Basques et Islandais ont bricolé une langue commune

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Au XVIIe siècle, Basques et Islandais ont bricolé une langue commune. Des glossaires manuscrits montrent qu’entre baleiniers basques et habitants d’Islande a existé un pidgin de contact, le basco-islandais, né pour commercer et se comprendre.

Ce langage mêlait surtout du basque, avec aussi des influences romanes et germaniques. Il rappelle qu’entre peuples très éloignés, les premiers liens passent souvent par un vocabulaire improvisé, bien avant la diplomatie officielle.


Commentaires préférés (1)

Les marins basques avaient une tradition de chasse a la baleine assez forte, en allant bien au delà du golfe de biscaye pour en chasser, allant jusqu'au large du Canada. La plus vielle trace de cette pêche fort éloigné des cotes basques nous vient d'un témoignage de 1412, des islandais notant la présence d’une vingtaine de baleinières basques situées à 500 milles à l'ouest de Grundarfjörður.

L'islande étant dans le passage, il y eu des contacts, parfois amicaux ou commerciaux, en témoigne ce pidgin, mais parfois plus brutaux, comme des massacres ou des lois permettant de tuer des basques, ayant fait l'objet d'une anecdote : secouchermoinsbete.fr/93280-un-decret-autorisant-a-tuer-des-basques

On retrouve un autre pidgin au labrador/terre-neuve : le basco-algonquin, servant a parler aux amérindiens


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Les marins basques avaient une tradition de chasse a la baleine assez forte, en allant bien au delà du golfe de biscaye pour en chasser, allant jusqu'au large du Canada. La plus vielle trace de cette pêche fort éloigné des cotes basques nous vient d'un témoignage de 1412, des islandais notant la présence d’une vingtaine de baleinières basques situées à 500 milles à l'ouest de Grundarfjörður.

L'islande étant dans le passage, il y eu des contacts, parfois amicaux ou commerciaux, en témoigne ce pidgin, mais parfois plus brutaux, comme des massacres ou des lois permettant de tuer des basques, ayant fait l'objet d'une anecdote : secouchermoinsbete.fr/93280-un-decret-autorisant-a-tuer-des-basques

On retrouve un autre pidgin au labrador/terre-neuve : le basco-algonquin, servant a parler aux amérindiens

Alors, en recherchant ce que signifiait le mot "pigdin", j'ai pu lire qu'à c'était effectivement un langage basique servant principalement aux échanges commerciaux. Mais qui désigne plutôt une langue à base d'anglais pour les échanges avec l'extrême Orient.
Les autres langues de ce type comme celui des Basques avec les islandais et les algonkins sont des langues "vehiculaire.

a écrit : Alors, en recherchant ce que signifiait le mot "pigdin", j'ai pu lire qu'à c'était effectivement un langage basique servant principalement aux échanges commerciaux. Mais qui désigne plutôt une langue à base d'anglais pour les échanges avec l'extrême Orient.
Les autres langues de
ce type comme celui des Basques avec les islandais et les algonkins sont des langues "vehiculaire. Afficher tout
*Un pidgin est une langue de contact simplifiée, apparue entre des groupes qui ne partagent pas de langue commune, souvent pour des besoins très pratiques : commerce, navigation, travail, échanges quotidiens.

La nuance est qu’une « langue de contact » est une catégorie plus large : elle désigne toute langue ou forme linguistique utilisée entre populations en interaction. Un pidgin, lui, est un cas particulier de langue de contact : il possède un vocabulaire réduit, une grammaire simplifiée, et n’est généralement pas la langue maternelle des locuteurs au moment de sa formation.

Le mot « pidgin » n’implique pas forcément une base anglaise. Même si son étymologie est probablement liée à une déformation du mot anglais « business » dans le contexte des échanges avec la Chine, le terme est aujourd’hui utilisé en linguistique pour des pidgins à base anglaise, portugaise, française, néerlandaise, basque, etc.

Dans le cas du basco-islandais, il s’agit donc bien d’une forme de contact très pragmatique, attestée par des glossaires, que l’on peut qualifier de pidgin au sens linguistique moderne.