Pourquoi dit-on que l'on n'est pas aux pièces ?

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L'expression "on n'est pas aux pièces" a été popularisée vers la fin du XIXe siècle. À cette époque, les ouvriers d'usine pouvaient être payés au nombre de pièces produites pendant la journée, ou bien à la semaine ou à la journée, avec un salaire fixe et donc souvent de meilleures conditions de travail. Ne pas être aux pièces signifiait donc ne pas avoir à accélérer la cadence pour gagner plus.


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Un salaire fixé sur la quantité fait pousse a aller vite et la qualité n'est plus au rendez vous. Mais avec un salaire fixe, la productivité s'en ressent.

En espérant que cette anecdote ne donne pas de mauvaises idées "d'innovation sociale" à notre cher président. ^^

a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! Et c'est comme ça que les primes ont vu le jour !


Tous les commentaires (20)

Un salaire fixé sur la quantité fait pousse a aller vite et la qualité n'est plus au rendez vous. Mais avec un salaire fixe, la productivité s'en ressent.

En espérant que cette anecdote ne donne pas de mauvaises idées "d'innovation sociale" à notre cher président. ^^

C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !!

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a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! Et c'est comme ça que les primes ont vu le jour !

ça date de la fin du XIXe siècle, mais ça dure aujourd'hui : demandez, entre autre, aux "commerciaux"
même en dehors des commerciaux, il y a encore pas mal d'activités où le salaire est minimum, complété par des primes de résultat

a écrit : Politisation is coming ! Elle est un peu présente dès l'anecdote. Puisque c'est la sur-exploitation des personnes qui a fait abandonner ce genre de contrat par le législateur.
Les gens se détruisant la santé et prenant d'énormes risques pour gagner quelques sous de plus.

RÉSUMÉ: ne pas être aux pièces veut simplement dire ne pas être payé à la tâche.

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a écrit : En espérant que cette anecdote ne donne pas de mauvaises idées "d'innovation sociale" à notre cher président. ^^ Oh pas la peine, au XXIème on est déjà plutôt "en pièces ;)

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Je comfirme. Je suis moi même payé à la pièce et notre société a des problèmes de qualité dû au faite que les gens court comme des c... Et ce au détriment de la qualité. Cela pose d'allieurs problème à la direction car ils souhaiteraient pouvoir passer sur un salaire horaire mais sont tout à fait conscient que la rentabilité ne sera plus au rendez-vous. Personnellement, et ce pour ma santé, je préférai largement la deuxième option. Gros dilemme ^^

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a écrit : Elle est un peu présente dès l'anecdote. Puisque c'est la sur-exploitation des personnes qui a fait abandonner ce genre de contrat par le législateur.
Les gens se détruisant la santé et prenant d'énormes risques pour gagner quelques sous de plus.
Au départ, ce n'est pas politique mais social : la façon dont les ouvriers produisent les richesses utilisées par l'ensemble de la société. Effectivement, ce sont des politiciens professionnels mains-hors-cambouis qui dirigent la société avec comme mission première de satisfaire non pas ceux qui produisent les richesses, mais ceux qui en tirent profit. Oui, au final, la gestion de la société - et son moteur, la production de richesses - est politique, par définition.

a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! Au sujet de "l'escargot de l'usine", la France est au deuxième rang mondial pour la productivité horaire. On observe que de façon de plus en plus aggravée que les ouvriers sont de moins en moins nombreux avec des cadences de travail croissantes et avec de moins en moins de droits. Et c'est idem ailleurs, dans la fonction publique et l'ensemble des services. La seule analogie que l'on puisse faire entre les ouvriers et les escargots, c'est le poids croissant de leur coquille.

a écrit : Et c'est comme ça que les primes ont vu le jour ! Quelles primes ?! Individuelles ?? Toutes les industries que j'ai fait en France et au Luxembourg ne donnent pas de primes individuelles mais collectives (participation, intéressement etc...(Bien sûre tout dépend de la convention collective en vigueur)) Il y a peut-être des entreprises qui le font mais elles sont rares. Pour la majorité des boîtes il y a toujours cette injustice entre celui qui travail et celui qui se la touche... Et ne venez pas me dire que celui qui travail bien et vite progresse parce que c'est faux!
"Un bon ouvrier le restera toute sa vie"

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a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! Hé bien on voit bien que tu n'as jamais travaillé en usine toi.
C'est absolument impossible de glander, tu te fais virer rapidement.
Quand je bossais dans une boîte qui fabriquait des roulements à bille, des stats concernant le nombre de pièces produites sortaient 3 fois par jour (on était en 3×8)
Pas individuelles, mais par ligne de production.
Celui qui ne foutait rien de faisait virer.
Par ses collègues.
Et Il y avait bien des primes par équipe (ou pas)

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a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! On ne reste jamais le plus rapide longtemps, avec l'âge on fatigue, ou avec la maladie.
En augmentant la vitesse de production, le risque de blessure est accrue.

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a écrit : Hé bien on voit bien que tu n'as jamais travaillé en usine toi.
C'est absolument impossible de glander, tu te fais virer rapidement.
Quand je bossais dans une boîte qui fabriquait des roulements à bille, des stats concernant le nombre de pièces produites sortaient 3 fois par jour (on était en 3×
8)
Pas individuelles, mais par ligne de production.
Celui qui ne foutait rien de faisait virer.
Par ses collègues.
Et Il y avait bien des primes par équipe (ou pas)
Afficher tout
T'as deux sortes de production, unitaire et série. Dans le cas de la série (ligne de prod pour les moteurs) c'est sur que personne ne peux passer outre le quota et celui qui ne le rempli ne sera pas gardé. Dans le cas de production unitaire (pièce sur plan) il n'y a pas de quota et c'est la qu'il y a de l'abus, surtout dans les grosses boîtes (PSA Renault etc...)

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a écrit : Et c'est comme ça que les primes ont vu le jour ! Les primes n’arrangent pas les choses non plus!

a écrit : C'est toujours délicat ce genre de changement... Celui qui produit naturellement plus rapidement aura finalement le même salaire que l'escargot de l'usine qui mets 3 jours pour fabriquer une pièce. Cet escargot est bien entendu très bien entouré et indeboulonnable ! On est en France les gars oh !! La théorie de Peter. A méditer !

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a écrit : Au sujet de "l'escargot de l'usine", la France est au deuxième rang mondial pour la productivité horaire. On observe que de façon de plus en plus aggravée que les ouvriers sont de moins en moins nombreux avec des cadences de travail croissantes et avec de moins en moins de droits. Et c'est idem ailleurs, dans la fonction publique et l'ensemble des services. La seule analogie que l'on puisse faire entre les ouvriers et les escargots, c'est le poids croissant de leur coquille. Afficher tout Aurais tu une source s'il te plaît ?

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