Avant la mise au point de l'échelle de degrés Celsius, Isaac Newton développa la sienne. L’échelle de Newton était basée sur la dilatation de l’huile de lin et, comme l’échelle Celsius, fixait le point zéro au point de congélation de l’eau. Le point d’ébullition correspondait à environ 33° Newton.

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Et pourtant, tant de personnes ne comprennent toujours pas le second degré
Ce qui est d'autant plus étonnant, c'est que l'huile de lin fige à -19°C et bout à 350°C. Pourquoi utiliser de l'huile de lin alors ? Tout simplement parce qu'elle se dilatait de façon relativement régulière avec la température et restait liquide dans une large plage de températures (-20 / 350).
Newton a donc mis de l'huile de lin dans un tube. Il a attendu que l'eau gèle et a fait une marque. Il a mis le tube proche du corps humain et a fait une marque. Il a ensuite diviser l'écart en 12 (car facilement divisable par 2,3 et 4) et a reproduit l'écart sur une plus large plage.
Il a enfin plongé le tube dans de l'eau qui venait de bouillir et a noté que l'huile de lin atteignait la marque 32,4 soit environ 33°Newton. Il a ainsi définit des degrés en observant à la fois le monde autour et la dilatation de l'huile de lin mais sans partir directement de l'eau qui bout.
Quand on a "découvert" la dilatation du mercure, on a fait autrement. On a mis une marque pour l'eau qui gèle et une marque pour l'eau qui bout et on a divisé par 100 entre les deux pour obtenir des degrés centigrades. Finalement on peut se dire qu'on ne mesure jamais la température mais on observe le comportement physique d'une matière qui nous permet d'établir une valeur établie arbitrairement.
PS : l'eau bout à 99,975°C et non 100°C
Ravi de te lire à nouveau, Tybs.
Comme d'habitude, un complément d'anecdote instructif.
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Et pourtant, tant de personnes ne comprennent toujours pas le second degré
Ce qui est d'autant plus étonnant, c'est que l'huile de lin fige à -19°C et bout à 350°C. Pourquoi utiliser de l'huile de lin alors ? Tout simplement parce qu'elle se dilatait de façon relativement régulière avec la température et restait liquide dans une large plage de températures (-20 / 350).
Newton a donc mis de l'huile de lin dans un tube. Il a attendu que l'eau gèle et a fait une marque. Il a mis le tube proche du corps humain et a fait une marque. Il a ensuite diviser l'écart en 12 (car facilement divisable par 2,3 et 4) et a reproduit l'écart sur une plus large plage.
Il a enfin plongé le tube dans de l'eau qui venait de bouillir et a noté que l'huile de lin atteignait la marque 32,4 soit environ 33°Newton. Il a ainsi définit des degrés en observant à la fois le monde autour et la dilatation de l'huile de lin mais sans partir directement de l'eau qui bout.
Quand on a "découvert" la dilatation du mercure, on a fait autrement. On a mis une marque pour l'eau qui gèle et une marque pour l'eau qui bout et on a divisé par 100 entre les deux pour obtenir des degrés centigrades. Finalement on peut se dire qu'on ne mesure jamais la température mais on observe le comportement physique d'une matière qui nous permet d'établir une valeur établie arbitrairement.
PS : l'eau bout à 99,975°C et non 100°C
Ravi de te lire à nouveau, Tybs.
Comme d'habitude, un complément d'anecdote instructif.
L’eau bout à toutes températures en fonction de l’altitude (en fait de la pression atmosphérique), donc non l’eau ne bout pas toujours à 99, 975 degrés centigrade.
Dans ton PS, il manque la pression, qui doit être la norme du système international, j’imagine
Tu as tout à fait raison, il faut préciser ce qui est sous-entendu. Selon la définition historique de l'échelle centigrade, l'eau bout à 100 degrés centigrades à 1 atm. Avec la définition moderne de l'échelle Celsius (définie par le kelvin), ce même point d'ébullition vaut 99,975 °C toujours à 1 atm.
J'ignorais ce détail. Et d'ailleurs l'article wikipédia ne parle pas de 99,975 °C mais 99,983 °C. Si je comprends bien les deux sont correctes, 99,983 étant la valeur exacte du point de vue physique, et 99,975 étant ce qu'on observe en pratique avec un thermomètre.
Comprendre cette différence m'a emmené dans des notions de métrologie (science de la mesure), l'impossibilité de mesurer exactement la "vraie" tempréature, l'échelle ITS-90 avec ses points fixes et son interpolation. Je ne me risque pas à détailler ici, mais pour ceux que ça intéresse...
Autre complément : le degré Kelvin a été introduit, entre autres, pour résoudre certaines formules scientifiques qui demandent de diviser qqch par la température. Or on ne peut pas diviser par zéro. Ça tombe bien, on ne peut pas atteindre le zéro Kelvin (normalement).
Ton commentaire me fait penser à cette vidéo, qu j'ai bien aimé.
youtu.be/WFWP-oSyzf8
Finalement on utilise le plus récent dans nos contrés
Degré Celsius (°C) : Échelle centigrade définie par Anders Celsius en 1742. Elle divise l'intervalle entre la congélation et l'ébullition de l'eau (sous pression atmosphérique normale) en 100 degrés.
Degré Fahrenheit (°F) : Échelle proposée par Daniel Gabriel Fahrenheit en 1724. Elle est basée sur des points de référence différents (mélange eau-glace-sel pour le zéro, température du corps humain pour le 100 à l'origine). La différence entre la congélation et l'ébullition de l'eau est de 180 degrés (212 - 32).
Degré Newton (°N) : Inventée par Isaac Newton vers 1700. Il a choisi le point de congélation de l'eau comme 0 et la température du corps humain comme 12. Dans ce système, l'ébullition de l'eau est en effet fixée à 33 degrés.