Un crash aérien mortel avec atterrissage réussi

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En 1980, l’accident du vol Saudia 163 coûta la vie à 301 personnes, alors que les pilotes avaient réussi un atterrissage d’urgence après un incendie survenu à bord. Malheureusement, l’évacuation fut tardive et désorganisée, permettant au feu et aux fumées de se propager dans l'appareil. Tous les occupants périrent à la suite de l’incendie, principalement par inhalation de fumées toxiques.


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Une des suppositions est que le capitaine était à la fois peu compétent et/ou intoxiqué par les fumées, et les subalternes n’ont pas vraiment osé questionner son jugement (surtout dans cette culture), ce qui a conduit à la mort de toutes les personnes à bord.

Depuis, il est enseigné une meilleure formation aux facteurs humains: les supérieurs se doivent de prendre en compte l’avis des subordonnés et ceux-ci sont invité la à remettre en cause le jugement des supérieurs, même si dans la pratique cela reste délicat de favoriser une culture du cockpit moins autoritaire tout en conservant une hiérarchie de commandement.
Le thème consacré est la gestion des ressources de l'équipage.

a écrit : Un accident de vol après que l'avion ait atterri, même en urgence? Accident “du” vol.
Et l’incendie a eu lieu en vol, oui. Les décès en sont la conséquence directe, même s’ils ont eu lieu au sol.
D’après la réglementation, un accident aérien est lié à un aéronef dès qu’une personne y embarque avec l’intention de voler, jusqu’au débarquement complet de tous les passagers.

Incroyable cette histoire.
Alors, loin de moi l’idée de juger une situation après coup, ce serait trop facile mais là quand même, il y a beaucoup d’éléments étranges.

Résumé :

Juste après le décollage, les pilotes reçoivent une alarme « fumée à bord ».
Ils mettent quatre minutes pour vérifier l’origine de l’alarme avant de décider de faire un retour en urgence vers l’aéroport dont ils sont partis.
Ils atterrissent sans encombre, les secours sont là (eh oui, les mecs on leur dit qu’un avion en feu va atterrir, ils sortent l’artillerie lourde ; ils savent qu’un avion qui touchent les roues en début de piste va mettre une certaine distance pour s’arrêter et ils se tiennent prêt au millimètre).
Ah bah non, le pilote profitent de la totalité de la piste de quatre bornes au lieu de faire un arrêt en urgence à côté des secours qui les attendaient sur le bord de la piste.
Donc le pilote a une alarme incendie à bord, il annonce un atterrissage en urgence, il se pose, il voit les équipes de secours sur le côté mais il se dit « Qu’est-ce que c’est que ces camions de secours qui attendent dans l’herbe ? »
Alors on pourrait se dire peut-être que le pilote s’est évanouie et que dans un dernier souffle il a juste eu le temps de mettre les freins mais non, la encore le pilote prend le temps de faire un demi-tour avec l’avion.
Les secours mettent plein gaz sur l’appareil (après avoir remballé tout ce qu’ils avaient sorti) pour commencer l’évacuation, le pilote leur annonce par radio (donc il est bien vivant) qu’il a coupé les moteurs.
Les secours arrivent (enfin) mais la, nouvelle surprise : le moteurs tournent encore ! Impossible d’approcher de l’appareil pour l’évacuation.
3min15 plus tard, les moteurs s’arrêtent mais personne n’évacue ! Pourquoi ? Parce que l’avion est toujours pressurisé donc personne ne peut ouvrir les portes… que ce soit depuis l’intérieur ou l’extérieur de l’appareil (c’est l’enquête du NTSB qui arrivera à cette conclusion et cela n’est pas forcément de la faute du personnel navigant).
22 minutes plus tard, (oui oui 22 minutes) ils arrivent à rentrer dans l’avion qui, trois minutes plus tard, se transforme en brasier.
Tout le monde est mort.
Même le NTSB n’arrive pas à comprendre comment cela a pu arriver.

Extrait de Wikipedia :

On ne sait pas pourquoi le commandant al-Khowyter n’a pas réussi à évacuer l’avion à temps. Des rapports saoudiens ont déclaré que l'équipage n'a pas réussi à ouvrir les portes à temps. On suppose que la plupart des passagers et des agents de bord ont été frappés d'incapacité pendant l'atterrissage, en raison de l'épaisse fumée de l'incendie, ou qu'ils n'ont pas tenté d'ouvrir les portes sur un avion en mouvement.

L'enquête a également révélé que l'avion est resté pressurisé pendant toute la phase d'atterrissage et après l'arrêt de l'avion sur le tarmac, rendant impossible l'ouverture des portes. Les vannes de pressurisation auraient dû s'ouvrir complètement au toucher des roues pour dépressuriser l'avion, or l'avion a été retrouvé avec les deux vannes de pressurisation presque entièrement fermées, empêchant l'évacuation de l'avion.


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Une des suppositions est que le capitaine était à la fois peu compétent et/ou intoxiqué par les fumées, et les subalternes n’ont pas vraiment osé questionner son jugement (surtout dans cette culture), ce qui a conduit à la mort de toutes les personnes à bord.

Depuis, il est enseigné une meilleure formation aux facteurs humains: les supérieurs se doivent de prendre en compte l’avis des subordonnés et ceux-ci sont invité la à remettre en cause le jugement des supérieurs, même si dans la pratique cela reste délicat de favoriser une culture du cockpit moins autoritaire tout en conservant une hiérarchie de commandement.
Le thème consacré est la gestion des ressources de l'équipage.

Un accident de vol après que l'avion ait atterri, même en urgence?

a écrit : Un accident de vol après que l'avion ait atterri, même en urgence? Accident “du” vol.
Et l’incendie a eu lieu en vol, oui. Les décès en sont la conséquence directe, même s’ils ont eu lieu au sol.
D’après la réglementation, un accident aérien est lié à un aéronef dès qu’une personne y embarque avec l’intention de voler, jusqu’au débarquement complet de tous les passagers.

Incroyable cette histoire.
Alors, loin de moi l’idée de juger une situation après coup, ce serait trop facile mais là quand même, il y a beaucoup d’éléments étranges.

Résumé :

Juste après le décollage, les pilotes reçoivent une alarme « fumée à bord ».
Ils mettent quatre minutes pour vérifier l’origine de l’alarme avant de décider de faire un retour en urgence vers l’aéroport dont ils sont partis.
Ils atterrissent sans encombre, les secours sont là (eh oui, les mecs on leur dit qu’un avion en feu va atterrir, ils sortent l’artillerie lourde ; ils savent qu’un avion qui touchent les roues en début de piste va mettre une certaine distance pour s’arrêter et ils se tiennent prêt au millimètre).
Ah bah non, le pilote profitent de la totalité de la piste de quatre bornes au lieu de faire un arrêt en urgence à côté des secours qui les attendaient sur le bord de la piste.
Donc le pilote a une alarme incendie à bord, il annonce un atterrissage en urgence, il se pose, il voit les équipes de secours sur le côté mais il se dit « Qu’est-ce que c’est que ces camions de secours qui attendent dans l’herbe ? »
Alors on pourrait se dire peut-être que le pilote s’est évanouie et que dans un dernier souffle il a juste eu le temps de mettre les freins mais non, la encore le pilote prend le temps de faire un demi-tour avec l’avion.
Les secours mettent plein gaz sur l’appareil (après avoir remballé tout ce qu’ils avaient sorti) pour commencer l’évacuation, le pilote leur annonce par radio (donc il est bien vivant) qu’il a coupé les moteurs.
Les secours arrivent (enfin) mais la, nouvelle surprise : le moteurs tournent encore ! Impossible d’approcher de l’appareil pour l’évacuation.
3min15 plus tard, les moteurs s’arrêtent mais personne n’évacue ! Pourquoi ? Parce que l’avion est toujours pressurisé donc personne ne peut ouvrir les portes… que ce soit depuis l’intérieur ou l’extérieur de l’appareil (c’est l’enquête du NTSB qui arrivera à cette conclusion et cela n’est pas forcément de la faute du personnel navigant).
22 minutes plus tard, (oui oui 22 minutes) ils arrivent à rentrer dans l’avion qui, trois minutes plus tard, se transforme en brasier.
Tout le monde est mort.
Même le NTSB n’arrive pas à comprendre comment cela a pu arriver.

Extrait de Wikipedia :

On ne sait pas pourquoi le commandant al-Khowyter n’a pas réussi à évacuer l’avion à temps. Des rapports saoudiens ont déclaré que l'équipage n'a pas réussi à ouvrir les portes à temps. On suppose que la plupart des passagers et des agents de bord ont été frappés d'incapacité pendant l'atterrissage, en raison de l'épaisse fumée de l'incendie, ou qu'ils n'ont pas tenté d'ouvrir les portes sur un avion en mouvement.

L'enquête a également révélé que l'avion est resté pressurisé pendant toute la phase d'atterrissage et après l'arrêt de l'avion sur le tarmac, rendant impossible l'ouverture des portes. Les vannes de pressurisation auraient dû s'ouvrir complètement au toucher des roues pour dépressuriser l'avion, or l'avion a été retrouvé avec les deux vannes de pressurisation presque entièrement fermées, empêchant l'évacuation de l'avion.

a écrit : Un accident de vol après que l'avion ait atterri, même en urgence? En général, c'est même tres souvent que les décès surviennent au sol.