Picasso a eu sa période classique

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a écrit : Ça m’énerve tellement cette réflexion fréquente comme quoi Picasso est un nul qui fait du moche.
Mais est-ce que tous ces gens se sont au moins renseignés sur l’œuvre de Picasso ? Il a un musée dédié à Barcelone où l’on voit par exemple de superbes reprises des Meninas. Ça vaut le détour !

Après,
le cubisme, on aime ou pas, ça appartient à chacun. Mais au moins ouvrir un peu son esprit et voir au-delà. Afficher tout
Qui a dit que c’était moche ?

a écrit : Dans un sens je trouve ça bien de séparer la personne de l’artiste. On peut très bien être con et avoir du talent. L’œuvre en elle même nous plaît que la personne qui l’ai faite soit bonne ou une mauvaise point. Après savoir son histoire peut aussi aider à « apprécier » l’œuvre différemment avec un autre regard. Par contre il ne faut pas excuser la personne parce que c’est un artiste de talent. Hitler n’était pas particulièrement doué (après c’est mon avis personnel…) mais si ses œuvres m’avaient plu j’en aurai peut être une copie chez moi (je ne pense pas que j’aurai eu les moyen de me payer un original…) mais à côté de ça c’était un immonde personnage qui aurait (toujours selon moi) mérité le pire sort possible une fois jugé.
Comme le lynchage actuel de Bertrand cantat par exemple. Oui il a tué sa femme mais il a payé sa dette et j’aime sa musique alors je l’écoute et je serai ravi d’assister à un de ses concerts qui me rappellerait des souvenirs de jeunesse…
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Le problème de la séparation de l'œuvre et de la personne est quand même très différent avec Picasso, puisque sont oeuvre repose sur la maltraitance qu'il imposait à son entourage et en particulier aux femmes, à ses épouses ou compagnes. Cantat a payé sa dettes ok, certaines personnes arrivent à l'écouter, d'autres non, c'est quelque part la sensibilité de chacun. Son oeuvre ne repose pas sur son meutre ou sur la maltraitance qu'il a imposé à sa compagne. Picasso, si. Il maltraitait ses compagnes et peignait cette souffrance, comme dit plus haut, il se représentait en Minotaure violant sa compagne, viols dont on a toutes les raisons de penser qu'ils étaient réels. Deux de ses compagnes se sont suicidées, détruites par l'artiste, il était manipulateur, jaloux du talents de ses proches au point de leur interdire de travailler, cruel et il peignait la souffrance et la destruction qu'il provoquait. A plus de 40 ans il a eu pour compagne une jeune fille de 17 ans, qu'il a, comme les autres détruite. Regardez la souffrir sur "La femme qui pleure". C'est lui qui la fait souffrir m, s'en réjouit et le revendique
On peut discuter de la pertince de la séparation de l'homme et de l'oeuvre chez Cantat, Polanski, Allen, eux n'ont pas basé une grosse partie de leur oeuvre sur les crimes dont on les accuse. Imaginez Cantat sortir un album sur le fin de Marie Trintignant, Polanski sortir un film sur le viol d'une enfant de 13 ans... Imaginez quelqu'un faire l'apologie de la sensibilité de Céline dans ses pamphlets pro nazi ou son oeuvre anti sémite...

a écrit : Le problème de la séparation de l'œuvre et de la personne est quand même très différent avec Picasso, puisque sont oeuvre repose sur la maltraitance qu'il imposait à son entourage et en particulier aux femmes, à ses épouses ou compagnes. Cantat a payé sa dettes ok, certaines personnes arrivent à l'écouter, d'autres non, c'est quelque part la sensibilité de chacun. Son oeuvre ne repose pas sur son meutre ou sur la maltraitance qu'il a imposé à sa compagne. Picasso, si. Il maltraitait ses compagnes et peignait cette souffrance, comme dit plus haut, il se représentait en Minotaure violant sa compagne, viols dont on a toutes les raisons de penser qu'ils étaient réels. Deux de ses compagnes se sont suicidées, détruites par l'artiste, il était manipulateur, jaloux du talents de ses proches au point de leur interdire de travailler, cruel et il peignait la souffrance et la destruction qu'il provoquait. A plus de 40 ans il a eu pour compagne une jeune fille de 17 ans, qu'il a, comme les autres détruite. Regardez la souffrir sur "La femme qui pleure". C'est lui qui la fait souffrir m, s'en réjouit et le revendique
On peut discuter de la pertince de la séparation de l'homme et de l'oeuvre chez Cantat, Polanski, Allen, eux n'ont pas basé une grosse partie de leur oeuvre sur les crimes dont on les accuse. Imaginez Cantat sortir un album sur le fin de Marie Trintignant, Polanski sortir un film sur le viol d'une enfant de 13 ans... Imaginez quelqu'un faire l'apologie de la sensibilité de Céline dans ses pamphlets pro nazi ou son oeuvre anti sémite...
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Je te rejoins tout a fait sur le fait qu'on ne peut dissocier la personne de l’œuvre quand celle-ci représente la personne à l’œuvre. Et dans son cas une bonne partie de ses réalisations témoigne de sa relation aux femmes.
Si Guernica a eu le succès qu'on lui connait, c'est à cause de son contexte, de ce que son auteur a voulu y faire passer comme message, de ce qu'il a mis de lui-même. Sinon on analyse l'art que par la technique et c'est vite chiant. Et ça ne permet pas de comprendre pourquoi deux artistes à la technique égale, l'un sera considéré comme un génie, l'autre sera oublié.

Bref il est curieux de vouloir appréhender l’œuvre de Picasso et sa représentation des femmes ou de l’érotisme sans en saisir le sens. Et il apparait clairement qu'il avait sur elles une emprise énorme, malsaine, toxique et destructrice. Ça parait donc déplacé de s'extasier béatement devant un visage de femme détruite en se disant "que c'est beau". Ça ne veut pas dire qu'il faut le cacher ou même ne pas l'admirer, mais simplement le prendre pour ce que c'est.

Néanmoins les mots ont un sens, je ne reviens pas sur le terme pédophile utilisé ici, sans visiblement je pense savoir ce qu'il veut dire, mais vous êtes plusieurs à affirmer que le minotaure est la représentation du viol et non pas juste la représentation de la bestialité et d'une sexualité violente (mais consentie). Je pense que ça tient plus d'une interprétation personnelle, voir même reprise, que d'un fait.

a écrit : Je te rejoins tout a fait sur le fait qu'on ne peut dissocier la personne de l’œuvre quand celle-ci représente la personne à l’œuvre. Et dans son cas une bonne partie de ses réalisations témoigne de sa relation aux femmes.
Si Guernica a eu le succès qu'on lui connait, c'est à cause de son contexte,
de ce que son auteur a voulu y faire passer comme message, de ce qu'il a mis de lui-même. Sinon on analyse l'art que par la technique et c'est vite chiant. Et ça ne permet pas de comprendre pourquoi deux artistes à la technique égale, l'un sera considéré comme un génie, l'autre sera oublié.

Bref il est curieux de vouloir appréhender l’œuvre de Picasso et sa représentation des femmes ou de l’érotisme sans en saisir le sens. Et il apparait clairement qu'il avait sur elles une emprise énorme, malsaine, toxique et destructrice. Ça parait donc déplacé de s'extasier béatement devant un visage de femme détruite en se disant "que c'est beau". Ça ne veut pas dire qu'il faut le cacher ou même ne pas l'admirer, mais simplement le prendre pour ce que c'est.

Néanmoins les mots ont un sens, je ne reviens pas sur le terme pédophile utilisé ici, sans visiblement je pense savoir ce qu'il veut dire, mais vous êtes plusieurs à affirmer que le minotaure est la représentation du viol et non pas juste la représentation de la bestialité et d'une sexualité violente (mais consentie). Je pense que ça tient plus d'une interprétation personnelle, voir même reprise, que d'un fait.
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Ou alors cela vient directement de ses propos :

"Si tous les chemins que j'ai parcourus étaient marqués sur une carte et reliés par une ligne, cela pourrait représenter un Minotaure."

« Chaque fois que je change de femme, je devrais brûler la précédente. Comme cela, j’en serais débarrassé. Elles ne seraient pas toutes là à compliquer ma vie. Et puis, cela me redonnerait peut-être la jeunesse. On tue la femme et on efface le passé qu’elle représente. »

« la nature existe pour que nous puissions la violer »

« Les femmes sont des machines à souffrir… Quand je peins une femme dans un fauteuil, le fauteuil, c’est la vieillesse et la mort, non ? Tant pis pour elle… »

ou des propos de ses proches :
Selon Marina Picasso, la petite-fille de l’artiste, ce dernier « assujettissait les femmes à sa sexualité animale, il les matait, les ingérait, et les écrasait sur sa toile. Après avoir passé tant de nuits à extraire leur essence, une fois asséchées, il les jetait. »

Mais après tout, possible qu'on soit dans la surinterprétation.

a écrit : Ou alors cela vient directement de ses propos :

"Si tous les chemins que j'ai parcourus étaient marqués sur une carte et reliés par une ligne, cela pourrait représenter un Minotaure."

« Chaque fois que je change de femme, je devrais brûler la précédente. Comme cela, j’en serais
débarrassé. Elles ne seraient pas toutes là à compliquer ma vie. Et puis, cela me redonnerait peut-être la jeunesse. On tue la femme et on efface le passé qu’elle représente. »

« la nature existe pour que nous puissions la violer »

« Les femmes sont des machines à souffrir… Quand je peins une femme dans un fauteuil, le fauteuil, c’est la vieillesse et la mort, non ? Tant pis pour elle… »

ou des propos de ses proches :
Selon Marina Picasso, la petite-fille de l’artiste, ce dernier « assujettissait les femmes à sa sexualité animale, il les matait, les ingérait, et les écrasait sur sa toile. Après avoir passé tant de nuits à extraire leur essence, une fois asséchées, il les jetait. »

Mais après tout, possible qu'on soit dans la surinterprétation.
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C'est intéressant et révélateur de ce que l'on est plusieurs à dire, que c'est en grande partie un méprisable connard. Mais quel est le rapport avec le le consentement et la représentation du viol dans ses tableaux ?

Il y a un tableau que j'ai toujours eu du mal appréhender (pour être sincère, il y en a des centaines) c'est le "Minotaure et jument morte devant une grotte". Je me demandais notamment pourquoi jument et pas cheval. A la lecture de vos propos, cela m'éveille l'esprit.

Du coup, j'ai poussé un peu mes recherches. J'en profite pour vous partager un lien qui parle de l’œuvre, mais plus largement de Picasso et de sa relation aux femmes de manière dépassionnée.

www.anniemavrakis.fr/2022/06/04/lamazone-et-le-minotaure-la-femme-qui-dit-non-realise-par-sylvie-blum/

a écrit : Je te rejoins tout a fait sur le fait qu'on ne peut dissocier la personne de l’œuvre quand celle-ci représente la personne à l’œuvre. Et dans son cas une bonne partie de ses réalisations témoigne de sa relation aux femmes.
Si Guernica a eu le succès qu'on lui connait, c'est à cause de son contexte,
de ce que son auteur a voulu y faire passer comme message, de ce qu'il a mis de lui-même. Sinon on analyse l'art que par la technique et c'est vite chiant. Et ça ne permet pas de comprendre pourquoi deux artistes à la technique égale, l'un sera considéré comme un génie, l'autre sera oublié.

Bref il est curieux de vouloir appréhender l’œuvre de Picasso et sa représentation des femmes ou de l’érotisme sans en saisir le sens. Et il apparait clairement qu'il avait sur elles une emprise énorme, malsaine, toxique et destructrice. Ça parait donc déplacé de s'extasier béatement devant un visage de femme détruite en se disant "que c'est beau". Ça ne veut pas dire qu'il faut le cacher ou même ne pas l'admirer, mais simplement le prendre pour ce que c'est.

Néanmoins les mots ont un sens, je ne reviens pas sur le terme pédophile utilisé ici, sans visiblement je pense savoir ce qu'il veut dire, mais vous êtes plusieurs à affirmer que le minotaure est la représentation du viol et non pas juste la représentation de la bestialité et d'une sexualité violente (mais consentie). Je pense que ça tient plus d'une interprétation personnelle, voir même reprise, que d'un fait.
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Je ne suis pas assez expert en peinture pour te répondre, mais quand tu vois le "Minotaure caressant du mufle la main d’une dormeuse", tu ne peux pas t’empêcher de ressentir un certain malaise quand même. Mais tu as raison, c'est du ressenti, donc de l'interprétation.

Pour l'histoire de la pédophilie, oui c'est a priori faux et ressemblerait plutôt à un ressenti exacerbé de certaines personnes..

Quand on voit les barbouillages qu'il a fait ensuite, on peut se demander quelle mouche l'a piqué plus tard

a écrit : Qui a dit que c’était moche ? Je n’ai pas dit que ça avait été dit en commentaires. Si c’est ce que tu sous entends, alors tu extrapoles dangereusement, là.
Je parle des réflexions de bon nombre de gens quand tu leur parles de Picasso.