La Chine est le premier producteur et le premier consommateur mondial de cigarettes. Chaque année, les Chinois en consomment 2400 milliards, soit près de la moitié de la consommation mondiale. Cela s’explique notamment par le fait que l’État contrôle la production, la distribution et la taxation. Les recettes liées à ce monopole rapportent plus de 220 milliards de dollars par an à l’État chinois, soit environ 11% de ses recettes fiscales.

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jib13
31 mai 2026 à 15:19,
En réponse à ma question :
« Oui, et cela a aussi été pris en compte dans les calculs a priori. »
Une partie du problème, ce sont évidemment les buralistes. Si on interdit la vente de tabac, que deviennent ces boutiques et ces gens ? L’État a organisé cette activité, l’a encadrée, taxée, installée, donc il a aussi sa part de responsabilité.
L’autre problème, c’est la liberté. Sur quelle base le gouvernement interdirait-il le tabac, mais pas l’alcool par exemple ? Et si on interdit le tabac demain matin, est-ce qu’on ne fait pas exploser le trafic en renforçant des réseaux illégaux ?
Mon point de vue est que cette activité est moralement indéfendable, vendre en toute conscience un produit qui tue massivement son prochain, c’est difficile à défendre. Si ce modèle périclite, ce ne sera pas une grande tragédie morale. Il faudra accompagner la transition, évidemment, mais il faut vite éradiquer tout ça...
Je pense que la différence avec d’autres produits nocifs, comme l’alcool, c’est qu’ils ont au moins un intérêt récréatif, gustatif, culturel ou social. Le tabac, lui, n’a pratiquement aucun intérêt intrinsèque. Il ne “gère le stress” que chez quelqu’un qui est déjà dépendant. Et niveau charisme, ce n’est pas extraordinaire non plus : dents jaunes, teint abîmé, peau flétrie. Aujourd’hui, je reconnais souvent les fumeurs physiquement. C'est inquiétant quand même.
Ce produit n’est pas défendable. Il est responsable de plus de 10 % des décès en France chaque année, sans véritable contrepartie. Si je veux être parfaitement objectif, le seul intérêt que je lui trouve est social. La pause cigarette crée parfois du lien entre fumeurs. Mais la balance bénéfice-risque est ridicule. Il existe d’autres moyens de créer du contact humain.
Toujours selon moi, il faudrait y aller progressivement, faire monter les prix, réduire les lieux où il est autorisé, le rendre de moins en moins acceptable socialement, accompagner le sevrage, reconvertir les buralistes, et viser une éradication sur une dizaine d’années.
Mais avec l’efficacité habituelle de nos politiques, dans cinquante ans on y sera probablement encore.
je n'avais apparemment pas compris ce que tu demandais dans ton commentaire.
Désolé ;-)
Vous allez m'appeler 'Monsieur de La Palice', mais il n'y a aucun autres responsable d'une mort que le fait de vivre. Par contre le tabac est certainement cause de la mort prématurée de millions de personnes, ce qui en fait ne s'inscrit que dans un contexte statistique de durée de vie moyenne.
Et qu'on légalise enfin le cannabis, ça se passe très au P-B, Luxembourg, Suisse, Allemagne, Canada,...
Le sucre aussi ça coûte à l’état… le gras aussi ça coûte à l’état… sans parler de l’alcool…
Et les cons aussi ça coûte à l’état, les paresseux, les dilettantes, les feignants… on interdit aussi ?
On a déjà beaucoup de nos petites libertés rabotées au profit de la sécurité, jusqu’où ira t’on ? Attention, le passé nous a montré ce qui peut se passer quand la balance liberté/sécurité penche trop vers cette dernière…
À propos des buralistes, si on interdit de fumer, c’est bien de s’inquiéter de leur avenir mais il faut ajouter tous ceux qui cultivent le tabac ainsi que ceux qui participent à la production des cigarettes, cigares, tabac à pipe et à priser, de la culture du tabac à la fabrication du produit fini, en France et à l’étranger.
C’est tout un système économique dont vit toute une population.
À noter une particularité : celle de l’attribution des bureaux de tabac à celles et ceux qui ont des problèmes financiers et qui ont rendu service à l’Etat et aux collectivités territoriales.
C’est ainsi qu’un certain nombre de veuves de guerre jusqu’au moins la guerre d’Indochine se sont vues attribuer un bureau de tabac pour compléter leurs ressources insuffisantes.
francearchives.gouv.fr/facomponent/1e3ae79bb49b2e08f4a30c0287e1187ba1050e74
www.sudouest.fr/redaction/le-cercle-sud-ouest-des-idees/1918-l-etat-face-aux-veuves-mutiles-et-orphelins-2423264.php