Chez une souris, les mâles peuvent mourir d'un trop plein de sexe

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C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règles du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.

a écrit : "Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas."
Je ne comprend pas cette phrase... l'évolution est une conséquence du brassage génétique engendré par la reproduction des espèces. Ce n'est pas l'évolution qui nous a rendu mortel. Tous les êtres vivants le sont (sauf q
uelques méduses mais ce sont des cas isolés).

Ici, il s'agit surtout d'un choix de stratégie d'évolution se basant sur le concept de coût de reproduction.

Wikipedia le dit mieux que moi :
"Un organisme possède un total d’énergie disponible limité et doit donc le répartir entre de nombreuses fonctions : la croissance, la reproduction et la maintenance. Toute énergie dépensée dans l’une de ces fonctions fera défaut à une autre. De plus, l’énergie allouée à ces fonctions peut être modifiée à tout moment pour des raisons externes à l’organisme lui-même : raréfaction de la nourriture disponible, changement brusque de température, etc. Enfin, au niveau de la reproduction elle-même et de ses conséquences, il faut encore comparer le bénéfice accordé par un acte reproducteur présent et réussi au coût engendré par les futurs actes : dans certaines conditions il sera préférable d’accroître ou, à l’opposé, d’abandonner l’investissement parental, le seul but étant d’augmenter finalement la valeur sélective."
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Oui je suis d'accord.

En fait à ma connaissance il existe deux théories non contradictoires sur l'origine de la vieillesse.

=> La vieillesse survient après que le cycle de reproduction d'un individu est terminé.
"Un caractère favorable agissant tardivement n'a alors statistiquement que peu d'influence sur l'espérance reproductive de l'organisme."
Nous nous affaiblissons durant la sénescence car les mutations génétiques favorables de nos ancêtres portant sur cette période de la vie n'ont jamais pu nous être transmises.
En cela je te rejoins et je me corrige : ce n'est pas "Nous pourrions tous être immortels si l'évolution n'existait pas" mais "la vieillesse, intervenant après la période de reproduction, n'a jamais été bénéficié des atouts de l'évolution".

fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9nescence

Ma phrase porte surtout sur la deuxième théorie sur l'origine de la Sénescence/vieillesse :

=> La vieillesse serait programmée génétiquement sur tous les individus. Si on prend 2 groupes d'une même espèce. Un groupe A et un groupe B. Le groupe A subit une évolution génétique qui multiplie sa durée de vie et de reproduction par dix. Le gène étant favorable aux individus porteurs, il se généralise assez vite dans le groupe A. Le nombre d'individus A augmente à court terme.
Une aire glaciaire survient. Le groupe B s'adapte rapidement grace à la faible espérance de vie des individus : le patrimoine génétique muté (fourrure, etc…) des individus les plus jeunes remplacent rapidement celui des anciens.
Dans le groupe A cependant, le patrimoine génétique des plus jeunes peine à se transmettre. Le génome de l'espèce est pollué par les gènes anciens des individus encore vivants et toujours actifs sexuellement. On peut imaginer en prenant un groupe de singes que sans vieillesse les individus les plus âgés sont également les plus robustes et les plus expérimentés. Ce serait les plus aptes à se reproduire. Le groupe A est donc beaucoup moins flexible et plus prompt à disparaitre que le groupe B.
Selon cette deuxième théorie la vieillesse serait un cadeau empoisonné de l'évolution... J'ai donc bêtement dit "sans évolution, pas de vieillesse."


Tous les commentaires (21)

C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règles du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.

Moyen intéressant de régulation de la population... et qui favorise le brassage génétique.

Heureusement, difficilement reproductible chez l‘homme sinon ça aurait déjà donné des idées à certains pays.

Il y a toujours une occasion pour apprendre des mots peu usités ou inutiles (cela dépend du point de vue).

Le comportement de ce marsupiaux est dit sémelpare (de "semel" = "une fois" et du verbe pario (parere), « enfanter », il ne se reproduit qu'une fois dans sa vie) en opposition à itéropare (du verbe latin itero (iterare), « recommencer » + "pario" , qui se reproduit plusieurs fois).

Espèces sémelpares : les végétaux type céréales et légumes, certains papillons, les cigales, les éphémères, les mollusques comme la seiche ou la pieuvre, la plupart des arachnides, les marsupiaux, le saumon

Espèces itéropares : tous les oiseaux, la plupart des reptiles, mammifères et poissons, la plupart des mollusques et de nombreux insectes comme les moustiques ou les blattes, les plantes vivaces

a écrit : C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règle
s du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.
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"Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas."
Je ne comprend pas cette phrase... l'évolution est une conséquence du brassage génétique engendré par la reproduction des espèces. Ce n'est pas l'évolution qui nous a rendu mortel. Tous les êtres vivants le sont (sauf quelques méduses mais ce sont des cas isolés).

Ici, il s'agit surtout d'un choix de stratégie d'évolution se basant sur le concept de coût de reproduction.

Wikipedia le dit mieux que moi :
"Un organisme possède un total d’énergie disponible limité et doit donc le répartir entre de nombreuses fonctions : la croissance, la reproduction et la maintenance. Toute énergie dépensée dans l’une de ces fonctions fera défaut à une autre. De plus, l’énergie allouée à ces fonctions peut être modifiée à tout moment pour des raisons externes à l’organisme lui-même : raréfaction de la nourriture disponible, changement brusque de température, etc. Enfin, au niveau de la reproduction elle-même et de ses conséquences, il faut encore comparer le bénéfice accordé par un acte reproducteur présent et réussi au coût engendré par les futurs actes : dans certaines conditions il sera préférable d’accroître ou, à l’opposé, d’abandonner l’investissement parental, le seul but étant d’augmenter finalement la valeur sélective."

Il est possible de synthétiser cela pour les humains, à moindre dose ?
C'est pour un ami.

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a écrit : "Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas."
Je ne comprend pas cette phrase... l'évolution est une conséquence du brassage génétique engendré par la reproduction des espèces. Ce n'est pas l'évolution qui nous a rendu mortel. Tous les êtres vivants le sont (sauf q
uelques méduses mais ce sont des cas isolés).

Ici, il s'agit surtout d'un choix de stratégie d'évolution se basant sur le concept de coût de reproduction.

Wikipedia le dit mieux que moi :
"Un organisme possède un total d’énergie disponible limité et doit donc le répartir entre de nombreuses fonctions : la croissance, la reproduction et la maintenance. Toute énergie dépensée dans l’une de ces fonctions fera défaut à une autre. De plus, l’énergie allouée à ces fonctions peut être modifiée à tout moment pour des raisons externes à l’organisme lui-même : raréfaction de la nourriture disponible, changement brusque de température, etc. Enfin, au niveau de la reproduction elle-même et de ses conséquences, il faut encore comparer le bénéfice accordé par un acte reproducteur présent et réussi au coût engendré par les futurs actes : dans certaines conditions il sera préférable d’accroître ou, à l’opposé, d’abandonner l’investissement parental, le seul but étant d’augmenter finalement la valeur sélective."
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Oui je suis d'accord.

En fait à ma connaissance il existe deux théories non contradictoires sur l'origine de la vieillesse.

=> La vieillesse survient après que le cycle de reproduction d'un individu est terminé.
"Un caractère favorable agissant tardivement n'a alors statistiquement que peu d'influence sur l'espérance reproductive de l'organisme."
Nous nous affaiblissons durant la sénescence car les mutations génétiques favorables de nos ancêtres portant sur cette période de la vie n'ont jamais pu nous être transmises.
En cela je te rejoins et je me corrige : ce n'est pas "Nous pourrions tous être immortels si l'évolution n'existait pas" mais "la vieillesse, intervenant après la période de reproduction, n'a jamais été bénéficié des atouts de l'évolution".

fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9nescence

Ma phrase porte surtout sur la deuxième théorie sur l'origine de la Sénescence/vieillesse :

=> La vieillesse serait programmée génétiquement sur tous les individus. Si on prend 2 groupes d'une même espèce. Un groupe A et un groupe B. Le groupe A subit une évolution génétique qui multiplie sa durée de vie et de reproduction par dix. Le gène étant favorable aux individus porteurs, il se généralise assez vite dans le groupe A. Le nombre d'individus A augmente à court terme.
Une aire glaciaire survient. Le groupe B s'adapte rapidement grace à la faible espérance de vie des individus : le patrimoine génétique muté (fourrure, etc…) des individus les plus jeunes remplacent rapidement celui des anciens.
Dans le groupe A cependant, le patrimoine génétique des plus jeunes peine à se transmettre. Le génome de l'espèce est pollué par les gènes anciens des individus encore vivants et toujours actifs sexuellement. On peut imaginer en prenant un groupe de singes que sans vieillesse les individus les plus âgés sont également les plus robustes et les plus expérimentés. Ce serait les plus aptes à se reproduire. Le groupe A est donc beaucoup moins flexible et plus prompt à disparaitre que le groupe B.
Selon cette deuxième théorie la vieillesse serait un cadeau empoisonné de l'évolution... J'ai donc bêtement dit "sans évolution, pas de vieillesse."

a écrit : C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règle
s du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.
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On dirait que t’as besoin de sommeil toi...

a écrit : Il y a toujours une occasion pour apprendre des mots peu usités ou inutiles (cela dépend du point de vue).

Le comportement de ce marsupiaux est dit sémelpare (de "semel" = "une fois" et du verbe pario (parere), « enfanter », il ne se reproduit qu'une fois dans sa vie) en opposit
ion à itéropare (du verbe latin itero (iterare), « recommencer » + "pario" , qui se reproduit plusieurs fois).

Espèces sémelpares : les végétaux type céréales et légumes, certains papillons, les cigales, les éphémères, les mollusques comme la seiche ou la pieuvre, la plupart des arachnides, les marsupiaux, le saumon

Espèces itéropares : tous les oiseaux, la plupart des reptiles, mammifères et poissons, la plupart des mollusques et de nombreux insectes comme les moustiques ou les blattes, les plantes vivaces
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Dans le cadre de ton apprentissage des mots, je t'informe qu'on dit "ce marsupial". C'est comme cheval : un cheval, des chevaux, un marsupial, des marsupiaux.

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a écrit : Dans le cadre de ton apprentissage des mots, je t'informe qu'on dit "ce marsupial". C'est comme cheval : un cheval, des chevaux, un marsupial, des marsupiaux. Le S de "ces [marsupiaux]" a sauté à l'écriture du commentaire.

a écrit : Oui je suis d'accord.

En fait à ma connaissance il existe deux théories non contradictoires sur l'origine de la vieillesse.

=> La vieillesse survient après que le cycle de reproduction d'un individu est terminé.
"Un caractère favorable agissant tardivement n
9;a alors statistiquement que peu d'influence sur l'espérance reproductive de l'organisme."
Nous nous affaiblissons durant la sénescence car les mutations génétiques favorables de nos ancêtres portant sur cette période de la vie n'ont jamais pu nous être transmises.
En cela je te rejoins et je me corrige : ce n'est pas "Nous pourrions tous être immortels si l'évolution n'existait pas" mais "la vieillesse, intervenant après la période de reproduction, n'a jamais été bénéficié des atouts de l'évolution".

fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9nescence

Ma phrase porte surtout sur la deuxième théorie sur l'origine de la Sénescence/vieillesse :

=> La vieillesse serait programmée génétiquement sur tous les individus. Si on prend 2 groupes d'une même espèce. Un groupe A et un groupe B. Le groupe A subit une évolution génétique qui multiplie sa durée de vie et de reproduction par dix. Le gène étant favorable aux individus porteurs, il se généralise assez vite dans le groupe A. Le nombre d'individus A augmente à court terme.
Une aire glaciaire survient. Le groupe B s'adapte rapidement grace à la faible espérance de vie des individus : le patrimoine génétique muté (fourrure, etc…) des individus les plus jeunes remplacent rapidement celui des anciens.
Dans le groupe A cependant, le patrimoine génétique des plus jeunes peine à se transmettre. Le génome de l'espèce est pollué par les gènes anciens des individus encore vivants et toujours actifs sexuellement. On peut imaginer en prenant un groupe de singes que sans vieillesse les individus les plus âgés sont également les plus robustes et les plus expérimentés. Ce serait les plus aptes à se reproduire. Le groupe A est donc beaucoup moins flexible et plus prompt à disparaitre que le groupe B.
Selon cette deuxième théorie la vieillesse serait un cadeau empoisonné de l'évolution... J'ai donc bêtement dit "sans évolution, pas de vieillesse."
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C'est bien plus clair comme ça :)

Effectivement, l'espérance de vie est en lien avec d'autres caractéristiques du vivant. Généralement, plus une espèce vit longtemps et plus les gestations sont longues et non multiples. Inversement, une espèce qui vit peu longtemps se reproduit vite et beaucoup. Le lien existe mais il est difficilement quantifiable.

a écrit : "Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas."
Je ne comprend pas cette phrase... l'évolution est une conséquence du brassage génétique engendré par la reproduction des espèces. Ce n'est pas l'évolution qui nous a rendu mortel. Tous les êtres vivants le sont (sauf q
uelques méduses mais ce sont des cas isolés).

Ici, il s'agit surtout d'un choix de stratégie d'évolution se basant sur le concept de coût de reproduction.

Wikipedia le dit mieux que moi :
"Un organisme possède un total d’énergie disponible limité et doit donc le répartir entre de nombreuses fonctions : la croissance, la reproduction et la maintenance. Toute énergie dépensée dans l’une de ces fonctions fera défaut à une autre. De plus, l’énergie allouée à ces fonctions peut être modifiée à tout moment pour des raisons externes à l’organisme lui-même : raréfaction de la nourriture disponible, changement brusque de température, etc. Enfin, au niveau de la reproduction elle-même et de ses conséquences, il faut encore comparer le bénéfice accordé par un acte reproducteur présent et réussi au coût engendré par les futurs actes : dans certaines conditions il sera préférable d’accroître ou, à l’opposé, d’abandonner l’investissement parental, le seul but étant d’augmenter finalement la valeur sélective."
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Il faut qu'il y est mort pour qu'il y est évolution.
Car il faut une sélection naturel des gênes adaptées à un environnement, sélection faite par plus de mort, plus tôt, d'un groupe donné plutôt qu'un autre.

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J’adore comment on a mis entre guillemets « performance »

a écrit : Le S de "ces [marsupiaux]" a sauté à l'écriture du commentaire. Ah ? Je préfére "ce marsupial" car il ne s'agit que d'une seule espèce parmi les marsupiaux.

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Offf ça arrive même au hommes de claquer a couilles rabattues. Tient le président faure. De son prénom Félix le bienheureux mort dans les bras de sa maitresse...

a écrit : "Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas."
Je ne comprend pas cette phrase... l'évolution est une conséquence du brassage génétique engendré par la reproduction des espèces. Ce n'est pas l'évolution qui nous a rendu mortel. Tous les êtres vivants le sont (sauf q
uelques méduses mais ce sont des cas isolés).

Ici, il s'agit surtout d'un choix de stratégie d'évolution se basant sur le concept de coût de reproduction.

Wikipedia le dit mieux que moi :
"Un organisme possède un total d’énergie disponible limité et doit donc le répartir entre de nombreuses fonctions : la croissance, la reproduction et la maintenance. Toute énergie dépensée dans l’une de ces fonctions fera défaut à une autre. De plus, l’énergie allouée à ces fonctions peut être modifiée à tout moment pour des raisons externes à l’organisme lui-même : raréfaction de la nourriture disponible, changement brusque de température, etc. Enfin, au niveau de la reproduction elle-même et de ses conséquences, il faut encore comparer le bénéfice accordé par un acte reproducteur présent et réussi au coût engendré par les futurs actes : dans certaines conditions il sera préférable d’accroître ou, à l’opposé, d’abandonner l’investissement parental, le seul but étant d’augmenter finalement la valeur sélective."
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Il faut qu'il y est mort pour qu'il y est évolution.
Car il faut une sélection naturel des gênes adaptées à un environnement, sélection faite par plus de mort, plus tôt, d'un groupe donné plutôt qu'un autre.

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a écrit : C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règle
s du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.
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RIP pour ta machine : Rest in piece

a écrit : C’est passionnant de voir comment l’évolution a renforcé les espèces… parfois au détriment des individus.
Les mantes religieuses qui mangent les mâles, les souris qui font une crise cardiaque se reproduisant, les fourmis ou abeilles qui se sacrifient pour la colonie… Tout est prétexte à l’une des premières règle
s du vivant : la reproduction du génome en le plus de copies possibles.
Pour nous autres, humains, le spectacle de ces facéties du vivant est grotesque : nous avons placé notre libre arbitre et nos libertés personnelles bien au-dessus de ces pulsions biologiques primaires.
Et pourtant nous vieillissons. La vieillesse est une obsolescence programmée de la nature. Ce n’est pas une contrainte mécanique ni l’usure qui nous fait vieillir. Nous pourrions tous être immortels si l’évolution n’existait pas.
Nous sommes mortels afin de pouvoir faire place aux jeunes, afin d’évoluer et de nous diversifier. Le fort deviendra vieux et sera immanquablement remplacé par ses descendants.
Si on peut comparer, on est un peu comme des lave-linges d’aujourd’hui. Si nous étions les machines de nos grands-parents sans obsolescence programmée nous ne serions jamais remplacés. En cas de changement de tuyauterie tous les lave-linges auraient disparus. Aujourd’hui les machines se renouvellent tous les 3/5 ans, assurant une constante évolution garantissant la survie d’une partie de l’espèce lave-lingeste en cas de coup dur.

OK, j’aurai pu trouver une meilleure comparaison. Pour ma défense, une calle a lâché sur ma machine hier et mon lave-linge s’est mis à se déplacer dans l’appart comme si il était mû par sa propre volonté. C’est de la d’où vient l’idée.
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Je vous réponds juste pour préciser que le but n'est pas nécessaire de reproduire le plus. Certains préférant la qualité à la quantité (cf. fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_%C3%A9volutif_r/K). Par exemple une société eugéniste privilégiera une descendance avec de meilleurs gènes mais restreinte à une multitude de descendants héritant de tares en tout genre. On peut également transmettre autre chose que des gènes, combien de génies n'ont pas procréer, préférant la fertilité de leurs méninges ou celle de leurs testicules. Ce qui est regrettable lorsqu'on admet d'une part importante de leurs « génies » provient de leurs patrimoines génétiques ! C'est tout le problème d'être au sommet de la pyramide alimentaire : en l'absence de menaces, le groupe r se multiplie plus vite que le groupe K, autrement dit les idiots croissent tandis que les génies décroissent. D'où selon moi la nécessité d'introduire une système de régulation artificiel : l'eugénisme. Sans quoi l'Humanité ne peut que régresser.

Je vous rejoins sur le reste. Au final vous ne faites que décrire le cycle de la vie. C'est là une clé du « sens de la vie ». Vous naissez pour recevoir et transmettre à votre tour à la génération suivante. Que ce soit par vos gènes ou par vos pensées, vous accédez ainsi à la « vie éternelle ». Beethoven et Newton sont encore « vivants » par devers moi et vivront encore si je les fait découvrir à de plus jeunes. Des milliers d'individus sont également « vivants » à travers les nombreux accouplements qui ont mené jusqu'à moi. Il y a en moi et sans même que je n'y songe à chaque instant un peu de ce couple qui vécut voici des millénaires et des centaines ou milliers de kilomètres d'ici et qui copulèrent dans l'espoir de ne pas mourir dans le froid, ignorés de tous et définitivement radiés de la grande histoire de l'Humanité. C'est comme ça que je conçois les concepts religieuses de « vie éternelle » ou de « réincarnation ». En cela il me semble puérile d'aspirer à rallonger indéfiniment l'espérance de vie. Quel intérêt auraient les transhumanistes à vivre mille ans ? Ils finiraient par se lasser de tout et par se suicider. Il suffit de voir l'évolution du monde des croisades à aujourd'hui pour se faire une idée de l'échelle de grandeur. Notre notion du temps serait complètement bouleversée, comme bien d'autres choses. On finirait par tout voir et savoir et peut-être sans effort. Pourquoi passer des heures à lire un livre quand on peut le télécharger en une seconde dans son cerveau et le connaître par cœur. Plus j'y songe et plus je me dis qu'on sombrerait dans une idéologie mortifère.
La vie est belle parce qu'elle est éphémère et qu'on court après le temps pour oublier qu'elle peut s'arrêter à tout instant.
Mais ça ne nous aide pas plus à répondre à la seule question : « pourquoi ? »

a écrit : Je vous réponds juste pour préciser que le but n'est pas nécessaire de reproduire le plus. Certains préférant la qualité à la quantité (cf. fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_%C3%A9volutif_r/K). Par exemple une société eugéniste privilégiera une descendance avec de meilleurs gènes mais restreinte à une multitude de descendants héritant de tares en tout genre. On peut également transmettre autre chose que des gènes, combien de génies n'ont pas procréer, préférant la fertilité de leurs méninges ou celle de leurs testicules. Ce qui est regrettable lorsqu'on admet d'une part importante de leurs « génies » provient de leurs patrimoines génétiques ! C'est tout le problème d'être au sommet de la pyramide alimentaire : en l'absence de menaces, le groupe r se multiplie plus vite que le groupe K, autrement dit les idiots croissent tandis que les génies décroissent. D'où selon moi la nécessité d'introduire une système de régulation artificiel : l'eugénisme. Sans quoi l'Humanité ne peut que régresser.

Je vous rejoins sur le reste. Au final vous ne faites que décrire le cycle de la vie. C'est là une clé du « sens de la vie ». Vous naissez pour recevoir et transmettre à votre tour à la génération suivante. Que ce soit par vos gènes ou par vos pensées, vous accédez ainsi à la « vie éternelle ». Beethoven et Newton sont encore « vivants » par devers moi et vivront encore si je les fait découvrir à de plus jeunes. Des milliers d'individus sont également « vivants » à travers les nombreux accouplements qui ont mené jusqu'à moi. Il y a en moi et sans même que je n'y songe à chaque instant un peu de ce couple qui vécut voici des millénaires et des centaines ou milliers de kilomètres d'ici et qui copulèrent dans l'espoir de ne pas mourir dans le froid, ignorés de tous et définitivement radiés de la grande histoire de l'Humanité. C'est comme ça que je conçois les concepts religieuses de « vie éternelle » ou de « réincarnation ». En cela il me semble puérile d'aspirer à rallonger indéfiniment l'espérance de vie. Quel intérêt auraient les transhumanistes à vivre mille ans ? Ils finiraient par se lasser de tout et par se suicider. Il suffit de voir l'évolution du monde des croisades à aujourd'hui pour se faire une idée de l'échelle de grandeur. Notre notion du temps serait complètement bouleversée, comme bien d'autres choses. On finirait par tout voir et savoir et peut-être sans effort. Pourquoi passer des heures à lire un livre quand on peut le télécharger en une seconde dans son cerveau et le connaître par cœur. Plus j'y songe et plus je me dis qu'on sombrerait dans une idéologie mortifère.
La vie est belle parce qu'elle est éphémère et qu'on court après le temps pour oublier qu'elle peut s'arrêter à tout instant.
Mais ça ne nous aide pas plus à répondre à la seule question : « pourquoi ? »
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Il y a aussi les Darwin Awards qui permettent d'améliorer notre espèce sans même avoir recours à l'eugenisme. Tu me parais être un bon candidat, tu n'as pas encore essayé d'y participer ?

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