Avant 1988, en Suisse, le mari représentant légalement le couple, c'est lui qui administrait les biens et sa femme devait obtenir son accord pour souscrire un crédit, ouvrir un compte ou même exercer une activité en dehors de la maison. En 1985, une votation populaire approuva une réforme du droit du mariage, mais le "oui" ne l'emporta qu'avec 54% des voix !
La réforme n'entra en vigueur qu'en 1988.

Commentaires préférés (3)
je me demande qui va être le premier à dire "c'était le bon temps"
OK==>[]
PS, j'ai honte, mais ça me fait ricaner (bêtement rajouterait mon épouse)
Ça veut dire que des femmes ont voté contre
Beaucoup de femmes ont voté contre, et pour une très bonne raison.
Beaucoup de femmes (et d'hommes) anti-suffragistes soutenaient que si les femmes obtenaient l'égalité des droits politiques, elles devaient légitimement assumer l'égalité des devoirs civiques. Cela incluait le service militaire obligatoire, la conscription et l'obligation de se battre en temps de guerre.
Ils craignaient aussi que le droit de vote annule les protections juridiques spécifiques accordées aux femmes (obligation financière du mari de subvenir aux besoins de l'épouse, exemption des travaux pénibles ou du service armé, etc.)
Donc beaucoup de femmes ont naturellement préféré renoncer au droit de vote pour éviter d'avoir à mourir sur un champ de bataille.
Tous les commentaires (16)
je me demande qui va être le premier à dire "c'était le bon temps"
OK==>[]
PS, j'ai honte, mais ça me fait ricaner (bêtement rajouterait mon épouse)
Ça veut dire que des femmes ont voté contre
Non, elles n'avaient pas le droit de vote !
(je précise, c'est du 2nd degré)
Selon les sources, 48% des hommes et 61% des femmes étaient favorables à cette réforme.
Étonnant que l'écart ne soit pas plus grand. Les mentalités de l'époque peut-être ...
Beaucoup de femmes ont voté contre, et pour une très bonne raison.
Beaucoup de femmes (et d'hommes) anti-suffragistes soutenaient que si les femmes obtenaient l'égalité des droits politiques, elles devaient légitimement assumer l'égalité des devoirs civiques. Cela incluait le service militaire obligatoire, la conscription et l'obligation de se battre en temps de guerre.
Ils craignaient aussi que le droit de vote annule les protections juridiques spécifiques accordées aux femmes (obligation financière du mari de subvenir aux besoins de l'épouse, exemption des travaux pénibles ou du service armé, etc.)
Donc beaucoup de femmes ont naturellement préféré renoncer au droit de vote pour éviter d'avoir à mourir sur un champ de bataille.
L'anecdote ne parle pas du droit de vote...
Je comprends volontiers ce second degré. Cependant je suis des fois sceptique : cet humour est bien répandu concernant les femmes. Mais s’il concernait n’importe quel autre groupe de personne historiquement minorisé ou discriminé, au choix : tziganes, personnes homosexuelles, handicapées, de couleur, de confession autre que chrétienne (en Europe en tout cas…), on crierait plus au scandale immédiatement et l’excuse de l’humour ne servirait pas de pirouette aussi facilement.
Les militaires n’ont pas plus vocation à aller mourir sur un champ de bataille que les pompiers à mourir au sein d’un incendie, les maîtres-nageurs sauveteurs à se noyer en sauvant des personnes qui se noient, les policiers à être tués en faisant régner l’ordre…
Heureusement qu’ils y a des hommes et des femmes qui acceptent ce risque, et non cet objectif absurde et contreproductif, pour protéger et sauver leurs semblables.
Il n’y a que les fanatiques qui cherchent le martyr et ceux et celles qui sont contraints par quelques dictateurs à servir de chair à canon.
Nota : en France, les femmes ont accédé au droit de vote le 21 avril 1944 et les militaires le 17 août 1945.
Desproges (Pierre) disait « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde »
nous avons tous des prés carrés sur lesquels nous sommes plus ou moins sensibles. Et TOUTES les formes d'humour froissent ou discriminent des minorités (voire des majorités), dont certaines même sont inconnues de l'humoriste
n’empêche que :
les meilleures blagues anti juives m'ont été racontées par des copains de lycée, juifs, qui les tenaient de leurs parents
que les plus plus anticommunistes (même le RN, ils n'oseraient pas) m'ont été racontées par un conseiller municipal communiste, ami de mon père,
et que quand j'ai été amené à fréquenter un centre de rééducation, les blagues les plus... glauques, sur les handicapés m'ont été racontées par des co-patients amputés d'un ou plusieurs membres (moi, c'était juste un petit bout de pied)
Si la blague vient d’une personne appartenant à la catégorie en question (juifs, handicapés, etc), alors il peut s’agir d’autodérision et dans ce cas, pourquoi pas, il n’y a pas forcément grand chose à y redire. Donc idem si une femme faisait elle-meme une blague de ce genre.
Mais ce n’est pas systématiquement le cas, et beaucoup de femmes se seraient volontiers passé de ces blagues certes pas méchantes, mais dont le côté redondant peut finir par être lourd, et qui viennent souvent d’autres personnes qu’elles même.
Vous le dites vous-même : “on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.”
Or beaucoup de femmes ont droit à ces “blagounettes” alors qu’elles n’ont rien demandé.
Donc je maintiens mon sentiment, quitte à passer pour la pisse-froide de service
Je suis d’accord avec cela mais le second degré bien compris impose qu’on indique que c’est du second degré d’une manière ou d’une autre, surtout par écrit où on ne voit pas le rédacteur.
D’ailleurs, par exemple, rares sont ceux qui sont dans l’autodérision sauf entre eux.
Je connais sur ce chapitre les juifs et les alsaciens (mais ils ne sont pas les seuls) qui sont champions de l’autodérision mais, en tout cas, il faut éviter de raconter une blague sur les juifs ou les alsaciens devant eux si on en fait pas partie : ça leur est quand même réservé.
Je me souviens de femmes qui faisaient « entre-elles » des blagues sur les « blondes » mais ça pouvait être malvenu que ce soit un homme qui les fasse.
Pour les militaires, il existe même un « bêtisier » qui en recense beaucoup mais l’usage leur en est réservé :
site.fncv.com/activites/lecture/humour/guerre/images/humour-traditions-betisier-militaires.pdf
J’ai quelques blagues sur les hommes et souvent, quand j’en sors une devant des femmes, elles sont étonnées et c’est moi qui en rigole en mon for intérieur !
C’est étonnant comme raisonnement. Ils ne font pas parti de L’ONU et ont seulement une armée de défense. S’ils entrent en guerre c’est qu’ils se font envahir. A cet effet c’est déjà assez risqué (et quand même peu probable, déjà en 1988).
On a droit à des exemples ?
Lire « Vivre avec nos morts » de Delphine Horvilleur, femme rabin, qui ne peut s’empêcher de raconter quelques blagues juives très fines mais n’étant pas juif, il ne m’appartient pas de les raconter ici.
Je me souviens d’un prêtre catholique qui m’a raconté quelques blagues sur les curés que les prêtres se racontaient entre eux dans leurs réunions.
Je pourrais faire quelques blagues sur les membres de SCMB : je serais curieux de voir le nombre de pouces - et + …
Il me semble qu'il existe des principes à l'humour.
Le premier étant probablement qu'une partie de l'auditoire interprète correctement le sens que le déclarant octroie à son commentaire.
Généralement ce qui est vraiment drôle c'est d'interpréter ou de comprendre avec un léger retard le sens réel du commentaire.
Dans une phrase aux sens équivoques, on peut facilement partir dans la mauvaise direction et se rendre compte de cela un peu tard.
Il y a donc un jeu de sens entre le locuteur et l'auditeur.
D'une certaine manière l'humour est un message codé que l' auditoire doit interpréter en tant réel.
Et le second degré semble une nécessité pour y parvenir.
Si celui qui proclame n'a pas ce second degré ça ne peut pas marcher.
Si celui qui entend n'a pas ce second degré ça ne peut pas marcher.
Avec au bout du compte, la porte ouverte à toutes les interprétations, trop facilement accompagné des procès d'intention qui plaisent tant à certains.
Je pense pour ma part, que c'est une bonne chose que chacun puisse plaisanter de tout, sans faire systématiquement partie d'un groupe, "de permission'' .
Les tabous idiots, les non dits malsains, les caricatures grossières peuvent être facilement mis en lumière grâce à l'humour, là où un discours critique ne serait pas audible.
Il me semble qu'avec un peu de tact, on peut choquer, ou ébranler n'importe qui, sans risquer de le blesser .. Pour peu que celui-ci soit disposé à comprendre évidemment.
Ça demande un peu de confiance en soi des deux côtés.
Je crains que votre manière d'autoriser ou de condamner l'humour de certains, juste parce qu'ils n'auraient pas le bon sexe ou la bonne couleur pour le faire, n'aide pas à cette mise en confiance.
L'humour ne devrait pas être censuré parce que vous avez croisé un ou des idiots qui se moquaient des femmes.
D'une part parce qu' il n'est pas si difficile de comprendre que le mépris dispensé par certains n'est généralement là, que pour les rassurer eux, et d'autre part parce que ce n'est pas de l'humour.
Après, comme tout le monde, vous n'êtes probablement pas à l'abri que quelque chose vous échappe aussi..
La Suisse s'est fait une spécialité de l'horlogerie et voilà qu'on voudrait leur reprocher d'avoir pris leur temps ! ..