La génération de 1894 fut maudite

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La génération la plus décimée par la Première Guerre mondiale en France fut la génération 1894. Avant la guerre, 28% des hommes furent victimes de mortalité infantile et juvénile, et 26% supplémentaires furent victimes de la guerre. En 1918, alors qu'ils auraient eu 24 ans, 52% des hommes nés en 1894 étaient morts.

Cette surmortalité s'explique notamment par le fait qu'ils furent envoyés au front sans véritable expérience militaire, puisqu'ils furent formés à la va-vite pour combler les vides dans les effectifs, dus aux pertes catastrophiques subies entre août et septembre 1914.


Commentaires préférés (3)

Je suis de 1994 et ça me fait froid dans le dos de penser qu'à mon âge, cent ans plus tôt, plus d'un quart de mes amis seraient mort.

a écrit : Pas vraiment, la grande majorité des cas de mortalité infantile arrive avant 1 an.

C'est d'ailleur toujours le cas de nos jours.
Exact, pour ça que j'ai mis un quart et non la moitié ;)

a écrit : C'est pour ça qu'il précise un quart il me semble. 1/4 étaient morts à cause de la mortalité infantile et 1/4 à cause de la guerre.
Il aurait ainsi perdu 1/4 de ses amis (le 1/4 mort à la guerre)
Vous n'y êtes pas du tout ! :)
Sur 100 garçons nés en 1894, 25 vont mourir à la naissance et 25 vont mourir à la guerre.
Sur ses 74 copains, 25 vont mourir à la guerre. 25/74=0.33=33%.
Un tiers de ses copains vont disparaître.


Tous les commentaires (82)

Je suis de 1994 et ça me fait froid dans le dos de penser qu'à mon âge, cent ans plus tôt, plus d'un quart de mes amis seraient mort.

Deux As très connus font partie de cette génération : Fonck (a survécu) et Guynemer (tué en 1917).

a écrit : Je suis de 1994 et ça me fait froid dans le dos de penser qu'à mon âge, cent ans plus tôt, plus d'un quart de mes amis seraient mort. Pas vraiment, la grande majorité des cas de mortalité infantile arrive avant 1 an.

C'est d'ailleur toujours le cas de nos jours.

a écrit : Pas vraiment, la grande majorité des cas de mortalité infantile arrive avant 1 an.

C'est d'ailleur toujours le cas de nos jours.
Exact, pour ça que j'ai mis un quart et non la moitié ;)

Il y a leur manque de formation militaire mais aussi, et ce n'est pas négligeable, que 92% des hommes de la classe 14 (la génération dont parle l'anecdote) ont été mobilisés.
C'est bien plus que les autres classes.

Si on veut en savoir plus il faut absolument more Ceux de 14 de Maurice Genevoix qui est un chef d'oeuvre et un témoignage poignant.

a écrit : Pas vraiment, la grande majorité des cas de mortalité infantile arrive avant 1 an.

C'est d'ailleur toujours le cas de nos jours.
C'est pour ça qu'il précise un quart il me semble. 1/4 étaient morts à cause de la mortalité infantile et 1/4 à cause de la guerre.
Il aurait ainsi perdu 1/4 de ses amis (le 1/4 mort à la guerre)

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a écrit : Exact, pour ça que j'ai mis un quart et non la moitié ;) Ah ok je pensais que tu ne faisais référence qu'à la mortalité infantile. My bad.

Les chiffres de la mortalité pendant les deux guerres mondiales sont toujours aussi saisissants, peu importe la façon dont on les présente.

Sinon je parie un sac de patates qu'un puriste de la langue va faire une remarque sur le premier adjectif de l'anecdote....

a écrit : Les chiffres de la mortalité pendant les deux guerres mondiales sont toujours aussi saisissants, peu importe la façon dont on les présente.

Sinon je parie un sac de patates qu'un puriste de la langue va faire une remarque sur le premier adjectif de l'anecdote....
Un "soit-disant" puriste alors, car un puriste ne dira rien sur ce terme, on s'attache à la définition exacte d'un mot ou son usage courant. Pas à son bagage historique ;)

Mais bon, wait and see !

a écrit : Un "soit-disant" puriste alors, car un puriste ne dira rien sur ce terme, on s'attache à la définition exacte d'un mot ou son usage courant. Pas à son bagage historique ;)

Mais bon, wait and see !
J'imagine qu'avec @Tyb vous parlez de 5.2%, au lieu de 52, cause adjectif en question, non ?
J'y ai eu droit il y a trois jours :)

a écrit : Exact, pour ça que j'ai mis un quart et non la moitié ;) Je pensais que vous aviez pensé a vos amies mais du coup soit c'est un huitième, soit vous n'en avez pas :p

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a écrit : C'est pour ça qu'il précise un quart il me semble. 1/4 étaient morts à cause de la mortalité infantile et 1/4 à cause de la guerre.
Il aurait ainsi perdu 1/4 de ses amis (le 1/4 mort à la guerre)
Vous n'y êtes pas du tout ! :)
Sur 100 garçons nés en 1894, 25 vont mourir à la naissance et 25 vont mourir à la guerre.
Sur ses 74 copains, 25 vont mourir à la guerre. 25/74=0.33=33%.
Un tiers de ses copains vont disparaître.

a écrit : Vous n'y êtes pas du tout ! :)
Sur 100 garçons nés en 1894, 25 vont mourir à la naissance et 25 vont mourir à la guerre.
Sur ses 74 copains, 25 vont mourir à la guerre. 25/74=0.33=33%.
Un tiers de ses copains vont disparaître.
L'anecdote somme les deux donc à priori c'est bien 26% de mort sur les 100 initiaux
Édit : j'ai rien dit

a écrit : Les chiffres de la mortalité pendant les deux guerres mondiales sont toujours aussi saisissants, peu importe la façon dont on les présente.

Sinon je parie un sac de patates qu'un puriste de la langue va faire une remarque sur le premier adjectif de l'anecdote....
Sauf ceux qui ont déjà lu la remarque que tu as faite à ce sujet, dans un de tes commentaires, il y a quelques jours.

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a écrit : Je suis de 1994 et ça me fait froid dans le dos de penser qu'à mon âge, cent ans plus tôt, plus d'un quart de mes amis seraient mort. Ça peut faire froid dans le dos quelle que soit l'année de naissance parce que le fait d'être né 100 ans ou 82 ans après ne change pas grand chose. Et tu aurais encore plus froid si tu étais parmi ceux qui sont mort ce qui avait encore plus de chances de t'arriver !

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a écrit : Je suis de 1994 et ça me fait froid dans le dos de penser qu'à mon âge, cent ans plus tôt, plus d'un quart de mes amis seraient mort. Ami peut référer à amis ou amies et amis. Dans le 2e cas, en imaginant que tu as 50/50 d'amis homme et femme, on n'y est toujours pas ;)
(c'était juste pour être chiant)

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a écrit : Vous n'y êtes pas du tout ! :)
Sur 100 garçons nés en 1894, 25 vont mourir à la naissance et 25 vont mourir à la guerre.
Sur ses 74 copains, 25 vont mourir à la guerre. 25/74=0.33=33%.
Un tiers de ses copains vont disparaître.
De toute manière les enfants mort nés n’ont pas pu être ses amis :(

Est ce que les registres de l'époque étaient fiables pour savoir l'année exacte de la naissance de quelqu'un? Est ce que l'enregistrement des nouveaux nés était fait dans les règles? Je ne sais pas comment ça se passait en France mais les dates de naissance de mes 4 grands parents était inconnues, et pourtant ils étaient nés au début des années 20.

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a écrit : J'imagine qu'avec @Tyb vous parlez de 5.2%, au lieu de 52, cause adjectif en question, non ?
J'y ai eu droit il y a trois jours :)
Je pense plutôt que c'est "décimée" qui ferait tiquer les sodomiseurs de diptères...

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a écrit : Les chiffres de la mortalité pendant les deux guerres mondiales sont toujours aussi saisissants, peu importe la façon dont on les présente.

Sinon je parie un sac de patates qu'un puriste de la langue va faire une remarque sur le premier adjectif de l'anecdote....
Les sodomiseurs de diptères que sont les grammar nazis sont loin d'être des "puristes" car un linguiste accepte volontiers l'usage courant qui en l'occurrence est même inscrit dans les nouvelles définitions... du coup je pari un sac de patates que tu va garder ton sac de patates ;-)

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