La famille d'un criminel peut le trahir via son ADN

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La recherche ADN par parentèle a été une révolution. Aujourd'hui, même si l'ADN d'un criminel est absent du fichier central (FNAEG), celui-ci peut "matcher" si l'ADN d'un membre de sa famille (père, frère...) s'y trouve déjà. On sait donc dans ce cas à quelle famille appartient l'ADN du criminel, ce qui fait considérablement avancer les enquêtes.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ? Seulement si tu commets un crime ou délit on te le prélève en GAV. Si tu tues quelqu'un que tu laisses ton ADN mais que tu n'as jamais été arrêté ton ADN n'y sera pas en revanche si un membre de ta famille y apparait, par recoupement tu seras potentiellement identifié.

a écrit : Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ? C'est très simple.

Lorsque tu commets une infraction spécifique (y'en a beaucoup, elles vont du meurtre à l'escroquerie) et que tu es placé en garde à vue, il y un moment où on va te prendre en photo, te mesurer, prendre tes empreintes digitales et également ton ADN (coton-tige dans la bouche). Si par la suite, tu n'es pas condamné, tu peux demander et obtenir l'effacement de toutes ces inscriptions dans ces différents fichiers.

Il faut savoir que la France, à travers la CNIL, est un des pays qui protège le plus ses citoyens du "fichage". Régulièrement, elle inspecte les fichiers pour voir si l'inscription est justifiée ou si l'effacement (demandé ou automatique après prescription) a été réalisé.

Seuls les fichiers "souverains" (ceux des centrales de renseignement: DGSE, DGSI, DNRED...) échappent à la CNIL.

a écrit : Pas seulement, on te fais aussi un prélèvement ADN si tu as été témoin d'un crime. Non pas vraiment. Tu dois penser aux prélèvements pour discrimination. Sur une scène de crime, on va prélever l'ADN de tous qui ont une bonne raison d'avoir laisser des traces sur les lieux (par exemple, ils y habitent ou y sont intervenus: pompiers, médecins...) mais l'ADN ne sera conservé que le temps de l'enquête et ne sera pas inscrit au FNAEG.


Tous les commentaires (61)

Si mes souvenirs sont bons, cette méthode a permis d'identifier un des meurtriers de la pauvre Elodie Kulik.

Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ?

Comment comprendre en quelques anecdotes que le métier de criminel est un métier précaire ...

a écrit : Seulement si tu commets un crime ou délit on te le prélève en GAV. Si tu tues quelqu'un que tu laisses ton ADN mais que tu n'as jamais été arrêté ton ADN n'y sera pas en revanche si un membre de ta famille y apparait, par recoupement tu seras potentiellement identifié. Pas seulement, on te fais aussi un prélèvement ADN si tu as été témoin d'un crime.

a écrit : Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ? Seulement si tu commets un crime ou délit on te le prélève en GAV. Si tu tues quelqu'un que tu laisses ton ADN mais que tu n'as jamais été arrêté ton ADN n'y sera pas en revanche si un membre de ta famille y apparait, par recoupement tu seras potentiellement identifié.

a écrit : Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ? C'est très simple.

Lorsque tu commets une infraction spécifique (y'en a beaucoup, elles vont du meurtre à l'escroquerie) et que tu es placé en garde à vue, il y un moment où on va te prendre en photo, te mesurer, prendre tes empreintes digitales et également ton ADN (coton-tige dans la bouche). Si par la suite, tu n'es pas condamné, tu peux demander et obtenir l'effacement de toutes ces inscriptions dans ces différents fichiers.

Il faut savoir que la France, à travers la CNIL, est un des pays qui protège le plus ses citoyens du "fichage". Régulièrement, elle inspecte les fichiers pour voir si l'inscription est justifiée ou si l'effacement (demandé ou automatique après prescription) a été réalisé.

Seuls les fichiers "souverains" (ceux des centrales de renseignement: DGSE, DGSI, DNRED...) échappent à la CNIL.

a écrit : Je me pose une question, comment nos données ADN se retrouvent elles dans des bases de données ? À quelle moment ceux ci sont enregistrées ? Article 706-55 du code pénal :

Le fichier national automatisé des empreintes génétiques centralise les traces et empreintes génétiques concernant les infractions suivantes :
1° Les infractions de nature sexuelle

2° Les crimes contre l'humanité et les crimes et délits d'atteintes volontaires à la vie de la personne, de torture et actes de barbarie, de violences volontaires, de menaces d'atteintes aux personnes, de trafic de stupéfiants, d'atteintes aux libertés de la personne, de traite des êtres humains, de proxénétisme, d'exploitation de la mendicité et de mise en péril des mineurs

3° Les crimes et délits de vols, d'extorsions, d'escroqueries, de destructions, de dégradations, de détériorations et de menaces d'atteintes aux biens

4° Les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, les actes de terrorisme, la fausse monnaie, l'association de malfaiteurs et les crimes et délits de guerre

5° Les délits prévus aux articles 222-52 à 222-59 du code pénal, aux articles L. 2339-2, L. 2339-3, L. 2339-4, L. 2339-4-1, L. 2339-10 à L. 2339-11-2, L. 2353-4 et L. 2353-13 du code de la défense et aux articles L. 317-1-1 à L. 317-9 du code de la sécurité intérieure ;

6° Les infractions de recel ou de blanchiment du produit de l'une des infractions mentionnées aux 1° à 5


Ces informations sont enregistrées si tu es condamné ou simplement mis en cause pour une de ces infractions. Je suppose donc que même des innocents s'y trouvent fichés.

a écrit : Pas seulement, on te fais aussi un prélèvement ADN si tu as été témoin d'un crime. Non pas vraiment. Tu dois penser aux prélèvements pour discrimination. Sur une scène de crime, on va prélever l'ADN de tous qui ont une bonne raison d'avoir laisser des traces sur les lieux (par exemple, ils y habitent ou y sont intervenus: pompiers, médecins...) mais l'ADN ne sera conservé que le temps de l'enquête et ne sera pas inscrit au FNAEG.

a écrit : C'est très simple.

Lorsque tu commets une infraction spécifique (y'en a beaucoup, elles vont du meurtre à l'escroquerie) et que tu es placé en garde à vue, il y un moment où on va te prendre en photo, te mesurer, prendre tes empreintes digitales et également ton ADN (coton-tige dans la bouc
he). Si par la suite, tu n'es pas condamné, tu peux demander et obtenir l'effacement de toutes ces inscriptions dans ces différents fichiers.

Il faut savoir que la France, à travers la CNIL, est un des pays qui protège le plus ses citoyens du "fichage". Régulièrement, elle inspecte les fichiers pour voir si l'inscription est justifiée ou si l'effacement (demandé ou automatique après prescription) a été réalisé.

Seuls les fichiers "souverains" (ceux des centrales de renseignement: DGSE, DGSI, DNRED...) échappent à la CNIL.
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Les délais de conservation sont les mêmes que les délais d'inscription sur l'un des bulletins de casier judiciaire ?

a écrit : Les délais de conservation sont les mêmes que les délais d'inscription sur l'un des bulletins de casier judiciaire ? Carrément pas. L'effacement automatique c'est 40 ans ou 25 ans si le mis en cause n'as pas été condamné mais que pèsent des indices graves contre lui.

Mais l'inscription au FNAEG est moins grave, à mon sens, qu'une inscription à l'un des bulletins du CJ qui te ferment la porte de tous les emplois publics et de certains emplois sensibles dans le privé.

a écrit : Non pas vraiment. Tu dois penser aux prélèvements pour discrimination. Sur une scène de crime, on va prélever l'ADN de tous qui ont une bonne raison d'avoir laisser des traces sur les lieux (par exemple, ils y habitent ou y sont intervenus: pompiers, médecins...) mais l'ADN ne sera conservé que le temps de l'enquête et ne sera pas inscrit au FNAEG. Afficher tout Si vraiment, un ami simple témoin d'un braquage à un poste essence a eu un prélèvement ADN.

a écrit : Si vraiment, un ami simple témoin d'un braquage à un poste essence a eu un prélèvement ADN. Relis correctement le message auquel tu viens de répondre et tu vas comprendre.
- prélèvement pour discrimination: oui (il était sur les lieux c'est normal)
- inscription au FNAEG: non.

En même temps, un jour où l'autre, nous serons tous enregistrés au FNAEG, la preuve?
Les cartes d'identité ont été créées à la base pour lister les criminels et les prostiputes et aujourd'hui tout le monde en a une (même les ados) et tout le monde trouve ça normal.

Pour l'anecdote, JLSD car je regarde "les enquêtes impossibles" ^^

P.S Comment truquer le FNAEG pour les nuls:
(censuré) héhéhé, moi je sais comment faire, mais je peux pas le dire parce que c'est interdit! ^^

a écrit : Relis correctement le message auquel tu viens de répondre et tu vas comprendre.
- prélèvement pour discrimination: oui (il était sur les lieux c'est normal)
- inscription au FNAEG: non.
Je l'ai lu 2 fois.
Quand tu te sers de l'essence, je ne vois pas très bien à quoi sert un relevé ADN.
Il y a peu de chances que tu laisses ton ADN sur le pistolet. Des empreintes à la limite.

a écrit : Je l'ai lu 2 fois.
Quand tu te sers de l'essence, je ne vois pas très bien à quoi sert un relevé ADN.
Il y a peu de chances que tu laisses ton ADN sur le pistolet. Des empreintes à la limite.
C'est un peu plus compliqué. Imagine que peu de temps après on retrouve la planque de l'équipe qui a préparé le coup et que là, on retrouve l'ADN de ton ami.
Ou qu'on la voiture abandonnée de l'équipe juste après les faits, et qu'on retrouve l'ADN de ton ami dedans...

Je ne connais pas les détails mais si ton ami n'est pas entré dans la boutique, ce n'est plus un prélèvement pour discrimination. C'est de la suspicion clairement.
On l'a peut-être même mis sur écoute, ce serait pas illogique.

a écrit : Carrément pas. L'effacement automatique c'est 40 ans ou 25 ans si le mis en cause n'as pas été condamné mais que pèsent des indices graves contre lui.

Mais l'inscription au FNAEG est moins grave, à mon sens, qu'une inscription à l'un des bulletins du CJ qui te ferment la por
te de tous les emplois publics et de certains emplois sensibles dans le privé. Afficher tout
Ah mince. Du coup, si je refais un truc illégal, il me trouve direct alors que c'est déjà effacé de mon bulletin n°1.

J'ai vu une procédure pour faire effacer ces empreintes génétiques. Je reviens, je fais mon dossier...

a écrit : Carrément pas. L'effacement automatique c'est 40 ans ou 25 ans si le mis en cause n'as pas été condamné mais que pèsent des indices graves contre lui.

Mais l'inscription au FNAEG est moins grave, à mon sens, qu'une inscription à l'un des bulletins du CJ qui te ferment la por
te de tous les emplois publics et de certains emplois sensibles dans le privé. Afficher tout
La demande d'effacement du B1/B2 est assez simple et rapide, de plus elle est souvent suivie par le parquet

Apres c'est sur, faut pas etre tomber pour le gros braquo et demander un poste de vigile dans une banque ou un dépot de munition, c'est sur.

Mais pour les petits délits, les petits "accidents de la vie" c'est assez systématique (je n'ai pas de chiffres par contre faudra vous fier à mon feeling :D)

a écrit : La demande d'effacement du B1/B2 est assez simple et rapide, de plus elle est souvent suivie par le parquet

Apres c'est sur, faut pas etre tomber pour le gros braquo et demander un poste de vigile dans une banque ou un dépot de munition, c'est sur.

Mais pour les petits délit
s, les petits "accidents de la vie" c'est assez systématique (je n'ai pas de chiffres par contre faudra vous fier à mon feeling :D) Afficher tout
As-tu déjà vu passer des demandes d'effacement du FNAEG ? Ça doit paraître assez louche au parquet, non ?

a écrit : As-tu déjà vu passer des demandes d'effacement du FNAEG ? Ça doit paraître assez louche au parquet, non ? Non, ça va dépendre des poursuites. Le prélèvement se fait pour toutes personnes condamnées ou a minima soupçonnées. Si il n'y a pas de poursuite, par exemple le suspect est finalement innocent, il peut effectivement demander la radiation du fichier.

a écrit : As-tu déjà vu passer des demandes d'effacement du FNAEG ? Ça doit paraître assez louche au parquet, non ? Gregkiwi a répondu mais je me permets quand meme ;)

Oui j'ai parfois des demandes d'effacement par courrier ou en personne de gens qui souhaite cet effacement avant la fin de conservation (25 ou 40 ans selon le cas)
Il arrive parfois que ca traine un peu et là pour le coup les gens qui viennent raler pour en être effacer sont trèèèès suspects (surtout qu'on a droit à chaque fois au couplet de "la liberté des uns s'arrete nianiania" et les "vilaines lois liberticides" comme en ce moment tiens, enfin bref je m'égare, simplement pour imagé que ce sont des gens qui n'ont pas non plus un argumentaire qui leur attire de la sympathie)

J'avoue que question "louchitude", ca me titille un peu à chaque fois, je me dis que si vraiment ils n'ont rien à se reprocher, à quoi bon ?!

EDIT : au fait dans mon premier com je parlais de l'effacement du B1/B2 ;)