Le fiasco du Rainbow Warrior

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Le 10 juillet 1985, la DGSE fit exploser la coque d'un chalutier de Greenpeace dans le port d'Auckland, le "Rainbow Warrior". L'incident fit un mort et l'opération fut un fiasco total. Deux agents français laissèrent beaucoup d'indices qui permettront à la police de remonter jusqu'à eux.

Greenpeace cherchait à se rendre en Polynésie pour protester contre les essais nucléaires dans le Pacifique.


Commentaires préférés (3)

Un crime dont les commanditaires, c'est-à-dire les plus hauts dirigeants de l'Etat français et des services secrets, n'ont toujours pas été condamnés. Ce crime est considéré comme le 1er acte terroriste voir une déclaration de guerre par les néo-zélandais. Mais bon, en France on connait la chanson, la justice à 2 vitesses.

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A l'époque, Greenpeace était un peu plus radical qu'aujourd'hui... Aujourd'hui, ils ne dérangent plus personne, ils coopèrent à fond avec les groupes industriels, les États et les partis politiques. C'est vraiment malheureux de voir comment une cause noble et radicale a été instrumentalisée par certains membres de Greenpeace pour leurs propres intérêts personnels, car certains membres ont préféré coopérer avec leurs ennemis et se faire financer à hauteur de centaines de millions d'euros, plutôt que de continuer leur vrai combat et d'assumer le conflit.

Greenpeace participe aujourd'hui activement au greenwashing général et à l'illusion générale selon laquelle la "transition écologique" ne sera pas plus difficile qu'une balade à vélo un peu longue (pour reprendre les termes d'Yves-Marie Abraham). Ce qu'ils font n'a malheureusement plus rien à avoir avec leurs débuts, ni avec l'écologie (la vraie), qui est nécessairement disruptive puisqu'elle remet fondamentalement en question notre civilisation capitaliste. L'écologie, ça commence par la remise en question du progrès éternel, de l'accumulation de profit infinie, et de la supremacie des humains sur la Terre. Toutes des choses que Greenpeace ne fait plus...

Tout ça, ce n'est pas moi qui le dis, mais bien l'un des fondateurs de Greenpeace, Paul Watson, qui a ensuite fondé Sea Shepherd.

youtu.be/hjWStRd_aGw pour ceux que cette histoire intéresse.

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voici l'histoire du rainbow warrior, la fin va vous étonner !

Début 1985, l'état-major français prépare une attaque contre le Rainbow Warrior de l'ogranisation Green peace qui compter perturber les essais nucléaires français dans l'atoll de Moruroa.
Plusieurs options sont étudiées pour l'opération baptisé "Satanique" : l'envoi d'une équipe médicale diagnostiquant la jaunisse chez l'équipage mis en quarantaine ; le versement dans le réservoir du bateau de bactéries mangeuses de carburant ; une charge explosive légère pour endommager l'arbre d'hélice ou le gouvernail du Rainbow Warrior, l'obligeant à de lourdes réparations ; une dysenterie accidentelle pour laisser l'équipage à terre ; une charge explosive lourde pour couler le navire... C'est cette dernière hypothèse la plus radicale étant celle retenue par le pouvoir politique pour que cesse l'activisme du Rainbow Warrior.
Le 10 juillet 1985, les faux époux Turenge chargent leur brave van Toyota de location du matériel de sabotage. Ils sont ensuite approchés du Rainbow Warrior par une équipe de plongeur en canot pneumatique, dont l'un des pilotes est Gérard Royal (frère de Ségolène, qui s'est plus tard vanter d'avoir poser lui même l'une des charge explosive sur le RW).
Déroulement de l'attentat : une première explosion, légère, dans le but d'évacuer l'équipage, mais Fernando Pereira, un photographe, retourne sur le bateau afin de sauver son matériel, la seconde explosion destinée à couler le bateau lui sera fatale...
Les « faux époux Turenge » sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d'Auckland à cause du van qu'ils ont loué pour récupérer les plongeurs chargés de placer les explosifs. Un concours de circonstances fait que, un certain nombre de cambriolages ayant précédemment eu lieu sur le port, un vigile, placé là en surveillance, repère leur véhicule qui attend les plongeurs dans un coin discret. Le vigile note son numéro d'immatriculation, ce qui permet à la police de les retrouver rapidement lors de son enquête. Ainsi, le 12 juillet à 9 h du matin, la police néo-zélandaise les interpelle à l'aéroport d'Auckland lorsqu'ils rendent leur Toyota HiAce à l'agence de location.
Le 4 novembre 1985, Alain Mafart et Dominique Prieur, les faux époux Turenge, comparaissent devant la cour d'Auckland. Défendus par l'avocat français Daniel Soulez Larivière qui a évité in extremis un « coup tordu » en préparation pour les faire évader, ils plaident coupables d'homicide involontaire. Le 22 novembre, ils sont condamnés à 10 ans de prison. Après négociation entre les États français et néo-zélandais, ils sont transférés en juillet 1986 sur l'atoll de Hao en Polynésie française et affectés au 5e régiment étranger pour administration.

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Tous les commentaires (66)

Une anecdote historique de Ragondin13 qui évoque un événement presque récent ayant moins de 50 ans, c'est cela la vraie anecdote. :)

J'imagine la tête de la police quand ils ont compris qui avait fait le coup. L'ambiance devait être sympas.

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Le frère de segolene Royal a participé à l opération. Les agents chargés de la log ont écumé les bars et restos de la ville en laissant même des messages dans les livres d or des établissements. Les agents sous couverture de touriste suisse se sont fait avoir car ils ont appelé un numéro français depuis leur hôtel après avoir été mis en garde à vue par la police locale.

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a écrit : J'imagine la tête de la police quand ils ont compris qui avait fait le coup. L'ambiance devait être sympas. En même temps en analysant la situation et les faits, on se rend rapidement compte que L'Etat Français faisait un suspect idéal.

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Un crime dont les commanditaires, c'est-à-dire les plus hauts dirigeants de l'Etat français et des services secrets, n'ont toujours pas été condamnés. Ce crime est considéré comme le 1er acte terroriste voir une déclaration de guerre par les néo-zélandais. Mais bon, en France on connait la chanson, la justice à 2 vitesses.

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J'entends dire que green peace embête beaucoup moins les entreprises US que les autres. Est-ce vrai?

Pour un coup foireux pareil qu'on a démasqué, combien ne le seront jamais ? Ce genre d'exaction donne beaucoup de crédit aux thèses complotistes ...

a écrit : Un crime dont les commanditaires, c'est-à-dire les plus hauts dirigeants de l'Etat français et des services secrets, n'ont toujours pas été condamnés. Ce crime est considéré comme le 1er acte terroriste voir une déclaration de guerre par les néo-zélandais. Mais bon, en France on connait la chanson, la justice à 2 vitesses. Afficher tout C'est vrai, mais t'as déjà entendu parler d'un service secret qui a été condamné pour quoi que ce soit? Les agents ont étés laissés en pâture, certes, mais le service en lui-même, s'il est secret (bien que connu du monde entier) ce n'est pas pour rien.

D'ailleurs les attaques de services secrets contre d'autre nations sont monnaie courante. La seule règle, c'est de ne pas se faire gauler, où tout du moins qu'il n'y ait pas de preuves concrètes, comme dans "Mission: Impossible", sinon c'est la crise diplomatique, voir un acte de guerre comme l'a considéré la Nouvelle Zélande avec raison.
-Hé! Ho! Non mais vous vous croyez en zone de guerre? Coller des bombes chez nous, ca va chier des bulles carrées c'est moi qui vous le dit!
-Heuuu, s'cuzez-nous. Combien de zéros derrière le 1 pour qu'on se serre la pogne devant les caméras?

A l'époque, Greenpeace était un peu plus radical qu'aujourd'hui... Aujourd'hui, ils ne dérangent plus personne, ils coopèrent à fond avec les groupes industriels, les États et les partis politiques. C'est vraiment malheureux de voir comment une cause noble et radicale a été instrumentalisée par certains membres de Greenpeace pour leurs propres intérêts personnels, car certains membres ont préféré coopérer avec leurs ennemis et se faire financer à hauteur de centaines de millions d'euros, plutôt que de continuer leur vrai combat et d'assumer le conflit.

Greenpeace participe aujourd'hui activement au greenwashing général et à l'illusion générale selon laquelle la "transition écologique" ne sera pas plus difficile qu'une balade à vélo un peu longue (pour reprendre les termes d'Yves-Marie Abraham). Ce qu'ils font n'a malheureusement plus rien à avoir avec leurs débuts, ni avec l'écologie (la vraie), qui est nécessairement disruptive puisqu'elle remet fondamentalement en question notre civilisation capitaliste. L'écologie, ça commence par la remise en question du progrès éternel, de l'accumulation de profit infinie, et de la supremacie des humains sur la Terre. Toutes des choses que Greenpeace ne fait plus...

Tout ça, ce n'est pas moi qui le dis, mais bien l'un des fondateurs de Greenpeace, Paul Watson, qui a ensuite fondé Sea Shepherd.

youtu.be/hjWStRd_aGw pour ceux que cette histoire intéresse.

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"L'ironie de l'affaire est que les radios de l'été 1985 diffusaient Chasin' Rainbows de Conway Twitty."
Article wikipédia en source

J’ai l’impression que l’histoire a surtout fait du bruit, car il y a eu un dommage collatéral notamment avec le photographe revenu chercher ces affaires malgré la première explosion visant à faire fuir les marins.
Un bateau qui explose sans faire de victimes aurait pu passer pour un accident quelconque.
Je conseille à tous de lire l’histoire complète, c’est assez romanesque. Ils sont arrivés en voilier de plaisance puis en zodiac pour aller poser les charges avec des plongeurs de combat. Les militaires présents sur le voilier sont repartis en pleine mer pour être exfiltrés par un sous-marin nucléaire français présent sur zone après avoir coulé leur voilier. Ceux ayant posé les charges devaient être exfiltrés du port par une camionnette et se faire passer pour un couple de touristes le temps de sortir de Nouvelle-Zélande.

Anecdote complètementaire : Les « faux époux Turenge » sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d'Auckland à cause du van qu'ils ont loué. Ils étaient à l’aéroport pour le rendre, perdant du temps en insistant pour avoir le remboursement des jours non utilisés...

voici l'histoire du rainbow warrior, la fin va vous étonner !

Début 1985, l'état-major français prépare une attaque contre le Rainbow Warrior de l'ogranisation Green peace qui compter perturber les essais nucléaires français dans l'atoll de Moruroa.
Plusieurs options sont étudiées pour l'opération baptisé "Satanique" : l'envoi d'une équipe médicale diagnostiquant la jaunisse chez l'équipage mis en quarantaine ; le versement dans le réservoir du bateau de bactéries mangeuses de carburant ; une charge explosive légère pour endommager l'arbre d'hélice ou le gouvernail du Rainbow Warrior, l'obligeant à de lourdes réparations ; une dysenterie accidentelle pour laisser l'équipage à terre ; une charge explosive lourde pour couler le navire... C'est cette dernière hypothèse la plus radicale étant celle retenue par le pouvoir politique pour que cesse l'activisme du Rainbow Warrior.
Le 10 juillet 1985, les faux époux Turenge chargent leur brave van Toyota de location du matériel de sabotage. Ils sont ensuite approchés du Rainbow Warrior par une équipe de plongeur en canot pneumatique, dont l'un des pilotes est Gérard Royal (frère de Ségolène, qui s'est plus tard vanter d'avoir poser lui même l'une des charge explosive sur le RW).
Déroulement de l'attentat : une première explosion, légère, dans le but d'évacuer l'équipage, mais Fernando Pereira, un photographe, retourne sur le bateau afin de sauver son matériel, la seconde explosion destinée à couler le bateau lui sera fatale...
Les « faux époux Turenge » sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d'Auckland à cause du van qu'ils ont loué pour récupérer les plongeurs chargés de placer les explosifs. Un concours de circonstances fait que, un certain nombre de cambriolages ayant précédemment eu lieu sur le port, un vigile, placé là en surveillance, repère leur véhicule qui attend les plongeurs dans un coin discret. Le vigile note son numéro d'immatriculation, ce qui permet à la police de les retrouver rapidement lors de son enquête. Ainsi, le 12 juillet à 9 h du matin, la police néo-zélandaise les interpelle à l'aéroport d'Auckland lorsqu'ils rendent leur Toyota HiAce à l'agence de location.
Le 4 novembre 1985, Alain Mafart et Dominique Prieur, les faux époux Turenge, comparaissent devant la cour d'Auckland. Défendus par l'avocat français Daniel Soulez Larivière qui a évité in extremis un « coup tordu » en préparation pour les faire évader, ils plaident coupables d'homicide involontaire. Le 22 novembre, ils sont condamnés à 10 ans de prison. Après négociation entre les États français et néo-zélandais, ils sont transférés en juillet 1986 sur l'atoll de Hao en Polynésie française et affectés au 5e régiment étranger pour administration.

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C’est ce qu’on appelle le terrorisme d’État

c'est des plongeurs des commandos marines qui ont plastiqué la coque. Une opération illégale. Et bien sur la France a gentiment continué d'irradier l'atoll de Moruroa

a écrit : C'est vrai, mais t'as déjà entendu parler d'un service secret qui a été condamné pour quoi que ce soit? Les agents ont étés laissés en pâture, certes, mais le service en lui-même, s'il est secret (bien que connu du monde entier) ce n'est pas pour rien.

D'ailleurs les attaques
de services secrets contre d'autre nations sont monnaie courante. La seule règle, c'est de ne pas se faire gauler, où tout du moins qu'il n'y ait pas de preuves concrètes, comme dans "Mission: Impossible", sinon c'est la crise diplomatique, voir un acte de guerre comme l'a considéré la Nouvelle Zélande avec raison.
-Hé! Ho! Non mais vous vous croyez en zone de guerre? Coller des bombes chez nous, ca va chier des bulles carrées c'est moi qui vous le dit!
-Heuuu, s'cuzez-nous. Combien de zéros derrière le 1 pour qu'on se serre la pogne devant les caméras?
Afficher tout
Au moins quelques démissions à droite et à gauche, mais là pas grand chose.. Un petit exemple pour comparer. Les 4 derniers présidents sud coréens (certes la France n'a pas du tout la même culture politique que la Corée du sud) ont fait de la prison ou on été condamnés pour corruption, trafic d'influence, etc.. Maintenant regardons le cas de la France... Ou même d'une bonne partie des démocraties européennes.

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a écrit : Un crime dont les commanditaires, c'est-à-dire les plus hauts dirigeants de l'Etat français et des services secrets, n'ont toujours pas été condamnés. Ce crime est considéré comme le 1er acte terroriste voir une déclaration de guerre par les néo-zélandais. Mais bon, en France on connait la chanson, la justice à 2 vitesses. Afficher tout Ils me semble que la DGSE défend d'abord les intérêts de la France. L'anecdote est vraiment un raccourci de ce qu'ils s'étaient réellement passé. L'ordre de la dgse etait de saboter le bateau sans victime, et ca a raté.
Greenpeace est un adversaire de l'état français et de ses intérêts en ce sens il n'y a pas de déclaration de guerre, le gouvernement de nouvelle Zélande l'a bien compris.

a écrit : C'est vrai, mais t'as déjà entendu parler d'un service secret qui a été condamné pour quoi que ce soit? Les agents ont étés laissés en pâture, certes, mais le service en lui-même, s'il est secret (bien que connu du monde entier) ce n'est pas pour rien.

D'ailleurs les attaques
de services secrets contre d'autre nations sont monnaie courante. La seule règle, c'est de ne pas se faire gauler, où tout du moins qu'il n'y ait pas de preuves concrètes, comme dans "Mission: Impossible", sinon c'est la crise diplomatique, voir un acte de guerre comme l'a considéré la Nouvelle Zélande avec raison.
-Hé! Ho! Non mais vous vous croyez en zone de guerre? Coller des bombes chez nous, ca va chier des bulles carrées c'est moi qui vous le dit!
-Heuuu, s'cuzez-nous. Combien de zéros derrière le 1 pour qu'on se serre la pogne devant les caméras?
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L'archipel de test est plus distant de la nouvelle Zélande que le désert du magrehb de la France pour les premiers test historiques, c'est de la mauvaise foi de dire que la nouvelle Zélande est concernée.

a écrit : L'archipel de test est plus distant de la nouvelle Zélande que le désert du magrehb de la France pour les premiers test historiques, c'est de la mauvaise foi de dire que la nouvelle Zélande est concernée. Le Rainbow Warrior a été attaqué dans la baie d'Auckland, une des principales villes du pays, et donc sur le territoire de la Nouvelle Zélande. C'est là qu'est l'incident diplomatique.

a écrit : voici l'histoire du rainbow warrior, la fin va vous étonner !

Début 1985, l'état-major français prépare une attaque contre le Rainbow Warrior de l'ogranisation Green peace qui compter perturber les essais nucléaires français dans l'atoll de Moruroa.
Plusieurs options sont étudiées
pour l'opération baptisé "Satanique" : l'envoi d'une équipe médicale diagnostiquant la jaunisse chez l'équipage mis en quarantaine ; le versement dans le réservoir du bateau de bactéries mangeuses de carburant ; une charge explosive légère pour endommager l'arbre d'hélice ou le gouvernail du Rainbow Warrior, l'obligeant à de lourdes réparations ; une dysenterie accidentelle pour laisser l'équipage à terre ; une charge explosive lourde pour couler le navire... C'est cette dernière hypothèse la plus radicale étant celle retenue par le pouvoir politique pour que cesse l'activisme du Rainbow Warrior.
Le 10 juillet 1985, les faux époux Turenge chargent leur brave van Toyota de location du matériel de sabotage. Ils sont ensuite approchés du Rainbow Warrior par une équipe de plongeur en canot pneumatique, dont l'un des pilotes est Gérard Royal (frère de Ségolène, qui s'est plus tard vanter d'avoir poser lui même l'une des charge explosive sur le RW).
Déroulement de l'attentat : une première explosion, légère, dans le but d'évacuer l'équipage, mais Fernando Pereira, un photographe, retourne sur le bateau afin de sauver son matériel, la seconde explosion destinée à couler le bateau lui sera fatale...
Les « faux époux Turenge » sont facilement arrêtés par la police néo-zélandaise d'Auckland à cause du van qu'ils ont loué pour récupérer les plongeurs chargés de placer les explosifs. Un concours de circonstances fait que, un certain nombre de cambriolages ayant précédemment eu lieu sur le port, un vigile, placé là en surveillance, repère leur véhicule qui attend les plongeurs dans un coin discret. Le vigile note son numéro d'immatriculation, ce qui permet à la police de les retrouver rapidement lors de son enquête. Ainsi, le 12 juillet à 9 h du matin, la police néo-zélandaise les interpelle à l'aéroport d'Auckland lorsqu'ils rendent leur Toyota HiAce à l'agence de location.
Le 4 novembre 1985, Alain Mafart et Dominique Prieur, les faux époux Turenge, comparaissent devant la cour d'Auckland. Défendus par l'avocat français Daniel Soulez Larivière qui a évité in extremis un « coup tordu » en préparation pour les faire évader, ils plaident coupables d'homicide involontaire. Le 22 novembre, ils sont condamnés à 10 ans de prison. Après négociation entre les États français et néo-zélandais, ils sont transférés en juillet 1986 sur l'atoll de Hao en Polynésie française et affectés au 5e régiment étranger pour administration.
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C'est intéressant, ton histoire nous met dans le bain, et je suis tenté de dire que ça mériterait un film, ou au moins un court métrage. Mais je suis partagé entre le bon gros film d'action à la Expendables ou la grosse comédie absurde façon "Hot Shot" pour ceux qui connaissent :D