Sortie en 2011, le film "The Worst Movie Ever!" entra dans l’histoire du cinéma pour une raison peu enviable : lors de son premier week-end d’exploitation, il ne vendit qu’un seul billet, rapportant seulement 11 $. L’identité de l’unique spectateur n'est pas connue.
Le réalisateur Glenn Berggoetz, qui ambitionnait vraiment de produire "le pire film de l'histoire", précisa que cette unique vente n'était pas une opération de communication.

Commentaires préférés (2)
Record qui est partagé par plusieurs films et documentaires Espagnols, sortis en salle. Les films "Tabib" "el vientre del mar" (le ventre de la mer), etc... sont des long-métrages n'ayant eu qu'un seul spectateur, et ayant payé 5€ pour l'entrée.
Ces films sont sortis dans une seule et unique salle de la géographie nationale Espagnole, (pour une seule projection ?), afin d'être en accord avec la Loi sur les subventions d'aide au cinéma national: pas de projection en salle... fusse une seule séance ? Les subventions promises ne sont pas versées.
Car les subventions nationales, régionales, les cotisations obligatoires imposées aux chaines de télévision et des plateformes digitales, sont dorénavant le principal moteur financier d'un cinéma national attirant de moins en moins de spectateurs chaque année. Actuellement, l'ensemble de ces Aides financières...dépasse même l'ensemble des recettes collectées aux guichets des salles.
Mais ceci va encore plus loin, car en parallèle, le Monde du Ciné de production Espagnole, a toute une panoplie de mécanismes fiscaux à sa disposition, allant d'une remise de 20 à 30% sur l'impôt de société, des largesses au paiement des cotisations sociales, jusqu'à une TVA réduite (10%).
Au final, l'État ne collecte qu'un seul € de recette fiscale, pour 35 versés.
Mais que deviennent toutes ces subventions et incitatifs fiscaux, quand le film se transforme en succès du Box-Office, allignant des millions d'€ de recettes ?
Cet argent "à fonds perdus" non seulement n'a aucune obligation d'être remboursé, mais de plus, les bénéfices sont répartis entre producteur, réalisateur, etc...
Tout ceci mène actuellement à ce qu'il y a chaque année plusieurs centaines de films
qui sont produits... car le risque de faillite personnelle du ou des investisseurs est devenu nul.
Bref: en effectuant une bonne planification budgétaire du film en projet, il peut vous sortir "gratis"... et s'il a du succès auprès du public national (fait assez rare), c'est le jackpot !!!
Aussi arrive-t'on à voir fleurir des films aux sujets les plus incompréhensibles, portant des titres tout aussi énigmatiques... qui attirent 1, 2, 4, 9, 19, 30... spectateurs sur l'ensemble de la géographie nationale, mis dont "personne" ne semble se demander comment le secteur cinematographique de production nationale peut survivre.
Mais le paradoxe ne s'arrête pas aux frontières de l'État...
Grâce aux coopérations internationales des sociétés de production, le ciné Espagnol trouve une sortie dans les salles obscures du continent Européen, Asiatique ou dans le très vaste monde Latino-Américain.
Aussi, en arrive-t'on actuellement à la situation qu'un film Lambda Espagnol ayant été un échec dans le Pays, soit un succès commercial en Argentine, au Mexique, en France ou en Corée du Sud, surpassant même le nombre d'entrée dans le pays d'origine.
Le premier sur cette liste, reste l'indétroné Pedro Almodovar.
Il en est de même pour des séries diffusées en streaming: qui, quand je suis en France, ne me parle pas de "la casa de papel"...
Je ne vais pas m'exprimer sur le cas particulier de l'Espagne étant donné que je ne connais pas, mais cela ne me choque pas particulièrement qu'un état perde de l'argent en finançant le cinéma local. Le principe de financer publiquement la création c'est justement de permettre à des œuvres dont la rentabilité ne serait pas suffisamment assurée pour être financées par le circuit classique de quand-même voir le jour. On peut après considérer que ce n'est pas le rôle d'un état mais à titre personnel je trouve ça sain d'avoir des artistes capables de créer sans être complètement dépendant des aléas du marché. Alors oui, dans le tas il y a probablement de l'argent qui va partir dans des daubes innommables qui seront oubliées avant même leur sortie, c'est le risque. Mais je préfère ça à laisser l'intégralité de la production cinématographique à une industrie du cinéma qui a une forte tendance à la standardisation. Typiquement le cinéma italien, un temps reconnu mondialement, a complètement périclité au fil des politiques d'austérité culturelle, notamment sous Berlusconi.
Et petite parenthèse sur le cas français du CNC puisqu'il y a souvent beaucoup de confusion à ce sujet : les subventions attribuées par le CNC ne sont pas financées par nos impôts mais par une contribution prélevée sur l'achat des tickets de cinéma. Alors bien évidemment les salles répertorient la plupart du temps cette contribution sur le prix du ticket, et c'est donc in fine le public qui paye. Mais cela a pour avantage de lier le financement du CNC à la fréquentation des cinémas. En conséquence, si vous n'allez jamais au cinéma, pas un sous de votre poche ne va au CNC. Et cela ne vaut pas que pour le financement de films puisque, fait peu connu, le CNC propose également des subventions à la création d'œuvres vidéoludiques, plusieurs récents succès français ayant reçu des financements du CNC.
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Record qui est partagé par plusieurs films et documentaires Espagnols, sortis en salle. Les films "Tabib" "el vientre del mar" (le ventre de la mer), etc... sont des long-métrages n'ayant eu qu'un seul spectateur, et ayant payé 5€ pour l'entrée.
Ces films sont sortis dans une seule et unique salle de la géographie nationale Espagnole, (pour une seule projection ?), afin d'être en accord avec la Loi sur les subventions d'aide au cinéma national: pas de projection en salle... fusse une seule séance ? Les subventions promises ne sont pas versées.
Car les subventions nationales, régionales, les cotisations obligatoires imposées aux chaines de télévision et des plateformes digitales, sont dorénavant le principal moteur financier d'un cinéma national attirant de moins en moins de spectateurs chaque année. Actuellement, l'ensemble de ces Aides financières...dépasse même l'ensemble des recettes collectées aux guichets des salles.
Mais ceci va encore plus loin, car en parallèle, le Monde du Ciné de production Espagnole, a toute une panoplie de mécanismes fiscaux à sa disposition, allant d'une remise de 20 à 30% sur l'impôt de société, des largesses au paiement des cotisations sociales, jusqu'à une TVA réduite (10%).
Au final, l'État ne collecte qu'un seul € de recette fiscale, pour 35 versés.
Mais que deviennent toutes ces subventions et incitatifs fiscaux, quand le film se transforme en succès du Box-Office, allignant des millions d'€ de recettes ?
Cet argent "à fonds perdus" non seulement n'a aucune obligation d'être remboursé, mais de plus, les bénéfices sont répartis entre producteur, réalisateur, etc...
Tout ceci mène actuellement à ce qu'il y a chaque année plusieurs centaines de films
qui sont produits... car le risque de faillite personnelle du ou des investisseurs est devenu nul.
Bref: en effectuant une bonne planification budgétaire du film en projet, il peut vous sortir "gratis"... et s'il a du succès auprès du public national (fait assez rare), c'est le jackpot !!!
Aussi arrive-t'on à voir fleurir des films aux sujets les plus incompréhensibles, portant des titres tout aussi énigmatiques... qui attirent 1, 2, 4, 9, 19, 30... spectateurs sur l'ensemble de la géographie nationale, mis dont "personne" ne semble se demander comment le secteur cinematographique de production nationale peut survivre.
Mais le paradoxe ne s'arrête pas aux frontières de l'État...
Grâce aux coopérations internationales des sociétés de production, le ciné Espagnol trouve une sortie dans les salles obscures du continent Européen, Asiatique ou dans le très vaste monde Latino-Américain.
Aussi, en arrive-t'on actuellement à la situation qu'un film Lambda Espagnol ayant été un échec dans le Pays, soit un succès commercial en Argentine, au Mexique, en France ou en Corée du Sud, surpassant même le nombre d'entrée dans le pays d'origine.
Le premier sur cette liste, reste l'indétroné Pedro Almodovar.
Il en est de même pour des séries diffusées en streaming: qui, quand je suis en France, ne me parle pas de "la casa de papel"...
Je ne vais pas m'exprimer sur le cas particulier de l'Espagne étant donné que je ne connais pas, mais cela ne me choque pas particulièrement qu'un état perde de l'argent en finançant le cinéma local. Le principe de financer publiquement la création c'est justement de permettre à des œuvres dont la rentabilité ne serait pas suffisamment assurée pour être financées par le circuit classique de quand-même voir le jour. On peut après considérer que ce n'est pas le rôle d'un état mais à titre personnel je trouve ça sain d'avoir des artistes capables de créer sans être complètement dépendant des aléas du marché. Alors oui, dans le tas il y a probablement de l'argent qui va partir dans des daubes innommables qui seront oubliées avant même leur sortie, c'est le risque. Mais je préfère ça à laisser l'intégralité de la production cinématographique à une industrie du cinéma qui a une forte tendance à la standardisation. Typiquement le cinéma italien, un temps reconnu mondialement, a complètement périclité au fil des politiques d'austérité culturelle, notamment sous Berlusconi.
Et petite parenthèse sur le cas français du CNC puisqu'il y a souvent beaucoup de confusion à ce sujet : les subventions attribuées par le CNC ne sont pas financées par nos impôts mais par une contribution prélevée sur l'achat des tickets de cinéma. Alors bien évidemment les salles répertorient la plupart du temps cette contribution sur le prix du ticket, et c'est donc in fine le public qui paye. Mais cela a pour avantage de lier le financement du CNC à la fréquentation des cinémas. En conséquence, si vous n'allez jamais au cinéma, pas un sous de votre poche ne va au CNC. Et cela ne vaut pas que pour le financement de films puisque, fait peu connu, le CNC propose également des subventions à la création d'œuvres vidéoludiques, plusieurs récents succès français ayant reçu des financements du CNC.
C’est malin, maintenant je veux voir ce film !…
Tiens la bande annonce c’est cadeau :
youtu.be/RKTW-BxzTdU
Il a l’air incroyable ^^
Très envie de le voir aussi du coup