Il y eut métissage entre l'Homme de Néandertal et l'Homme moderne

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On croyait que l'homme de Néandertal s'était séparé de l'Homo sapiens (qui a évolué séparément en Afrique) il y a 300 000 ans, mais des études récentes de l'ADN semblent montrer un métissage il y a 40 000 ans quand l'Homo sapiens est sorti d'Afrique, avant la disparition de l'homme de Néandertal. Leur descendance était souvent stérile, mais l'homme de Néandertal a quand même pu nous transmettre 1 à 3% de gènes lors de ce métissage.


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Dans cette hypothèse du métissage récent (entre il y a 50 000 et 60 000), on sait que Néandertal et Homo Sapiens ont cohabité au proche orient. Mais on estime qu'il y a eu seulement une centaine d'événements de métissage sur ces 10 000 ans. Suffisamment pour transmettre 1,5% à 2% du génome.

Ce metissage est donc partagé (en proportion légèrement variable selon les ethnies) par tous les non-africains.

Source: Mes cours.

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Ce pourcentage d'ADN transmis est une moyenne. En effet, les populations les plus sujettes à ce métissage et donc avec le plus fort pourcentage d'ADN Néandertalien sont celles vivant en Europe, avec plus de 5%, tandis qu'en Asie la proportion est beaucoup plus faible et est carrément nul dans le cas des populations subsahariennes, qui n'ont donc jamais rencontrés Néandertal.

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Dans cette hypothèse du métissage récent (entre il y a 50 000 et 60 000), on sait que Néandertal et Homo Sapiens ont cohabité au proche orient. Mais on estime qu'il y a eu seulement une centaine d'événements de métissage sur ces 10 000 ans. Suffisamment pour transmettre 1,5% à 2% du génome.

Ce metissage est donc partagé (en proportion légèrement variable selon les ethnies) par tous les non-africains.

Source: Mes cours.

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Ce pourcentage d'ADN transmis est une moyenne. En effet, les populations les plus sujettes à ce métissage et donc avec le plus fort pourcentage d'ADN Néandertalien sont celles vivant en Europe, avec plus de 5%, tandis qu'en Asie la proportion est beaucoup plus faible et est carrément nul dans le cas des populations subsahariennes, qui n'ont donc jamais rencontrés Néandertal.

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Deux précisions.
On a pensé depuis longtemps que l'homme du Néandertal était complètement indépendant de l'homo sapiens (et non "séparé) et on le pense toujours, ce dernier étant venu par l'Asie Mineure pour rencontrer les premiers déjà installés en Europe (ayant peut-être franchi le détroit de Gibraltar, plus étroit à l'époque).
On sait qu'il y a eu mélange des gènes, mais les taux sont variables, de 4% en Europe à 1% ou moins en Asie.
Le fait que les uns aient dominé les autres n'est pas expliqué (épidémie? glaciation?); d'ailleurs l'homme du Néanderthal, malgré son aspect un peu simiesque, avait une capacité cérébrale supérieure et des muscles plus forts.

Edit: je fais des redites partielles avec les commentaires précédents dont je n'avais pas encore connaissance. Je laisse cependant celui-ci car il donne quelques détails supplémentaires.

On croit souvent des choses avec certitude, alors que tous les 3 ans on se rend compte que ces theories sont fausses

a écrit : On croit souvent des choses avec certitude, alors que tous les 3 ans on se rend compte que ces theories sont fausses C'est le propre de toute science, de découvrir sans cesse des faits nouveaux (surtout dans les paléosciences et l'archéologie), de faire des mesures plus précises, et donc de remettre en question les théories.
Donc de pouvoir progresser, alors qu'on ne peut rien faire contre un dogme, qui est infalsifiable (au sens: dont on ne peut prouver qu'il est faux - ni vrai d'ailleurs).
Il n'y a pas de vérité en science, ni jamais de certitude, seulement des descriptions satisfaisantes un temps pour représenter les observations connues.

Je n'ai jamais vraiment compris cette histoire de 3%. Si on a près de 99% de gènes en commun avec le chimpanzé le pourcentage doit être supérieur avec Néandertal, puisque notre ancêtre commun est plus récent. Donc ce 3% correspond à quoi? 3% des gènes que nous n'avons pas en commun ou c'est autre chose?

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a écrit : Je n'ai jamais vraiment compris cette histoire de 3%. Si on a près de 99% de gènes en commun avec le chimpanzé le pourcentage doit être supérieur avec Néandertal, puisque notre ancêtre commun est plus récent. Donc ce 3% correspond à quoi? 3% des gènes que nous n'avons pas en commun ou c'est autre chose? Il ne faut pas naïvement relier un trait physique ou une capacité cérébrale à la proportion de gènes communs. Tout dépend de ce qu'ils commandent dans la fabrications des protéines, et aussi s'ils s'expriment ou non.
Nous avons 18% de gènes communs avec la levure, oui, le champignon unicellulaire, et nous ne nous ressemblont pas à 18%. De même, 47% avec la drosophile, 65% avec la poule, 84% avec le chien et 88% avec la souris grise.
Cependant, la comparaison des ADN est fondamentale pour construire l'arbre phylétique (chaque fois qu'une ou plusieurs espèces se séparent, elles sont comme les branches d'un arbre, chacune fixée sur une plus grosse, du tronc hypothétique jussqu'aux rameaux).

On sent le mec qui a regardé le Tour de France avant-hier.

Vivement l'emergence d'une nouvelle espèce d'Homo. Ça devient lassant de se reproduire qu'entre Homo sapiens

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a écrit : On croit souvent des choses avec certitude, alors que tous les 3 ans on se rend compte que ces theories sont fausses Voilà pourquoi on appelle cela des "therories". Cela reste des hypothèses qui demande toujours à être démontré ou contredite.

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a écrit : Je n'ai jamais vraiment compris cette histoire de 3%. Si on a près de 99% de gènes en commun avec le chimpanzé le pourcentage doit être supérieur avec Néandertal, puisque notre ancêtre commun est plus récent. Donc ce 3% correspond à quoi? 3% des gènes que nous n'avons pas en commun ou c'est autre chose? Ce que ça veut dire, c'est que 3% de nos gènes en moyenne nous viennent directement par ascendance des néandertaliens.
Toujours dans une idée d'ascensance, nous héritons chacun de 50% des gènes de chacun de nos parents, de 25% de nos grands-parents etc.
Les 3% néandertaliens paraissent gros tout d'un coup, n'oublions cependant pas qu'on parle des gènes hérités d'une espèce et non d'un seul individu.

Par contre, quand on parle des gènes en commun avec d'autres espèces, on compare le matériel, on ne tente pas de définir une relation d'ascendance. Évidemment, 0% de nos gènes nous viennent des chimpanzés mais notre matériel génétique est tout de même assez semblable.

a écrit : Voilà pourquoi on appelle cela des "therories". Cela reste des hypothèses qui demande toujours à être démontré ou contredite. Je vais vous contredire: une théorie n'est absolument pas une hypothèse, laquelle peut-être formulée par vous et moi puisqu'il s'agit d'une simple idée pouvant potentiellement expliquer tel phénomène.
(Le nombre de "Et si blablabla [...] ?" formulés sur SCMB témoigne de l'aspect bancal qu'une hypothèse peut prendre).

Une théorie se fonde sur un ensemble d'explications induites par l'observation et l'expérimentation.
Autrement dit, bien qu'elle puisse être contredite, elle repose sur suffisament d'éléments de preuve pour avoir une base solide.

Invalider une théorie demande donc d'autant plus amples recherches et exige que chaque preuve soit réexaminée. C'est un travail long et beaucoup d'éléments peuvent demeurer inexpliqués.

Et il faut bien comprendre que lorsqu'une théorie est invalidée, ce n'est certainement pas un échec pour la science, bien au contraire!
Bien qu'il soit pour nous parfois frustrant de voir toujours plus de théories contredisant les précédentes, c'est ainsi que la science progresse!
La contradiction permet de faire émerger des idées plus raffinées, elle ouvre la voie à un plus haut niveau de compréhension des mécanismes et des événements naturels.

Il faut se méfier des mots "vérité" ou "perfection", leur aspect absolu ne tolérant pas la contradiction. En conséquence, strictement rien en science ne peut être "vrai" car même les lois les plus basiques et apparemment naturelles peuvent être un jour contredites. C'est d'autant plus vrai (!) depuis un siècle avec la physique quantique d'ailleurs.

a écrit : C'est le propre de toute science, de découvrir sans cesse des faits nouveaux (surtout dans les paléosciences et l'archéologie), de faire des mesures plus précises, et donc de remettre en question les théories.
Donc de pouvoir progresser, alors qu'on ne peut rien faire contre un dogme, qui est infal
sifiable (au sens: dont on ne peut prouver qu'il est faux - ni vrai d'ailleurs).
Il n'y a pas de vérité en science, ni jamais de certitude, seulement des descriptions satisfaisantes un temps pour représenter les observations connues.
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La seule science où chaque"découverte" s'ajoute aux connaissances précédentes sans les remplacer, ce sont les mathématiques. Dans les autres sciences, une nouvelle découverte remet généralement en question ce que l'on croyait acquis

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a écrit : Ce que ça veut dire, c'est que 3% de nos gènes en moyenne nous viennent directement par ascendance des néandertaliens.
Toujours dans une idée d'ascensance, nous héritons chacun de 50% des gènes de chacun de nos parents, de 25% de nos grands-parents etc.
Les 3% néandertaliens paraissent gros tout
d'un coup, n'oublions cependant pas qu'on parle des gènes hérités d'une espèce et non d'un seul individu.

Par contre, quand on parle des gènes en commun avec d'autres espèces, on compare le matériel, on ne tente pas de définir une relation d'ascendance. Évidemment, 0% de nos gènes nous viennent des chimpanzés mais notre matériel génétique est tout de même assez semblable.
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Une conséquence amusante de cette information c'est que même les blonds aux yeux bleus, et même une leader d'extrême droite bien blonde à ses origines en Afrique et descend à 97% de migrants (!) africains (!) qui sont venus en Europe il y a 40 000 ans et a seulement 3% maximum de ses ancêtres qui sont les Européens de l'époque ! Finalement c'est pas très loin en arrière 40 000 ans...

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a écrit : A savoir aussi que des recentes decouvertes de fragments d'os humains en europe viendrait peut etre contredire l'origine de notre espece en afrique. Je reste au conditionnel car des analyses complementaires doivent etre faites.
www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-berceau-huma
nite-il-europe-plutot-quen-afrique-12437/ Afficher tout
Cette étude étant aujourd'hui dénoncée, notamment pour des raisons idéologiques

a écrit : Voilà pourquoi on appelle cela des "therories". Cela reste des hypothèses qui demande toujours à être démontré ou contredite. Eh non.
C'est un usage incorrect du terme "théorie".

En sciences c'est une hypothèse qui a été longuement éprouvée par l'expérimentation et enrichie par cette dernière, sans pour autant être réfutée, qui jouis donc d'une crédibilité particulière par apport à la simple hypothèse.

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a écrit : Il ne faut pas naïvement relier un trait physique ou une capacité cérébrale à la proportion de gènes communs. Tout dépend de ce qu'ils commandent dans la fabrications des protéines, et aussi s'ils s'expriment ou non.
Nous avons 18% de gènes communs avec la levure, oui, le champignon unicellulaire,
et nous ne nous ressemblont pas à 18%. De même, 47% avec la drosophile, 65% avec la poule, 84% avec le chien et 88% avec la souris grise.
Cependant, la comparaison des ADN est fondamentale pour construire l'arbre phylétique (chaque fois qu'une ou plusieurs espèces se séparent, elles sont comme les branches d'un arbre, chacune fixée sur une plus grosse, du tronc hypothétique jussqu'aux rameaux).
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Eh oui, surtout que l'intelligence est comme la conscience une propriété émergente qui ne saurait être être réduite simplement à l'expression, ou non de gènes.

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a écrit : La seule science où chaque"découverte" s'ajoute aux connaissances précédentes sans les remplacer, ce sont les mathématiques. Dans les autres sciences, une nouvelle découverte remet généralement en question ce que l'on croyait acquis C'est bien pour cela que les mathématiques peuvent ne pas être considérés comme sciences (ce qui ne rend pas la discipline moins légitime ou importante, soyons clairs).

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