Une fondation caritative possède Bosch

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La multinationale Bosch (70 milliards de chiffre d'affaires annuel) est détenue par une fondation à but caritatif. La "Robert Bosch Stiftung" détient 92% des parts, comme le souhaitait son fondateur. Elle n'a toutefois pas de droits de vote au conseil d'administration pour peser sur les décisions.


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a écrit : Tout à fait d’accord avec toi. Il faut malheureusement être réalistes et parfois sacrifier quelques uns pour sauver un plus grand nombre...

Dans le même ordre d’idée, dans notre beau pays, tout le monde est d’accord pour faire des réformes, mais pas touche à MES acquis sociaux. La durée de vie augmente mai
s pas touche à mes 40 annuité. Il faut plus d’argent dans les caisses de l’état, mais n’augmentez pas les impôts. Trop de pollution mais on ne m’empêchera pas de prendre ma voiture pour faire 300m... Afficher tout
Et ça se passe comment dans les autres pays ???

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a écrit : Oui j'avais bien cette info mais je parle de logique et éthique de l'entreprise. Après je ne connais pas la raison de ces licenciements, peut-être c'était une usine de production d'un produit en fin de vie, peut-être pour délocaliser la production et augmenter la marge... aucune idée si quelqu'un à l'info ... Je ne sais pas s'il y a une relation de cause à effet, mais les 241 licenciements dans la filiale française datent de 2010, soit juste après la crise de 2009 durant laquelle Bosch a perdu 1,2 millliards d'euros.
Était-ce absolument nécessaire ou bien a-t-on profité de la crise pour le faire ? Je n'en ai aucune idée, je ne connais pas le dossier... mais depuis, Bosch a réalisé en 2017 son plus gros chiffre d'affaire jamais enregistré et les emplois ne sont pas revenus pour autant.
Il m'apparait quand même qu'une société qui emploie 120 000 personnes en Allemagne et plus de 300 000 dans 52 autres pays, joue assez "petit bras social" en licenciant "sec" 241 personnes, dans un seul pays, pour raison de crise... Les raisons devaient donc être purement économiques et de réorganisation générale ; et la crise aura été le prétexte... Ce n'est que mon humble avis, je ne suis pas un économiste ;)

a écrit : La fondation n'a pas de droit de vote au conseil d'administration... et donc ne peut pas décider de licenciement ! Si une entreprise fait des machines à laver et des aspirateurs. Qu’elle réalise 5 milliards de bénéfices par an avec les machines à laver mais perd 3 milliards par an avec les aspirateurs, elle fait des bénéfices mais c est tout de même peut être nécessaire pour elle d arrêter de faire des aspirateurs si elle ne veut pas couler l entreprise à long terme...

L exemple est un peu simpliste mais comme l est l arguent “une entreprise qui fait des bénéfices ne devrait pas licencier”. Il y a dans les grosses entreprises plusieurs sites de production, sites de distribution, plusieurs produits etc. Ce n est pas parce qu on gagne de l argent au global qu il faut tout conserver. Et c est d ailleurs en théorie quand l entreprise va bien qu il faut savoir anticiper les périodes de vache maigre et investir sur ce qui va bien / payer pour arrêter ce qui ne va pas bien ou risque d aller moins bien. Sinon ce on ne se retrouve pas avec 200 licenciements mais 20000 cinq ans plus tard (et des indeminites 3 fois plus petites)...

(De plus, Une entreprise ne licencie jamais par plaisir. Licencier et recruter/former ont un coût en argent et en temps trop important pour le faire quand ce n est pas absolument nécessaire)

a écrit : Fondation caritative qui en 2010 a licencié 241 personnes en France alors que le résultat net était de quelques milliards.

Il fallait bien que je trouve quelque chose pour râler un peu si non effectivement une grosse partie des bénéfices de cette entreprise est versée à une fondation, maintenant reste à s
avoir ce que finance cette fondation... Afficher tout
Dans le même genre, cette fondation caritative possède donc une entreprise qui a exploité vingt mille détenus de camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale !

Bien entendu, la fondation n'existait alors pas encore (créée en 1964). Mon but ici n'est ni le point godwin ni de lancer un débat, mais je trouvais le paradoxe intéressant.

a écrit : On parle d'une multinationale. Donc c'est pas un déficit sur un site en particulier qui va faire risquer la faillite. Par contre, c'est dérangeant pour les actionnaires qui s'engraisseront moins. Les licenciements dans ce cas là, c'est juste foutre à la porte des salariés pour augmenter les dividendes. Il ne faut pas être naïf.

Après, on parle bien d'une multinationale. Le raisonnement est complètement différent pr une TPE-PME qui elle cherchera réellement à éviter la faillite.

En tout cas effectivement ça montre bien la France. Une opposition entre libéraux et syndicalistes. Dans les 2 cas il en résulte un amalgame au sein des patrons en confondant les patrons de TPE-PME avec ceux du Cac40. Confusion habilement entretenue par le Medef évidemment.
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... si ils ouvrent une filliale en France, c’est pour faire de l’argent... si ils n’en font plus ils ferment la filliale/ils réduisent sa taille (avec tous ce que ça implique) ... Tu investis dans quelque chose, tu te rend compte que tu perd de l’argent en tant que particulier... tu laisse ton argent ? Pourtant en enlevant ton investissement tu risque de faire mettre quelqu’un à la porte !!!? TPE/PME/Multinationale et même particulier, personne ne s’entête à perdre de l’argent

a écrit : Belle mentalité... Je te souhaite que tu sois jamais concerné par un plan social si t'es employé par une multinationale, je suis pas sur que tu gardes le même discours pro patronal Il n'y aurait pas d'emploi en premier lieu si les entreprises n'avaient pas le droit de licencier lorsqu'elles perdent de l'argent...
Vivre un licenciement n'est certainement pas chose facile, mais la flexibilité de l'emploi permet aussi d'en retrouver un plus facilement.

a écrit : Belle mentalité... Je te souhaite que tu sois jamais concerné par un plan social si t'es employé par une multinationale, je suis pas sur que tu gardes le même discours pro patronal Le problème est plutôt de voir le licenciement comme une fatalité. Si les anciens pouvaient faire leur trou et passer toute leur vie active dans une société ou deux, cela devient plutôt rare. Personnellement, j'ai déjà travaillé dans des sociétés qui allaient mal, je n'ai pas attendu le plan social pour chercher à me reconvertir ou changer de poste. Je ne comprends donc pas (sauf pour ces anciens qui ne sont habitués à changer de travail) pourquoi la responsabilité est mise sur l'entreprise. Je ne considère pas ma hiérarchie comme mon père (le modèle de l'entreprise patriarcale n'est pas vraiment d'actualité), ma vie ne se limite pas au travail. Si l'entreprise ferme, je change simplement de travail, ça demande du temps, des efforts, et économiquement c'est pas simple, mais ça se prévoit (soit en changeant de poste avant la faillite, soit en ayant un fond de sécurité).
Évidement, si certains préfèrent croire que l'entreprise leur est redevable (je suis redevable à un réseau ou à des responsables, à des personnes, pas à une entité économique), pas étonnant qu'ils dépriment ensuite.
Cela dit, heureusement que les licenciements sont encadrés pour limiter les abus, même s'ils existeront toujours, on a quand même de la chance en france.

On peut aussi citer rolex dans le même cas ;)

a écrit : La société Bosch n'est pas côtée en bourse. Elle est une société à "responsabilités limitées" et il n'y a aucun dividende versé. Cf la source Je n'ai en effet pas compris cette partie de la source. En quoi en est ce que la forme juridique ou la non cotation en bourse empêche le versement de dividende?! La politique de versement de dividende est propre à chaque entreprise, les SARL versent des dividendes tout comme les entreprises non cotées. Alors d'où la fondation tire t'elle ses ressources de financement?! J'ai trouvé ça bizarre