Les concours de montgolfières de l'Exposition Universelle 1900 ont battu des records

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Lors de l'Exposition Universelle de 1900 à Paris, furent organisés des concours de montgolfières. Dans le concours d'altitude, Jacques Balsan réussit l'exploit d'atteindre 8 558 mètres d'altitude, tandis qu’Henry de la Vaulx parvint à poser son ballon près de Kiev en deux jours, parcourant 1 925 km.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Comment l'altitude de 8558 m a-t-elle pu être déterminée avec une telle précision? Avec une règle de 8560 mètres :)

a écrit : Lol mais je trouve la question intéressante étant donné l'exactitude du chiffre. Pas 8550 mais 8558 Avec un baromètre ! En effet, la pression est indirectement lié à l'altitude.

a écrit : Et un microscope pour repérer le niveau du mercure, en supposant l'atmosphère calme et de pression bien régulièrement décroissante? Alors qu'il devait y avoir un vent très fort pour atteindre Kiev?
On ne peut atteindre une telle précision que maintenant, avec des GPS ou des lasers.
Au fait, où a-t
-il atterri après avoir battu son record d'altitude? Afficher tout
Il existait déjà à l'époque plusieurs techniques pour évaluer l'altitude, développées au cours des siècles d'envoi de ballons-sondes:
- mesure de la masse du ballon et calcul du point d'équilibre de la poussée d'Archimede
- mesure de la température
- mesure de la pression, comme suggéré
- mesure de la distance entre l'ombre et le point de départ (j'avoue ne pas savoir si dans le cas présent c'est applicable au vu de l'altitude et du volume du ballon).
Chaque type de mesure pouvant être réalisée avec des capteurs exploitant plusieurs technologies (baromètre à mercure, à gaz etc) et chaque capteur donnant une précision différente sur le résultat. Il n'est selon moi pas étonnant de connaître une altitude avec cette précision à cette époque, d'autant plus que la France était très engagée dans les sciences et en particulier dans la météorologie à cette époque.

Enfin il serait possible de calculer la précision de la mesure baromètrique en utilisant la formule de la pression en fonction de la hauteur et en cherchant la précision des baromètres à cette époque, chose que je n'ai pas trouvée:

P(h) = 1013,25 (1 - (0.0065 h) / 288,15)^(5,255) [résultat en hPa]


Tous les commentaires (34)

S'agissait-il vraiment de montgolfières (à air chaud), ou plutôt de ballons à hydrogène, comme les sources semblent le montrer?

Aujourd'hui, poser sa montgolfière à Kiev serait plutôt un coup de malchance

a écrit : Aujourd'hui, poser sa montgolfière à Kiev serait plutôt un coup de malchance Pourquoi dites-vous que se poser à Kiev serait un coup de malchance

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android

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Comment l'altitude de 8558 m a-t-elle pu être déterminée avec une telle précision?

a écrit : Comment l'altitude de 8558 m a-t-elle pu être déterminée avec une telle précision? Avec une règle de 8560 mètres :)

Cette première phrase est tellement mal tournée, pitié changez-la... personne ne parle comme ça, pas même un académicien. Alors oui, les figures de styles, blablabla... mais ca ressemble juste à une anecdote de maitre Yoda.
Soit "lors de (...), des concours ont été organisés" ou alors "des concours furent organisés lors de (...)".

a écrit : Avec une règle de 8560 mètres :) Lol mais je trouve la question intéressante étant donné l'exactitude du chiffre. Pas 8550 mais 8558

a écrit : Lol mais je trouve la question intéressante étant donné l'exactitude du chiffre. Pas 8550 mais 8558 Avec un baromètre ! En effet, la pression est indirectement lié à l'altitude.

a écrit : Lol mais je trouve la question intéressante étant donné l'exactitude du chiffre. Pas 8550 mais 8558 Je ne parlais pas d'exactitude mais de précision.
Une autre chose qui m'étonne est le record de distance. D'après les sources, j'ai calculé qu'il fallait un vent de 60 km/h en moyenne pendant deux jours, sur toute l'Europe.
Pas impossible, mais décoller en aérostat par un temps pareil, c'est risqué.

a écrit : Avec un baromètre ! En effet, la pression est indirectement lié à l'altitude. Et un microscope pour repérer le niveau du mercure, en supposant l'atmosphère calme et de pression bien régulièrement décroissante? Alors qu'il devait y avoir un vent très fort pour atteindre Kiev?
On ne peut atteindre une telle précision que maintenant, avec des GPS ou des lasers.
Au fait, où a-t-il atterri après avoir battu son record d'altitude?

a écrit : Et un microscope pour repérer le niveau du mercure, en supposant l'atmosphère calme et de pression bien régulièrement décroissante? Alors qu'il devait y avoir un vent très fort pour atteindre Kiev?
On ne peut atteindre une telle précision que maintenant, avec des GPS ou des lasers.
Au fait, où a-t
-il atterri après avoir battu son record d'altitude? Afficher tout
Il existait déjà à l'époque plusieurs techniques pour évaluer l'altitude, développées au cours des siècles d'envoi de ballons-sondes:
- mesure de la masse du ballon et calcul du point d'équilibre de la poussée d'Archimede
- mesure de la température
- mesure de la pression, comme suggéré
- mesure de la distance entre l'ombre et le point de départ (j'avoue ne pas savoir si dans le cas présent c'est applicable au vu de l'altitude et du volume du ballon).
Chaque type de mesure pouvant être réalisée avec des capteurs exploitant plusieurs technologies (baromètre à mercure, à gaz etc) et chaque capteur donnant une précision différente sur le résultat. Il n'est selon moi pas étonnant de connaître une altitude avec cette précision à cette époque, d'autant plus que la France était très engagée dans les sciences et en particulier dans la météorologie à cette époque.

Enfin il serait possible de calculer la précision de la mesure baromètrique en utilisant la formule de la pression en fonction de la hauteur et en cherchant la précision des baromètres à cette époque, chose que je n'ai pas trouvée:

P(h) = 1013,25 (1 - (0.0065 h) / 288,15)^(5,255) [résultat en hPa]

a écrit : Cette première phrase est tellement mal tournée, pitié changez-la... personne ne parle comme ça, pas même un académicien. Alors oui, les figures de styles, blablabla... mais ca ressemble juste à une anecdote de maitre Yoda.
Soit "lors de (...), des concours ont été organisés" ou alors "des concours
furent organisés lors de (...)". Afficher tout
J’ai relu 2 fois cette première phrase, et franchement la formulation ne me choque pas du tout.
Il y a peut être un Jedi qui sommeille en moi...

a écrit : Il existait déjà à l'époque plusieurs techniques pour évaluer l'altitude, développées au cours des siècles d'envoi de ballons-sondes:
- mesure de la masse du ballon et calcul du point d'équilibre de la poussée d'Archimede
- mesure de la température
- mesure de la pression, com
me suggéré
- mesure de la distance entre l'ombre et le point de départ (j'avoue ne pas savoir si dans le cas présent c'est applicable au vu de l'altitude et du volume du ballon).
Chaque type de mesure pouvant être réalisée avec des capteurs exploitant plusieurs technologies (baromètre à mercure, à gaz etc) et chaque capteur donnant une précision différente sur le résultat. Il n'est selon moi pas étonnant de connaître une altitude avec cette précision à cette époque, d'autant plus que la France était très engagée dans les sciences et en particulier dans la météorologie à cette époque.

Enfin il serait possible de calculer la précision de la mesure baromètrique en utilisant la formule de la pression en fonction de la hauteur et en cherchant la précision des baromètres à cette époque, chose que je n'ai pas trouvée:

P(h) = 1013,25 (1 - (0.0065 h) / 288,15)^(5,255) [résultat en hPa]
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Visiblement issu de Wikipedia fr.wikipedia.org/wiki/Variation_de_la_pression_atmosph%C3%A9rique_avec_l%27altitude
ou analogue.

Mais le calcul n'est exact qu'en atmosphère normalisée, théorique.
Un ballon-sonde météo se gonfle en montant, jusqu'à ce qu'il explose vers 35 km d'altitude.
La température ne donne pas d'information précise sur l'altitude.
La mesure de la pression ne peut être précise au mètre près d'altitude.
Voir son ombre n'est pas évident non plus.

Que l'on me permette de trouver tous ces arguments indéfendables d'un point de vue de physicien.

Mais bravo d'avoir recueilli 16 approbations en 10 minutes. Probabilté sans manipulation: moins d'une chance sur un milliard. Formule mathématique sur demande.
Et simultanément de voir les approbations qui m'ont été accordées tomber brutalement à zéro, bizarre, bizarre.

a écrit : Visiblement issu de Wikipedia fr.wikipedia.org/wiki/Variation_de_la_pression_atmosph%C3%A9rique_avec_l%27altitude
ou analogue.

Mais le calcul n'est exact qu'en atmosphère normalisée, théorique.
Un ballon-sonde météo se gonfle en montant, jusqu'à ce qu'il explose vers
35 km d'altitude.
La température ne donne pas d'information précise sur l'altitude.
La mesure de la pression ne peut être précise au mètre près d'altitude.
Voir son ombre n'est pas évident non plus.

Que l'on me permette de trouver tous ces arguments indéfendables d'un point de vue de physicien.

Mais bravo d'avoir recueilli 16 approbations en 10 minutes. Probabilté sans manipulation: moins d'une chance sur un milliard. Formule mathématique sur demande.
Et simultanément de voir les approbations qui m'ont été accordées tomber brutalement à zéro, bizarre, bizarre.
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Ce n'étaient que des premiers éléments de réponse, je tenais à compléter mon commentaire mais mon temps d'édition est dépassé de peu.

Voici la version modifiée:

Il existait déjà à l'époque plusieurs techniques pour évaluer l'altitude, développées au cours des siècles d'envoi de ballons-sondes:
- mesure de la masse du ballon et calcul du point d'équilibre de la poussée d'Archimede
- mesure de la température
- mesure de la pression, comme suggéré
- mesure de la durée de chute d'un corps,
- mesure de la distance entre l'ombre et le point de départ (j'avoue ne pas savoir si dans le cas présent c'est applicable au vu de l'altitude et du volume du ballon).
(Ça doit rappeler la fausse anecdote sur Bohr à quelques uns).

Chaque type de mesure pouvant être réalisée avec des capteurs exploitant plusieurs technologies (baromètre à mercure, à gaz etc) et chaque capteur donnant une précision différente sur le résultat. Il n'est selon moi pas étonnant de connaître une altitude avec cette précision à cette époque, d'autant plus que la France était très engagée dans les sciences et en particulier dans la météorologie à cette époque.

Enfin il serait possible de calculer la précision de la mesure altimetrique (barometrique et thermometrique) de l'époque en utilisant la formule de la hauteur en fonction de la température et de la pression :

z = (RT/gM).loge(po/p)

(avec masse molaire du gaz, accélération de pesanteur, température et pression variant selon l'altitude)

et en connaissant la précision des baromètres de l'époque, chose que je n'ai pas trouvée.

Dans le lien ci-dessous il est fait mention d'une erreur de plusieurs dizaines de mètres. Dans le cas où l'aviateur de l'anecdote n'aurait eu que ce type de mesure à sa disposition, la rigueur scientifique voudrait que l'on retienne l'altitude mesurée minorée de l'erreur cumulée de chaque instrument.

Lien : hills-database.co.uk/altim.html

Maintenant j'aimerais comprendre votre réponse qui n'est selon moi pas appropriée. On parlait de la précision de la mesure et vous parlez temps de recherche. J'aurais pu aller fouiller dans les sites les plus introuvables comme dans mes cours, ma réponse n'aurait que peu changée. L'erreur de la mesure de la pression ou de la hauteur dépend de l'erreur de la mesure d'autres paramètres (jusqu'ici rien d'extraordinaire). Si vous avez des infos sur les précisions des instruments de l'époque, vous deplairait-il de les partager ?

a écrit : Ce n'étaient que des premiers éléments de réponse, je tenais à compléter mon commentaire mais mon temps d'édition est dépassé de peu.

Voici la version modifiée:

Il existait déjà à l'époque plusieurs techniques pour évaluer l'altitude, développées au cours des siècles d'
;envoi de ballons-sondes:
- mesure de la masse du ballon et calcul du point d'équilibre de la poussée d'Archimede
- mesure de la température
- mesure de la pression, comme suggéré
- mesure de la durée de chute d'un corps,
- mesure de la distance entre l'ombre et le point de départ (j'avoue ne pas savoir si dans le cas présent c'est applicable au vu de l'altitude et du volume du ballon).
(Ça doit rappeler la fausse anecdote sur Bohr à quelques uns).

Chaque type de mesure pouvant être réalisée avec des capteurs exploitant plusieurs technologies (baromètre à mercure, à gaz etc) et chaque capteur donnant une précision différente sur le résultat. Il n'est selon moi pas étonnant de connaître une altitude avec cette précision à cette époque, d'autant plus que la France était très engagée dans les sciences et en particulier dans la météorologie à cette époque.

Enfin il serait possible de calculer la précision de la mesure altimetrique (barometrique et thermometrique) de l'époque en utilisant la formule de la hauteur en fonction de la température et de la pression :

z = (RT/gM).loge(po/p)

(avec masse molaire du gaz, accélération de pesanteur, température et pression variant selon l'altitude)

et en connaissant la précision des baromètres de l'époque, chose que je n'ai pas trouvée.

Dans le lien ci-dessous il est fait mention d'une erreur de plusieurs dizaines de mètres. Dans le cas où l'aviateur de l'anecdote n'aurait eu que ce type de mesure à sa disposition, la rigueur scientifique voudrait que l'on retienne l'altitude mesurée minorée de l'erreur cumulée de chaque instrument.

Lien : hills-database.co.uk/altim.html

Maintenant j'aimerais comprendre votre réponse qui n'est selon moi pas appropriée. On parlait de la précision de la mesure et vous parlez temps de recherche. J'aurais pu aller fouiller dans les sites les plus introuvables comme dans mes cours, ma réponse n'aurait que peu changée. L'erreur de la mesure de la pression ou de la hauteur dépend de l'erreur de la mesure d'autres paramètres (jusqu'ici rien d'extraordinaire). Si vous avez des infos sur les précisions des instruments de l'époque, vous deplairait-il de les partager ?
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Aucune de ces réponses n'est satisfaisante, physiquement ni mathématiquement.
Pour avoir une idée des instruments d'époque, voir le musée de Polytechnique, mais je ne suis pas sûr qu'il soit ouvert pour ceux qui ne sont ni élèves ni anciens.
journals.openedition.org/sabix/828

Mais le rappel de l'anecdote sur Bohr m'a fait encore rire.
www.google.co.uk/search?q=fausse+anecdote+sur+Bohr&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b-ab&gfe_rd=cr&dcr=0&ei=n-5EWofHJYWBtgfogLD4CA

Mention spéciale à Henry qui est entré dans l’histoire sans comprendre les règles du concours

a écrit : Aucune de ces réponses n'est satisfaisante, physiquement ni mathématiquement.
Pour avoir une idée des instruments d'époque, voir le musée de Polytechnique, mais je ne suis pas sûr qu'il soit ouvert pour ceux qui ne sont ni élèves ni anciens.
journals.openedition.org/sabix/828
/> Mais le rappel de l'anecdote sur Bohr m'a fait encore rire.
www.google.co.uk/search?q=fausse+anecdote+sur+Bohr&ie=utf-8&oe=utf-8&client=firefox-b-ab&gfe_rd=cr&dcr=0&ei=n-5EWofHJYWBtgfogLD4CA
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La question n'est pas de savoir la fiabilité de la mesure qui a une marge d'erreur peut-être importante car la proportionnalité est compliqué et vraie que dans un atmosphère clair mais la précision y est, tu es un physicien du 21eme siècle, tu trouves aberrant de mettre une mesure aussi précise avec une marge d'erreur aussi importante mais je ne suis même pas sûr qu'il savait les calculer donc ils ont un résultat précis, ils l'ont gardés point. On n'a pas dit que le résultat était fiable, on a dit qu'il était précis.

Et arrête de croire que quelqu'un s'amuse avec les pouces, c'est que tu arrives à convaincre des non-initiés avant que d'autres personnes leur explique que ce que tu dis est hors sujet.

a écrit : La question n'est pas de savoir la fiabilité de la mesure qui a une marge d'erreur peut-être importante car la proportionnalité est compliqué et vraie que dans un atmosphère clair mais la précision y est, tu es un physicien du 21eme siècle, tu trouves aberrant de mettre une mesure aussi précise avec une marge d'erreur aussi importante mais je ne suis même pas sûr qu'il savait les calculer donc ils ont un résultat précis, ils l'ont gardés point. On n'a pas dit que le résultat était fiable, on a dit qu'il était précis.

Et arrête de croire que quelqu'un s'amuse avec les pouces, c'est que tu arrives à convaincre des non-initiés avant que d'autres personnes leur explique que ce que tu dis est hors sujet.
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Ah tiens, les pouces auraient valeur de juge d apres toi. C est beau d etre candide et insouciant.

a écrit : Avec un baromètre ! En effet, la pression est indirectement lié à l'altitude. Moi qui pensait qu’il fallait lacher de la pression pour prendre de la hauteur

a écrit : Je ne parlais pas d'exactitude mais de précision.
Une autre chose qui m'étonne est le record de distance. D'après les sources, j'ai calculé qu'il fallait un vent de 60 km/h en moyenne pendant deux jours, sur toute l'Europe.
Pas impossible, mais décoller en aérostat par un temps pareil, c'est risqué.
Il a peut être décollé avec un vent faible et s’est retrouvé pris dans une tempête avec des vents à plus de 100km/h