Jusque dans les années 1970, les nourrissons étaient opérés sans anesthésie

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Les médecins ont longtemps pensé que le système nerveux des bébés était peu développé et qu'ils ne ressentaient pas la douleur ou bien qu'elle était oubliée aussitôt. C'est pourquoi on les opérait sans anesthésie, pour éviter les risques liés à cette pratique. C'est seulement en 1987 qu'une étude a démontré que le système nerveux des nourrissons véhiculait les messages liés à la douleur.


Tous les commentaires (82)

C'est marrant c'est comme pour les animaux. Pendant des années on a dit qu'ils ne souffraient pas et finalement des études commencent a montrer que si. Attention, je ne compare pas un bébé aux animaux, je dis juste qu'il faut être vigilant à la souffrance des êtres vivants. Plonger un homard vivant dans de l'eau bouillante, ça me fait halluciner, alors que personne ne le ferait avec un chien mais bon ... J'entends déjà certains dire que c'est pas pareil. Ah oui? Et sur quels critères ? Parce que perso je n'aime pas les chiens et ce n'est pas pr autant que j'ai envie de les voir mourir atrocement

a écrit : C'est marrant c'est comme pour les animaux. Pendant des années on a dit qu'ils ne souffraient pas et finalement des études commencent a montrer que si. Attention, je ne compare pas un bébé aux animaux, je dis juste qu'il faut être vigilant à la souffrance des êtres vivants. Plonger un homard vivant dans de l'eau bouillante, ça me fait halluciner, alors que personne ne le ferait avec un chien mais bon ... J'entends déjà certains dire que c'est pas pareil. Ah oui? Et sur quels critères ? Parce que perso je n'aime pas les chiens et ce n'est pas pr autant que j'ai envie de les voir mourir atrocement Afficher tout C’est comme la pêche de loisir. Ça m’a toujours fait halluciné qu’on rejette les poissons hameçonnés à l’eau comme si de rien n’était parce que la pêche finalement c’est un jeu et que le poisson avec la gueule abîmé, on s’en fiche un peu. Si à la limite, on tue le poisson et qu’on le mange directement, je pourrais comprendre un minimum.
A moins que quelqu’un me démontre scientifiquement que le poisson et le homard n’ont aucun centre nerveux de la douleur ...

Pourtant avant on donnait une claque sur les fesses au bébé qui venait de naître. Justement pour qu'il pleure et donc s'assurer qu'il soit bien vivant.
Donc c'est que les médecins savaient que la douleur existait sur les petits non ?

Enculé !! S’en prendre à un bébé !!!! ( Bernie Noel )

J’ai eu nourrisson en 1981 une opération à cœur ouvert. Je ne m’en souviens pas mais j’ai du morfler.

a écrit : Les médecins croyaient que la myéline du système nerveux, qui permet entre autre le passage de l'information de la douleur, était encore peu développée chez le nourrisson.

D'ailleurs, les médecins considèrent encore que le rapport à la douleur est différent chez l'enfant et l'adulte
mais à l'inverse, les enfants seraient bien plus sensibles que les adultes.
www.santelog.com/actualites/douleur-de-lenfant-une-sensibilite-4-fois-plus-elevee-que-chez-ladulte

La médecine se trompe bien plus qu'on ne le croit et encore aujourd'hui. Il suffit de voir les scandales liés à certains médicaments dont les effets secondaires sont sous-estimés ou non mesurés.
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Effets secondaires sous estimés ou non mesurés ?
Qu'entendez vous par là ?
Et quels scandales ?

Ma maman avait entendu une émission sur ce sujet sur Europe 1.
Elle m'avait confié, complètement choquée, que dans les années 80 on opérait les bébés à coeur ouvert, sans anesthésie. Je ne la croyais pas jusqu'à ce que je fasse des recherches à ce sujet... c'est dingue qu'à cette époque, les Hommes étaient capable de beaucoup de prouesses médicales mais n'avaient pas conscience qu'un bébé pouvait sentir la douleur .

a écrit : Quelle horreur! Cela veut dire que les bébés qui sont avortés doivent souffrir le martyre car ils ne sont pas endormis avant d'être aspirés. Non.
Premièrement, lors d’un avortement, on ne parle pas de bébé, mais d’embryon avant 11 semaines, puis de fœtus par la suite.
Deuxièmement, l’avortement est légal en France jusqu’à 12 semaines. Le système nerveux et le cerveau ne sont pas encore suffisamment développés à ce moment là pour pouvoir ressentir la douleur.

a écrit : Quelle horreur! Cela veut dire que les bébés qui sont avortés doivent souffrir le martyre car ils ne sont pas endormis avant d'être aspirés. Est ce sérieux ou ironique ?

Alors si c'est sérieux, les avortements en France ne sont autorisés que jusque maximum 14 semaines de grossesse ( par aspiration et 7 semaine par médicament) il s'avère qu'avant ce délai l'embryon n'est pas considéré comme une foetus par la loi ( médicalement c'est 11 semaine, et donc un nourrissons non plus) et à ce stade l'embryon n'a ni les centres nerveux, tour le développement des organes etc.. qui puisse lui faire ressentir une douleur... C'est la mère qui est sous anesthésie plutôt.

Et si c'est ironique, et bien en fait j'espère que ce n'est pas ironique.

a écrit : Cela me fait penser aux opérations qui touchent au cerveau. Le crâne est anesthésié uniquement en « surface », car le cerveau n’est pas pourvu de nerf récepteur de la douleur (nocicepteur). L’avantage est que le patient peut toujours communiquer. Les médecins peuvent ainsi s’en servir pour savoir si ils touchent une parti du cerveau qu’il ne faut pas. (Par exemple si le patient ne parviens plus à articuler) Afficher tout Tu aurais une explication pour les maux de tête ?

Je savais que le cerveau ne ressentait pas la douleur mais je ne m’explique pas les migraines / gueules de bois / maux de t du coup

a écrit : C’est comme la pêche de loisir. Ça m’a toujours fait halluciné qu’on rejette les poissons hameçonnés à l’eau comme si de rien n’était parce que la pêche finalement c’est un jeu et que le poisson avec la gueule abîmé, on s’en fiche un peu. Si à la limite, on tue le poisson et qu’on le mange directement, je pourrais comprendre un minimum.
A moins que quelqu’un me démontre scientifiquement que le poisson et le homard n’ont aucun centre nerveux de la douleur ...
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Oui exact !! Quand je pense que j'adorais ça quand j'étais petite, chose qui ne me viendrai même pas à l'esprit aujourd'hui ! Alors bon maintenant il faut trouver le juste équilibre entre ne pas devenir une espèce d'extrémiste vegan qui a peur qu'on arrache les salades de la terre car elles souffrent ,(débat véridique du moment) et consommer raisonnablement surtout sans faire souffrir qui que ce soit. Et pour revenir aux bébés, c'est vrai qu'on oublie, même petit, les opérations qui font souffrir, mais encore heureux qu'on le prenne en compte aujourd'hui !!

a écrit : C’est comme la pêche de loisir. Ça m’a toujours fait halluciné qu’on rejette les poissons hameçonnés à l’eau comme si de rien n’était parce que la pêche finalement c’est un jeu et que le poisson avec la gueule abîmé, on s’en fiche un peu. Si à la limite, on tue le poisson et qu’on le mange directement, je pourrais comprendre un minimum.
A moins que quelqu’un me démontre scientifiquement que le poisson et le homard n’ont aucun centre nerveux de la douleur ...
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Le homard, je ne saurais dire ; j'imagine comme toi qu'il passe un mauvais moment.
Mais pour les poissons, ils est vrai que leur bouche est comme un "bec", comme de la corne, et ils ne doivent rien sentir. Comme toi qui te coupe les ongles, un cheval dont on lime les sabots avant de lui planter des clous pour fixer les fers, ou encore un éléphant dont on scie les défenses pour éviter le braconage... Certains, comme le requin et le mérou ont cette même corne au palais, et peuvent mâcher n'importe quoi sans rien sentir. On commence d'ailleurs en mer des Caräibes à leur donner en pâture (et leur apprendre à les manger) des poissons-lions qui ont envahi ces mers par accident et créent des ravages terribles sur la faune locale car ils n'ont pas de prédateurs ici. Leurs épines sont redoutables et venimeuses, mais ils sont alors croqués comme si de rien n'était, et sans souffrance pour les requins et mérous qui veulent bien tenter "l'expérience" que leur proposent les plongeurs. Il est clair qu'ils n'ont pas les mêmes terminaisons nerveuses de la souffrance que nous.
Sans aller trop loin, j'ai un dogue argentin : cet idiot attaque les hérissons à pleines dents ! Il a des épines partout, qui lui transperce les babines, plantées au fond de la gorge, plein de sang, c'est n'importe quoi ;) Tu lui enlèves et il ne sent absolument rien ! Comme si tu le caressais... Un jour je suis allé lui faire recoudre une babine chez le véto, il l'a fait "à cru", comme ça et m'a alors appris que ces chiens ne ressentaient pas de douleur à ce niveau là. Des "bêtes" quoi ;)
Bon, ben voilà ; on n'est pas fait pareil, et pour les poissons c'est encore plus vrai...

J imagine que pour les opérations on en dormait tout de même les bébé car opéré un bébé qui se dandine de douleur ça doit pas être terrible. Mais c est vrai que le rapport a la douleur est différent puisque pour piquer ma fille, ils ont juste mis un peu de glucose sur ces lèvres et le goût sucré compensait largement la douleur. Alors que pour un adulte ça fonctionnerait moyen.

a écrit : Tu aurais une explication pour les maux de tête ?

Je savais que le cerveau ne ressentait pas la douleur mais je ne m’explique pas les migraines / gueules de bois / maux de t du coup
Il me semble que les migraines et autres sont dues à des inflammations de vaisseaux dans la boite crânienne. Bref ça gonfle et ça compresse le nerf entre le cerveau et l'os. Le cerveau ne ressent pas la douleur mais est tout de même irrigué avec un ensemble de nerfs. Tu as des nerfs sur la surface interne de ton crane mais pas à l'intérieur du cerveau.

Un expert du cerveau peut confirmer ou infirmer.

a écrit : Le homard, je ne saurais dire ; j'imagine comme toi qu'il passe un mauvais moment.
Mais pour les poissons, ils est vrai que leur bouche est comme un "bec", comme de la corne, et ils ne doivent rien sentir. Comme toi qui te coupe les ongles, un cheval dont on lime les sabots avant de lui plante
r des clous pour fixer les fers, ou encore un éléphant dont on scie les défenses pour éviter le braconage... Certains, comme le requin et le mérou ont cette même corne au palais, et peuvent mâcher n'importe quoi sans rien sentir. On commence d'ailleurs en mer des Caräibes à leur donner en pâture (et leur apprendre à les manger) des poissons-lions qui ont envahi ces mers par accident et créent des ravages terribles sur la faune locale car ils n'ont pas de prédateurs ici. Leurs épines sont redoutables et venimeuses, mais ils sont alors croqués comme si de rien n'était, et sans souffrance pour les requins et mérous qui veulent bien tenter "l'expérience" que leur proposent les plongeurs. Il est clair qu'ils n'ont pas les mêmes terminaisons nerveuses de la souffrance que nous.
Sans aller trop loin, j'ai un dogue argentin : cet idiot attaque les hérissons à pleines dents ! Il a des épines partout, qui lui transperce les babines, plantées au fond de la gorge, plein de sang, c'est n'importe quoi ;) Tu lui enlèves et il ne sent absolument rien ! Comme si tu le caressais... Un jour je suis allé lui faire recoudre une babine chez le véto, il l'a fait "à cru", comme ça et m'a alors appris que ces chiens ne ressentaient pas de douleur à ce niveau là. Des "bêtes" quoi ;)
Bon, ben voilà ; on n'est pas fait pareil, et pour les poissons c'est encore plus vrai...
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Merci pour l'explication, je ne savais pas. Le poisson cicatriserait sans rien sentir ? Espérons qu'une étude dans 10 ans ne viennent pas dire le contraire. Pour le homard, je n'en sais vraiment rien non plus. Dans ma Normandie natale, on dit depuis toujours que tout ce qui vient de la mer avec une coquille, ne sent pas la douleur...

Bref, c'est comme les dromadaires et les chameaux qui croquent les cactus à pleine bouche du coup.

a écrit : Effets secondaires sous estimés ou non mesurés ?
Qu'entendez vous par là ?
Et quels scandales ?
Je cite les 5 plus connus mais il y en pleins d'autres :
Mediator - hypertension artérielle pulmonaire mortelle
Distilbène - stérilité et augmentation de cancers infantiles
Vioxx - crises cardiaques et attaques cérébrales
Diane35 - risques thromboemboliques

"Levothyrox - dérèglement de la thyroïde" (entre guillemet car les preuves de présence d'effets secondaires non désirés ne sont pas encore clairement déterminées)

Pour certains, le risque était connu et parfois sous-estimé. Pour d'autres, les pré-tests n'ont pas montré ces effets secondaires qui sont apparus après mise sur le marché.

a écrit : Il a vraiment fallu faire des études pour prouver qu'un nourrisson a mal si on l'incise et que du coup il pleur vu qu'il a mal?
Je sais qu'il est toujours facile après coup de juger, mais dans ce cas là cela parait tellement évident.
Apres ok, il y'a les risques liés à l'anes
thésie et le fait qu'on ne se souviennent pas de nos premier jour, mais de là à croire que le nourrisson qui se tord de douleur ne ressent rien... Afficher tout
Un nourrisson est souvent immobile face à la douleur, d’où cette incompréhension !

a écrit : Merci pour l'explication, je ne savais pas. Le poisson cicatriserait sans rien sentir ? Espérons qu'une étude dans 10 ans ne viennent pas dire le contraire. Pour le homard, je n'en sais vraiment rien non plus. Dans ma Normandie natale, on dit depuis toujours que tout ce qui vient de la mer avec une coquille, ne sent pas la douleur...

Bref, c'est comme les dromadaires et les chameaux qui croquent les cactus à pleine bouche du coup.
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Oui, tu as raison... Les dromadaires et les cactus, encore un exemple.

a écrit : Oui, tu as raison... Les dromadaires et les cactus, encore un exemple. Je crois que tout provient d'une croyance populaire comme quoi les invertébrés ne ressentent pas la douleur que ce soit les insectes ou les crustacés. Le principe de cette théorie semble être : Pas de colonne vertébrale = pas de transmission de douleur.
Pour les insectes, c'est assez difficile à démontrer ou contredire. Une sauterelle qui se fait dévorer par une mante religieuse continue de se nourrir comme si de rien n'était. Une araignée a qui on arrache les pattes ne s'enfuit pas forcément. Il est finalement difficile d'établir une distinction entre douleur, comportement inné et stimulation nerveuse. De notre point de vue, le monde des insectes reste pourtant très cruel.

Pour les crustacés, cela reste différent. Il semblerait que les homards et les crustacés soient dotés de perception de la douleur et même de souvenirs liées à celle-ci :
www.huffingtonpost.fr/2014/03/11/les-homards-crustaces-douleur-souffrance_n_4939871.html

D'ailleurs, la Suisse a interdit d'ébouillanter les homards encore conscients.
www.franceinter.fr/societe/a-partir-de-jeudi-en-suisse-les-homards-ne-pourront-plus-passer-a-la-casserole-vivants

a écrit : L'instinct est utile pour réagir rapidement face à un danger mais pas pour déterminer l'efficacité d'une pratique médicale.

Quand au bon sens, il n'y a rien "d'évident" au fait que les bébés ressentent la douleur et si effectivement les nourrissons ne la ressente pas, alo
rs autant ne pas prendre de risques en les anesthésiant.

C'est triste de penser que de nombreux bébés ont souffert le martyre mais dans un même temps, il faut se rappeler que les anesthésiants ont été utilisés à partir du milieu du 18eme siècle, soit bien après les premières opérations chirurgicales.
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un bébé qui pleure, selon vous, çà n'indique pas une souffrance ? Le problème, avec les "scientifiques", c'est qu'ils ont perdu leurs affects, à supposer qu'ils en aient jamais eus, et que chez eux n'existe que la raideur intellectuelle et technocratique. Des blouses blanches, du cynisme, de la froideur, et évidemment l'énorme sentiment de supériorité qui va avec (motivé par quoi, on se le demande encore).