Pour ausculter son réseau de trains à grande vitesse, le Japon peut compter sur "Docteur Jaune". Ce surnom désigne les trains d’inspection conçus pour surveiller les lignes de Shinkansen : ils circulent à grande vitesse tout en récoltant des données sur l’état des voies et des équipements. Ils ont la particularité d'être peints en jaune vif, ce qui les rend immédiatement reconnaissables.

Commentaires préférés (2)
C'est bientôt fini, un train a déjà été retiré du service et les autres vont suivre. Les capteurs (vibrations, etc. ) sont maintenant suffiseamment petits pour être intégrés dans les trains commerciaux Shinkansen classiques, ce qui limite les coûts (pas de train spécifique) et la fréquence des analyses (à chaque passage de train vs à chaque passage de "docteur Jaune", qui était en général de 3x par mois).
Ouil, ils sont forts ces japonais. La vitesse d’inspection est passée de 160 km/h (années 1960-70) à 210 km/h (années 80), puis 270 km/h (depuis 2000), et aujourd’hui les mesures sont faites jusqu’à 285 km/h par les trains commerciaux équipés.
Ils testent la déformation et géométrie des rails (grace à des lasers de référence montés sous le chassis) avec précision millimétrique, les vibrations et chocs (capteurs inertiels et accéléromètres dans les bogies), les caténaires (lasers pour usure du fil de contact, caméras UV pour détecter les arcs electriques), et en même temps font l'inspection des systèmes de signalisation en mesurant le courant circulant dans les rails et valident des signaux de contrôle. Du tout en un. Les données sont envoyées en temps réel et stockées aussi en local, ainsi que les flux de toutes les caméras additonnelles qui enregistrent tout. Je ne pense pas que toutes les inspections embarquées sont traitées en temps réel, mais les mesures si, le traitement pouvant se faire a postériori dans un data center ayant plus de capacité de traitement que le train.
Edit: La france a son train aussi depuis 2007, qui ausculte les voies à 320km/h: ingenieursdemaintenance.blogspot.com/2017/03/maintenance-sncf-liris-320-un-train-pas.html
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C'est bientôt fini, un train a déjà été retiré du service et les autres vont suivre. Les capteurs (vibrations, etc. ) sont maintenant suffiseamment petits pour être intégrés dans les trains commerciaux Shinkansen classiques, ce qui limite les coûts (pas de train spécifique) et la fréquence des analyses (à chaque passage de train vs à chaque passage de "docteur Jaune", qui était en général de 3x par mois).
je ne connais pas le ferroviaire japonais, mais toutes les inspections embarqués sur du roulant ne sont pas encore assez rapides pour être intégré à un tgv.
En France, tous les matins vers 5h, les lignes à grande vitesse sont ouvertes par des trains dont le rôle est de vérifier que les TGV commerciaux peuvent circuler sans problème.
Ouil, ils sont forts ces japonais. La vitesse d’inspection est passée de 160 km/h (années 1960-70) à 210 km/h (années 80), puis 270 km/h (depuis 2000), et aujourd’hui les mesures sont faites jusqu’à 285 km/h par les trains commerciaux équipés.
Ils testent la déformation et géométrie des rails (grace à des lasers de référence montés sous le chassis) avec précision millimétrique, les vibrations et chocs (capteurs inertiels et accéléromètres dans les bogies), les caténaires (lasers pour usure du fil de contact, caméras UV pour détecter les arcs electriques), et en même temps font l'inspection des systèmes de signalisation en mesurant le courant circulant dans les rails et valident des signaux de contrôle. Du tout en un. Les données sont envoyées en temps réel et stockées aussi en local, ainsi que les flux de toutes les caméras additonnelles qui enregistrent tout. Je ne pense pas que toutes les inspections embarquées sont traitées en temps réel, mais les mesures si, le traitement pouvant se faire a postériori dans un data center ayant plus de capacité de traitement que le train.
Edit: La france a son train aussi depuis 2007, qui ausculte les voies à 320km/h: ingenieursdemaintenance.blogspot.com/2017/03/maintenance-sncf-liris-320-un-train-pas.html
Ca ce sont des TGV classiques utilisés comme marches de reconnaissance. L’objectif principal est de s’assurer que la ligne est praticable et sure avant d’ouvrir à la vitesse commerciale, grosso-modo ils vérifient juste que la voie est libre et qu’il n’y a pas d’obstacle, pas plus (à ma connaissance, un spécialiste serait bienvenu pour commenter si je me trompe).
La SNCF compte d'ailleurs utiliser des véhicules autonomes pour faire ce taf vers 2030: www.yruiinternational.com/fr/sncf-launches-high-speed-railway-automated-inspection-train-project