Une commune a laissé place à un champs de tir

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Parmi les villages abandonnés de France figure Brovès. Cette commune fut simplement supprimée par un décret en août 1970, pour favoriser la création du camp militaire de Canjuers, aujourd'hui le plus grand champ de tir en Europe occidentale. Les quelques dizaines d'habitants furent relogés plus loin.


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Outre Brovès qui a simplement été radiée de la carte, les sources nous apprennent que 13 autres villes alentours ont été expropriées partiellement pour permettre l'installation de ce site militaire.
C'était en 1970 et je me demande si ce serait aussi "simple" aujourd'hui, si un simple décrêt suffirait... On imagine aisément des "levers de boucliers", des manifestations, pourquoi pas des "ZAD", qui empêcheraient ça.
Je ne présume pas des bien-fondés de la chose... Je me pose simplement la question. "l'intérêt général" d'un projet qui existe encore de nos jours, avancé par l'Etat dans ce type de choses, doit avoir, me semble-t-il, une portée moins définitive aujourd'hui qu'à l'époque.

a écrit : Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?
Les champs de tir (à ne pas confondre avec les stands de tir d'ailleurs) sont soumis à des règles strictes. Il est très rare qu'un projectile ou qu'un explosif ne se déclenche pas mais cela peut arriver.

Les tirs sont toujours organisés en séance et le directeur de tir est responsable du balisage et de la destruction des munitions défectueuses. S'il a la qualification, il peut procéder à leur destruction.

Quand l'armée cède un ancien champ de tir pour un usage civil, elle procède toujours à la dépollution des sols. Cela coûte très cher mais c'est très bien encadré. Tu as plus de risques de trouver une munition encore active en zone rouge civile liée à la première guerre mondiale que sur un ancien champ de tir voire même sur un champ de tir actif.

a écrit : Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?
C'est aussi un terrain d'entraînement pour les équipes de déminage
Dans ce genre d'infrastructures on ne tire pas à l'aveugle il y a une logistique et un suivi des munitions entre l'entrepôt et l'emplacement du tir
C'est aussi dans la formation des équipages et servants de pièces d'artillerie de repérer et signaler/confirmer si un tir à échouer ou non et préciser où se trouver la charge

Ça aide énormément une fois en opération

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Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?

Outre Brovès qui a simplement été radiée de la carte, les sources nous apprennent que 13 autres villes alentours ont été expropriées partiellement pour permettre l'installation de ce site militaire.
C'était en 1970 et je me demande si ce serait aussi "simple" aujourd'hui, si un simple décrêt suffirait... On imagine aisément des "levers de boucliers", des manifestations, pourquoi pas des "ZAD", qui empêcheraient ça.
Je ne présume pas des bien-fondés de la chose... Je me pose simplement la question. "l'intérêt général" d'un projet qui existe encore de nos jours, avancé par l'Etat dans ce type de choses, doit avoir, me semble-t-il, une portée moins définitive aujourd'hui qu'à l'époque.

a écrit : Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?
Je suppose que lorsqu il tire, la trajectoire et l impact sont observer.
Si la munition venait à ne pas exploser, ils disposent alors des coordonnées de l impact permettant de savoir où des munitions ne ce sont pas déclencher.
Corrigez moi si je me trompe. ^^

a écrit : Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?
Les champs de tir (à ne pas confondre avec les stands de tir d'ailleurs) sont soumis à des règles strictes. Il est très rare qu'un projectile ou qu'un explosif ne se déclenche pas mais cela peut arriver.

Les tirs sont toujours organisés en séance et le directeur de tir est responsable du balisage et de la destruction des munitions défectueuses. S'il a la qualification, il peut procéder à leur destruction.

Quand l'armée cède un ancien champ de tir pour un usage civil, elle procède toujours à la dépollution des sols. Cela coûte très cher mais c'est très bien encadré. Tu as plus de risques de trouver une munition encore active en zone rouge civile liée à la première guerre mondiale que sur un ancien champ de tir voire même sur un champ de tir actif.

a écrit : Les champs de tir (à ne pas confondre avec les stands de tir d'ailleurs) sont soumis à des règles strictes. Il est très rare qu'un projectile ou qu'un explosif ne se déclenche pas mais cela peut arriver.

Les tirs sont toujours organisés en séance et le directeur de tir est responsable du ba
lisage et de la destruction des munitions défectueuses. S'il a la qualification, il peut procéder à leur destruction.

Quand l'armée cède un ancien champ de tir pour un usage civil, elle procède toujours à la dépollution des sols. Cela coûte très cher mais c'est très bien encadré. Tu as plus de risques de trouver une munition encore active en zone rouge civile liée à la première guerre mondiale que sur un ancien champ de tir voire même sur un champ de tir actif.
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Merki !!

a écrit : Champ de tir donc présence d’explosifs qui peuvent être « oubliés », perdus ou non déclenchés.

Comment font-ils pour sécuriser ces terrains ?
C'est aussi un terrain d'entraînement pour les équipes de déminage
Dans ce genre d'infrastructures on ne tire pas à l'aveugle il y a une logistique et un suivi des munitions entre l'entrepôt et l'emplacement du tir
C'est aussi dans la formation des équipages et servants de pièces d'artillerie de repérer et signaler/confirmer si un tir à échouer ou non et préciser où se trouver la charge

Ça aide énormément une fois en opération

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a écrit : Outre Brovès qui a simplement été radiée de la carte, les sources nous apprennent que 13 autres villes alentours ont été expropriées partiellement pour permettre l'installation de ce site militaire.
C'était en 1970 et je me demande si ce serait aussi "simple" aujourd'hui, si un simple déc
rêt suffirait... On imagine aisément des "levers de boucliers", des manifestations, pourquoi pas des "ZAD", qui empêcheraient ça.
Je ne présume pas des bien-fondés de la chose... Je me pose simplement la question. "l'intérêt général" d'un projet qui existe encore de nos jours, avancé par l'Etat dans ce type de choses, doit avoir, me semble-t-il, une portée moins définitive aujourd'hui qu'à l'époque.
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Vous oubliez le Larzac !

Dans le Larzac au moins ça a permis d’apporter une économie à une zone "morte" avec la création du camps qui fait tourner tous les commerces et infrastructures urbaines des villages aux alentours. Encore actuellement avec la 13eme DBLE qui y est en garnison depuis 2011 (écoles, logements,commerces...)

a écrit : Outre Brovès qui a simplement été radiée de la carte, les sources nous apprennent que 13 autres villes alentours ont été expropriées partiellement pour permettre l'installation de ce site militaire.
C'était en 1970 et je me demande si ce serait aussi "simple" aujourd'hui, si un simple déc
rêt suffirait... On imagine aisément des "levers de boucliers", des manifestations, pourquoi pas des "ZAD", qui empêcheraient ça.
Je ne présume pas des bien-fondés de la chose... Je me pose simplement la question. "l'intérêt général" d'un projet qui existe encore de nos jours, avancé par l'Etat dans ce type de choses, doit avoir, me semble-t-il, une portée moins définitive aujourd'hui qu'à l'époque.
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Il y en a eu une, mais elle n'a pas concerné grand monde. Cette partie n'était guère peuplée et on y trouve que de la caillasse, pas de terre arable et peu d'eau. La seule ville importante du coin, Draguignan, se trouve à plusieurs dizaines de km du camp et la plupart des habitants du coin vit dans des villages éloignés comme Aups ou Comps. La plupart des fermes était déjà à l'abandon et la zone se vidait déjà d'elle-même de sa population avant que l'Etat ne la préempte pour en faire un camp militaire...

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Plutôt intéressant comme sujet, merci beaucoup de m'avoir appris cela aujourd'hui, j'essaierai de faire de même à l'avenir!

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a écrit : Il y en a eu une, mais elle n'a pas concerné grand monde. Cette partie n'était guère peuplée et on y trouve que de la caillasse, pas de terre arable et peu d'eau. La seule ville importante du coin, Draguignan, se trouve à plusieurs dizaines de km du camp et la plupart des habitants du coin vit dans des villages éloignés comme Aups ou Comps. La plupart des fermes était déjà à l'abandon et la zone se vidait déjà d'elle-même de sa population avant que l'Etat ne la préempte pour en faire un camp militaire... Afficher tout Merci de la précision... Je ne connais pas ce coin de France, sûrement charmant. On aimerait en savoir plus sur les conditions d'évictions, les indemnités, les relogements, ce qu'en ont finalement pensé les habitants...
Récemment on a vu ça suite à des inondations (sud ouest) ; mais il y avait une condition de sécurité... dans le cas de l'anecdote on est dans une vraie décision d'Etat de s'installer là où des gens habitent. Tu penses qu'aujourd'hui ça se passerait de la même manière ?

Juste un peu plus loin il y a le lac de Sainte Croix où le village de Salle a été englouti et reconstruit plus haut en bordure du lac, malheureusement il n'a pas le cachet d'un village provençal ancien. Par contre le village de sainte Croix et celui de Bauduen qui ont échappé a la noyade en retire un intérêt touristique grâce au lac, alors que le camp militaire n'a rien apporté , si ce n'est l'implantation des loups.

Merci de ne pas raconter de bêtises sur cet app qui a été un plaisir à lire jusqu’à présent. Le village n’a pas été « abandonné », les habitants se sont faits exproprier par l’armée de terre qui a créé le plus grand centre d’entraînement d’Europe. L’ensemble de ma famille (et bien d’autres) ont été forcés de quitter leurs terres pour que des guignols viennent faire la Guérilla dans un des plus beaux villages du haut Var. Outre le fait que la compensation financière fut des plus minimes, les nouveaux arrivants se servirent des pierres et tuiles centenaires à leurs propres fins.

Le commentaire plus haut parle du village des Salles sur Verdon qui a connu le même sort mais dans un contexte civil. (Construction de la retenue d’eau et mise en eaux du lac de sainte croix)

En clair, quand l’Etat décide, l’administré ne peut que subir et se taire...

a écrit : Merci de la précision... Je ne connais pas ce coin de France, sûrement charmant. On aimerait en savoir plus sur les conditions d'évictions, les indemnités, les relogements, ce qu'en ont finalement pensé les habitants...
Récemment on a vu ça suite à des inondations (sud ouest) ; mais il y avait une condi
tion de sécurité... dans le cas de l'anecdote on est dans une vraie décision d'Etat de s'installer là où des gens habitent. Tu penses qu'aujourd'hui ça se passerait de la même manière ? Afficher tout
Lire mon commentaire plus bas.

J’habite à 50km en voiture (Google map) et certain soir on entend les tirs au loin

a écrit : Il y en a eu une, mais elle n'a pas concerné grand monde. Cette partie n'était guère peuplée et on y trouve que de la caillasse, pas de terre arable et peu d'eau. La seule ville importante du coin, Draguignan, se trouve à plusieurs dizaines de km du camp et la plupart des habitants du coin vit dans des villages éloignés comme Aups ou Comps. La plupart des fermes était déjà à l'abandon et la zone se vidait déjà d'elle-même de sa population avant que l'Etat ne la préempte pour en faire un camp militaire... Afficher tout Je te trouve bien prompt à juger de la valeur des biens d’autrui.

Saint Tropez n’était qu’un simple village de pêcheurs.

Le golf du château de Taulanne, situé au nord du camp, celui de Terre Blanche, à l’est, leurs complexes hôteliers ainsi que l’ensemble des merveilles excentrées du haut var sont là pour me rappeler qu’il est bien possible que ces terres que tu qualifies de pauvres sont une mine d’or pour certains.

Ma famille fait partie de ces expropriés, qui n’ont eu qu’une maigre compensation (don’t le montant fut statué par l’acquéreur, ici l’Etat Français) en se faisant chasser du village qui les a vu naître.

Il y a deux chapelles à Brovès. Saint Christophe et Saint Romain, qui servent maintenant de bergerie car les militaires font entretenir leur « domaine ». Mon prénom est Christophe, celui de mon cousin est Romain.

Et si pour toi la valeur d’un bien ou d’une région se définit par sa démographie ou la qualité de sa terre, alors devrait-on certainement tous habiter dans des mégalopoles qui ne connaissent ni ton nom ni ton parcours.

Bonne continuation à toi.

a écrit : Dans le Larzac au moins ça a permis d’apporter une économie à une zone "morte" avec la création du camps qui fait tourner tous les commerces et infrastructures urbaines des villages aux alentours. Encore actuellement avec la 13eme DBLE qui y est en garnison depuis 2011 (écoles, logements,commerces...) Le haut var est loin d’être une zone morte. Les Gorges du Verdon, le Lachens, Fayence et de nombreux autres points touristiques entourent le camp de Canjuers.

Les hollandais, belges et anglais y sont venus depuis les années 80 pour faire construire ou rénover des villas secondaires, proche et loin à la fois des strasses et paillettes de la Côte d’Azur. Certains s’y sont tellement plu qu’ils y vivent à l’année.

Brovès, Sauvechane et tous les villages expropriés auraient très bien rivalisé de charme avec ceux qui n’ont pas fait partie de la liste militaire.

Bref, le Larzac est loin de la mer et de la montagne. Brovès est à 30 minutes des stations de ski et de la Méditerranée. C’est un peu dur de comparer.

Ste croix du Verdon et le lac de St Croix dans les alpes de haute provence..

a écrit : Ils ont été relogés sur le champ?... Non, ils n’ont pas été relogés. On leur a donné une maigre compensation financière pour qu’ils se relogent eux-mêmes ailleurs.

Ma famille, ainsi que d’autres, ont trouvé refuge à Draguignan et Flayosc. Certains ont choisi de rester près de là... Comps, la Martre, le Bourget...

Tous se souviennent et gardent toujours leur village dans le cœur.

Aujourd’hui, à l’heure des mégalopoles et de la globalisation il peut sembler désuet de parler de perte d’identité, c’est pourtant ce que ma grand-mère, mon père et tous les « anciens » me décrivaient étant enfant. Un traumatisme ayant causé la perte de nombreuses traditions dans une région toute aussi à même de recevoir ce camp que d’ autres, complètement inhabitables celles là.