Le magnat de la presse Rupert Murdoch est aujourd'hui une figure du capitalisme conservateur, mais ce ne fut pas toujours le cas. Durant ses études à Oxford, il était surnommé Rupert le Rouge : c'était un socialiste convaincu, membre du parti travailliste, qui conservait un buste de Lénine chez lui.

Commentaires préférés (3)
En même temps, on est dans le schéma classique (que je généralise à l'extrême).
Étudiant, on refait le monde avec des concepts bien nets, des grandes phrases et une foi inébranlable dans des solutions simples à des problèmes millénaires compliqués. Tout semble évident, presque trop facile, il suffit d’expliquer, de vouloir, de brandir une pancarte et de se coller à la route et hop, la société s’aligne ou devrait s'aligner.
Puis on entre dans la vie active, et là, la transformation est subtile et presque vicieuse : le monde devient soudain une jungle où chacun doit surtout s’en sortir tout seul. Les grandes causes s’effacent derrière les “réalités” d'un monde pas gentil du tout et non idéalisable, et on découvre une passion inattendue pour l’effort individuel, le mérite, l'optimisation fiscale, les crédits et les discours bien rodés qui expliquent que, finalement, si ça ne marche pas pour les autres… c’est sûrement qu’ils ne s’y prennent pas très bien et qu'ils devraient traverser la rue.
Et au bout du chemin, on a les vieux souvent bien lotis mais pas toujours qui regardent tout ça avec un soupir nostalgique, persuadés qu’“avant, c’était mieux”, une vieille époque où semble t'il, le monde correspondait beaucoup plus à leurs normes, leur couleurs, leurs morales et à leurs petites habitudes bien ancrés.
Et finalement chacun évolue à son rythme sans jamais vraiment perdre cette étrange certitude tranquille d’avoir, à chaque étape, parfaitement compris mieux que les autres comment le monde devrait fonctionner.
Ton analyse me fait beaucoup penser à un passage du Tome 3 des Fourmis.
« Il est idiot de ne pas être anarchiste à 20 ans, mais c’est encore plus idiot de l’être toujours à 30 »
Et ça me rappelle l’anecdote sur le Monopoly qui était à la base un jeu anticapitaliste qui a été transformé par ceux qui ont racheté le concept.
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant:
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Disent-ils Monsieur le commissaire
Les bourgeois
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
J.Brel - Les bourgeois
www.youtube.com/watch?v=dCHi5apc1lQ
Tous les commentaires (5)
Comme quoi les conditions matérielles priment bien sur les idées, tout comme marx avait dit :)
En même temps, on est dans le schéma classique (que je généralise à l'extrême).
Étudiant, on refait le monde avec des concepts bien nets, des grandes phrases et une foi inébranlable dans des solutions simples à des problèmes millénaires compliqués. Tout semble évident, presque trop facile, il suffit d’expliquer, de vouloir, de brandir une pancarte et de se coller à la route et hop, la société s’aligne ou devrait s'aligner.
Puis on entre dans la vie active, et là, la transformation est subtile et presque vicieuse : le monde devient soudain une jungle où chacun doit surtout s’en sortir tout seul. Les grandes causes s’effacent derrière les “réalités” d'un monde pas gentil du tout et non idéalisable, et on découvre une passion inattendue pour l’effort individuel, le mérite, l'optimisation fiscale, les crédits et les discours bien rodés qui expliquent que, finalement, si ça ne marche pas pour les autres… c’est sûrement qu’ils ne s’y prennent pas très bien et qu'ils devraient traverser la rue.
Et au bout du chemin, on a les vieux souvent bien lotis mais pas toujours qui regardent tout ça avec un soupir nostalgique, persuadés qu’“avant, c’était mieux”, une vieille époque où semble t'il, le monde correspondait beaucoup plus à leurs normes, leur couleurs, leurs morales et à leurs petites habitudes bien ancrés.
Et finalement chacun évolue à son rythme sans jamais vraiment perdre cette étrange certitude tranquille d’avoir, à chaque étape, parfaitement compris mieux que les autres comment le monde devrait fonctionner.
Ton analyse me fait beaucoup penser à un passage du Tome 3 des Fourmis.
« Il est idiot de ne pas être anarchiste à 20 ans, mais c’est encore plus idiot de l’être toujours à 30 »
Et ça me rappelle l’anecdote sur le Monopoly qui était à la base un jeu anticapitaliste qui a été transformé par ceux qui ont racheté le concept.
Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes "peigne-culs" nous montrent leur derrière
En nous chantant:
Les bourgeois c'est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Disent-ils Monsieur le commissaire
Les bourgeois
Plus ça devient vieux plus ça devient c...
J.Brel - Les bourgeois
www.youtube.com/watch?v=dCHi5apc1lQ
Il existe une version appelée anti-monopoly qui permet de garder (un tout petit peu) l'esprit anticapitaliste d'origine.
Avis purement personnel, je trouve l'anti-monopoly bien plus amusant et satisfaisant que le monopoly avec lequel nous avons toutes et tous grandis. Mais bon, pour un jeu soit disant anti capitaliste, je n'ai pas réussi à me le procurer ailleurs que sur amazon...