L'antibactérien avec solvant intégré

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En 1937, l’élixir sulfanilamide, un antibactérien utilisé contre certaines infections, causa plus de 100 morts aux États-Unis. Le danger ne venait pas du principe actif, efficace et sûr en comprimé, mais d’une nouvelle formulation buvable pour enfants employant un solvant toxique non testé.

La sulfanilamide se dissolvait mal dans l’eau : le fabricant choisit donc le diéthylène glycol pour obtenir une préparation liquide. Ce scandale sanitaire révéla qu’un médicament pouvait alors être vendu sans essai toxicologique préalable, et mena à la loi américaine de 1938.


Commentaires préférés (3)

Pour vous rendre compte, ce solvant, c'est de l'antigel industriel (mais qui a la particularité de créer un goût sucré sur la langue)

Ayant dû siphonner de l'antigel l'année dernière, je confirme que le goût n'est pas désagréable (très sucré et onctueux)! Très difficile de s'en débarrasser une fois touché avec la langue par contre, et l'arrière goût est pas fameux

Effectivment, avant 1938 c'était la foire du slip, il n'y avait aucun controle sur la vente de médicaments aux USA, pas même un test sur les animaux. Les compagnies se contentaient de tester la coleur, l'odeur et le gout, comme pour une friandise.
Le pharmacien en chef de l'entreprise (et chimiste) ignorait que le glycol était toxique, ce n'était alors pas très bien connu même si certaines études avaient déjà montré des problèmes et une toxicité pour le foie (la première usine vraiment industrielle de glycol n'avait outvert qu'en 1925 aux US). Il se suicidera avant son procès.

L'entreprise plaidera que les conséquences mortelles ne pouvaient pas être prévues, elle ne fut condamnée finalement qu'à une petite amende car elle avait appelé son médicament un "élixir", qui devait par définition contenir de l'éthanol, alors qu'il n'en contenait pas.

En France les premiers tests sur animaux avant les humains ont été rendus obligatoires en 1959. Depuis 1941 il fallait bien attester que le produit était "san danger", mais il y a eu un scandale en 1954 avec un anti-furonculose à base d'étain car il avait obtenu son visa simplement sur la foi d'essais sur souris jugés "satisfaisants" mais a néanmoins causé une centaine de morts.


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Pour vous rendre compte, ce solvant, c'est de l'antigel industriel (mais qui a la particularité de créer un goût sucré sur la langue)

Ayant dû siphonner de l'antigel l'année dernière, je confirme que le goût n'est pas désagréable (très sucré et onctueux)! Très difficile de s'en débarrasser une fois touché avec la langue par contre, et l'arrière goût est pas fameux

Effectivment, avant 1938 c'était la foire du slip, il n'y avait aucun controle sur la vente de médicaments aux USA, pas même un test sur les animaux. Les compagnies se contentaient de tester la coleur, l'odeur et le gout, comme pour une friandise.
Le pharmacien en chef de l'entreprise (et chimiste) ignorait que le glycol était toxique, ce n'était alors pas très bien connu même si certaines études avaient déjà montré des problèmes et une toxicité pour le foie (la première usine vraiment industrielle de glycol n'avait outvert qu'en 1925 aux US). Il se suicidera avant son procès.

L'entreprise plaidera que les conséquences mortelles ne pouvaient pas être prévues, elle ne fut condamnée finalement qu'à une petite amende car elle avait appelé son médicament un "élixir", qui devait par définition contenir de l'éthanol, alors qu'il n'en contenait pas.

En France les premiers tests sur animaux avant les humains ont été rendus obligatoires en 1959. Depuis 1941 il fallait bien attester que le produit était "san danger", mais il y a eu un scandale en 1954 avec un anti-furonculose à base d'étain car il avait obtenu son visa simplement sur la foi d'essais sur souris jugés "satisfaisants" mais a néanmoins causé une centaine de morts.