La France a plus de décès que de naissances

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a écrit : On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.

À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.

Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.

Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.

Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.

En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.

Désolé pour le coup de gueule.
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Je ne suis pas d’accord, surtout avec le début de ton commentaire.
Les jeunes qui ne font pas d’enfants, n’en désirent pas pour une grande majorité.
Ils veulent voyager, profiter, attendre (parce qu’on a le temps !), et éviter les contraintes.
Pas tous bien sûr, mais une majorité.
Ils les font, mais tard, et donc, dix ans plus tard que les générations précédentes, ce qui fait "perdre" une génération toute les deux générations..
Il y a aussi la surconsommation de numérique, et la libido s’effrite..
Ils fuient la campagne (ce que je peux comprendre), et donc, achètent des 20m2 à des prix exorbitants, rêvent des passer leur vie en agglomération et donc se persuadent qu’ils ne faut pas faire d’enfants, parce qu’un 100m2 sera intouchable.
Quand tu veux vraiment un enfant, tu le fais, n’en déplaise à ceux qui parleront d’égoïsme..
Je n’en aurais pas de troisième, parce je n’ai plus le patience, mais certainement pas pour les raisons que tu liste.
Santé et prospérité aux tiens !

a écrit : Certes mais il faut mettre en relation cette données avec diminution des prix des objets de consommation.
Et comme tu posais la questions des augmentations, voici la réponse de l'Insee :
www.insee.fr/fr/statistiques/7457170

Pour ceux qui ne veulent pas cliquer :
Entre 1
996 et 2024, le salaire net moyen en équivalent temps plein des salariés du secteur privé a augmenté de 13,9 %, en euros constants (c’est-à-dire corrigé de l’inflation), soit +0,5 % par an en moyenne. Le salaire des ouvriers a progressé de 17,3 % sur cette période, soit plus rapidement que celui des autres catégories socioprofessionnelles (+11,1 % pour les employés, +0,5 % pour les cadres et +0,9 % pour les professions intermédiaires). Les salaires d’une partie des employés et des ouvriers, notamment les moins qualifiés, sont proches du Smic. De ce fait, ils peuvent bénéficier de ses revalorisations, directement ou par un effet de diffusion, au travers notamment d’accords de branches. Les salaires des cadres sont quant à eux davantage sensibles aux chocs conjoncturels, car ils intègrent une part variable liée à la performance individuelle ou collective, en général plus forte que pour les autres catégories socioprofessionnelles.

Sur une période plus récente, entre la crise économique de 2008-2009 et 2024, le salaire net en équivalent temps plein a augmenté en moyenne de 4,2 % en euros constants dans le privé, soit une hausse de 0,3 % en moyenne par an. Entre 2009 et 2023, il a légèrement diminué dans l'ensemble de la fonction publique (-0,6 % sur la période, soit 0,0 % en moyenne par an), avec cependant des évolutions différentes selon les versants : -0,2 % en moyenne par an dans la fonction publique d’État, -0,1 % en moyenne par an dans la fonction publique territoriale et +0,4 % en moyenne par an dans la fonction publique hospitalière, qui a bénéficié des primes exceptionnelles versées durant la crise sanitaire puis des mesures de revalorisations prises dans le cadre des accords du Ségur de la Santé
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Les salaires ont à peine progressé en euros constants (+0,3 à +0,5 % par an), autrement dit ils stagnent. Dans le même temps, le logement est passé de 3 à 5–6 années de revenu : le décrochage est là. Et la baisse du prix des biens de consommation est hors sujet ici. on ne construit pas une vie ni un patrimoine sur des écrans plats ou des appareils électroménagers.

a écrit : On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.

À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.

Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.

Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.

Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.

En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.

Désolé pour le coup de gueule.
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Je viens d'avoir 33 ans, je n'ai pas d'enfant. Ce n'est pas que je n'en veux pas mais je n'en ai pas pour toutes les raisons que tu viens de citer! Locataire, en cdd, pas de plan de carrière... bref pas les moyens et avenir incertain...

a écrit : Je ne suis pas d’accord, surtout avec le début de ton commentaire.
Les jeunes qui ne font pas d’enfants, n’en désirent pas pour une grande majorité.
Ils veulent voyager, profiter, attendre (parce qu’on a le temps !), et éviter les contraintes.
Pas tous bien sûr, mais une majorité.
Ils les font,
mais tard, et donc, dix ans plus tard que les générations précédentes, ce qui fait "perdre" une génération toute les deux générations..
Il y a aussi la surconsommation de numérique, et la libido s’effrite..
Ils fuient la campagne (ce que je peux comprendre), et donc, achètent des 20m2 à des prix exorbitants, rêvent des passer leur vie en agglomération et donc se persuadent qu’ils ne faut pas faire d’enfants, parce qu’un 100m2 sera intouchable.
Quand tu veux vraiment un enfant, tu le fais, n’en déplaise à ceux qui parleront d’égoïsme..
Je n’en aurais pas de troisième, parce je n’ai plus le patience, mais certainement pas pour les raisons que tu liste.
Santé et prospérité aux tiens !
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Il y a tout de même une différence entre en vouloir 3 et en désirer ne serait-ce qu'un.

Bonjour, tout ces commentaires me surprennent. Je suis entouré de jeunes parents et à aucun moment l'argent n'est un frein. Je côtoie aussi bcp de jeunes...qui veulent des enfants mais plus tard. Les discours sur l'argent vs les enfants c'est du confort et jamais un prétexte. Entendre ce discours, en France, le pays le plus redistributif au monde, me heurte. Je respecte, mais c'est se regarder le nombril. Je crois que la baisse de la natalité s'explique en grande partie par la perte de fécondité, le fait de vouloir être parent plus tard et un changement de mode de vie moins axé sur la parentalité et plus sur le développement personnel.

En postant cette anecdote, je n’avais pas anticipé toutes ces discussions que je trouve très intéressantes.

Chacun a tendance à juger en fonction de sa propre expérience et de ses propres exigences et contraintes.

Il faut juste éviter de généraliser sa propre conception et admettre que les raisons des uns et des autres d’avoir plus ou moins d’enfants, voire aucun sont relativement nouvelles.

Nous sommes héritiers, quoiqu’on en pense de quelques siècles où pour avoir au minimum 3 enfants vivants à l’âge adulte et capables de subvenir à vos besoins, il fallait en faire au moins 6 avec des risques pour la mère non négligeables !

Il y a eu entre-temps les progrès de la médecine, les progrès techniques en général mais aussi 2 guerres mondiales qui ont largement perturbé la pyramide des âges.

On espérait arriver à une période qu’on espérait de stabilité notamment avec la fin de la guerre froide, l’OTAN, l’ONU …

Et voilà que tout revient avec une peur de l’instabilité en gardant une exigence de qualité de vie bien normale.

Pour moi, qui suis un papy-boomer de la première heure, j’ai une certaine amertume de voir que la confiance dans l’avenir est perturbée mais je lis avec beaucoup d’intérêt ces témoignages différents des générations qui nous succèdent en espérant que, malgré tout, elles trouvent autant de bonheur que, malgré tout, les générations passées ont trouvé.

D'après vous, on se situe où dans l'expérience univers 25 ?

C’est l’une des expériences les plus terrifiantes de l’histoire de la science, qui, à travers le comportement d’une colonie de souris, constitue une tentative des scientifiques d’expliquer les sociétés humaines. L’idée de « l’Univers 25 » vient du scientifique américain John Calhoun, qui créa un « monde idéal » dans lequel des centaines de souris vivraient et se reproduiraient.

Plus précisément, Calhoun construisit ce qu’il appelait le « paradis des souris », un espace spécialement conçu où les rongeurs disposaient de nourriture et d’eau en abondance, ainsi que d’un grand espace habitable. Au départ, il y plaça quatre couples de souris qui commencèrent rapidement à se reproduire, ce qui fit croître leur population très rapidement. Cependant, après 315 jours, leur reproduction diminua de façon significative.

Lorsque le nombre de rongeurs atteignit 600, une hiérarchie se forma, et apparurent alors ceux que l’on appela les « misérables ». Les rongeurs les plus forts commencèrent à attaquer les autres, ce qui provoqua l’effondrement psychologique de nombreux mâles. En conséquence, les femelles se mirent à se protéger et devinrent à leur tour agressives envers leurs petits.

Avec le temps, les femelles développèrent des comportements de plus en plus agressifs, des tendances à l’isolement, et une perte d’intérêt pour la reproduction. Le taux de natalité chuta tandis que la mortalité des jeunes augmenta. Une nouvelle catégorie de mâles apparut alors : les « beaux mâles ». Ils refusaient de s’accoupler avec les femelles ou de se battre pour leur territoire. Tout ce qui les intéressait, c’était manger et dormir.

À un moment donné, les « beaux mâles » et les « femelles isolées » représentaient la majorité de la population. Avec le temps, la mortalité infantile atteignit 100 % et la reproduction tomba à zéro. Chez les souris en voie d’extinction, on observa des comportements homosexuels, ainsi qu’une montée du cannibalisme, malgré l’abondance de nourriture. Deux ans après le début de l’expérience, le dernier bébé de la colonie naquit.

En 1973, le dernier rat de l’Univers 25 était mort. John Calhoun répéta l’expérience 25 fois, et chaque fois, le résultat fut le même. Le travail scientifique de Calhoun a été utilisé comme modèle pour interpréter l’effondrement social, et sa recherche constitue un point de référence important pour l’étude de la sociologie urbaine.


youtu.be/Mcwm8GredXg?si=SYaM3BDP5AXCwWZJ

a écrit : D'après vous, on se situe où dans l'expérience univers 25 ?

C’est l’une des expériences les plus terrifiantes de l’histoire de la science, qui, à travers le comportement d’une colonie de souris, constitue une tentative des scientifiques d’expliquer les sociétés humaines. L’idée de « l’Univers 25
» vient du scientifique américain John Calhoun, qui créa un « monde idéal » dans lequel des centaines de souris vivraient et se reproduiraient.

Plus précisément, Calhoun construisit ce qu’il appelait le « paradis des souris », un espace spécialement conçu où les rongeurs disposaient de nourriture et d’eau en abondance, ainsi que d’un grand espace habitable. Au départ, il y plaça quatre couples de souris qui commencèrent rapidement à se reproduire, ce qui fit croître leur population très rapidement. Cependant, après 315 jours, leur reproduction diminua de façon significative.

Lorsque le nombre de rongeurs atteignit 600, une hiérarchie se forma, et apparurent alors ceux que l’on appela les « misérables ». Les rongeurs les plus forts commencèrent à attaquer les autres, ce qui provoqua l’effondrement psychologique de nombreux mâles. En conséquence, les femelles se mirent à se protéger et devinrent à leur tour agressives envers leurs petits.

Avec le temps, les femelles développèrent des comportements de plus en plus agressifs, des tendances à l’isolement, et une perte d’intérêt pour la reproduction. Le taux de natalité chuta tandis que la mortalité des jeunes augmenta. Une nouvelle catégorie de mâles apparut alors : les « beaux mâles ». Ils refusaient de s’accoupler avec les femelles ou de se battre pour leur territoire. Tout ce qui les intéressait, c’était manger et dormir.

À un moment donné, les « beaux mâles » et les « femelles isolées » représentaient la majorité de la population. Avec le temps, la mortalité infantile atteignit 100 % et la reproduction tomba à zéro. Chez les souris en voie d’extinction, on observa des comportements homosexuels, ainsi qu’une montée du cannibalisme, malgré l’abondance de nourriture. Deux ans après le début de l’expérience, le dernier bébé de la colonie naquit.

En 1973, le dernier rat de l’Univers 25 était mort. John Calhoun répéta l’expérience 25 fois, et chaque fois, le résultat fut le même. Le travail scientifique de Calhoun a été utilisé comme modèle pour interpréter l’effondrement social, et sa recherche constitue un point de référence important pour l’étude de la sociologie urbaine.


youtu.be/Mcwm8GredXg?si=SYaM3BDP5AXCwWZJ
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Ça ne pouvait pas être un problème de consanguinité ? Avec trop peu de couples au départ.
J'imagine qu'il avait écarté cela

a écrit : On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.

À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.

Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.

Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.

Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.

En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.

Désolé pour le coup de gueule.
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Tout n'est pas juste. Pensez que les logement coûtait moins cher avant c'est quand même aussi oublié que les salaires étaient eux aussi beaucoup plus bas même si la vie était moins cher. J'ai souvenir de mes parents me dire que 60 000 F un logement pouvait etre cher. Alors oui certains salaires n'ont pas du tout augmenté par rapport au coût de la vie. Mais nos parents n avaient pas 5 semaines de congés ni de 35h, ni d'intérêt ou de téléphone à payer sans compter les abonnements Netflix, de parc disney, ou de loisirs autres que la forêt ou un jouet, pas de Noël ou de fêtes commercial, de voyage en avion ou de tv et oui !
La vie était surtout beaucoup plus simple et ils se contentaient de peu.
Et pensez que le travail étaient simple c'est oublier qu'il y avait moins de réglementation, plus de travail difficile, et suivant les époques pas forcément du travail non plus en dehors des 30 glorieuses. Vouloir monter les anciens contre les jeunes n'est pas là solution encore une fois, ils ne sont pas responsables de tous.

J'entend vos commentaires et je maintiens le mien ^^. D'ailleurs je défends une position qui n'est pas la mienne vu que j'ai déjà des enfants. Mais la raison qui arrive en premier reste financière.

Raisons invoquées pour ne pas faire d'enfants :
Considérations financières (30-40%)
Réalisation personnelle et professionnelle (25-30%)
Problèmes environnementaux (15-20%)
Changements sociétaux et évolution des rôles familiaux (10-15%)
Manque de soutien social (10%)
Santé et bien-être (5-10%)
Préférence pour les animaux de compagnie ou autres alternatives (5%)

www.sante-sur-le-net.com/baisse-natalite-france-causes-enjeux/

a écrit : Tout n'est pas juste. Pensez que les logement coûtait moins cher avant c'est quand même aussi oublié que les salaires étaient eux aussi beaucoup plus bas même si la vie était moins cher. J'ai souvenir de mes parents me dire que 60 000 F un logement pouvait etre cher. Alors oui certains salaires n'ont pas du tout augmenté par rapport au coût de la vie. Mais nos parents n avaient pas 5 semaines de congés ni de 35h, ni d'intérêt ou de téléphone à payer sans compter les abonnements Netflix, de parc disney, ou de loisirs autres que la forêt ou un jouet, pas de Noël ou de fêtes commercial, de voyage en avion ou de tv et oui !
La vie était surtout beaucoup plus simple et ils se contentaient de peu.
Et pensez que le travail étaient simple c'est oublier qu'il y avait moins de réglementation, plus de travail difficile, et suivant les époques pas forcément du travail non plus en dehors des 30 glorieuses. Vouloir monter les anciens contre les jeunes n'est pas là solution encore une fois, ils ne sont pas responsables de tous.
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C'est bien pour ça que j'utilise la métrique "en année de salaire" sinon la comparaison n'est pas valable.

a écrit : D'après vous, on se situe où dans l'expérience univers 25 ?

C’est l’une des expériences les plus terrifiantes de l’histoire de la science, qui, à travers le comportement d’une colonie de souris, constitue une tentative des scientifiques d’expliquer les sociétés humaines. L’idée de « l’Univers 25
» vient du scientifique américain John Calhoun, qui créa un « monde idéal » dans lequel des centaines de souris vivraient et se reproduiraient.

Plus précisément, Calhoun construisit ce qu’il appelait le « paradis des souris », un espace spécialement conçu où les rongeurs disposaient de nourriture et d’eau en abondance, ainsi que d’un grand espace habitable. Au départ, il y plaça quatre couples de souris qui commencèrent rapidement à se reproduire, ce qui fit croître leur population très rapidement. Cependant, après 315 jours, leur reproduction diminua de façon significative.

Lorsque le nombre de rongeurs atteignit 600, une hiérarchie se forma, et apparurent alors ceux que l’on appela les « misérables ». Les rongeurs les plus forts commencèrent à attaquer les autres, ce qui provoqua l’effondrement psychologique de nombreux mâles. En conséquence, les femelles se mirent à se protéger et devinrent à leur tour agressives envers leurs petits.

Avec le temps, les femelles développèrent des comportements de plus en plus agressifs, des tendances à l’isolement, et une perte d’intérêt pour la reproduction. Le taux de natalité chuta tandis que la mortalité des jeunes augmenta. Une nouvelle catégorie de mâles apparut alors : les « beaux mâles ». Ils refusaient de s’accoupler avec les femelles ou de se battre pour leur territoire. Tout ce qui les intéressait, c’était manger et dormir.

À un moment donné, les « beaux mâles » et les « femelles isolées » représentaient la majorité de la population. Avec le temps, la mortalité infantile atteignit 100 % et la reproduction tomba à zéro. Chez les souris en voie d’extinction, on observa des comportements homosexuels, ainsi qu’une montée du cannibalisme, malgré l’abondance de nourriture. Deux ans après le début de l’expérience, le dernier bébé de la colonie naquit.

En 1973, le dernier rat de l’Univers 25 était mort. John Calhoun répéta l’expérience 25 fois, et chaque fois, le résultat fut le même. Le travail scientifique de Calhoun a été utilisé comme modèle pour interpréter l’effondrement social, et sa recherche constitue un point de référence important pour l’étude de la sociologie urbaine.


youtu.be/Mcwm8GredXg?si=SYaM3BDP5AXCwWZJ
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La Démographie Mondiale est actuellement au niveau où la Courbure de Grauss s'affaiblit dans son ascension.
En données, ceci se traduit par une accélération de la chute de l'Indice de Fécondité Mondial de l'ordre de 0,17/an depuis le lustre 2010-2015, face au 0,7/an qui existait encore en l'an 2000.

Si ceci se confirme être la nouvelle "vitesse de croisière" de la baisse de Fécondité Mondiale, le nombre moyen d'enfants/Femme en âge de procréer, descendra à 1,8 aux alentours de 2050, face au +ou- 2,24 actuel (*). Certains démographes n'hésitent plus à extrapoler vers une baisse qui attendrait le "1,6 enfant/Femme" de moyenne mondiale, quand "l'année du basculement" de la population mondiale se produira, ou durant la décennie suivante (entre 2070 et 2080).

Quand bien même divers internautes de ce fil de commentaires, ont avancé l'argument financier pour expliquer cette baisse de la Fécondité Mondiale, les Sociologues ont d'autres avis sur le sujet. Le changement important qui est noté dans le Monde, est d'abord un comportement de "Fécondité de quantité", vers celui de "Fécondité de qualité" où les Femmes/Couples préfèrent avoir peu d'enfants bien élevés/éduqués, au modèle de "ribambelle d'enfants" recevant à peine le minimum vital. Une grande partie de ce changement de comportement est directement et universellement lié à l'exode Rural. A titre informatif, je rappelle que 55% de la population mondiale, vit actuellement en milieu urbain, et que les plus urbanisés (Singapour, par exemple) sont ceux ayant des taux de Natalité très bas. Cette tendance à la vie en ville, va encore s'accentuer. Vers 2050, les 2/3 de la population mondiale, vivra en centre urbain.

Un autre fait explicant la baisse de la Natalité Mondiale, est le pourcentage de Femmes ayant effectué des Études Supérieures. Cet acquis de Connaissances est perçu comme une indépendance personnelle et professionnelle, menant à une indépendance matérielle. Ce modèle de réussite sociale conduit à mettre l'aspect de réussite familiale au second plan, et est particulièrement présent en Asie du Sud-Est, où très peu de Femmes se lancent dans l'aventure d'avoir un ou des enfants hors mariage. Le cas du Japon est frappant: à peine 1% des enfants sont élevés en famille monoparentale.

L'accès plus ou moins libre à la contraception et à l'avortement, selon les États, n'a pas qu'une influence mineure sur le nombre d'enfants final par Femme en âge de pocréer. Quand bien même la Corée du Nord a, depuis une décennie, grandement restreint L'accès au Planning Familial et aux contraceptifs, ceci n'a permis que d'artificiellement faire remonter l'Indice de Fécondité du pays, de l'ordre de 0,3 enfant/Femme. Comprenons donc bien que d'avoir un/des enfant(s) est avant tout un désir, et non pas un "devoir national" où les Femmes sont des "poules pondeuses".

Un autre argument est actuellement avancé -quoique minoritaire- pour expliquer la chute de la Natalité: l'écoanxiété. Cet argument est, par exemple, avancé au Chili, où les demandes de ligature des trompes et vasectomies sont en augmentation. Ce Pays Andin connaît d'ailleurs une chute drastique de la Natalité, le situant déjà sous la barre de "1 enfant/Femme".

S'il a fallu 127 ans, pour que la population mondiale passe de 1 milliard à 2 (1800->1927), il n'a fallu que 95 ans pour passer de 2 à 8 (1927->2022).
Cette Croissance devant encore -à priori- durer de 35 à 40 ans, ont peut alors se demander quelle sera l'intensité de la chute, dans le dernier tiers du siècle en cours.
Le scénario le plus plausible, avance une perte nette de 30% de la population mondiale, entre 2060-65 et 2100... ou dit d'une autre manière: 3 milliards d'humains en moins, à l'aube du 22ème Siècle.(de 6,3 à 6,4 milliards d'habitants).

(*) "2,24" est déjà au-dessous du seuil de renouvellement générationnel. Celui-ci, de moyenne mondiale, est de 2,3.
Le 2,1 largement entendu dans les Médias, ne concerne en fait que les Pays développés. Il est bien plus élevé (jusqu'à 3,5) dans les Pays les plus pauvres.

a écrit : La Démographie Mondiale est actuellement au niveau où la Courbure de Grauss s'affaiblit dans son ascension.
En données, ceci se traduit par une accélération de la chute de l'Indice de Fécondité Mondial de l'ordre de 0,17/an depuis le lustre 2010-2015, face au 0,7/an qui existait encore en l
9;an 2000.

Si ceci se confirme être la nouvelle "vitesse de croisière" de la baisse de Fécondité Mondiale, le nombre moyen d'enfants/Femme en âge de procréer, descendra à 1,8 aux alentours de 2050, face au +ou- 2,24 actuel (*). Certains démographes n'hésitent plus à extrapoler vers une baisse qui attendrait le "1,6 enfant/Femme" de moyenne mondiale, quand "l'année du basculement" de la population mondiale se produira, ou durant la décennie suivante (entre 2070 et 2080).

Quand bien même divers internautes de ce fil de commentaires, ont avancé l'argument financier pour expliquer cette baisse de la Fécondité Mondiale, les Sociologues ont d'autres avis sur le sujet. Le changement important qui est noté dans le Monde, est d'abord un comportement de "Fécondité de quantité", vers celui de "Fécondité de qualité" où les Femmes/Couples préfèrent avoir peu d'enfants bien élevés/éduqués, au modèle de "ribambelle d'enfants" recevant à peine le minimum vital. Une grande partie de ce changement de comportement est directement et universellement lié à l'exode Rural. A titre informatif, je rappelle que 55% de la population mondiale, vit actuellement en milieu urbain, et que les plus urbanisés (Singapour, par exemple) sont ceux ayant des taux de Natalité très bas. Cette tendance à la vie en ville, va encore s'accentuer. Vers 2050, les 2/3 de la population mondiale, vivra en centre urbain.

Un autre fait explicant la baisse de la Natalité Mondiale, est le pourcentage de Femmes ayant effectué des Études Supérieures. Cet acquis de Connaissances est perçu comme une indépendance personnelle et professionnelle, menant à une indépendance matérielle. Ce modèle de réussite sociale conduit à mettre l'aspect de réussite familiale au second plan, et est particulièrement présent en Asie du Sud-Est, où très peu de Femmes se lancent dans l'aventure d'avoir un ou des enfants hors mariage. Le cas du Japon est frappant: à peine 1% des enfants sont élevés en famille monoparentale.

L'accès plus ou moins libre à la contraception et à l'avortement, selon les États, n'a pas qu'une influence mineure sur le nombre d'enfants final par Femme en âge de pocréer. Quand bien même la Corée du Nord a, depuis une décennie, grandement restreint L'accès au Planning Familial et aux contraceptifs, ceci n'a permis que d'artificiellement faire remonter l'Indice de Fécondité du pays, de l'ordre de 0,3 enfant/Femme. Comprenons donc bien que d'avoir un/des enfant(s) est avant tout un désir, et non pas un "devoir national" où les Femmes sont des "poules pondeuses".

Un autre argument est actuellement avancé -quoique minoritaire- pour expliquer la chute de la Natalité: l'écoanxiété. Cet argument est, par exemple, avancé au Chili, où les demandes de ligature des trompes et vasectomies sont en augmentation. Ce Pays Andin connaît d'ailleurs une chute drastique de la Natalité, le situant déjà sous la barre de "1 enfant/Femme".

S'il a fallu 127 ans, pour que la population mondiale passe de 1 milliard à 2 (1800->1927), il n'a fallu que 95 ans pour passer de 2 à 8 (1927->2022).
Cette Croissance devant encore -à priori- durer de 35 à 40 ans, ont peut alors se demander quelle sera l'intensité de la chute, dans le dernier tiers du siècle en cours.
Le scénario le plus plausible, avance une perte nette de 30% de la population mondiale, entre 2060-65 et 2100... ou dit d'une autre manière: 3 milliards d'humains en moins, à l'aube du 22ème Siècle.(de 6,3 à 6,4 milliards d'habitants).

(*) "2,24" est déjà au-dessous du seuil de renouvellement générationnel. Celui-ci, de moyenne mondiale, est de 2,3.
Le 2,1 largement entendu dans les Médias, ne concerne en fait que les Pays développés. Il est bien plus élevé (jusqu'à 3,5) dans les Pays les plus pauvres.
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La démographie ne suit pas des courbes de Gauss. On utilise plutôt des courbes logistiques comme celle de Verhulst. fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_logistique_(Verhulst)

La baisse de 0,17 /an me parait énorme. On est passé de 2,8 en 2000 à 2,1 en 2021. Soit une baisse de 0,7 en 21 ans.
www.univadis.fr/viewarticle/baisse-f%C3%A9condit%C3%A9-mondiale-2024a10002lb

Et sinon il y a cette excellent rapport de l'UNFPA qui reprend certaines des raisons que j'ai déjà évoquées. www.unfpa.org/sites/default/files/pub-pdf/swp25-layout-en-v250609-web.pdf

L’anecdote dans l’anecdote est fort intéressante.
Pour ma part, j’ai préféré chercher un article plutôt qu’une video explicative. Il y en a de multiples et je vous propose :

fr.wikipedia.org/wiki/Cloaque_comportemental

lecontemplateur.fr/univers-25-lexperience-scientifique-la-plus-terrifiante-de-lhistoire/

La recherche a pour objet le comportement des mammifères dans un espace de plus en plus restreint alors que les autres conditions de confort sont assurées (nourriture, température…).

La transposition aux humains doit toujours être prudente d’autant que la vérification scientifique, même empirique, est impossible mais on comprend bien que c’est une piste très intéressante dans l’étude de l’effet de surpopulation chez les humains et peut guider les urbanistes, sociologues, psychologues, psychanalystes, politiques…

D’autre part et indépendamment de cette étude, pour les prévisions de l’évolution de la population et ses conséquences, les évolutions des décès à longue échéance sont assez prévisibles à partir de la pyramide des âges, sauf accident de parcours que sont les épidémies (Covid-19), les guerres, les catastrophes naturelles.
À l’inverse, les prévisions de la natalité n’ont de valeur qu’à court terme ainsi celles concernant les émigrés et immigrés et donc le solde migratoire.

Pour les monde, la diminution de la population montre bien la difficulté de faire des prévisions fiables.
Selon l’INED, après une croissance accélérée depuis le XIXe siècle, nous sommes dans une période de décélération mais les prévisions à 50 ans ou 100 ans sont hasardeuses.

www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/jeux/population-demain/

J'ai commencé à lire les commentaires...j'ai voulu tout suivre. Mais en fait, j'ai buggué sur "Tybs est bientôt papa pour la 4 ème fois !?!".

Félicitations cher ami virtuel.

Chez nous, on va rester sur 3.

Et je vais donner les raisons qui nous ont poussés à en faire 3, et pas qu'un seul (j'ai lu une étude qui disait qu'en fait, les gens n'avaient pas arrêté de faire des enfants, ils ont juste arrêté de faire plusieurs enfants).

1. On ne voulait pas un seul enfant car on ne voulait pas qu'il se retrouve seul, qu'il soit constamment à nous solliciter tout le temps. Donc il était logique pour nous d'en avoir au moins 2. Pour qu'on puisse leur dire "allez jouer tous les deux dans le jardin/dans le salon/dans votre chambre", tout en pouvant nous occuper d'autre chose (cuisine, ménage, bricolage...n'importe quoi d'autre) sans que l'enfant unique soit dans nos pattes.

2. Autre raison pour que le nombre d'enfants soit supérieur strictement à 1 : si ton seul et unique enfant meurt, pour X ou Y raison, ton monde s'écroule et tu peux difficilement t'en sortir. Ça peut détruire un couple (je ne dis pas toujours, mais ça peut). Et si tu t'investis pleinement pour 1 seul enfant, tu risques de t'essouffler et aussi malheureusement tu risques davantage de "déceptions" (surtout si ton fils unique part à l'autre bout du monde pour X ou Y raison, cf pt 3)

3. Ayant "perdu" mon unique frère pendant plusieurs années, je ne voulais pas que ça puisse se reproduire pour mes enfants : si un de mes 3 fils déconne, s'enfuit à l'autre bout du monde et nous "quitte", et bien, il en restera 2 qui seront ensembles, et qui seront, je l'espère, soudés.

4. Mon mari en souhaitait 4, mais 4, c'est trop. Et puis en plus, y'a pas de jeu de cartes à 6. Au moins si tu as 3 enfants, tu pourras jouer à la belote ou au tarot sans problème.

La suite dans mon prochain message...

Là où je bosse, je vois quand même pas mal de personnes CSP-, catégories défavorisées ou très défavorisées... Et ces personnes là font énormément d'enfants. Pourtant, ils ont manifestement beaucoup de problèmes financiers.

Donc pour moi, la raison pour laquelle les gens ne font plus d'enfants, ce n'est pas les problèmes d'argent.

Ou alors, c'est un problème d'argent pour les personnes "au milieu" : ceux qui ne gagnent pas suffisamment pour être riches, mais trop pour être pauvres. Ceux qui n'ont finalement aucune aide financière...les grands oubliés.
D'ailleurs, financièrement, ça nous coûte d'avoir 3 enfants, mais on sait "faire des sacrifices" (mon mari n'a pas changé de téléphone depuis plus de 10 ans, par exemple. Je n'ai acheté un manteau neuf que parce que mon ancien tombait en lambeaux. On se débrouille pour trouver des vêtements enfants sur une application de dons. On ne va quasiment jamais au resto, ou autre sortie).
Bref...on se débrouille.

1. Les personnes de la même catégorie socio professionnelle que moi et que je côtoie ne font pas plus de 1 enfant car ils ne veulent pas s'encombrer.

Je connais un couple qui part en vacances rien que tous les 2, et qui explique clairement que s'ils avaient plusieurs enfants ils ne pourraient pas les faire garder aussi facilement et gratuitement par leurs parents. Parce que eux, ils partent chaque année 1 ou 2 semaine sans leur fils unique, en le refilant à une des deux mamies. S'ils avaient 2 enfants, ils ne pourraient pas s'en débarrasser aussi facilement.

Bref, raison numéro 1 : Refus de quitter un confort de vie.

2. Beaucoup de couples se séparent juste après avoir eu leur 1 er enfant.

Vous comprenez, c'est difficile. Il faut se lever la nuit. La charge mentale augmente.
Et puis dès que les premières difficultés apparaissent, c'est foutu.

3. Baisse de la fécondité, j'imagine.

a écrit : J'ai commencé à lire les commentaires...j'ai voulu tout suivre. Mais en fait, j'ai buggué sur "Tybs est bientôt papa pour la 4 ème fois !?!".

Félicitations cher ami virtuel.

Chez nous, on va rester sur 3.

Et je vais donner les raisons qui nous ont poussés
à en faire 3, et pas qu'un seul (j'ai lu une étude qui disait qu'en fait, les gens n'avaient pas arrêté de faire des enfants, ils ont juste arrêté de faire plusieurs enfants).

1. On ne voulait pas un seul enfant car on ne voulait pas qu'il se retrouve seul, qu'il soit constamment à nous solliciter tout le temps. Donc il était logique pour nous d'en avoir au moins 2. Pour qu'on puisse leur dire "allez jouer tous les deux dans le jardin/dans le salon/dans votre chambre", tout en pouvant nous occuper d'autre chose (cuisine, ménage, bricolage...n'importe quoi d'autre) sans que l'enfant unique soit dans nos pattes.

2. Autre raison pour que le nombre d'enfants soit supérieur strictement à 1 : si ton seul et unique enfant meurt, pour X ou Y raison, ton monde s'écroule et tu peux difficilement t'en sortir. Ça peut détruire un couple (je ne dis pas toujours, mais ça peut). Et si tu t'investis pleinement pour 1 seul enfant, tu risques de t'essouffler et aussi malheureusement tu risques davantage de "déceptions" (surtout si ton fils unique part à l'autre bout du monde pour X ou Y raison, cf pt 3)

3. Ayant "perdu" mon unique frère pendant plusieurs années, je ne voulais pas que ça puisse se reproduire pour mes enfants : si un de mes 3 fils déconne, s'enfuit à l'autre bout du monde et nous "quitte", et bien, il en restera 2 qui seront ensembles, et qui seront, je l'espère, soudés.

4. Mon mari en souhaitait 4, mais 4, c'est trop. Et puis en plus, y'a pas de jeu de cartes à 6. Au moins si tu as 3 enfants, tu pourras jouer à la belote ou au tarot sans problème.

La suite dans mon prochain message...
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Heureusement qu'il existe plein de jeux de société à 6 et plus :).
Après 5 c'est chiant pour les activités genre manège, attractions et équivalent car c'est souvent par pair. Mais 6 c'est super chiant pour la voiture, faut passer au van.

J'ai des amis qui ont perdu leur fils unique et effectivement c'est très dur et ils nous ont dit regretter ne pas en avoir fait d'autres. Après que tu sois 3 ou 8, perdre un enfant reste une sacré épreuve pour toute la famille.

J’imagine que l’évolution de la natalité est liée à des évolutions générales qui nous influencent dans un sens ou un autre sans qu’on en soit toujours conscient et de cas particuliers innombrables.

Pour les évolutions générales dans un sens ou un autre (en France) :

- La mortalité infantile et maternelle devenue rare depuis un siècle : la proportion d’enfants qui atteignent l’âge adulte à complètement changé et il n’y a quasiment plus de femmes qui meurent en couches.
- La contraception depuis 1967
- L’IVG depuis 1975
- Le développement de l’automobile (x4 en 50 ans) : limite des places. > déplacements.
- L’accès au logement et au confort matériel
- La médecine : surveillance de la grossesse, échographie…
- La confiance dans l’avenir (1ère et 2e guerre mondiale) : actuellement, les français restreignent leur consommation et augmentent leur épargne (Effets Covid-19, déstabilisations internationales…).


Les comportements individuels toujours dans un sens ou un autre :
Pour moi, un grand nombre de raisons sont irrationnelles et sont justifiées a posteriori.

- Effet de mode : se conformer à un standard…
- Contrainte financière, professionnelle…
- Peur d’une nouvelle grossesse pour de multiples raisons dont un 1er accouchement difficile…
- Contrindications médicales (diabète…).
- Conformité à un modèle familial ou social : pour certains au moins 3 ou 4 enfants, pour d’autres 1 ou 2, voire 0.
- Aimer les enfants ou pas.

Un fait quand même marquant est qu’avant la contraception maîtrisée, c’est essentiellement l’homme qui décidait et que maintenant, c’est plutôt la femme qui décide…

Le problème quand on en discute que ce soit ici ou ailleurs est que chacun a tendance, à travers ses arguments, à justifier sa propre situation en la présentant comme volontaire.

a écrit : On entend souvent que les jeunes ne veulent plus faire d’enfants. Franchement, je n’y crois pas une seconde. Beaucoup en voudraient, mais pas dans ces conditions-là. Aujourd’hui, fonder une famille, ce n’est plus un projet, c’est presque un sport extreme. Rien que le logement donne le ton : trop cher, trop petit, toujours trop loin du bureau. Faire un enfant quand chaque mètre carré coûte un SMIC annuel, ça demande soit un optimisme à toute épreuve, soit une sacré dose de déni.

À côté de ça, il y a le marché de l'emploi actuel synonyme d’absence de stabilité. On enchaîne les CDD voir les CDI, les missions, les reconversion, les licenciement, les plans B qui deviennent des plans A par défaut. Même passé 30 ans, beaucoup ne savent toujours pas de quoi sera faite leur vie dans cinq ans et la notion de carrière n'existe plu. Alors se projeter sur vingt, avec un ou plusieurs enfants, forcément ça refroidit. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est du réalisme froid je crois.

Ensuite bah le budget. Rarement compensé par un APL et une alloc ou même une part fiscal. Nourriture, fringues, santé, école, activités, études… tout augmente, tout le temps et fortement mais les salaires non. La parentalité est devenue un poste budgétaire à part entière incompressible. Et en plus de payer, il faut être irréprochable : parent présent, patient, bienveillant, informés, jamais fatigué, jamais dépassé, pas de gros mots, pas de tapes sur les fesses, aller les chercher à l'heure, pas trop longtemps de crèche mais surtout boulot boulot boulot. Autant dire que l’erreur n’est plus très bien tolérée autant par les vieilles générations que par la société.

Mais à mon avis, le vrai nœud du problème, il est générationnel et je vais surement déclencher l'ire des commentateurs ici. Le fameux ruissellement de richesse entre générations ne fonctionne plus. Pendant longtemps, les jeunes adultes pouvaient compter sur un coup de pouce : un apport, un logement, un héritage qui arrivait assez tôt pour servir à quelque chose. Aujourd’hui, une partie de la génération des papyboomers concentre un patrimoine énorme très souvent immobilier accumulé à une époque où tout coûtait moins cher et où l’avenir semblait plus lisible. Et pourtant, ça ruisselle très peu. On sécurise, on garde, on optimise, on transmettra “plus tard”. Sauf que “plus tard”, les petits-enfants auront déjà renoncé à faire des enfants faute de moyens. Le décalage est violent : des grands-parents très à l’aise financièrement, et des jeunes adultes qui n’osent pas fonder une famille parce qu’ils savent qu’ils n’auront aucun filet. Et parfois, ce sont les mêmes qui s’étonnent que la natalité chute.

Et malgré tout ça, je le dis sans problème : les enfants, c’est chouette. J’en ai bientôt quatre. Ça coûte cher, ça fatigue, ça met le bazar dans l’organisation, dans les finances, dans le sommeil. Mais ça donne aussi un sens très concret à la vie. Les enfants apportent une joie brute de décoffrage, une projection dans l’avenir que rien d’autre ne remplace. Le problème n’est pas là. Le problème, c’est qu’on continue à faire comme si ne pas faire d’enfants relevait d’un caprice, alors que c’est souvent une décision rationnelle face à un système qui ne soutient plus suffisamment ceux qui voudraient tenter l’aventure sans mettre en danger leur propre existence.

En résumé, ce n’est pas que les jeunes ne veulent plus d’enfants. C’est qu’ils refusent d’en faire dans un monde où tout est plus cher, plus incertain, et où l’aide familiale quand elle existe arrive souvent trop tard. Et honnêtement, difficile de leur en vouloir. Donc si Macron ou les baby boomers veulent que les jeunes fassent plus d'enfants pour payer leur retraite, il va falloir aligner le budget derrière pour les aider.

Désolé pour le coup de gueule.
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Je suis complètement d'accord avec votre commentaire. J'ajoute cependant mon cas perso et celui de beaucoup de personnes que j'ai rencontrées dans ma vie. On peut aussi ne pas vouloir d'enfant car ce choix de vie ne nous convient pas, et heureusement, l'époque actuelle permet de faire ses propres choix et de ne plus nécessairement subir la pression de la société notamment pour les femmes dont je fais partie.

J'aime les enfants, j'ai d'ailleurs deux petites nièces que je garde régulièrement et que j'aime plus que tout, mais je n'avais pas du tout envie d'avoir des enfants et de vivre cette vie-là. Et je ne suis pas du tout pessimiste sur l'avenir, je suis dans la classe moyenne, la vie est difficile mais si j'avais voulu des enfants la situation financière ne m'aurait pas arrêtée. C'est vraiment un pur choix de vie au quotidien. Ce que je veux dire c'est que cette tendance qui s'inverse, c'est aussi car de plus en plus de personnes comme moi ont fait le choix de ne pas forcément se conforter à ce qu'on attend d'eux, en écoutant leur ressenti.

Et je suis persuadée que d'autres personnes ont encore d'autres raisons que les miennes ou celle du pouvoir d'achat.

Mais bien évidemment que la question financière entre en jeu de nos jours, bien plus que pour nos parents malheureusement.

a écrit : Je suis complètement d'accord avec votre commentaire. J'ajoute cependant mon cas perso et celui de beaucoup de personnes que j'ai rencontrées dans ma vie. On peut aussi ne pas vouloir d'enfant car ce choix de vie ne nous convient pas, et heureusement, l'époque actuelle permet de faire ses propres choix et de ne plus nécessairement subir la pression de la société notamment pour les femmes dont je fais partie.

J'aime les enfants, j'ai d'ailleurs deux petites nièces que je garde régulièrement et que j'aime plus que tout, mais je n'avais pas du tout envie d'avoir des enfants et de vivre cette vie-là. Et je ne suis pas du tout pessimiste sur l'avenir, je suis dans la classe moyenne, la vie est difficile mais si j'avais voulu des enfants la situation financière ne m'aurait pas arrêtée. C'est vraiment un pur choix de vie au quotidien. Ce que je veux dire c'est que cette tendance qui s'inverse, c'est aussi car de plus en plus de personnes comme moi ont fait le choix de ne pas forcément se conforter à ce qu'on attend d'eux, en écoutant leur ressenti.

Et je suis persuadée que d'autres personnes ont encore d'autres raisons que les miennes ou celle du pouvoir d'achat.

Mais bien évidemment que la question financière entre en jeu de nos jours, bien plus que pour nos parents malheureusement.
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Ma belle soeur m'avait dit un jour que c'était super égoïste de faire des enfants car on met au monde des humains qui n'ont rien décidé pour notre "petit" plaisir de futur parent et d'autant plus dans un monde en destruction permanente.
Des collègues m'ont dit un jour que ne pas faire d'enfants au niveau sociétal, c'était un caprice de jeune égoïste qui ne voulait pas s'embêter avec les contraintes et à terme, la société humaine allait tout simplement s'effondrer si la pyramide des ages continuait son évolution actuelle.
Du coup, à la fin, je ne sais plus qui est égoiste. Surement, un peu tout le monde.