Francis Galton, scientifique oublié de l'Histoire

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Personnellement je l'ai d'abord connu grâce a sa planche, qu'on a tous déjà vu voir manipulé : c'est celle avec de nombreux clous planté de telle sorte que les billes qui vont tomber peuvent aller soit a gauche, soit a droite, et ce plusieurs fois de suite. En faisant tomber un grand nombre de billes, elles forment une courbe en cloche.
On a donc une Expérience visuelle qui permet très bien de comprendre que plus on répète d’expérience de Bernoulli, plus on tend vers la courbe de Gauss.

Francis Galton a été extrêmement séduit par la théorie de son cousin et l'a naturellement utilisé pour promouvoir ses vues eugénistes. Il a notamment promeut quelque chose de proche du darwinisme sociale, étant convaincu que les classes sociales étaient prédéterminée génétiquement et qu'il était important de ne pas se mélanger, sans quoi la classe supérieur serait ternie.

Étant statisticien, il a donc tenté de démontrer la bêtise du "bas peuple" en leur demandant d'estimer tout et n'importe quoi, et on comparant les résultats à ceux d'un expert (on peut quand même se demander la pertinence d'une telle expérience, mais bon...), où individuellement les individus étaient en effet plutôt mauvais. Il reporta le même type d'expérience sur une foule, leur demandant d'estimer le poids d'un bœuf dans une foire agricole, et la, si les résultats des individus étaient toujours mauvais, la moyenne (ou plutôt la médiane) était excellente ! Galton fut très surpris de ce résultat et ne sut comment l'interprété.

C'est plus tard que le phénomène fut popularisé sous le nom de sagesse de foule où la foule peut faire aussi bien que des experts dans les bonnes conditions (il faut qu'elle soit diversifiée et que les individus donnent leurs réponses sans se préoccuper des autres, et naturellement ca ne fonctionne que si les gens ont été confronté à la chose qu'ils doivent estimé, le poids d'un atome d'hydrogène, par exemple, ne fonctionnerait pas).

a écrit : Merci pour ces compléments intéressants... En fait, Galton était un de ces gros connards, qui, comme d'autres au fil des siècles, avait des "certitudes génétiques" qui plaisaient bien à une "élite sociétale" de leur moment... On en a connu d'autres : la "supériorité aryenne", ou "les noirs n'ont pas d'âme"...
Bref, un nom à mettre dans la colonne "gros con de l'histoire" :)
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Ou alors on se remet dans le contexte de l'époque et au lieu de dire "comme d'autres au fil des siècles" on admet que c'est plutot "comme la majorité des gens de cette époque" et on se dit qu'au final le gars n'a fait qu'interpreter sa science avec son regard contemporain.
Ce qui ne fait pas de lui l'enc*** dont on voudrait le taxer, sinon à ce compte là on est nous aussi des descendants de gros cons et les futurs gros cons des générations à venir.


EDIT
D'excellents reportages sur LSD (france culture) sont actuellement diffusés cette semaine (de 17h a 18h), hier c'était justement sur l'eugénisme, de Darwin à Hitler, je vous conseille de les réécouter.
Se remettre dans le contexte historique est la premiere chose à faire lorsqu'on souhaite analyser des faits historiques.


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Je me coucherais moins bête car je savais que ce cher monsieur avait découvert les ultrasons mais pas du tout qu'il avait travaillé sur d'autres sujets (dont certains plutôt controversés).

Personnellement je l'ai d'abord connu grâce a sa planche, qu'on a tous déjà vu voir manipulé : c'est celle avec de nombreux clous planté de telle sorte que les billes qui vont tomber peuvent aller soit a gauche, soit a droite, et ce plusieurs fois de suite. En faisant tomber un grand nombre de billes, elles forment une courbe en cloche.
On a donc une Expérience visuelle qui permet très bien de comprendre que plus on répète d’expérience de Bernoulli, plus on tend vers la courbe de Gauss.

Francis Galton a été extrêmement séduit par la théorie de son cousin et l'a naturellement utilisé pour promouvoir ses vues eugénistes. Il a notamment promeut quelque chose de proche du darwinisme sociale, étant convaincu que les classes sociales étaient prédéterminée génétiquement et qu'il était important de ne pas se mélanger, sans quoi la classe supérieur serait ternie.

Étant statisticien, il a donc tenté de démontrer la bêtise du "bas peuple" en leur demandant d'estimer tout et n'importe quoi, et on comparant les résultats à ceux d'un expert (on peut quand même se demander la pertinence d'une telle expérience, mais bon...), où individuellement les individus étaient en effet plutôt mauvais. Il reporta le même type d'expérience sur une foule, leur demandant d'estimer le poids d'un bœuf dans une foire agricole, et la, si les résultats des individus étaient toujours mauvais, la moyenne (ou plutôt la médiane) était excellente ! Galton fut très surpris de ce résultat et ne sut comment l'interprété.

C'est plus tard que le phénomène fut popularisé sous le nom de sagesse de foule où la foule peut faire aussi bien que des experts dans les bonnes conditions (il faut qu'elle soit diversifiée et que les individus donnent leurs réponses sans se préoccuper des autres, et naturellement ca ne fonctionne que si les gens ont été confronté à la chose qu'ils doivent estimé, le poids d'un atome d'hydrogène, par exemple, ne fonctionnerait pas).

a écrit : Personnellement je l'ai d'abord connu grâce a sa planche, qu'on a tous déjà vu voir manipulé : c'est celle avec de nombreux clous planté de telle sorte que les billes qui vont tomber peuvent aller soit a gauche, soit a droite, et ce plusieurs fois de suite. En faisant tomber un grand nombre de billes, elles forment une courbe en cloche.
On a donc une Expérience visuelle qui permet très bien de comprendre que plus on répète d’expérience de Bernoulli, plus on tend vers la courbe de Gauss.
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Merci ! C'est un rapprochement que je n'avais jamais fait non plus.

Planche de Galton qui illustre d'ailleurs le superbe théorème de Moivre-Laplace.

a écrit : Francis Galton a été extrêmement séduit par la théorie de son cousin et l'a naturellement utilisé pour promouvoir ses vues eugénistes. Il a notamment promeut quelque chose de proche du darwinisme sociale, étant convaincu que les classes sociales étaient prédéterminée génétiquement et qu'il était important de ne pas se mélanger, sans quoi la classe supérieur serait ternie.

Étant statisticien, il a donc tenté de démontrer la bêtise du "bas peuple" en leur demandant d'estimer tout et n'importe quoi, et on comparant les résultats à ceux d'un expert (on peut quand même se demander la pertinence d'une telle expérience, mais bon...), où individuellement les individus étaient en effet plutôt mauvais. Il reporta le même type d'expérience sur une foule, leur demandant d'estimer le poids d'un bœuf dans une foire agricole, et la, si les résultats des individus étaient toujours mauvais, la moyenne (ou plutôt la médiane) était excellente ! Galton fut très surpris de ce résultat et ne sut comment l'interprété.

C'est plus tard que le phénomène fut popularisé sous le nom de sagesse de foule où la foule peut faire aussi bien que des experts dans les bonnes conditions (il faut qu'elle soit diversifiée et que les individus donnent leurs réponses sans se préoccuper des autres, et naturellement ca ne fonctionne que si les gens ont été confronté à la chose qu'ils doivent estimé, le poids d'un atome d'hydrogène, par exemple, ne fonctionnerait pas).
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Merci pour ces compléments intéressants... En fait, Galton était un de ces gros connards, qui, comme d'autres au fil des siècles, avait des "certitudes génétiques" qui plaisaient bien à une "élite sociétale" de leur moment... On en a connu d'autres : la "supériorité aryenne", ou "les noirs n'ont pas d'âme"...
Bref, un nom à mettre dans la colonne "gros con de l'histoire" :)

Sir Francis Galton, eut un contemporain français assez connu: Alphonse Bertillon, père d'une technique d'identification aujourd'hui inusitée : l'individualisation anthropométrique criminelle.
Sa technique, basée sur les mesures immuables de plusieurs parties du corps du suspect adulte, permettait l'identification (supposée) certaine de la personne.
La méthode eut un succès assez important, ...jusqu'au jour où il fut prouvé qu'un suspect possédant les mêmes mesures anthropométriques que le réel auteur, vint ébranler toute l'avancée technique employée en matière policière.

Au final, c'est la méthode de dactyloscopie inventée par Sir Francis Galton en 1892, qui remplaça le "Bertillonage".

On doit néanmoins à Alphonse Bertillon, la recommandation de l'usage systématique v de la photographie, pour immortaliser les scènes de crimes et de méfaits.
Bertillon recommandait l'usage de la photographie, avant toute autre action sur les lieux, ainsi que de placer des repères métriques dans les scènes photographiées.

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a écrit : Francis Galton a été extrêmement séduit par la théorie de son cousin et l'a naturellement utilisé pour promouvoir ses vues eugénistes. Il a notamment promeut quelque chose de proche du darwinisme sociale, étant convaincu que les classes sociales étaient prédéterminée génétiquement et qu'il était important de ne pas se mélanger, sans quoi la classe supérieur serait ternie.

Étant statisticien, il a donc tenté de démontrer la bêtise du "bas peuple" en leur demandant d'estimer tout et n'importe quoi, et on comparant les résultats à ceux d'un expert (on peut quand même se demander la pertinence d'une telle expérience, mais bon...), où individuellement les individus étaient en effet plutôt mauvais. Il reporta le même type d'expérience sur une foule, leur demandant d'estimer le poids d'un bœuf dans une foire agricole, et la, si les résultats des individus étaient toujours mauvais, la moyenne (ou plutôt la médiane) était excellente ! Galton fut très surpris de ce résultat et ne sut comment l'interprété.

C'est plus tard que le phénomène fut popularisé sous le nom de sagesse de foule où la foule peut faire aussi bien que des experts dans les bonnes conditions (il faut qu'elle soit diversifiée et que les individus donnent leurs réponses sans se préoccuper des autres, et naturellement ca ne fonctionne que si les gens ont été confronté à la chose qu'ils doivent estimé, le poids d'un atome d'hydrogène, par exemple, ne fonctionnerait pas).
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Ton com me fait penser à la super chaine YT ..''Fouloscopie'', géniale!

a écrit : Merci pour ces compléments intéressants... En fait, Galton était un de ces gros connards, qui, comme d'autres au fil des siècles, avait des "certitudes génétiques" qui plaisaient bien à une "élite sociétale" de leur moment... On en a connu d'autres : la "supériorité aryenne", ou "les noirs n'ont pas d'âme"...
Bref, un nom à mettre dans la colonne "gros con de l'histoire" :)
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Moi j'y mettrais dans la colonne ''gros enculé super intelligent de l'histoire''

a écrit : Merci pour ces compléments intéressants... En fait, Galton était un de ces gros connards, qui, comme d'autres au fil des siècles, avait des "certitudes génétiques" qui plaisaient bien à une "élite sociétale" de leur moment... On en a connu d'autres : la "supériorité aryenne", ou "les noirs n'ont pas d'âme"...
Bref, un nom à mettre dans la colonne "gros con de l'histoire" :)
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Ou alors on se remet dans le contexte de l'époque et au lieu de dire "comme d'autres au fil des siècles" on admet que c'est plutot "comme la majorité des gens de cette époque" et on se dit qu'au final le gars n'a fait qu'interpreter sa science avec son regard contemporain.
Ce qui ne fait pas de lui l'enc*** dont on voudrait le taxer, sinon à ce compte là on est nous aussi des descendants de gros cons et les futurs gros cons des générations à venir.


EDIT
D'excellents reportages sur LSD (france culture) sont actuellement diffusés cette semaine (de 17h a 18h), hier c'était justement sur l'eugénisme, de Darwin à Hitler, je vous conseille de les réécouter.
Se remettre dans le contexte historique est la premiere chose à faire lorsqu'on souhaite analyser des faits historiques.

a écrit : Ou alors on se remet dans le contexte de l'époque et au lieu de dire "comme d'autres au fil des siècles" on admet que c'est plutot "comme la majorité des gens de cette époque" et on se dit qu'au final le gars n'a fait qu'interpreter sa science avec son regard contemporain.
Ce qui ne fait pas de lui l'enc*** dont on voudrait le taxer, sinon à ce compte là on est nous aussi des descendants de gros cons et les futurs gros cons des générations à venir.


EDIT
D'excellents reportages sur LSD (france culture) sont actuellement diffusés cette semaine (de 17h a 18h), hier c'était justement sur l'eugénisme, de Darwin à Hitler, je vous conseille de les réécouter.
Se remettre dans le contexte historique est la premiere chose à faire lorsqu'on souhaite analyser des faits historiques.
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Oui enfin la on parle quand même de celui qui est considéré comme le fondateur de l'eugénisme hein. C'est pas simplement un mec qui a été entrainé dans l'idéologie de son époque (par exemple des racistes lors de la ségrégation), la il est directement responsable de cette idéologie.
Ce relativisme moral ne me semble pas convenir, et je ne vois aucun problème à juger des gens sur ce qu'ils ont fait, même avec des critères actuels. Eux, ils sont morts de toute façon. La seule chose qui change, c'est l'interprétation de leurs actions, et comme cette interprétation à plus de chance d'avoir un impact sur notre société que sur la sienne, je trouve légitime de le juger avec les critères actuels. Dans une moindre mesure (parce que lui est bien un produit de son temps et pas le fondateur d'une idéologie nauséabonde) il est aussi légitime de dire que certaines BD d'Hergé sont racistes. Certes, à l'époque c'était pas choquant, mais aujourd'hui ça l'est, et aujourd'hui une bonne part des gens s'accordent pour dire que l'image des Congolais renvoyé dans Tintin au Congo n'est pas l"image souhaité aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était un connard et que je ne vois pas de problème à le traiter ainsi (et que ça ne remet pas en cause certaines de ses découvertes pour autant).

a écrit : Sir Francis Galton, eut un contemporain français assez connu: Alphonse Bertillon, père d'une technique d'identification aujourd'hui inusitée : l'individualisation anthropométrique criminelle.
Sa technique, basée sur les mesures immuables de plusieurs parties du corps du suspect adulte, perme
ttait l'identification (supposée) certaine de la personne.
La méthode eut un succès assez important, ...jusqu'au jour où il fut prouvé qu'un suspect possédant les mêmes mesures anthropométriques que le réel auteur, vint ébranler toute l'avancée technique employée en matière policière.

Au final, c'est la méthode de dactyloscopie inventée par Sir Francis Galton en 1892, qui remplaça le "Bertillonage".

On doit néanmoins à Alphonse Bertillon, la recommandation de l'usage systématique v de la photographie, pour immortaliser les scènes de crimes et de méfaits.
Bertillon recommandait l'usage de la photographie, avant toute autre action sur les lieux, ainsi que de placer des repères métriques dans les scènes photographiées.
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Bertillon avait fondé sa théorie sur la phrénologie, pseudo-science fort en vogue au début du XIX° siècle, selon laquelle les caractéristiques physiques, et en particulier la forme du crâne, d'un individu déterminait son caractère et ses aptitudes (d'où les expressions comme la bosse des maths, une gueule de tueur, une silhouette de voleur,...). Bertillon avait donc mis en place un système de fichiers dans lequel était consigné toutes les caractéristiques anthropométriques mesurées sur les suspects arrêtés par la police.
Par la suite, la phrénologie s'est avérée être une véritable foutaise, mais les fiches de Bertillon ont permis de démontrer que certaines caractéristiques physiques, comme les empreintes digitales ou les plis des oreilles, étaient propres à chaque individu et pouvaient donc être utilisées comme moyen d'identification...

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a écrit : Oui enfin la on parle quand même de celui qui est considéré comme le fondateur de l'eugénisme hein. C'est pas simplement un mec qui a été entrainé dans l'idéologie de son époque (par exemple des racistes lors de la ségrégation), la il est directement responsable de cette idéologie.
Ce relativisme
moral ne me semble pas convenir, et je ne vois aucun problème à juger des gens sur ce qu'ils ont fait, même avec des critères actuels. Eux, ils sont morts de toute façon. La seule chose qui change, c'est l'interprétation de leurs actions, et comme cette interprétation à plus de chance d'avoir un impact sur notre société que sur la sienne, je trouve légitime de le juger avec les critères actuels. Dans une moindre mesure (parce que lui est bien un produit de son temps et pas le fondateur d'une idéologie nauséabonde) il est aussi légitime de dire que certaines BD d'Hergé sont racistes. Certes, à l'époque c'était pas choquant, mais aujourd'hui ça l'est, et aujourd'hui une bonne part des gens s'accordent pour dire que l'image des Congolais renvoyé dans Tintin au Congo n'est pas l"image souhaité aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était un connard et que je ne vois pas de problème à le traiter ainsi (et que ça ne remet pas en cause certaines de ses découvertes pour autant).
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Ta théorie est ridicule car elle fait de la morale une valeur absolue alors qu'au contraire, elle est relative et propre à chaque époque et à chaque société. Si on suit ta logique, tous les philosophes, auteurs et artistes grecs et romains étaient des gros enculés parce qu'ils vivaient dans une société esclavagiste et, pour certains, possédaient des esclaves. Sous l'Ancien régime, ils étaient tous des enfoirés parce qu'ils envoyaient un simple voleur à la roue, pour s'y faire torturer pendant des heures, etc. La liste pour être longue, tant certaines lois et coutumes du passé peuvent nous paraître barbares, excessives ou tout simplement ridicules maintenant, alors qu'elles paraissaient tout à fait normales dans le contexte où elles étaient en vigueur...

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a écrit : Bertillon avait fondé sa théorie sur la phrénologie, pseudo-science fort en vogue au début du XIX° siècle, selon laquelle les caractéristiques physiques, et en particulier la forme du crâne, d'un individu déterminait son caractère et ses aptitudes (d'où les expressions comme la bosse des maths, une gueule de tueur, une silhouette de voleur,...). Bertillon avait donc mis en place un système de fichiers dans lequel était consigné toutes les caractéristiques anthropométriques mesurées sur les suspects arrêtés par la police.
Par la suite, la phrénologie s'est avérée être une véritable foutaise, mais les fiches de Bertillon ont permis de démontrer que certaines caractéristiques physiques, comme les empreintes digitales ou les plis des oreilles, étaient propres à chaque individu et pouvaient donc être utilisées comme moyen d'identification...
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J'ai fait exprès de ne pas citer la phénologie, car cette pseudo-science n'est qu'un des aspects des travaux de Bertillon.
Il est néanmoins à citer que les mesures anthropométriques immuables relevées par le Bertillonage, avaient une fiabilité proches de la perfection, dans l'identification.
13 mesures comparées, permettaient d'identifier sans l'ombre d'un doute, un individu entre 4 194 304 autres.
Avec 14 mesures, le nombre passait à plus de 268 millions.

Dans la pratique, la méthode comparative était longue et fastidieuse, même si elle a donné d'excellents résultats. Durant sa première année d'usage, elle a par exemple permis d'identifier une cinquantaine de personnes.
Cependant, c'est l'épisode de la confusion de deux individus possédant les mêmes mesures anthropométriques, qui mènera à sa fin d'usage et à l'emploi des empreintes digitales ( plus simples d'usage et de fiabilité encore plus certaine), pour identifier les personnes.

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a écrit : Oui enfin la on parle quand même de celui qui est considéré comme le fondateur de l'eugénisme hein. C'est pas simplement un mec qui a été entrainé dans l'idéologie de son époque (par exemple des racistes lors de la ségrégation), la il est directement responsable de cette idéologie.
Ce relativisme
moral ne me semble pas convenir, et je ne vois aucun problème à juger des gens sur ce qu'ils ont fait, même avec des critères actuels. Eux, ils sont morts de toute façon. La seule chose qui change, c'est l'interprétation de leurs actions, et comme cette interprétation à plus de chance d'avoir un impact sur notre société que sur la sienne, je trouve légitime de le juger avec les critères actuels. Dans une moindre mesure (parce que lui est bien un produit de son temps et pas le fondateur d'une idéologie nauséabonde) il est aussi légitime de dire que certaines BD d'Hergé sont racistes. Certes, à l'époque c'était pas choquant, mais aujourd'hui ça l'est, et aujourd'hui une bonne part des gens s'accordent pour dire que l'image des Congolais renvoyé dans Tintin au Congo n'est pas l"image souhaité aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était un connard et que je ne vois pas de problème à le traiter ainsi (et que ça ne remet pas en cause certaines de ses découvertes pour autant).
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Avec cette théorie, on peut donc déjà se considérer comme des "co**ards" vu qu'on ne fait pas beaucoup d'effort contre les modifications climatiques, que l'on pille les ressources mondiales, que l'on laisse d'autre pays dans des situations de guerre et de famine sans broncher, que l'on vit dans une société très individualiste ou l'entraide est rare, etc...

Ce n'est pas un relativisme moral, c'est un relativisme historique. En histoire le contexte reste très important. A raisonner comme cela, tu risque l'anachronisme permanent.

La BD d'Hergé n'est pas raciste, elle reflète l'idéologie d'une société qui était raciste. C'est foncièrement différent. Par contre, un écrivain qui publie une BD identique aujourd'hui pourrait être qualifié de raciste car le contexte historique a changé.

a écrit : Oui enfin la on parle quand même de celui qui est considéré comme le fondateur de l'eugénisme hein. C'est pas simplement un mec qui a été entrainé dans l'idéologie de son époque (par exemple des racistes lors de la ségrégation), la il est directement responsable de cette idéologie.
Ce relativisme
moral ne me semble pas convenir, et je ne vois aucun problème à juger des gens sur ce qu'ils ont fait, même avec des critères actuels. Eux, ils sont morts de toute façon. La seule chose qui change, c'est l'interprétation de leurs actions, et comme cette interprétation à plus de chance d'avoir un impact sur notre société que sur la sienne, je trouve légitime de le juger avec les critères actuels. Dans une moindre mesure (parce que lui est bien un produit de son temps et pas le fondateur d'une idéologie nauséabonde) il est aussi légitime de dire que certaines BD d'Hergé sont racistes. Certes, à l'époque c'était pas choquant, mais aujourd'hui ça l'est, et aujourd'hui une bonne part des gens s'accordent pour dire que l'image des Congolais renvoyé dans Tintin au Congo n'est pas l"image souhaité aujourd'hui.
Bref, tout ça pour dire que c'était un connard et que je ne vois pas de problème à le traiter ainsi (et que ça ne remet pas en cause certaines de ses découvertes pour autant).
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Et voila, comment on arrive à des gens qui déboulonnent des statues. Bravo.

Sinon, pour le rapprochement entre les tatonnements d'un scientifique du 19eme siècle et les idéologies d'un régime fasciste qui ont en pris une pincée pour en faire leur dogme 40 ans plus tard, franchement chapeau !

Je reconseille a tous ici qui ont une vision parcellaire ou biaisée (ou qui ne savent tout simplement pas faire la lecture de faits historique ou se remettre dans le contexte de l'époque) d'écouter la série LSD sur France Culture et surtout sa rediffusion d'hier soir, qui, meme si elle tombe avec certains intervenants dans les mêmes écueils qu'on lit ici (raccourci darwinisme - nazisme, pour grossir le trait) reste une série de qualité et qui montre bien les à-cotés de telles analyses.

EDIT :
LSD la série documentaire : Politique et Race en France : un mariage dangereux.

a écrit : Ta théorie est ridicule car elle fait de la morale une valeur absolue alors qu'au contraire, elle est relative et propre à chaque époque et à chaque société. Si on suit ta logique, tous les philosophes, auteurs et artistes grecs et romains étaient des gros enculés parce qu'ils vivaient dans une société esclavagiste et, pour certains, possédaient des esclaves. Sous l'Ancien régime, ils étaient tous des enfoirés parce qu'ils envoyaient un simple voleur à la roue, pour s'y faire torturer pendant des heures, etc. La liste pour être longue, tant certaines lois et coutumes du passé peuvent nous paraître barbares, excessives ou tout simplement ridicules maintenant, alors qu'elles paraissaient tout à fait normales dans le contexte où elles étaient en vigueur... Afficher tout Bah justement non, le relativisme morale est extrêmement discuté par les philosophes de tout temps (coucou Kant pour ne citer que le plus fameux). Il y a une vidéo assez sympathique de Monsieur Phi sur le sujet d'ailleurs : www.youtube.com/watch?v=7KmAKVaO-Xc&. Un des problèmes avec ce ce genre d'argument, c'est qu'il devient impossible d'établir des normes sociales de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas si chacun peut avoir sa propre définition de ce qui est bon ou mauvais.

Ceci étant dis, c'est pas mon point ici. Il n'est pas vraiment question de savoir si les idées de personnes mortes avaient un sens de leur vivant, il est surtout question de savoir quel impact ces idées peuvent avoir aujourd'hui, et ton argument n'apporte rien sur ce point. Oui, je trouve légitime de condamné l'esclavagisme aujourd'hui, pour ne reprendre qu'un point. Et je trouve par la même occasion légitime de condamné une partie de la philosophie des lumière qui, pour épris de liberté et d'égalité qu'ils étaient, n'avaient pas trop de problème avec l'esclavage, quand ils ne le justifiaient pas.
A nouveau, peu importe la légitimité qu'ils avaient de leur temps, ce qui compte c'est ce qu'on en fait aujourd'hui, et si la remise en contexte est utile pour observer le développement des idées, elle ne l'est pas quand on parle des idées elles-mêmes une fois qu'elles ont abouties. Et aujourd'hui, l'esclavage ne semble pas acceptable (peu importe que ca soit une vérité morale absolue ou non, c'est celle que nous avons maintenant)
D'un point de vu pratique, j'ai beaucoup de mal à voir l'utilité de défendre l'inventeur de l'eugénisme, à part dans le but de soutenir cette idéologie, mais je ne pense pas que grand monde soutienne ça ici. Quelle utilité de ne pas associé Galton (mort je le rappelle) à la théorie nauséabonde (je pense que la plupart des gens seront d'accord que l'eugénisme, c'est pas cool et ça a conduit à quelques événements pas folichon ?) qu'il a fondé ? Quelle utilité de ne pas condamné fermement les monstruosités du passé ? Quelle utilité de chercher à justifier ce qui, d'un commun accord (ou presque) est vu aujourd'hui comme une erreur ? A part dans un processus de compréhension du développement de ces idées (utile si on veut les repérés quand elles croissent) ou éventuellement dans des études sociologiques (mais c'est un peu délicat quand parle justement d'une personne unique) vraiment, je ne vois pas.

a écrit : Bah justement non, le relativisme morale est extrêmement discuté par les philosophes de tout temps (coucou Kant pour ne citer que le plus fameux). Il y a une vidéo assez sympathique de Monsieur Phi sur le sujet d'ailleurs : www.youtube.com/watch?v=7KmAKVaO-Xc&. Un des problèmes avec ce ce genre d'argument, c'est qu'il devient impossible d'établir des normes sociales de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas si chacun peut avoir sa propre définition de ce qui est bon ou mauvais.

Ceci étant dis, c'est pas mon point ici. Il n'est pas vraiment question de savoir si les idées de personnes mortes avaient un sens de leur vivant, il est surtout question de savoir quel impact ces idées peuvent avoir aujourd'hui, et ton argument n'apporte rien sur ce point. Oui, je trouve légitime de condamné l'esclavagisme aujourd'hui, pour ne reprendre qu'un point. Et je trouve par la même occasion légitime de condamné une partie de la philosophie des lumière qui, pour épris de liberté et d'égalité qu'ils étaient, n'avaient pas trop de problème avec l'esclavage, quand ils ne le justifiaient pas.
A nouveau, peu importe la légitimité qu'ils avaient de leur temps, ce qui compte c'est ce qu'on en fait aujourd'hui, et si la remise en contexte est utile pour observer le développement des idées, elle ne l'est pas quand on parle des idées elles-mêmes une fois qu'elles ont abouties. Et aujourd'hui, l'esclavage ne semble pas acceptable (peu importe que ca soit une vérité morale absolue ou non, c'est celle que nous avons maintenant)
D'un point de vu pratique, j'ai beaucoup de mal à voir l'utilité de défendre l'inventeur de l'eugénisme, à part dans le but de soutenir cette idéologie, mais je ne pense pas que grand monde soutienne ça ici. Quelle utilité de ne pas associé Galton (mort je le rappelle) à la théorie nauséabonde (je pense que la plupart des gens seront d'accord que l'eugénisme, c'est pas cool et ça a conduit à quelques événements pas folichon ?) qu'il a fondé ? Quelle utilité de ne pas condamné fermement les monstruosités du passé ? Quelle utilité de chercher à justifier ce qui, d'un commun accord (ou presque) est vu aujourd'hui comme une erreur ? A part dans un processus de compréhension du développement de ces idées (utile si on veut les repérés quand elles croissent) ou éventuellement dans des études sociologiques (mais c'est un peu délicat quand parle justement d'une personne unique) vraiment, je ne vois pas.
Afficher tout
La notion d'eugénisme découle directement du darwinisme, l'eugénisme c'est la sélection pas naturelle.
On le pratique aujourd'hui dans une certaine mesure, quand on décide d'avorter parce qu'on a détecté un grave problème cardiaque (c'est arrivé à un couple d'amis, comment on les jugera, eux dans 100 ans?).

Le problème, c'est qu'on associe trop souvent l'eugénisme avec les pratiques nazies (point Godwin^^) qui se sont servi de ce procédé pour exterminer des gens au faciès où pour leurs idées, et si possible, avec le maximum de cruauté.
Ce scientifique n'a émis qu'une idée, idée qui est réelle.

Je vais prendre un autre exemple, Nobel, inventeur de la nitroglycérine, c'est un enc... où c'est les mecs qui s'en sont servis pour tuer des gens au lieu de creuser des tunnels avec qui sont des enc...?
Et Marie Curie, dont les travaux sur la radioactivité ont mené à La Bombe, c'est une s... aussi?
Si on part sur ce principe, il va falloir juger tout le monde un jour où l'autre, mais le point positif, c'est que ca fera du boulot pour les historiens! ^^

a écrit : Ta théorie est ridicule car elle fait de la morale une valeur absolue alors qu'au contraire, elle est relative et propre à chaque époque et à chaque société. Si on suit ta logique, tous les philosophes, auteurs et artistes grecs et romains étaient des gros enculés parce qu'ils vivaient dans une société esclavagiste et, pour certains, possédaient des esclaves. Sous l'Ancien régime, ils étaient tous des enfoirés parce qu'ils envoyaient un simple voleur à la roue, pour s'y faire torturer pendant des heures, etc. La liste pour être longue, tant certaines lois et coutumes du passé peuvent nous paraître barbares, excessives ou tout simplement ridicules maintenant, alors qu'elles paraissaient tout à fait normales dans le contexte où elles étaient en vigueur... Afficher tout La Morale est une valeur absolue, si elle était relative, elle n'aurait aucune valeur.

Par contre, ce qui est relatif aux époques et aux diverses régions du monde, c'est le champ de personnes à qui on accorde le statut de "personne" ou de "citoyen".

L'Homme noir est-il un citoyen comme les autres ? La femme ? L'enfant ? L'homosexuel ? Le migrant ? Les handicapés ? Les esclaves ? Les pauvres ? C'est en répondant à ces questions, au fil de l'Histoire, que le champ de la morale se modifie. Mais la Morale a toujours été la même.

a écrit : Avec cette théorie, on peut donc déjà se considérer comme des "co**ards" vu qu'on ne fait pas beaucoup d'effort contre les modifications climatiques, que l'on pille les ressources mondiales, que l'on laisse d'autre pays dans des situations de guerre et de famine sans broncher, que l'on vit dans une société très individualiste ou l'entraide est rare, etc...

Ce n'est pas un relativisme moral, c'est un relativisme historique. En histoire le contexte reste très important. A raisonner comme cela, tu risque l'anachronisme permanent.

La BD d'Hergé n'est pas raciste, elle reflète l'idéologie d'une société qui était raciste. C'est foncièrement différent. Par contre, un écrivain qui publie une BD identique aujourd'hui pourrait être qualifié de raciste car le contexte historique a changé.
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Donc considéré que la société actuelle fait des erreurs ? Je ne vois pas trop le problème pour le coup...

A nouveau, toi et d'autres parler de théorie mais je n'ai jamais fait mention d'une telle chose. Je ne cherche pas à savoir si des gens des monstres ou dans la moyenne à leur époques. Je cherche un prisme qui permette d'interprété ce qu'ils ont fait de façon utile pour nous, aujourd'hui. Et par ce prisme, je ne vois aucune utilité à défendre le fondateur de l'eugénisme de nos jours.
D'ailleurs, on est au final d'accord : avec les critères modernes, la BD d'Hergé parait raciste. Dans un prisme d'utilité actuel, on peut la jugé comme étant raciste et condamné ses propos tout en comprenant qu'ils avaient un sens à l'époque. Il est d'une part intéressant de la remettre dans son contexte si on veut étudier la sociologie de l'époque, et d'autre part pertinent de la qualifier de raciste si on veut éviter que des gens trouvent les idées développé dans cette BD comme normale (en tout cas en ce qui concerne les races).
Pour Hergé cependant, le cas est différent de Galton puisque ce dernier est le fondateur de l'eugénisme, et pas "simplement" quelqu'un qui aurait baigné dedans.

@Leolio je n'ai pas mentionné d'idéologie fasciste dans le commentaire que tu cites. En revanche, Galton a été un fervent partisan du Darwinisme sociale, qui n'a d'ailleurs que peu à voir avec l'évolution Darwinienne puisqu'elle cherche à justifié les classes sociales. Quand on pense que les classes sociales représentent une hiérarchie naturelle, la théorie est séduisante puisqu'elle permet de justifié l'idée (on est riche parce qu'on l'a dans le sang, qu'on le mérite intrinsèquement, et on est différent de ceux qui sont pauvres). Ça conduit donc assez naturellement à l'idée qu'il ne faut surtout pas se mélanger, sous peine de perdre ces qualités intrinsèques, puis à l'idée que les inférieurs sont de toutes façon intrinsèquement néfaste et qu'il faut donc s'en débarrasser, d'abord par la stérilisation, puis par l'extermination.

Enfin, je ne vois pas spécialement de problème à retirer des statues de gens qui sont aujourd'hui considéré comme moralement mauvais. Se remettre en cause et accepter de ne plus vénéré des gens qui, au regard qu'on peut porter aujourd'hui, ne le mérite pas, ça me semble assez sain (et ça ne les fait pas disparaitre de l'histoire pour autant, simplement du roman national).