La sœur aînée d'Anne Frank avait aussi un journal

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En littérature Française (écrit en Français ou traduits depuis d'autres langues), existent plus de 150 livres autobiographiques témoignant tout autant des années de cache face à l'Occupant Allemand, des rafles à la première personne (dont celle du Vél d'Hiv), des Déportations, Guettos, que des Camps de Concentration et/ou Extermination.

Aujourd'hui, je vais m'éloigner un peu du sujet de l'anecdote, bien que restant dans celui de la Persécution des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
Le témoignage suivant m'a été rapporté à la première personne par un citoyen Argentin (malheureusement déjà décédé), de confession Juive, et né à Vienne en 1932.

Suite à l'Anschluss (rattachement de l'Autriche au Reich. 1938), Simcha (nom d'emprunt), du haut de ses six ans, voit depuis la fenêtre de sa chambre, les troupes Nazies entrant à Vienne.
Au lendemain matin, sur la place au bout de sa rue, c'est l'effervescense. Simcha s'y rend également, criant et gesticulant comme tout le monde. Rapidement, sa mère arrive, le prend par la main avec force et l'ordonne de revenir à la maison. La Raison d'une adulte est plus forte que le tumulte d'un événement politique qu'un enfant ne comprend pas dans la portée.

Au cours des jours et semaines suivantes, le père de Simcha sera informé de son licenciement par le biais de la Nazification de l'entreprise oû il travaille, ainsi que d'être "libéré" de toute astreinte de Devoir militaire envers l'État. Dit d'une autre manière, il est libre de quitter l'Autriche quand il veut... et mieux vaut tôt que (trop) tard.
Les parents de Simcha et ses parents vont solliciter des Visas d'entrée (d'exil) au Royaume-Uni et à l'Argentine.
Quelques semaines plus tard, Buenos Aires le leur accordera, car un cousin de son père, immigré depuis 10 ans, se porte garant de la subsistance totale des trois Viennois.
Au jour de leur départ depuis la Gare de Vienne en direction de la ville portuaire de Trieste (Italie), arrive la Grand-mère de Simcha pour leur dire Au Revoir. Elle apporte également avec elle les Visas d'entrée que le Royaume-Uni leur a concédé, et qui sont arrivés chez elle avec le courrier du matin. Trop tard. Le choix est déja fait: Simcha et ses parents vogueront en direction de l'Amérique du Sud.

(Le texte suivant est un "inédit" n'ayant fait que l'objet d'une publication de faible diffusion aux États-Unis, durant les années 70).
La Grand-Mère de Simcha, tout autant de confession Juive que son fils, sa belle-fille et son petit-fils, est née dans la Russie Tsariste et possède donc la Nationalité Soviétique.
C'est à l'été 1940 que Mamie et plusieurs dizaines d'autres Juifs du Reich, tous âgés et de Nationalité Soviétique, organisent leur départ. À cette époque, le Reich Nazi n'est pas encore en Conflit Militaire avec l'URSS, aussi vont-ils choisir de partir vers Moscou. Les dizaines d'intégrants du groupe ont acheté d'avance tous leurs billets de transport pour un long voyage... les Nazis ne les autorisent à sortir du Reich qu'avec l'équivalent de 8 $. Ils ont tous dû céder de force tous leurs biens, au bénéfice de l'État Antisémite.

En train depuis Vienne, ils arrivent à Berlin. De là commence leur périple jusqu'à Moscou... et bien au-delà, car ils continuent de voyager jusqu'à la frontière Chinoise, ou plus exactement la partie Occupée par le Japon Impérial. Puis ce sera la côte de la Mer de Chine et un bateau qui les emmèneront jusqu'à Kobé (Japon).
Reste maintenant à attendre un nouveau bateau qui va les amener vers d'autres cieux.
Depuis l'Archipel Japonais, le bateau Intercontinental prend maintenant la direction de l'Océan Indien, afin de rallier Mombassa (Kenya), puis La Ville du Cap (Afrique du Sud), avant d'entrer dans l'Océan Atlantique.

Après sept semaines de voyage en train et en bateau, Mamie a pu se réunir avec Simcha et ses parents sur les quais du port de Buenos Aires.


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En littérature Française (écrit en Français ou traduits depuis d'autres langues), existent plus de 150 livres autobiographiques témoignant tout autant des années de cache face à l'Occupant Allemand, des rafles à la première personne (dont celle du Vél d'Hiv), des Déportations, Guettos, que des Camps de Concentration et/ou Extermination.

Aujourd'hui, je vais m'éloigner un peu du sujet de l'anecdote, bien que restant dans celui de la Persécution des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
Le témoignage suivant m'a été rapporté à la première personne par un citoyen Argentin (malheureusement déjà décédé), de confession Juive, et né à Vienne en 1932.

Suite à l'Anschluss (rattachement de l'Autriche au Reich. 1938), Simcha (nom d'emprunt), du haut de ses six ans, voit depuis la fenêtre de sa chambre, les troupes Nazies entrant à Vienne.
Au lendemain matin, sur la place au bout de sa rue, c'est l'effervescense. Simcha s'y rend également, criant et gesticulant comme tout le monde. Rapidement, sa mère arrive, le prend par la main avec force et l'ordonne de revenir à la maison. La Raison d'une adulte est plus forte que le tumulte d'un événement politique qu'un enfant ne comprend pas dans la portée.

Au cours des jours et semaines suivantes, le père de Simcha sera informé de son licenciement par le biais de la Nazification de l'entreprise oû il travaille, ainsi que d'être "libéré" de toute astreinte de Devoir militaire envers l'État. Dit d'une autre manière, il est libre de quitter l'Autriche quand il veut... et mieux vaut tôt que (trop) tard.
Les parents de Simcha et ses parents vont solliciter des Visas d'entrée (d'exil) au Royaume-Uni et à l'Argentine.
Quelques semaines plus tard, Buenos Aires le leur accordera, car un cousin de son père, immigré depuis 10 ans, se porte garant de la subsistance totale des trois Viennois.
Au jour de leur départ depuis la Gare de Vienne en direction de la ville portuaire de Trieste (Italie), arrive la Grand-mère de Simcha pour leur dire Au Revoir. Elle apporte également avec elle les Visas d'entrée que le Royaume-Uni leur a concédé, et qui sont arrivés chez elle avec le courrier du matin. Trop tard. Le choix est déja fait: Simcha et ses parents vogueront en direction de l'Amérique du Sud.

(Le texte suivant est un "inédit" n'ayant fait que l'objet d'une publication de faible diffusion aux États-Unis, durant les années 70).
La Grand-Mère de Simcha, tout autant de confession Juive que son fils, sa belle-fille et son petit-fils, est née dans la Russie Tsariste et possède donc la Nationalité Soviétique.
C'est à l'été 1940 que Mamie et plusieurs dizaines d'autres Juifs du Reich, tous âgés et de Nationalité Soviétique, organisent leur départ. À cette époque, le Reich Nazi n'est pas encore en Conflit Militaire avec l'URSS, aussi vont-ils choisir de partir vers Moscou. Les dizaines d'intégrants du groupe ont acheté d'avance tous leurs billets de transport pour un long voyage... les Nazis ne les autorisent à sortir du Reich qu'avec l'équivalent de 8 $. Ils ont tous dû céder de force tous leurs biens, au bénéfice de l'État Antisémite.

En train depuis Vienne, ils arrivent à Berlin. De là commence leur périple jusqu'à Moscou... et bien au-delà, car ils continuent de voyager jusqu'à la frontière Chinoise, ou plus exactement la partie Occupée par le Japon Impérial. Puis ce sera la côte de la Mer de Chine et un bateau qui les emmèneront jusqu'à Kobé (Japon).
Reste maintenant à attendre un nouveau bateau qui va les amener vers d'autres cieux.
Depuis l'Archipel Japonais, le bateau Intercontinental prend maintenant la direction de l'Océan Indien, afin de rallier Mombassa (Kenya), puis La Ville du Cap (Afrique du Sud), avant d'entrer dans l'Océan Atlantique.

Après sept semaines de voyage en train et en bateau, Mamie a pu se réunir avec Simcha et ses parents sur les quais du port de Buenos Aires.

Les deux sœurs sont mortes du typhus à Bergen-Belsen et pas à Auschwitz où elles avaient été déportées dans un premier temps.