Builder.ai était une start-up britannique spécialisée dans le développement d'applications, présentée comme une pionnière de l'intelligence artificielle appliquée à la programmation. Fondée en 2016 et soutenue par des investisseurs de premier plan comme Microsoft, elle leva plusieurs centaines de millions de dollars. Il s'avéra que son IA était principalement constituée d'une équipe de 700 codeurs basée en Inde.

Commentaires préférés (3)
IA = Indian Artisans
On les a juste mal compris sur leur "IA".
Ca me rappelle cette anecdote d'un salarié américain qui sous traitait son taf à un mec en Chine...
www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-un-developpeur-salarie-sous-traitait-son-travail-en-chine-52107.html
Alors certes les LLM n’utilisent pas de « codeurs » indiens aujourd’hui mais par contre on utilise énormément de manipulation humaine pour l’enrichissement des base de données et tout cela fait au plus bas coût possible… donc vos requêtes sur les LLM sont aussi coûteuses en exploitation humaine qu’en exploitation énergétique.
Tous les commentaires (9)
IA = Indian Artisans
On les a juste mal compris sur leur "IA".
IA = Indian Artisans
On les a juste mal compris sur leur "IA".
Ca me rappelle cette anecdote d'un salarié américain qui sous traitait son taf à un mec en Chine...
www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-un-developpeur-salarie-sous-traitait-son-travail-en-chine-52107.html
Ils auraient plutôt dû l’appeler Mechanical Turk, c’est le même principe : fr.wikipedia.org/wiki/Turc_mécanique
Alors certes les LLM n’utilisent pas de « codeurs » indiens aujourd’hui mais par contre on utilise énormément de manipulation humaine pour l’enrichissement des base de données et tout cela fait au plus bas coût possible… donc vos requêtes sur les LLM sont aussi coûteuses en exploitation humaine qu’en exploitation énergétique.
Je ne sais pas si on est tombé sur le même reportage, mais effectivement, c'est impressionnant à voir cette éducation à grande échelle.
En revanche, cette éducation n'est que temporaire, c'est bien là que le bât blesse...
Je remets le lien pour ceux qui ne comprennent pas de quoi on parle : www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-06-11/ca-peut-etre-plier-du-linge-faire-du-cafe-pour-2-20-euro-de-l-heure-ces-petites-mains-se-filment-pour-entrainer-l-ia-63a44373-1070-449b-9629-80ef3d3534f3
youtu.be/v8yd_RQiuj8
Et ce sont loin d'être les seuls : Nate proposait une application de shopping basée sur l'IA, leur IA était en réalité une petite armée de travailleurs Philippins. Une autre prétendait digitaliser les reçus bancaires à l'aide de l'IA, mais sous-traitait son activité à des équipes bien humaines aussi. Engineer.ai proposait un concept similaire à builder.ai, avec la même fraude.
Quant à Tesla, ils ont présenté leurs nouveaux assistants robotiques lors d'une soirée, les robots tenaient le bar et servaient (non sans mal) des verres aux invités : ils étaient en réalité contrôlés à distance par des humains.
Tout cela s'inscrit dans une pratique bien ancrée dans le monde du business (et complètement illégale) : "fake it until you make it". Beaucoup d'entrepreneurs sont persuadés qu'en présentant un produit faux mais alléchant ils parviendront à lever les fonds nécessaires pour le faire pour de vrai. Or, beaucoup de ces petits génies n'ont pas compris que jeter de l'argent sur un problème ne suffit pas toujours à le résoudre, surtout lorsque le problème est extrêmement complexe et que sa solution repose sur des technologies dont la réalisation n'est pas prouvée possible...
Beau complément qui vaudrait presque une anecdote...