Pasteur voulait faire des expériences sur des condamnés à mort

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À la fin de sa carrière, Louis Pasteur échangeait régulièrement avec Pierre II, empereur du Brésil. En 1884, il lui fit une demande spéciale : être autorisé à mener des expériences sur des cobayes humains, notamment des condamnés à mort volontaires pour tester un vaccin. Pierre II refusa poliment.

Cette opportunité arriva finalement l'année suivante, quand Pasteur testa son vaccin contre la rage sur un enfant mordu par un chien.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Ouf c'est carement violent et bien j'usque la je ne savais pas que l'Empereur de Brésil s'appelait Pierre 2 Pedro II en VO ;)

a écrit : Ce n'est pas celui qu'on pourrait croire qui a le plus d'éthique Pourtant Pedro II est connu pour son humanisme. Il a été l’architecte de l’abolition de esclavage au Brésil.

Malgré le fait qu’il ait été renversé par un coup d’état “Républicain” qui n’avait aucun soutien dans la population, il dû s’exiler et mourut en France en 1891.

Ironiquement il est vu au Brésil comme un idéal de dirigeant,humble, sage, éclairé et républicain.

a écrit : Ce n'est pas celui qu'on pourrait croire qui a le plus d'éthique Je suis pas vraiment d’accord, pour moi les deux respectent l’éthique, celle de l’époque : les vaccins sont alors totalement nouveaux et non testés, on n’a aucune base de comparaison, et pas les moyens de test avant sujet vivant qu’on a aujourd’hui.
Les labo pharmaceutiques apparaîtront bien plus tard et développeront alors, en même temps que leurs moyens financiers augmentent, les phases de test que l’ont connaît aujourd’hui.
La proposition de demander des sujets condamnés à mort mais volontaires me semble donc pertinente et tout à fait éthique dans ce cadre


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Ouf c'est carement violent et bien j'usque la je ne savais pas que l'Empereur de Brésil s'appelait Pierre 2

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a écrit : Ouf c'est carement violent et bien j'usque la je ne savais pas que l'Empereur de Brésil s'appelait Pierre 2 Pedro II en VO ;)

Ce n'est pas celui qu'on pourrait croire qui a le plus d'éthique

a écrit : Ce n'est pas celui qu'on pourrait croire qui a le plus d'éthique Pourtant Pedro II est connu pour son humanisme. Il a été l’architecte de l’abolition de esclavage au Brésil.

Malgré le fait qu’il ait été renversé par un coup d’état “Républicain” qui n’avait aucun soutien dans la population, il dû s’exiler et mourut en France en 1891.

Ironiquement il est vu au Brésil comme un idéal de dirigeant,humble, sage, éclairé et républicain.

a écrit : Ce n'est pas celui qu'on pourrait croire qui a le plus d'éthique Je suis pas vraiment d’accord, pour moi les deux respectent l’éthique, celle de l’époque : les vaccins sont alors totalement nouveaux et non testés, on n’a aucune base de comparaison, et pas les moyens de test avant sujet vivant qu’on a aujourd’hui.
Les labo pharmaceutiques apparaîtront bien plus tard et développeront alors, en même temps que leurs moyens financiers augmentent, les phases de test que l’ont connaît aujourd’hui.
La proposition de demander des sujets condamnés à mort mais volontaires me semble donc pertinente et tout à fait éthique dans ce cadre

a écrit : Pourtant Pedro II est connu pour son humanisme. Il a été l’architecte de l’abolition de esclavage au Brésil.

Malgré le fait qu’il ait été renversé par un coup d’état “Républicain” qui n’avait aucun soutien dans la population, il dû s’exiler et mourut en France en 1891.

Ironiquement il est vu a
u Brésil comme un idéal de dirigeant,humble, sage, éclairé et républicain. Afficher tout
Je veux quand même préciser qu'en l’occurrence je mets en avant le sens de l’éthique de Pedro II, contre celle de Pasteur, qui était parfois décriée même à son époque
Pour lui, prouver qu'il avait trouvé un moyen de "battre" une maladie était quasiment aussi important que la vie de ses cobayes, qu'il utilisait comme on se sert d'instruments

Même si au 18eme siècle, Edward Jenner avait démontré que la variole bovine immunisait contre la souche humaine, c'est à Louis Pasteur que nous devons la découverte du processus de fabrication du vaccin du choléra du poulet.
.. et comme plus d'une découverte, celle-ci fut également due au hasard.
En 1879, Pasteur s'absenta pendant un mois de son Laboratoire. Avant de le quitter il inocula à quelques poulets, une vieille culture de cette bactérie.
À son retour, il fut surpris de constater que les animaux étaient encore vivants, bien qu'ils avaient montré des signes de la maladie.
Pasteur en déduisit que ses gallinacés avaient développé une immunité.
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De retour au vaccin contre la variole.

Quand en 1896, Edward Jenner démontra l'efficacité de son vaccin, apparurent aussi les détracteurs et enthousiastes.
Parmi ces derniers, se trouvait le médecin Espagnol Francisco Javier Balmis Berenguer qui, entre 1803 et 1806, effectua une mission humanitaire planétaire, afin de transporter ce vaccin jusqu'au Continent Américain, puis jusqu'aux Philippines, navigant au travers du Pacifique.

Cependant, à l'époque, il n'existait pas de moyen pour conserver le vaccin durant plus de quelques jours...
Balmis eut donc l'idée -risquée et aujourd'hui peu éthique - de décider voyager en bateau, accompagné de personnel médical... et de 22 orphelins.
Chaque semaine, deux enfants se verraient contagiés, à partir des pustules du précédent couple d'enfants.
L'expédition maritime humanitaire partit depuis La Corogne, en Espagne, en direction des îles Canaries. 10 enfants des "plus distinguées familles" furent inoculés.
Le voyage continua jusqu'à Porto Rico puis Vénézuela, continuant le périple pour les Caraïbes, l'Amérique Centrale puis du Nord.(les anciennes possessions Espagnoles des actuels États-Unis).
En 1805, Balmis répéta l'expédition Océanique depuis Acapulco (Mexique) jusqu'aux Philippines, accompagné de 32 orphelins.
De là, il continua jusqu'à Macao, puis Canton, afin de diffuser la vaccine dans toute la Chine.
Finalement, il retourna au Portugal, voyageant par le sud du continent Africain, mais en profitant pour vacciner la population de l'île Saint-Hélene, lors d'une escale.

historia.nationalgeographic.com.es/a/expedicion-balmis-ninos-que-llevaron-vacuna-viruela-a-america_15225/amp

a écrit : Je veux quand même préciser qu'en l’occurrence je mets en avant le sens de l’éthique de Pedro II, contre celle de Pasteur, qui était parfois décriée même à son époque
Pour lui, prouver qu'il avait trouvé un moyen de "battre" une maladie était quasiment aussi important que la vie de ses cobaye
s, qu'il utilisait comme on se sert d'instruments Afficher tout
Bonjour,

Rien a changé. Il n’y pas d’humanité quand il s’agit de profit.

La démarche de Louis Pasteur est noble et sincère et en plus on maltraite pas les animaux ( Minas ;) ) tout est dit dans son courrier adressé à Pierre II.

L’institut Pasteur , aujourd’hui, de part l’évolution sociale, est obligé s’il veut exister de fonctionner comme une entreprise point de vue comptable. C’est pas parce que vous signez une décharge en tant que volontaire que vous êtes mieux traité et moins dangereux.

N’oublions pas qu’il s’agissait de sauver des vies et non en prendre comme certains « éminents docteurs » ont pu faire entre 1940-1945 en expérimentant des traitements ou méthodes chirurgicales.

En plus il demande gracieusement et sur la base du volontariat.
Qu’elle aurait été la réponse de Pierre II s’il avait proposé de l’argent ?

a écrit : Je suis pas vraiment d’accord, pour moi les deux respectent l’éthique, celle de l’époque : les vaccins sont alors totalement nouveaux et non testés, on n’a aucune base de comparaison, et pas les moyens de test avant sujet vivant qu’on a aujourd’hui.
Les labo pharmaceutiques apparaîtront bien plus tard et dévelop
peront alors, en même temps que leurs moyens financiers augmentent, les phases de test que l’ont connaît aujourd’hui.
La proposition de demander des sujets condamnés à mort mais volontaires me semble donc pertinente et tout à fait éthique dans ce cadre
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Non non, les labos existaient déjà, mais Pasteur était très nationaliste, et ses concurrents étaient allemands. Il était près à tout pour se montrer plus fort que ceux-ci
Le parlement "prussien" demanda au gouvernement d’agir pour que soit recueilli le consentement des patients pour toute recherche sans objectif thérapeutique les concernant dès 1898

La position de Pedro II se comprend aisément quand on sait qu'il était opposé à la peine de mort. A partir de 1876, il commuait systématiquement les exécutions en peine de prison à perpétuité. Bien qu'elle n'ait pas été législativement abolie avant la fin du XX° siècle, elle n'était plus appliquée pour les crimes de droit commun depuis la fin des années 1880.
Au Portugal, elle avait été abolie en 1865...

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a écrit : Pedro II en VO ;) Pedrinho s'il était petit en taille

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C'était une autre époque. Pour son fait de gloire, la guérison de la rage du petit Joseph Meister, Pasteur avait besoin d'être certain que son traitement marchait, d'autant plus qu'il y avait un léger doute sur le fait que chien qui avait mordu l'enfant avait bien la rage. Pasteur a donc fait en fin de traitement une injection de contrôle, c'est-à-dire l'injection d'une version très virulente de la rage, et la survie du petit Joseph a été la preuve qu'il attendait !

Notes de Pasteur : "Joseph Meister a donc échappé, non seulement à la rage que ses morsures auraient pu développer, mais à celle que je lui ai inoculée pour contrôle de l'immunité due au traitement, rage plus virulente que celle des rues."
fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pasteur#La_rage

a écrit : Je suis pas vraiment d’accord, pour moi les deux respectent l’éthique, celle de l’époque : les vaccins sont alors totalement nouveaux et non testés, on n’a aucune base de comparaison, et pas les moyens de test avant sujet vivant qu’on a aujourd’hui.
Les labo pharmaceutiques apparaîtront bien plus tard et dévelop
peront alors, en même temps que leurs moyens financiers augmentent, les phases de test que l’ont connaît aujourd’hui.
La proposition de demander des sujets condamnés à mort mais volontaires me semble donc pertinente et tout à fait éthique dans ce cadre
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De nos jours il faut juste ruser un peu pour le vivier humain, Cf « l’arche de Zoé », la menace d’expulsion d’EHPAD en cas de refus, etc.

a écrit : De nos jours il faut juste ruser un peu pour le vivier humain, Cf « l’arche de Zoé », la menace d’expulsion d’EHPAD en cas de refus, etc. L’  « arche de zoé » tout est dit!!!

Par contre, il est utile de vacciner quelqu'un lorsque qu'elle est actuellement atteinte de la maladie ?

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