L'auteur de Oui-Oui est très controversée

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L'œuvre d'Enid Blyton, prolifique auteur (plus de 600 livres publiés) et créatrice de Oui-Oui ou du Club des Cinq, paraît assez inoffensive. Pourtant, elle fait partie des auteurs qui ont été régulièrement bannis des bibliothèques publiques et programmes d'enseignements. On l'a en effet accusée de xénophobie, sexisme, snobisme, élitisme et même simplisme. Elle fut également accusée, devant son rythme de production faramineux (parfois cinquante livres par an), d'employer des nègres, ce qu'elle a toujours contesté.


Tous les commentaires (88)

C'est d'une stupidité de voulor dire auteure ... si on dit que c'est la meilleure auteure de l'année ca sous entend que c'est la meilleure femme auteur de l'année. .. donc elle ne serait pas le meilleure auteur de l'année. ..

a écrit : Dans l'autre sens il y a "sage-femme" qui vaut aussi pour un homme mais je n'ai par contre jamais vu d'homme "Pom Pom girl" ; ) Un homme exerçant la fonction de sage-femme est appelé un maïeuticien, et les pom pom girls (cheerleaders en américain), étaient à l'origine des hommes uniquement, ce sport étant considéré comme un genre de gymnastique acrobatique en groupe, sans la connotation frivole qu'on lui accorde aujourd'hui.

Détendez vous, lisez "Oui-oui trouve une queue", ça vous fera penser à autre chose qu'à ce débat certes intéressant mais un peu stérile..
Je ne comprenais pas pourquoi ma mère riait quand elle me lisait cette histoire quand j'étais petite. Je l'ai relu plus tard, j'ai compris :)

a écrit : Non justement la mairesse est la femme du Maire. Tout comme la pharmacienne est l'épouse du pharmacien.
Le titulaire du diplôme est monsieur ou madame "le docteur en pharmacie"

a écrit : C'est également le cas dans l'industrie musicale : le nègre est celui qui compose la chanson que l'artiste chantera, mais ne figure nulle part dans les crédits. C'est absolument faux: ouvre une pochette de CD, regarde les clips... Tu trouveras (si le chanteur n'a rien créé) et le nom de l'interprète, et le nom des auteurs /compositeurs... C'est obligatoire légalement.

a écrit : La raison de cette prolixité est simple : Enid Blyton prenait sa plume, trouvait une idée de base, puis se laissait emporter par l'histoire qu'elle écrivait jusqu'à la fin. Et elle ne se corrigeait pas ensuite, ce qui explique qu'elle puisse écrire un livre en une journée ou presque.
Je dois
dire aussi personnellement que je suis surpris des accusations de misogynie, de sexisme, c'est au contraire le contraire qui ressort, Enid dépeignant souvent des filles indépendantes et courageuses, loin de rester tranquillement à la maison, mais vivant des aventures trepidantes. Bien des livres de l'époque posent un cadre beaucoup plus traditionnel pour les filles. Et de même, Enid a souvent mis en scène des gitans de manière positive, ce qui est rare pour la société de l'époque, et qui l'est toujours aujourd'hui... Afficher tout
Ecrire un livre en une journée, un oui-oui peut être, un Barbapapa où un Nounours aussi mais même en alignant des mots pour écrire de la merde, un roman de 300 pages en une journée avec une machine à écrire, c'est impossible parce que cela représente de taper plus de 400 000 caractères par jour, soit environ 18 000 par heure, où 5 caractères par seconde TOUTE la journée, sans dormir.

Les nègres, ça existe encore aujourd'hui. La preuve? si vous connaissez un auteur connu, demandez-lui de présenter votre oeuvre à son nom, et essayez de présenter la même à la virgule près avec Martin Laboulette en auteur dans toutes les maisons d'édition de la planète et vous verrez la différence.

Etre prolifique à ce point, c'est du grand n'importequoi sauf en tapant n'importequoi sur un clavier, qu'il soit de machine à écrire où d'ordinateur, et encore, les mains ca fatigue au clavier et j'en sais quelquechose.
Un bouquin par jour, non mais sans déconner, même sous cc H24 c'est impossible!

Désolé, je suis grognon, c'est mardi matin ^^ ne m'en veuillez pas trop SVP ;)

a écrit : Non justement la mairesse est la femme du Maire. Et si le maire est une femme, comment appelle-t-on son mari?
Et si le maire est homosexuel, comment appelle-t-on son mari?
Vous pouvez inverser les genres et les sexualités, ensuite j'attend vos réponses...

a écrit : Si tu veux. .... Mais c'est pas ce que dit le larousse dont j'ai mis le lien. Il y a bien écrit :
Mairesse : Femme qui exerce les fonctions de Maire.
Si tu ne comprends pas cette définition, je ne peux plus t'aider.
Je n'invente rien, il suffit d'aller voir le lien.
Larousse, en tant que référence linguistique, c'est quand même moyen. Ils cherchent à vendre du papier, pas à améliorer la langue française.

Ils ont quand même accepté "Positiver", alors que c'est Carrefour (marque déposée) qui l'a inventé ce mot (pour se faire du fric aussi d'ailleurs)

Des dictionnaires académiques, honnêtement, j'en ai jamais vu en vrai même au CDI de mon lycée. Mais des Larousse, tout les ans y'a une nouvelle édition à 50 pelles. D'ailleurs, Pelle, je me demande quand ca va entrer dans le Larousse comme synonyme de pognon! ^^
Hein? c'est déjà fait? Ah. Bon. La lang évolu, cé normal.
;(

a écrit : Un homme exerçant la fonction de sage-femme est appelé un maïeuticien, et les pom pom girls (cheerleaders en américain), étaient à l'origine des hommes uniquement, ce sport étant considéré comme un genre de gymnastique acrobatique en groupe, sans la connotation frivole qu'on lui accorde aujourd'hui. Travaillant dans le milieu hospitalier, on dit bien plus souvent sage-femme même pour un homme que maieuticien. Je suppose donc que les deux termes sont correctes.

a écrit : C'est d'une stupidité de voulor dire auteure ... si on dit que c'est la meilleure auteure de l'année ca sous entend que c'est la meilleure femme auteur de l'année. .. donc elle ne serait pas le meilleure auteur de l'année. .. Bien dit. Des commentaires plus haut soulignent le sexisme inversé, et tu viens de résumer le phénomène en trois lignes.
Chapeau bas, monsieur; où madame, au cas ou) :)

a écrit : Un homme exerçant la fonction de sage-femme est appelé un maïeuticien, et les pom pom girls (cheerleaders en américain), étaient à l'origine des hommes uniquement, ce sport étant considéré comme un genre de gymnastique acrobatique en groupe, sans la connotation frivole qu'on lui accorde aujourd'hui. Cliché que celui des pom pom girl. Encourager une équipe ne se fait pas qu'avec des minijupes et des pom pom. D'ailleurs on a rajouté "Girl", c'est quand même pas pour rien quoi ;)
Alors quoi, les gonzesses ne savent pas jouer au football américain? Oh que si! Et elles sont des fois pires que les mecs, ça bagarre je vous le dis!!!

a écrit : Détendez vous, lisez "Oui-oui trouve une queue", ça vous fera penser à autre chose qu'à ce débat certes intéressant mais un peu stérile..
Je ne comprenais pas pourquoi ma mère riait quand elle me lisait cette histoire quand j'étais petite. Je l'ai relu plus tard, j'ai compris :)
I'm schoking en relisant le Club des 5, et que ça se met des mains au cul et sur les melons, et que ça s'envoie des galoches alors qu'ils ont 11 ans!

AU BÜCHER, Enid Blyton!
(Merci Enid, et jean-louis le politiquement correct, la réalité fait foi, on se met des pains dans la gueule à partir de 4 ans et à partir de 11 ans voire moins... vaut mieux pas que je le dise, ça va faire jaser dans les chaumières^^)

a écrit : Et si le maire est une femme, comment appelle-t-on son mari?
Et si le maire est homosexuel, comment appelle-t-on son mari?
Vous pouvez inverser les genres et les sexualités, ensuite j'attend vos réponses...
Hé, c'est déjà suffisamment compliqué la. On reparlera de ça dans 20 ans, quand les homos seront acceptés en tant qu'humains à part entière.

Cela dit, bien dit, Monsieur D. Et BAM, sur le tarmac ^^

Pour ceux qui s'insurgent qu'on puisse dire auteure, ou autre nom de métier féminisé et qui clament l'argument de l'Académie Française... Sachez qu'elle a clairement décidé de mettre ces noms de métier volontairement masculins car à l'époque il ne fallait pas qu'une femme puisse accéder à tous ces métiers d'homme, des métiers considérés comme intellectuels donc.
Il serait de bon ton d'accepter de remettre en cause certaines règles clairement sexistes.
Comme le masculin qui l'emporte sur le féminin par exemple. En anglais, ils n'ont pas ce problème, malheureusement nous n'avons pas l'équivalent de "They" pour ne prendre qu'un exemple, et c'est bien dommage.
Le Français est une langue sexiste, seul un imbécile le nierait. Maintenant c'est à nous de la faire évoluer dans le bon sens. :)

a écrit : Auteure, écrivaine, mairesse sont des mots auxquels je n'arrive pas à me faire. Pourquoi ne dit on pas une pompière ? Tout simplement parce que la féminisation des noms de métiers n'en est qu'à ses débuts.

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a écrit : Outre que le mot "auteure" est d'une rare laideur, l'Académie française désapprouve la féminisation des noms de métiers. Ils appartiennent en quelque sorte à un genre neutre désignant ici une fonction, un statut, qui n'est ni d'un genre ni de l'autre. Ce genre neutre, en français, se fond dans le genre masculin.
"Auteure", "professeure", "rapporteure" sont donc des mots dont on peut fort bien se passer !
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Non. Dès la création de l'Académie française il y a de cela plusieurs siècles, un certain nombre de métiers ont été masculinisés, au nom de la patriarchie. On a alors commencé à réserver, encore plus si j'ose dire, des métiers aux hommes, comme celui d'écrivain justement, qui nécessite d'être cultivé. Qui de mieux pour être cultivé ?...

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J'apprends aujourd'hui même que Enid Blyton n'était pas un homme...

a écrit : Pour ceux qui s'insurgent qu'on puisse dire auteure, ou autre nom de métier féminisé et qui clament l'argument de l'Académie Française... Sachez qu'elle a clairement décidé de mettre ces noms de métier volontairement masculins car à l'époque il ne fallait pas qu'une femme puisse accéder à tous ces métiers d'homme, des métiers considérés comme intellectuels donc.
Il serait de bon ton d'accepter de remettre en cause certaines règles clairement sexistes.
Comme le masculin qui l'emporte sur le féminin par exemple. En anglais, ils n'ont pas ce problème, malheureusement nous n'avons pas l'équivalent de "They" pour ne prendre qu'un exemple, et c'est bien dommage.
Le Français est une langue sexiste, seul un imbécile le nierait. Maintenant c'est à nous de la faire évoluer dans le bon sens. :)
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Non, seul un imbécile affirmerai qu'une langue puisse être sexiste, sans doute doublé d'une incompétence flagrante dans l'histoire de la langue française, la linguistique (et notamment la construction d'un féminin correct), l'histoire des institutions et du féminisme.
Vos commentaires sont dédaigneux et incultes, inutiles et désagréables donc. Fin de discussion.

a écrit : Non, seul un imbécile affirmerai qu'une langue puisse être sexiste, sans doute doublé d'une incompétence flagrante dans l'histoire de la langue française, la linguistique (et notamment la construction d'un féminin correct), l'histoire des institutions et du féminisme.
Vos commentaires son
t dédaigneux et incultes, inutiles et désagréables donc. Fin de discussion. Afficher tout
Hahaha, et que dire du votre alors ? ;)

Je me doutais qu'il y en aurait bien un pour me sauter à la gorge en lisant que notre langue est sexiste. Vous pouvez me dire que je suis inculte, et dédaigneuse si ça vous chante, sans même me connaitre, ça n'y changera pas grand chose. Vous perdez juste un peu en crédibilité...
C'est un fait, le français est une langue assez misogyne. D'ailleurs, je vais même aller plus loin: il n'y a même pas de masculin et de féminin, mais un genre non marqué et un genre marqué féminin, c'est dire.
Les noms de métier ne sont qu'un exemple parmi tant d'autre. Le gouvernement s'était d'ailleurs déjà montré favorable à la féminisation des métiers, c'est l'Académie Française qui a refusé. Aujourd'hui, on voit apparaitre le langage épicène, qui promeut l'introduction d'apports linguistique nouveaux (je pense à "illes", "celleux" etc). Donc l'évolution se fait doucement, mais sûrement... Ne vous en déplaise. :)

Par ailleurs, c'est très malpoli de décider à la place des autres quand sera la "fin de la discussion", si j'ai encore quelque chose à écrire, je ne vais pas me gêner.

a écrit : Hahaha, et que dire du votre alors ? ;)

Je me doutais qu'il y en aurait bien un pour me sauter à la gorge en lisant que notre langue est sexiste. Vous pouvez me dire que je suis inculte, et dédaigneuse si ça vous chante, sans même me connaitre, ça n'y changera pas grand chose. Vous perdez juste
un peu en crédibilité...
C'est un fait, le français est une langue assez misogyne. D'ailleurs, je vais même aller plus loin: il n'y a même pas de masculin et de féminin, mais un genre non marqué et un genre marqué féminin, c'est dire.
Les noms de métier ne sont qu'un exemple parmi tant d'autre. Le gouvernement s'était d'ailleurs déjà montré favorable à la féminisation des métiers, c'est l'Académie Française qui a refusé. Aujourd'hui, on voit apparaitre le langage épicène, qui promeut l'introduction d'apports linguistique nouveaux (je pense à "illes", "celleux" etc). Donc l'évolution se fait doucement, mais sûrement... Ne vous en déplaise. :)

Par ailleurs, c'est très malpoli de décider à la place des autres quand sera la "fin de la discussion", si j'ai encore quelque chose à écrire, je ne vais pas me gêner.
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Le français n'est pas du tout misogyne, le problème vient de son évolution sémantique (évolutions tout à fait naturelles et qui touchent toutes les langues, qui ne sont pas figées et heureusement) qui a progressivement dissous le genre neutre, qui existait à l'origine en français (puisque notre langue descend du latin), dans le genre masculin qui sert donc à la fois de désignance pour tout ce qui est sexué masculin, et pour tout ce qui devrait être neutre dans une langue possédant ce genre surnuméraire.

Pour reprendre votre formule, je dirais quant à moi qu'il n'y a pas de masculin et de féminin, mais un féminin "pur", un masculin "pur", et un masculin servant de neutre, puisque le neutre originel s'y est agrégé.

Du coup c'est vrai que ça peut donner l'impression d'une discrimination sexiste mais ce n'est pourtant pas le cas (mais je comprends tout à fait qu'on puisse le penser)

Combattre le sexisme, oui, mais faut pas voir le mal partout =)