Jusque dans les années 1970, les nourrissons étaient opérés sans anesthésie

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Les médecins ont longtemps pensé que le système nerveux des bébés était peu développé et qu'ils ne ressentaient pas la douleur ou bien qu'elle était oubliée aussitôt. C'est pourquoi on les opérait sans anesthésie, pour éviter les risques liés à cette pratique. C'est seulement en 1987 qu'une étude a démontré que le système nerveux des nourrissons véhiculait les messages liés à la douleur.


Commentaires préférés (3)

Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anesthésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien...

a écrit : Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anes
thésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien... Afficher tout
Les médecins croyaient que la myéline du système nerveux, qui permet entre autre le passage de l'information de la douleur, était encore peu développée chez le nourrisson.

D'ailleurs, les médecins considèrent encore que le rapport à la douleur est différent chez l'enfant et l'adulte mais à l'inverse, les enfants seraient bien plus sensibles que les adultes.
www.santelog.com/actualites/douleur-de-lenfant-une-sensibilite-4-fois-plus-elevee-que-chez-ladulte

La médecine se trompe bien plus qu'on ne le croit et encore aujourd'hui. Il suffit de voir les scandales liés à certains médicaments dont les effets secondaires sont sous-estimés ou non mesurés.

Cela me fait penser aux opérations qui touchent au cerveau. Le crâne est anesthésié uniquement en « surface », car le cerveau n’est pas pourvu de nerf récepteur de la douleur (nocicepteur). L’avantage est que le patient peut toujours communiquer. Les médecins peuvent ainsi s’en servir pour savoir si ils touchent une parti du cerveau qu’il ne faut pas. (Par exemple si le patient ne parviens plus à articuler)


Tous les commentaires (82)

Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anesthésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien...

a écrit : Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anes
thésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien... Afficher tout
Les médecins croyaient que la myéline du système nerveux, qui permet entre autre le passage de l'information de la douleur, était encore peu développée chez le nourrisson.

D'ailleurs, les médecins considèrent encore que le rapport à la douleur est différent chez l'enfant et l'adulte mais à l'inverse, les enfants seraient bien plus sensibles que les adultes.
www.santelog.com/actualites/douleur-de-lenfant-une-sensibilite-4-fois-plus-elevee-que-chez-ladulte

La médecine se trompe bien plus qu'on ne le croit et encore aujourd'hui. Il suffit de voir les scandales liés à certains médicaments dont les effets secondaires sont sous-estimés ou non mesurés.

a écrit : Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anes
thésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien... Afficher tout
L'être humain est éduqué pour ne pas faire conscience à son instinct et à son bon sens, parce que c'est naturel, "donc c'est mal". Il a donc besoin de tout redécouvrir, y compris les évidences. C'est l'intelligence de la connerie, ou l'inverse.

Il y a une époque, pas si lointaine que ça, la médecine tuait presque plus que la maladie elle-même...

J’aime bien comment l’article est écrit d’une façon assez neutre pour arriver à une conclusion assez horrible ...
Imaginez les chirurgiens qui découvrent l’étude après des années des pratiques ...

Cela me fait penser aux opérations qui touchent au cerveau. Le crâne est anesthésié uniquement en « surface », car le cerveau n’est pas pourvu de nerf récepteur de la douleur (nocicepteur). L’avantage est que le patient peut toujours communiquer. Les médecins peuvent ainsi s’en servir pour savoir si ils touchent une parti du cerveau qu’il ne faut pas. (Par exemple si le patient ne parviens plus à articuler)

a écrit : Il y a une époque, pas si lointaine que ça, la médecine tuait presque plus que la maladie elle-même... Qu'est-ce qu'il faut pas entendre.. Cette information ne veut rien dire.
Quelle médecine ? Quelle maladie ? À quelle période ?
C'est du vent.

Mon jeune frère est né avec une grave malformation cardiaque. "On" lui a posé un pacemaker sans anesthésie, en 1978, il avait 5 ans, ce n'était plus un bébé, mais, bon...

a écrit : J’aime bien comment l’article est écrit d’une façon assez neutre pour arriver à une conclusion assez horrible ...
Imaginez les chirurgiens qui découvrent l’étude après des années des pratiques ...
Imaginez la scène :
Grosse réunion de médecins sur les dernières avancées de la médecine. Un pauvre chercheur lève la main pour prendre la parole : "Les gars, je crois qu'on s'est gouré, en fait les gamins, ils douillent sévère quand on les ouvre en deux.."
Stupeur dans la salle. On entend l'égo de quelques-uns bourdonner d'incompréhension et de dénégation tandis que l'horreur de la situation s'insinue peu à peu dans les esprits par flash-back des tables d'opération ... Un se lève en criant : "Un bébé qui pleure est un bébé en bonne santé ! Non ?!". La seule réponse qu'il obtient est un silence pesant et lourd de sens.

a écrit : L'être humain est éduqué pour ne pas faire conscience à son instinct et à son bon sens, parce que c'est naturel, "donc c'est mal". Il a donc besoin de tout redécouvrir, y compris les évidences. C'est l'intelligence de la connerie, ou l'inverse. L'instinct est utile pour réagir rapidement face à un danger mais pas pour déterminer l'efficacité d'une pratique médicale.

Quand au bon sens, il n'y a rien "d'évident" au fait que les bébés ressentent la douleur et si effectivement les nourrissons ne la ressente pas, alors autant ne pas prendre de risques en les anesthésiant.

C'est triste de penser que de nombreux bébés ont souffert le martyre mais dans un même temps, il faut se rappeler que les anesthésiants ont été utilisés à partir du milieu du 18eme siècle, soit bien après les premières opérations chirurgicales.

a écrit : Imaginez la scène :
Grosse réunion de médecins sur les dernières avancées de la médecine. Un pauvre chercheur lève la main pour prendre la parole : "Les gars, je crois qu'on s'est gouré, en fait les gamins, ils douillent sévère quand on les ouvre en deux.."
Stupeur dans la salle. On e
ntend l'égo de quelques-uns bourdonner d'incompréhension et de dénégation tandis que l'horreur de la situation s'insinue peu à peu dans les esprits par flash-back des tables d'opération ... Un se lève en criant : "Un bébé qui pleure est un bébé en bonne santé ! Non ?!". La seule réponse qu'il obtient est un silence pesant et lourd de sens. Afficher tout
très mal rédigé. bel effort malgré cela

a écrit : Imaginez la scène :
Grosse réunion de médecins sur les dernières avancées de la médecine. Un pauvre chercheur lève la main pour prendre la parole : "Les gars, je crois qu'on s'est gouré, en fait les gamins, ils douillent sévère quand on les ouvre en deux.."
Stupeur dans la salle. On e
ntend l'égo de quelques-uns bourdonner d'incompréhension et de dénégation tandis que l'horreur de la situation s'insinue peu à peu dans les esprits par flash-back des tables d'opération ... Un se lève en criant : "Un bébé qui pleure est un bébé en bonne santé ! Non ?!". La seule réponse qu'il obtient est un silence pesant et lourd de sens. Afficher tout
Ton com m'a fait penser à un truc que j'ai lu je ne sais plus où, peut-être sur ce site d'ailleurs.
Le premier chercheur qui a dit dans un congrès de chirurgiens que beaucoup de décès postopératoires étaient dus au manque d'hygiène et donc qu'il fallait se laver les mains avant une opération, s'est fait huer et moquer par son auditoire.
Le bonhomme (un allemand) plutôt sanguin s'est énervé et les à insulté, suite à quoi il a été un paria pour le corps médical.

a écrit : Mon jeune frère est né avec une grave malformation cardiaque. "On" lui a posé un pacemaker sans anesthésie, en 1978, il avait 5 ans, ce n'était plus un bébé, mais, bon... Alors là je suis choqué.
Mais à l'époque on devait au moins administrer des calmants, des antidouleurs, ou un peu de gaz (protoxyde d'azote), non ?
Du moins j'espère !

a écrit : Alors là je suis choqué.
Mais à l'époque on devait au moins administrer des calmants, des antidouleurs, ou un peu de gaz (protoxyde d'azote), non ?
Du moins j'espère !
Non, vous aviez tellement mal que vous tombiez dans les pommes. La douleur était l'anesthésique de l'époque.

a écrit : Ton com m'a fait penser à un truc que j'ai lu je ne sais plus où, peut-être sur ce site d'ailleurs.
Le premier chercheur qui a dit dans un congrès de chirurgiens que beaucoup de décès postopératoires étaient dus au manque d'hygiène et donc qu'il fallait se laver les mains avant une opéra
tion, s'est fait huer et moquer par son auditoire.
Le bonhomme (un allemand) plutôt sanguin s'est énervé et les à insulté, suite à quoi il a été un paria pour le corps médical.
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Il ne s'agissait pas d'un Allemand mais d'un Hongrois, nommé Semmelweiss, et il ne s'est jamais fait insulter ni huer nulle part parce que, pressentant la réactions de ses confrères, il ne publia jamais les résultats de ses travaux.

On pourrait publier une anecdote sur ce type mais le format court rendrait cette tâche difficile.
Il était obstétricien dans une clinique à Vienne où le taux de décès des mères et des nouveaux-nés était faramineux: entre 13 et 18%. Les femmes du quartier préféraient même accoucher chez elles, connaissant la réputation de la clinique.
Semmelweiss étudia les stats d'une autre maternité toute proche où le taux de mortalité ne dépassait pas les 2% (taux normal au milieu du XIX°). Il étudia donc les différences. Il s'avérait qu'un groupe d'étudiants en médecine pratiquaient des accouchements dans sa clinique et pas dans celle d'à côté.
Étaient-ils mauvais ? Non, il observa leur pratique et ne remarqua rien d'anormal.
Par contre ses étudiants disséquaient des cadavres le matin avant de procéder à des accouchements l'après-midi, je vous laisse imaginer le désastre...
Il demanda donc aux étudiants de se laver les mains en sortant de la morgue.
Résultat: le taux chute à 1,5% de mortalité.

Semmelweiss est un personnage-clef de l'histoire de la médecine, il est probablement l'inventeur de l'hygiène, à une époque où l'existence des microbes est encore inconnue des hommes.

a écrit : très mal rédigé. bel effort malgré cela Effectivement, je suis autant doué pour l'écriture que tu l'es pour la ponctuation. :)

a écrit : Il ne s'agissait pas d'un Allemand mais d'un Hongrois, nommé Semmelweiss, et il ne s'est jamais fait insulter ni huer nulle part parce que, pressentant la réactions de ses confrères, il ne publia jamais les résultats de ses travaux.

On pourrait publier une anecdote sur ce type mais le f
ormat court rendrait cette tâche difficile.
Il était obstétricien dans une clinique à Vienne où le taux de décès des mères et des nouveaux-nés était faramineux: entre 13 et 18%. Les femmes du quartier préféraient même accoucher chez elles, connaissant la réputation de la clinique.
Semmelweiss étudia les stats d'une autre maternité toute proche où le taux de mortalité ne dépassait pas les 2% (taux normal au milieu du XIX°). Il étudia donc les différences. Il s'avérait qu'un groupe d'étudiants en médecine pratiquaient des accouchements dans sa clinique et pas dans celle d'à côté.
Étaient-ils mauvais ? Non, il observa leur pratique et ne remarqua rien d'anormal.
Par contre ses étudiants disséquaient des cadavres le matin avant de procéder à des accouchements l'après-midi, je vous laisse imaginer le désastre...
Il demanda donc aux étudiants de se laver les mains en sortant de la morgue.
Résultat: le taux chute à 1,5% de mortalité.

Semmelweiss est un personnage-clef de l'histoire de la médecine, il est probablement l'inventeur de l'hygiène, à une époque où l'existence des microbes est encore inconnue des hommes.
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Effectivement mes souvenirs étaient trop imprécis et ton excellent commentaire est le bienvenu. Merci.

a écrit : Effectivement mes souvenirs étaient trop imprécis et ton excellent commentaire est le bienvenu. Merci. J'ai pas vraiment de mérite, j'ai eu un cours de 2 semestres sur l'épistémologie de la médecine.
Mais tu as parfaitement raison en soulignant l'arrogance de certains membres du corps médical, semblable à celle de certains magistrats, (c'est mon avis personnel) qui ne reconnaît que très rarement ses erreurs, surtout quand elles ont brisé des vies.

a écrit : J'ai pas vraiment de mérite, j'ai eu un cours de 2 semestres sur l'épistémologie de la médecine.
Mais tu as parfaitement raison en soulignant l'arrogance de certains membres du corps médical, semblable à celle de certains magistrats, (c'est mon avis personnel) qui ne reconnaît que très ra
rement ses erreurs, surtout quand elles ont brisé des vies. Afficher tout
Tout à fait d'accord.