À Paris, un arrêté autorise officiellement de secouer les chiffons ménagers par la fenêtre mais seulement entre 7h et 8h du matin. En revanche, l'interdiction est permanente pour secouer tapis, paillassons, draperies, étoffes et même des balais dans les cours d'immeubles ou sur les voies publiques.
Cette règle remonte à une époque où les habitants nettoyaient régulièrement leurs tissus en les secouant par les fenêtres ou dans les cours intérieures. Comme ces pratiques projetaient poussières et saletés chez les voisins, l'administration les a interdites, tout en conservant une exception très précise pour les chiffons d'essuyage ménager.

Commentaires préférés (3)
Ça m'étonne même pas avec Paris, quand tu sais que jusqu'en 2013, il y avait un arrêté municipal qui interdisait aux femmes de porter un pantalon dans la capitale
Alors techniquement c'est vrai, cependant cet arrêté entrait en contradiction avec le principe d'égalité homme femme et était donc caduque depuis un bon moment.
Pour rester sur les arrêtés municipaux un peu étranges, on a des communes en France où il est interdit de mourir et d'autres où il est interdit de tomber enceinte. En fait ce n'est absolument pas que les maires de ces villes sont des tyrans mais simplement qu'ils veulent attirer l'attention sur un problème bien réel comme dans ces cas les cimetières complets ou l'absence de maternité à proximité.
Bon, en un peu moins subtil, en voyant que la maternité allait fermer, un maire a proposé d'offrir du viagra à tous les couples de la ville en espérant que ça augmente la natalité et sauve la maternité
Si je peux me permettre une incise : « Coco Chanel est la première femme à porter un pantalon … À NOTRE CONNAISSANCE ». Cela m’étonnerait fort qu’aucune autre femme avant elle n’ai portée de pantalon dans la vie de tout les jours.
Je me permet cette remarque car souvent les « 1ere fois » sont rédigées de façon un peu trop péremptoires selon moi…
Les phrases qui contiennent : « le premier homme qui… bla-bla-bla », « la 1ere espèce de chimpanzé qui… bla-bla-bla » devraient (dans la majorité des cas) être suivies de « à notre connaissance » !
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Ça m'étonne même pas avec Paris, quand tu sais que jusqu'en 2013, il y avait un arrêté municipal qui interdisait aux femmes de porter un pantalon dans la capitale
Alors techniquement c'est vrai, cependant cet arrêté entrait en contradiction avec le principe d'égalité homme femme et était donc caduque depuis un bon moment.
Pour rester sur les arrêtés municipaux un peu étranges, on a des communes en France où il est interdit de mourir et d'autres où il est interdit de tomber enceinte. En fait ce n'est absolument pas que les maires de ces villes sont des tyrans mais simplement qu'ils veulent attirer l'attention sur un problème bien réel comme dans ces cas les cimetières complets ou l'absence de maternité à proximité.
Bon, en un peu moins subtil, en voyant que la maternité allait fermer, un maire a proposé d'offrir du viagra à tous les couples de la ville en espérant que ça augmente la natalité et sauve la maternité
Sauf que l’arrêté cité dans l’anecdote est relativement récent - 20 novembre 1979 (voir les sources) - et donc reste d’actualité alors que la Loi concernant les pantalons interdits aux femmes fait partie des textes beaucoup plus anciens et tombés en désuétude comme le Code noir qui vient d’être aboli.
C’est la Loi du 26 brumaire, an IX, qui stipule : "toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la préfecture de Police pour en obtenir l'autorisation ».
Il faut attendre en 1930 Coco Chanel qui est la première femme à porter un pantalon dans la vie de tous les jours.
Lire la référence en entier, c’est assez intéressant et aurait pu faire l’objet d’une anecdote :
www.ici.fr/emissions/le-chiffre-du-jour-ici-berry/de-nombreuses-femmes-francaises-hors-la-loi-avant-2013-4609003
Pour toutes ces Lois et règlements obsolètes, l’administration fait du balayage régulièrement mais autant c’est très simple de produire un décret ou un arrêté d’annulation pour les textes qui en relèvent, autant, c’est une procédure plus lourde pour les Lois qui relèvent du parlement (Assemblée nationale et Sénat).
Si je peux me permettre une incise : « Coco Chanel est la première femme à porter un pantalon … À NOTRE CONNAISSANCE ». Cela m’étonnerait fort qu’aucune autre femme avant elle n’ai portée de pantalon dans la vie de tout les jours.
Je me permet cette remarque car souvent les « 1ere fois » sont rédigées de façon un peu trop péremptoires selon moi…
Les phrases qui contiennent : « le premier homme qui… bla-bla-bla », « la 1ere espèce de chimpanzé qui… bla-bla-bla » devraient (dans la majorité des cas) être suivies de « à notre connaissance » !
Remarque très pertinente merci
À ma connaissance, c’est une remarque des plus justes. Il faut savoir faire preuve de modestie…
À notre connaissance, Neil Armstrong est le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune ^^
Bonjour à tous qui prenez autant de sollicitude à la juste expression dans les commentaires.
Ce n’est pas « à ma connaissance » ni « à notre connaissance » que je donne cette information, c’est d’après la source que je cite et que j’invite à consulter.
Effectivement, cette source cite notamment George Sand et Jeanne d’Arc accusée de porter un pantalon.
Elle cite également l’exception dans le sport…
Concernant Coco Chanel, ce qui est intéressant, c’est qu’elle est célèbre en tant que grande couturière et qu’elle « serait » la première à avoir créé une collection de pantalons pour les femmes.
Vous excuserez mon raccourci.
Nota 1. C’est amusant de voir qu’il y a 3 commentaires uniquement sur ce détail de préciser « à notre connaissance », doutant au passage de « notre modestie »…
Nota 2. À ce compte-là, la quasi totalité des anecdotes et beaucoup de commentaires devraient comporter la mention « à notre connaissance » et c’est bien la première fois, à notre connaissance, qu’apparaît une remarque sur ce sujet.
D’ailleurs les commentaires, en général, ne citent pas leurs sources.
Tout à fait, il faut garder en tête que le langage ordinaire fonctionne par généralisation implicite. Si l'on devait rappeler toutes les exceptions à chaque phrase il deviendrait pratiquement impossible de communiquer efficacement.
Une généralisation n'est pas une universalité. En français comme dans la plupart des langues, on comprend qu'une affirmation générale décrit une règle, une tendance ou l'état actuel des connaissances. Elles ne signifient pas qu'il faille interrompre le raisonnement à chaque exception imaginable.
Le langage repose sur des implicites, on ne répète pas à chaque phrase "sauf exception" ou "en l'état actuel de nos connaissances" , car ces nuances font déjà partie des conventions de communication.
Et au risque d'en choquer quelques uns, j'ajouterais qu'il est bon de garder ces fondamentaux en tête car l'incapacité à comprendre les bases de la communication révèle souvent un certain degré de bêtise.
Merci à toi pour cet éclaircissement des débats sur SCMB.
Je ne peux que partager ce que tu expliques si bien.
J’ajouterai juste que SCMB relève plus de la conversation de bonne compagnie et, éventuellement, de la divulgations d’informations intéressantes que d’articles scientifiques qui relèvent de sites spécialisés.
Sur un sujet donné, rien n’empêche chacun de faire des recherches pour approfondir le sujet et éventuellement en tirer quelques commentaires qui pourraient intéresser la communauté mais je ne pense pas que ce soit le lieu d’une dispute de spécialistes.
Joli :)
On est d’accord et c’est la raison pour laquelle j’ai commencé par « si je puis me permettre une de petite incise ». Je n’ai pas fustigé votre commentaire, j’ai juste réagi car EN GÉNÉRAL cela me pose soucis lorsque je vois ce genre de tournure. Je ne me suis peut être pas bien exprimé mais je voulais sous-entendre « dans la vie de tout les jours », notamment à la radio (je n’ai pas la télé) et donc pas seulement ici ! Et cette remarque (comme votre réponse et celle de Sleeperstyle) n’avait que pour but de converser en bonne compagnie.
Cela dit je maintient que partir du postula que tout locuteur sait qu’il y a des implicites (ici ou ailleurs d’ailleurs… enfin surtout ailleurs) peut amener parfois à des simplifications voir des erreurs. Notamment dans une société où le langage est franchement mis à mal, où les « approximations » se glissent pour faire passer des vessies pour des lanternes et où des gens (qui pourraient passer pour bête selon Sleeperstyle, ce que je trouve un poil condescendant) gobent les informations si vite que les implicites risquent d’êtres mises de côté. Surtout lorsque la plupart des articles ou des émissions comportent dans leur titres autant de superlatifs et d’affirmations péremptoires « pour les clics » ! Et cela n’est pas sans affaiblir la confiance que peut avoir le public dans toute parole mis en avant…
À ma connaissance ;)