L'auteur de Oui-Oui est très controversée

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L'œuvre d'Enid Blyton, prolifique auteur (plus de 600 livres publiés) et créatrice de Oui-Oui ou du Club des Cinq, paraît assez inoffensive. Pourtant, elle fait partie des auteurs qui ont été régulièrement bannis des bibliothèques publiques et programmes d'enseignements. On l'a en effet accusée de xénophobie, sexisme, snobisme, élitisme et même simplisme. Elle fut également accusée, devant son rythme de production faramineux (parfois cinquante livres par an), d'employer des nègres, ce qu'elle a toujours contesté.


Commentaires préférés (3)

À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question.

a écrit : À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question. Merci pour ta précision, je trouvais cette forme d'esclavage des plus étranges...

En même temps, vu le scénario d'un Oui-Oui, rien d'étonnant à ce qu'elle en écrive beaucoup en si peu de temps...


Tous les commentaires (88)

À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question.

a écrit : À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question. Merci pour ta précision, je trouvais cette forme d'esclavage des plus étranges...

4 livres par mois et elle arrive à affirmer qu'elle n'emploie pas de nègre?

En même temps, vu le scénario d'un Oui-Oui, rien d'étonnant à ce qu'elle en écrive beaucoup en si peu de temps...

a écrit : En même temps, vu le scénario d'un Oui-Oui, rien d'étonnant à ce qu'elle en écrive beaucoup en si peu de temps... Et son épaisseur!

Accusée de simplisme? Je ne vois pas en quoi cela constituerait une faute

a écrit : "AUTEURE" Auteure, écrivaine, mairesse sont des mots auxquels je n'arrive pas à me faire. Pourquoi ne dit on pas une pompière ?

a écrit : Accusée de simplisme? Je ne vois pas en quoi cela constituerait une faute Critiquée comme on a critiqué Cameron pour son scénario d'Avatar des choses faites et refaites

a écrit : Auteure, écrivaine, mairesse sont des mots auxquels je n'arrive pas à me faire. Pourquoi ne dit on pas une pompière ? Mairesse n'est pas tout à fait exact. On doit normalement dire Madame le Maire

a écrit : Auteure, écrivaine, mairesse sont des mots auxquels je n'arrive pas à me faire. Pourquoi ne dit on pas une pompière ? Tout à fait d'accord : ces mots ne sont pas genrés. Pourquoi vouloir leur attribuer un genre ? Et tant qu'à faire autant le faire correctement. Un féminin à "auteur" serait plutôt "auteuse", un féminin à "maire" serait... "maire".

Non, arrêtons d'être si sexiste et ségrégationnistes à vouloir absolument séparer les unes des autres. Et laissons la langue vivre tel qu'elle est et évoluer naturellement sans forcer ce genre de transformations stupidement politisées.

a écrit : Mairesse n'est pas tout à fait exact. On doit normalement dire Madame le Maire Je crois même que c'est Madame la Maire maintenant.

a écrit : Je crois même que c'est Madame la Maire maintenant. Non, "le". Maire n'est pas genré.

Il faut bien comprendre qu'un nom non genré s'accorde comme un masculin. Il est inclusif et peut désigner des "objets" de genre différents. Un nom féminin est lui exclusif, et ne peut désigner que des objets féminins.

Par exemple, "Un groupe d'étudiants" peut comprendre des hommes et des femmes, alors que "Un groupe d'étudiantes" ne peut pas comprendre d'hommes.

De même, "Le Maire" désigne le premier magistrat de la commune, indifféremment de son sexe. L'individu s'efface derrière la fonction, qui prime alors.

a écrit : "AUTEURE" Outre que le mot "auteure" est d'une rare laideur, l'Académie française désapprouve la féminisation des noms de métiers. Ils appartiennent en quelque sorte à un genre neutre désignant ici une fonction, un statut, qui n'est ni d'un genre ni de l'autre. Ce genre neutre, en français, se fond dans le genre masculin.
"Auteure", "professeure", "rapporteure" sont donc des mots dont on peut fort bien se passer !

a écrit : À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question. C'est également le cas dans l'industrie musicale : le nègre est celui qui compose la chanson que l'artiste chantera, mais ne figure nulle part dans les crédits.

a écrit : À savoir que dans le contexte de la littérature, le mot "nègre" désigne quelqu'un qui écrit un livre à votre place. Ils ne sont généralement pas mentionnés comme ayant écrit le livre en question. Cette pratique semble désapprouvée dans la littérature, mais n'est-elle pas (ou n'était-elle pas) courante dans la peinture ? J'ai souvent entendu que certains peintres, par exemples ceux de la Renaissance, avaient à leur service des assistant qui les aidaient, notamment pour les plus grandes pièces, et ceux sans jamais être crédités.
Bon après ces assistants étaient des apprentis, et ne faisait pas le travail du maître à sa place, mais apprenaient avec lui.

a écrit : Non, "le". Maire n'est pas genré.

Il faut bien comprendre qu'un nom non genré s'accorde comme un masculin. Il est inclusif et peut désigner des "objets" de genre différents. Un nom féminin est lui exclusif, et ne peut désigner que des objets féminins.

Par exe
mple, "Un groupe d'étudiants" peut comprendre des hommes et des femmes, alors que "Un groupe d'étudiantes" ne peut pas comprendre d'hommes.

De même, "Le Maire" désigne le premier magistrat de la commune, indifféremment de son sexe. L'individu s'efface derrière la fonction, qui prime alors.
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Ce qui est du au fait que le français, descendant du latin, possédait à l'origine un genre neutre (très visible dans les écrits du Moyen-Âge central), qui s'est progressivement dissous dans le genre masculin, dans une évolution sémantique comme notre langue en a connu d'innombrables, ce qui explique qu'aujourd'hui on utilise le masculin pour tout ce qui serait neutre dans une langue possédant un genre neutre (vos exemples en sont une bonne illustration).

Il y a quelques temps j'avais acheté un vieux livre de oui oui trouvé dans une brocante, pour mon fils.
Et ben j'ai été super étonné quand, à un certain moment, oui-oui fout un coup de poing dans la gueule d'un des lutins!
Je n'ai pas d'autres livres de oui oui mais je suis certain qu'on ne le verra jamais faire ça dans un livre récent.

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android

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a écrit : Il y a quelques temps j'avais acheté un vieux livre de oui oui trouvé dans une brocante, pour mon fils.
Et ben j'ai été super étonné quand, à un certain moment, oui-oui fout un coup de poing dans la gueule d'un des lutins!
Je n'ai pas d'autres livres de oui oui mais je suis certain
qu'on ne le verra jamais faire ça dans un livre récent. Afficher tout
Est-ce que le lutin avait dit "bonjour" ?

a écrit : "AUTEURE" Eh bien il s'avère qu'on dit auteur, d'après l'académie française. De même que l'on dit madame le ministre et madame le député, on se réfère à la fonction et celle-ci est masculine.