Rhodocoma capensis est une plante originaire d’Afrique du Sud dont les graines ont une particularité étonnante : elles ressemblent à de minuscules crottes d’animaux, aussi bien par leur apparence que par leur odeur. Cette particularité serait une stratégie de reproduction : elles seraient ainsi éparpillées et enterrées par des bousiers, ce qui leur permettrait de germer dans des conditions optimales.

Commentaires préférés (2)
La même stratégie de mimétisme fécal est employée par deux espèces cousines de Ceratocaryum (argenteum et pulchrum) poussant également en Afrique du Sud: leurs graines ressemblent à s'y méprendre (aspect et odeur) à des crottes d'antilope.
Les insectes coprophages se font donc berner, les transportant et enterrant... jusqu'au moment où ils veulent y pondre leurs oeufs.
L'écorce des graines, trop dure, ne permet pas à l'insecte de la percer. Par contre, la graine a trouvé de bonnes conditions pour germer.
Cette synzoochorie (dispersion des graines par tromperie) est d'une efficacité redoutable car la graine est à l'abri des fréquents incendies (Le fynbos Sud Africain), ainsi que des rongeurs. De plus, la plante n'a pas besoin de dépenser de l'énergie et des ressources, pour fabriquer un fruit charnu et attirant.
Imagines un fruit tel un abricot, une pêche, une cerise...
Il faut certes produire le noyau... mais également toute la pulpe et la peau qui l'entoure, afin d'être attractif pour les animaux disséminateurs.
Si en tant que plante ou arbre, tu n'as plus à dépenser de l'énergie et des ressources pour produire "pulpe et peau", c'est tout celà de gagné.
Par ailleurs, nous savons toutes et tous que la pulpe d'un fruit, c'est surtout... de l'eau. ...un ressource plutôt manquante dans une zone aride.
En évoluant pour arriver à se limiter à être "un noyau d'abricot, de pêche, de cerise..." notre plante Sudafricaine arrive donc au même résultat (dissémination), mais avec plus d'efficacité énergétique.
Ceci répond a ta question.
NB: ici, la graine doit être "attirante/apétissante"... pour les insectes coprophages, qui sont habituellement des bousiers, eux-mêmes de la famille des scarabées.
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La même stratégie de mimétisme fécal est employée par deux espèces cousines de Ceratocaryum (argenteum et pulchrum) poussant également en Afrique du Sud: leurs graines ressemblent à s'y méprendre (aspect et odeur) à des crottes d'antilope.
Les insectes coprophages se font donc berner, les transportant et enterrant... jusqu'au moment où ils veulent y pondre leurs oeufs.
L'écorce des graines, trop dure, ne permet pas à l'insecte de la percer. Par contre, la graine a trouvé de bonnes conditions pour germer.
Cette synzoochorie (dispersion des graines par tromperie) est d'une efficacité redoutable car la graine est à l'abri des fréquents incendies (Le fynbos Sud Africain), ainsi que des rongeurs. De plus, la plante n'a pas besoin de dépenser de l'énergie et des ressources, pour fabriquer un fruit charnu et attirant.
Le fait que ça ressemble à des crottes ne lui coûte pas à produire? Je veux dire que pour créer une graine qu’elle soit appétissante ou pas (ce qui reste subjectif d’ailleurs) il faut quand même une dépense énergétique pour la produire non?
Imagines un fruit tel un abricot, une pêche, une cerise...
Il faut certes produire le noyau... mais également toute la pulpe et la peau qui l'entoure, afin d'être attractif pour les animaux disséminateurs.
Si en tant que plante ou arbre, tu n'as plus à dépenser de l'énergie et des ressources pour produire "pulpe et peau", c'est tout celà de gagné.
Par ailleurs, nous savons toutes et tous que la pulpe d'un fruit, c'est surtout... de l'eau. ...un ressource plutôt manquante dans une zone aride.
En évoluant pour arriver à se limiter à être "un noyau d'abricot, de pêche, de cerise..." notre plante Sudafricaine arrive donc au même résultat (dissémination), mais avec plus d'efficacité énergétique.
Ceci répond a ta question.
NB: ici, la graine doit être "attirante/apétissante"... pour les insectes coprophages, qui sont habituellement des bousiers, eux-mêmes de la famille des scarabées.
Il existe beaucoup de plantes qui ont réduit leurs "graines" au minimum, même dans nos contées au climat (habituellement) humide, mais peu les font apparaître sous une forme d’excréments
Je comprends tout à fait ton raisonnement mais pour que ça ressemble à une crotte il faut quand même de la matière que la plante doit produire. C’est sûr que ça nous fait moins envie (à nous) qu’un fruit mais ce n’est pas juste un noyau il y a quand même une dépense d’énergie pour créer cette « crotte »
Je pense que l’anecdote prend le problème à l’envers. Après des centaines de milliers d’années d’évolution, les selles humaines sont si jolies qu’on dirait des fruits. 
Ça chipote, sa réponse est plutôt claire… et cette « crotte » exige peut-être moins d’énergie que d’écrire ton message (et le mien) ;o)
En vrai, certainement plus…