Les citations de César ont probablement été dites en grec

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Deux phrases célèbres de César sont connues sous leur forme latine : Tu quoque mi fili (toi aussi mon fils) et Alea jacta est (le sort en est jeté) bien qu'elles aient été vraisemblablement prononcées en grec : καὶ σὺ τέκνον » (« Toi aussi, mon enfant ») et Anerríphthô kýbos ("le sort soit jeté").

En effet, les patriciens (les riches familles romaines) étaient éduqués en grec. César avait donc pour langue maternelle le grec.


Commentaires préférés (3)

D’ailleurs le Grec n’était pas l’apanage des élites romaines, l’ensemble des territoires du pourtour Méditerranéen étaient dominés par des dirigeants parlant cette langue.

On peut par exemple citer la dynastie des Ptolémées, descendants d’un général d’Alexandre le Grand, qui a régné environ 300 ans sur l’Egypte notamment, et dont la dernière descendante fut Cleopâtre VII. César et Cléopâtre dialoguaient donc en Grec, et il fut aisé pour la Reine d’Egypte de s’intégrer à la société Romaine lorsqu’elle rejoint César à Rome.

Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
Peut-être qu’un jour l’anglais international cédera la place à une autre langue …

a écrit : Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un
caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
Peut-être qu’un jour l’anglais international cédera la place à une autre langue …
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Le Breton, évidemment. Quoi d'autre ?


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D’ailleurs le Grec n’était pas l’apanage des élites romaines, l’ensemble des territoires du pourtour Méditerranéen étaient dominés par des dirigeants parlant cette langue.

On peut par exemple citer la dynastie des Ptolémées, descendants d’un général d’Alexandre le Grand, qui a régné environ 300 ans sur l’Egypte notamment, et dont la dernière descendante fut Cleopâtre VII. César et Cléopâtre dialoguaient donc en Grec, et il fut aisé pour la Reine d’Egypte de s’intégrer à la société Romaine lorsqu’elle rejoint César à Rome.

Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
Peut-être qu’un jour l’anglais international cédera la place à une autre langue …

a écrit : Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un
caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
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Le Breton, évidemment. Quoi d'autre ?

D'ailleurs, on a longtemps cru que l'un de ses assassins, Marcus Junius Brutus, était son fils. C'était le fils de sa maîtresse Servilia avec lequel il avait un lien affectueux, d où le "mi fili".

Certains historiens pensent même que cette phrase n'a jamais été prononcée par Jules César. Elle avait été raportée pour la première fois par Suétone, un historien romain un siècle après la mort de Jules César.

a écrit : D'ailleurs, on a longtemps cru que l'un de ses assassins, Marcus Junius Brutus, était son fils. C'était le fils de sa maîtresse Servilia avec lequel il avait un lien affectueux, d où le "mi fili".

Certains historiens pensent même que cette phrase n'a jamais été prononcée par
Jules César. Elle avait été raportée pour la première fois par Suétone, un historien romain un siècle après la mort de Jules César. Afficher tout
On y a jamais cru c’était une rumeur déjà durant l'antiquité.

Merci beaucoup pour cette anecdote très instructive, j’ignorais totalement l’usage du grec de façon quasi-obligatoire pour l’élite morderne.

Ce qui est « drôle », c’est que cette même élite a semble-t-il voulu imposer le latin dans toutes ses colonies, notamment la Gaule.

À croire qu’ils voulaient garder le privilège de la langue Grec et que les envahis n’en étaient pas assez dignes

Ils parlaient grec, mais écrivaient en latin ?? ?

a écrit : Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un
caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
Peut-être qu’un jour l’anglais international cédera la place à une autre langue …
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La bible des septante fut appelée ainsi suite à une légende qui raconte que Ptolémé tenait tant à l’exactitude de la traduction qu’il fit enfermer 70 traducteurs dans 70 cachots et qu’il conditionna leur libération au fait qu’ils livrent une traduction identique. Ce qui prouve que c’est une légende.
Ce qui n’est pas une légende c’est qu’il existe de multiples représentations de Moïse « cornu ». Et que la présence de ces cornes résulte d’une erreur de traduction.
Si vous êtes gentils, j’en ferai un jour une publication JMCMB.

a écrit : Pour Jules César, on peut également citer : « Veni, vidi, vici » - Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. (47 av J.-C. pour annoncer sa victoire rapide contre le roi Pharnace II).

Pour le grec, c’était effectivement la langue « officielle », comme il est dit, sur le pourtour méditerranéen mais aussi avec un
caractère sacré.
C’est ainsi qu’il existe une traduction sacrée de la bible hébraïque en grec, appelée la « Septante » (3e/2e siècle av JC à Alexandrie à la demande de Ptolémée II. Celle-ci fut traduite au VIe siècle par Saint Jérome (la « Vulgate »). Ce sont les deux sources fondamentales des chrétiens alors que les juifs sont maintenant attachés à la bible hébraïque.

Le français a été une langue internationale au XVIIIe et XIXe siècle.
Peut-être qu’un jour l’anglais international cédera la place à une autre langue …
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Petite coquille non ? La Bible ne peut pas avoir été traduite avant d’avoir été écrite (av au lieu de ap ?)

a écrit : Petite coquille non ? La Bible ne peut pas avoir été traduite avant d’avoir été écrite (av au lieu de ap ?) Plutôt des raccourcis :

La Septante est la traduction en grec de la bible hébraïque, collection de textes sacrés écrits pour l’essentiel en « hébreu biblique » avant JC.
Pour les chrétiens, c’est l’ancien Testament.

La Vulgate en est la traduction en latin par Saint Jerôme de l’ancien et du nouveau Testament, c’est à dire de la Septante et des texte chrétiens écrits, par définition après JC, au 1er siècle.

Et ceci est encore un raccourci assez simplificateur !

Evidemment, pour ceux qui ne sont pas de culture chrétienne ou juive, c’est assez compliqué.

fr.wikipedia.org/wiki/Bible

En plus, grec et latin sont des langues utilisées dans des aires plus vastes que les nations d’origine et, le nombre de personnes sachant lire et écrire étant restreint, sont alors pratiquées par des gens « instruits ». A cet usage qui peut être « savant » s’ajoute alors un caractère « sacré », ce qui ne sera pas le cas beaucoup plus tard pour le français et l’anglais dans la culture occidentale.

J'ai lu il y a quelques années un article intéressant sur la signifification du fameux " καὶ σὺ τέκνον" : était-ce de la surprise ? César ayant en effet un lien d'affection et d'estime intellectuelle pour Brutus
ou de la déception ? Brutus avait déja choisi Pompée contre César quelques années auparavant, et César lui avait pardonné, il aurait au moment de sa mort pris conscience de sa "trahison" ...

Pour l'auteur ( impossible de me rappeller qui ) la solution était peut être plus originale : il y voyait du mépris de la part de César, et une malédiction. D'après lui, l'expression en grec ancien pouvait se traduire non par "mon fils" mais plutôt par "petit, gamin", ce qui n'est pas flatteur. Et le "toi aussi " signifierait qu'entre César et Brutus, il n'y a pas de différence, Brutus agissant mal en tuant César, an nom d'un beau principe ( sauver la République), son acte le corrompt. Et ça pourrait même être un "toi aussi" prémonitoire : en me tuant, tu te condamnes, toi aussi tu mourras par l'épée ...

a écrit : J'ai lu il y a quelques années un article intéressant sur la signifification du fameux " καὶ σὺ τέκνον" : était-ce de la surprise ? César ayant en effet un lien d'affection et d'estime intellectuelle pour Brutus
ou de la déception ? Brutus avait déja choisi Pompée contre César quelques
années auparavant, et César lui avait pardonné, il aurait au moment de sa mort pris conscience de sa "trahison" ...

Pour l'auteur ( impossible de me rappeller qui ) la solution était peut être plus originale : il y voyait du mépris de la part de César, et une malédiction. D'après lui, l'expression en grec ancien pouvait se traduire non par "mon fils" mais plutôt par "petit, gamin", ce qui n'est pas flatteur. Et le "toi aussi " signifierait qu'entre César et Brutus, il n'y a pas de différence, Brutus agissant mal en tuant César, an nom d'un beau principe ( sauver la République), son acte le corrompt. Et ça pourrait même être un "toi aussi" prémonitoire : en me tuant, tu te condamnes, toi aussi tu mourras par l'épée ...
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Pourquoi pas : on peut interpréter à l’infini…

a écrit : D’ailleurs le Grec n’était pas l’apanage des élites romaines, l’ensemble des territoires du pourtour Méditerranéen étaient dominés par des dirigeants parlant cette langue.

On peut par exemple citer la dynastie des Ptolémées, descendants d’un général d’Alexandre le Grand, qui a régné environ 300 ans sur l’E
gypte notamment, et dont la dernière descendante fut Cleopâtre VII. César et Cléopâtre dialoguaient donc en Grec, et il fut aisé pour la Reine d’Egypte de s’intégrer à la société Romaine lorsqu’elle rejoint César à Rome. Afficher tout
Apparemment, ils ne faisaient pas que dialoguer en grec … ils utilisaient aussi un rapport universel …