Chez les chiens, les vrais jumeaux sont extrêmement rares. Un seul cas, survenu en Afrique du Sud, est scientifiquement documenté, et quelques autres ont été rapportés, notamment un en France. Chez les chats, le phénomène serait encore plus rare : aucun cas n'est scientifiquement confirmé à ce jour.

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Chez les chats, les vétérinaires expliquent cela par la physiologie particulière de l’ovulation chez les félins : la chatte libère plusieurs ovules en même temps, ce qui favorise les faux jumeaux, mais rend la division d’un seul ovule beaucoup plus rare
Amusant: le premier des chiots jumeaux a été nommé Romulus - donc le deuxième : ? Eh non, Cullen ;)
Oui par contre ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de vrais jumeaux (monozygotes) chez les chiens mais simplement qu'on ne fait pas d'analyse ADN poussée pour le savoir car ça n'a pas d'intérêt pratique.
Et on ne parle pas de faux jumeaux non plus (dizygotes) car les naissances multiples sont la norme chez les canidés.
Donc il n'y a peut-être pas beaucoup de cas documentés mais on est certain qu'il y a beaucoup plus de "jumeaux" que de cas documentés.
Et chez le chat c'est pareil mais pire. Avec les chiens on détecte parfois les jumeaux parce qu’ils partagent un placenta ou une enveloppe commune. Chez le chat chaque embryon a ses propres structures donc on a aucun indice visible, et on ne pratique jamais de test ADN poussée.
En total opposé, il y a le cas de naissances multiples monozygotes ayant lieu chez (au moins) deux des 21 espèces de tatous.
Les femelles des espèces de "tatous à neuf dandes" et de "tatous à long museau du Nord", ont invariablement quatre petits, nés d'un même ovule s'étant divisé successivement par deux fois, au stade du blastocyste.
Les quadruplés sont donc génétiquement identiques.
Je vous publie à continuation, un copié-collé tentant d'expliquer comment la stratégie reproductive de la polyembyonie monozygotique est employée par ces espèces.
"Alors pourquoi les tatous à neuf bandes produisent-ils des portées par polyembryonie ? Une théorie est liée à la sélection de parentèle. Cependant, dans une enquête sur la reconnaissance des parents par les jeunes et la structure de la population des tatous adultes sur le terrain utilisant des techniques génétiques, Prodöhl et al. (1996) ont constaté que, bien que les tatous puissent distinguer les parents des non-parents, il n’y avait aucune indication de népotisme par des observations comportementales, et il est peu probable que les adultes interagissent fréquemment avec leurs frères et sœurs en raison de la grande distance entre les compagnons de portée. Ainsi, la sélection de parentèle n’a probablement pas été un facteur majeur dans l’évolution de la polyembryonie chez cette espèce. Une autre possibilité implique deux particularités du développement qui se produisent dans le genre Dasypus (Loughry et al. 1998 ; Avise 2015). La première est la diapause embryonnaire et l’implantation retardée, selon lesquelles le blastocyste reste quiescent dans le fond utérin pendant plusieurs mois jusqu’à ce que l’implantation soit déclenchée (Galbreath 1985). Cependant, l’implantation retardée (par exemple, pendant 13 à 24 mois) se produit également chez de nombreux autres mammifères qui ne présentent pas de polyembryonie car elle augmente la fiabilité de l’implantation (Craig et al. 1997). La deuxième particularité est l’utérus de forme unique des tatous. Le fond utérin, où le blastocyste reste pendant une durée variable avant l’implantation, est si petit qu’il ne peut accueillir qu’un seul blastocyste, ne donnant ainsi qu’un seul fœtus (Galbreath 1985). Cette forme utérine, qui est la condition ancestrale chez les tatous, a l’avantage de positionner le blastocyste au site d’implantation, mais elle aura également gravement limité leur succès reproductif (Craig et al. 1997). Ainsi, on pense que la polyembryonie a été la meilleure et peut-être la seule option disponible pour augmenter le succès reproductif des tatous, le minuscule fond utérin (le goulot d’étranglement des ressources) s’étant ensuite élargi pour devenir un environnement intra-utérin spacieux capable d’abriter et de nourrir plusieurs embryons clonaux (Galbreath 1985 ; Loughry et al. 1998 ; Avise 2015).
Enders (2002) a fourni une explication alternative du mécanisme de la polyembryonie dans le genre Dasypus. Une étude anatomique du site d’implantation précoce a montré que l’exocœlome se dilate considérablement, poussant vers la plaque de l’épiblaste, ce qui entraîne initialement la formation de deux boucliers embryonnaires, puis de deux autres (Enders 2002 ; Fig. 1.5a-c). Ainsi, la formation des quatre quadruplés identiques chez les tatous ne serait pas due à un fond utérin trop petit pour l’implantation, mais plutôt à l’expansion de l’exocœlome entraînant un élargissement du site d’implantation. Cette expansion est associée à l’effondrement de l’amnios commun et à son remplacement par les amnios de chaque embryon. Ainsi, on pense que le polyembryon est lié à un développement prématuré des membranes placentaires pour chaque futur embryon"
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Chez les chats, les vétérinaires expliquent cela par la physiologie particulière de l’ovulation chez les félins : la chatte libère plusieurs ovules en même temps, ce qui favorise les faux jumeaux, mais rend la division d’un seul ovule beaucoup plus rare
Amusant: le premier des chiots jumeaux a été nommé Romulus - donc le deuxième : ? Eh non, Cullen ;)
Oui par contre ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de vrais jumeaux (monozygotes) chez les chiens mais simplement qu'on ne fait pas d'analyse ADN poussée pour le savoir car ça n'a pas d'intérêt pratique.
Et on ne parle pas de faux jumeaux non plus (dizygotes) car les naissances multiples sont la norme chez les canidés.
Donc il n'y a peut-être pas beaucoup de cas documentés mais on est certain qu'il y a beaucoup plus de "jumeaux" que de cas documentés.
Et chez le chat c'est pareil mais pire. Avec les chiens on détecte parfois les jumeaux parce qu’ils partagent un placenta ou une enveloppe commune. Chez le chat chaque embryon a ses propres structures donc on a aucun indice visible, et on ne pratique jamais de test ADN poussée.
En total opposé, il y a le cas de naissances multiples monozygotes ayant lieu chez (au moins) deux des 21 espèces de tatous.
Les femelles des espèces de "tatous à neuf dandes" et de "tatous à long museau du Nord", ont invariablement quatre petits, nés d'un même ovule s'étant divisé successivement par deux fois, au stade du blastocyste.
Les quadruplés sont donc génétiquement identiques.
Je vous publie à continuation, un copié-collé tentant d'expliquer comment la stratégie reproductive de la polyembyonie monozygotique est employée par ces espèces.
"Alors pourquoi les tatous à neuf bandes produisent-ils des portées par polyembryonie ? Une théorie est liée à la sélection de parentèle. Cependant, dans une enquête sur la reconnaissance des parents par les jeunes et la structure de la population des tatous adultes sur le terrain utilisant des techniques génétiques, Prodöhl et al. (1996) ont constaté que, bien que les tatous puissent distinguer les parents des non-parents, il n’y avait aucune indication de népotisme par des observations comportementales, et il est peu probable que les adultes interagissent fréquemment avec leurs frères et sœurs en raison de la grande distance entre les compagnons de portée. Ainsi, la sélection de parentèle n’a probablement pas été un facteur majeur dans l’évolution de la polyembryonie chez cette espèce. Une autre possibilité implique deux particularités du développement qui se produisent dans le genre Dasypus (Loughry et al. 1998 ; Avise 2015). La première est la diapause embryonnaire et l’implantation retardée, selon lesquelles le blastocyste reste quiescent dans le fond utérin pendant plusieurs mois jusqu’à ce que l’implantation soit déclenchée (Galbreath 1985). Cependant, l’implantation retardée (par exemple, pendant 13 à 24 mois) se produit également chez de nombreux autres mammifères qui ne présentent pas de polyembryonie car elle augmente la fiabilité de l’implantation (Craig et al. 1997). La deuxième particularité est l’utérus de forme unique des tatous. Le fond utérin, où le blastocyste reste pendant une durée variable avant l’implantation, est si petit qu’il ne peut accueillir qu’un seul blastocyste, ne donnant ainsi qu’un seul fœtus (Galbreath 1985). Cette forme utérine, qui est la condition ancestrale chez les tatous, a l’avantage de positionner le blastocyste au site d’implantation, mais elle aura également gravement limité leur succès reproductif (Craig et al. 1997). Ainsi, on pense que la polyembryonie a été la meilleure et peut-être la seule option disponible pour augmenter le succès reproductif des tatous, le minuscule fond utérin (le goulot d’étranglement des ressources) s’étant ensuite élargi pour devenir un environnement intra-utérin spacieux capable d’abriter et de nourrir plusieurs embryons clonaux (Galbreath 1985 ; Loughry et al. 1998 ; Avise 2015).
Enders (2002) a fourni une explication alternative du mécanisme de la polyembryonie dans le genre Dasypus. Une étude anatomique du site d’implantation précoce a montré que l’exocœlome se dilate considérablement, poussant vers la plaque de l’épiblaste, ce qui entraîne initialement la formation de deux boucliers embryonnaires, puis de deux autres (Enders 2002 ; Fig. 1.5a-c). Ainsi, la formation des quatre quadruplés identiques chez les tatous ne serait pas due à un fond utérin trop petit pour l’implantation, mais plutôt à l’expansion de l’exocœlome entraînant un élargissement du site d’implantation. Cette expansion est associée à l’effondrement de l’amnios commun et à son remplacement par les amnios de chaque embryon. Ainsi, on pense que le polyembryon est lié à un développement prématuré des membranes placentaires pour chaque futur embryon"