvestre mais ils ont dû y renoncer, mobilisés par leurs entreprises « au cas où ».
Les hôtels ont été quasiment vides à cette occasion.
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Et c'est toujours le cas. Les développeurs et consultants Cobol sont encore très bien payés.
Une partie de tous les systèmes bancaires repose sur du Cobol.
Mais c'est peut-être en train de changer. IBM a perdu récemment des milliards de valorisation après l'annonce d'Anthropic (LLM Claude, Claude Code) de la gestion du Cobol par l'IA, pouvant faire perdre une certaine partie de la valeur ajoutée des experts Cobol (réaction du marché un peu exagérée selon moi)
Je me souviens bien d’administrations mettant du temps à se préoccuper de ce passage informatique à 2000 et des développeurs attendant tranquillement d’être sollicités en faisant monter les prix d’intervention.
Autre conséquence à ce fameux changement de siècle que j’ai constaté aux Antilles : de nombreux cadres avaient prévu d’y fêter la St Sylvestre mais ils ont dû y renoncer, mobilisés par leurs entreprises « au cas où ».
Les hôtels ont été quasiment vides à cette occasion.
Alors le cobol est encore bien payé pour des profils expérimentés. Ça reste effectivement un langage très utilisé par les banques et les assurances. Mais je ne pense pas que se reconvertir dedans en ce moment soit une bonne idée. Le marché du dev est saturé et les débutants ont très peu de chance surtout avec l’IA qui devient plus performante.
Y'a tellement de trucs qui vont pas dans cette anecdote mais je vais m'arrêter sur deux d'entre eux uniquement :
1 - Le COBOL tout comme le Fortran sont des langages encore largement en place dans de nombreux SI (à commencer par les banques justement), on ne peut pas parler de "dinosaure".
2 - On ne debug pas un langage mais un programme.
Ouf, merci pour votre mansuétude
En complément tout ne s’est pas reposé sur les dinosaures (alias les expérimentés / seniors), il y a eu également beaucoup de jeunes diplômés (de tous les horizons, sauf l’informatique ;o)) qui ont été formés à l’environnement Mainframe en un temps record (1 mois environ), mais tout ne pouvait pas fonctionner qu’avec des juniors. Je le sais, puisque un de ces juniors, c’était moi !
Et encore un complément puisque monsieur m’a chauffé. Le cobol est évidement toujours un langage existant, très robuste qui plus est, mais présent surtout au niveau du legacy, donc très peu de maintenance, … sauf comme précisé dans l’anecdote dans un contexte très particulier avec le passage de l’an 2000 et tous ces bouts de code qui ne prévoyait que 2 chiffres pour la date, entre 00 et 99, c’est ballot ! A noter qu’il y avait aussi le passage à l’euro qui nous a aussi occupé. Donc forcément à cette période le nombre de développeurs cobol sur le marché n’étaient juste pas suffisant. Peace