Le naufrage de l'Artic, un scandale et une honte pour les hommes

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En 1854, le naufrage de l'Arctic provoqua un scandale retentissant. Le navire commença à sombrer après avoir percuté un bateau à vapeur au large de l'île de Terre-Neuve, et ne disposait pas de suffisamment de chaloupes. Les hommes se ruèrent sur les canots, laissant femmes et enfants à bord. Sur les quelque 400 personnes que transportait le navire, seuls 88 hommes survécurent, surtout de l'équipage, et toutes les femmes et enfants périrent noyés.


Commentaires préférés (3)

Le plus fou dans cette histoire est que malgré qu’il n’y eu que des hommes d’équipages et des hommes passagers (certains ont sorti leurs armes à feu pour se frayer un passage et avoir une place à bord des canots de sauvetage) personne n’a été inquiété de quelque façon que ce soit! Aucune enquête, aucune condamnation ni rien! Et il a fallu attendre le naufrage du Titanic avant que de vraies mesures de sécurité à bord des navires de transports de personnes ne soient vraiment mise en place

a écrit : La doctrine est née quelques années avant : fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_femmes_et_les_enfants_d%27abord Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question de responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)

a écrit : Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question d
e responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)
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Selon mes souvenirs, le commandant du Costa Concordia n'avait pas respecté ces lois en étant l'un des premiers à quitter son navire quand celui-ci échoua.


Tous les commentaires (28)

Gardons-nous de critiquer, l’alternative était la suivante : classe et mort ou pas classe et vivant. 

Le plus fou dans cette histoire est que malgré qu’il n’y eu que des hommes d’équipages et des hommes passagers (certains ont sorti leurs armes à feu pour se frayer un passage et avoir une place à bord des canots de sauvetage) personne n’a été inquiété de quelque façon que ce soit! Aucune enquête, aucune condamnation ni rien! Et il a fallu attendre le naufrage du Titanic avant que de vraies mesures de sécurité à bord des navires de transports de personnes ne soient vraiment mise en place

Est-ce de ce drame que découle l’expression « les femmes et les enfants d’abord »?

a écrit : Est-ce de ce drame que découle l’expression « les femmes et les enfants d’abord »? C’est mon intuition aussi. J’aimerais savoir si elle est fondée

a écrit : La doctrine est née quelques années avant : fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_femmes_et_les_enfants_d%27abord Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question de responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)

Ils ont pratiqué l'égalité hommes-femmes avant l'heure. Des avant-gardistes.

a écrit : Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question d
e responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)
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Oui, mais on en revient à la remarque d'Haricovert. Au pire, si les peines sont cumulatives, on risque 2.5 ans de prison (j'aurai tendance à dire que 2.5 ans). Face à la certitude de mourir, cela peut faire réfléchir...
Donc heureusement que l'honneur et la pression sociétale joue un peu aussi (et peut-etre la peur de se faire lyncher par un membre de la famille aussi).

Après, on ne peut pas rajouter un jugement pour homicide involontaire (pour manquement à une obligation de sécurité par ex) ? voire volontaire s'il part en toute connaissance de cause ?
Un juriste dans la salle ?

a écrit : Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question d
e responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)
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Selon mes souvenirs, le commandant du Costa Concordia n'avait pas respecté ces lois en étant l'un des premiers à quitter son navire quand celui-ci échoua.

Ça rappelle un peu aussi le Bazar de la Charité à Paris en 1897…

a écrit : Oui, mais on en revient à la remarque d'Haricovert. Au pire, si les peines sont cumulatives, on risque 2.5 ans de prison (j'aurai tendance à dire que 2.5 ans). Face à la certitude de mourir, cela peut faire réfléchir...
Donc heureusement que l'honneur et la pression sociétale joue un peu aussi (et
peut-etre la peur de se faire lyncher par un membre de la famille aussi).

Après, on ne peut pas rajouter un jugement pour homicide involontaire (pour manquement à une obligation de sécurité par ex) ? voire volontaire s'il part en toute connaissance de cause ?
Un juriste dans la salle ?
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Et pourquoi la vie d’une femme vaudrait plus que celle d’un homme ? Vision assez intéressante et malaisante.

D’ailleurs avec les genres quel genre doit être prioritaire ?
Et les enfants c’est quel âge ?
Et pourquoi pas les personnes âgées ?
Et pourquoi pas les malades en premier (ou en dernier car perte acceptable)

La pression sociale est une bonne excuse pour justifier tout et n importe quoi. Ça me rappelle les pogrom, la saint Barthélémy toujours justifier par la pression sociale.

Que l’on défende les enfants c’est compréhensible car ils représentent l’avenir. Pour le reste cela s’appelle l’instinct de survie et dans ce cas, il est difficile de savoir qui doit vivre et comment différencier les gens. C’est le dilemme du médecin fasse à de nombreuses victimes : qui sauver et pourquoi, et le sexe n’est pas un argument.

a écrit : Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question d
e responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)
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En fait, la première codification concernant le commandant d'un navire date du 19 décembre 1926, texte modifié en 1992 puis 2010

a écrit : Avec le principe d'égalité actuelle, on devrait seulement garder : "les enfants d'abord".

Plus intéressant encore, le fait pour le capitaine d'être le dernier à bord est inscrit dans la loi et ce n'est pas une question de classe, de chevalerie ou de moeurs mais une question d
e responsabilité légale :
« Est puni de six mois d'emprisonnement le fait, pour le capitaine, d'abandonner le navire sans l'avis des officiers et maîtres d'équipage. Est puni de deux ans d'emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d'abandonner son navire, de négliger d'organiser le sauvetage de l'équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d'abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier. » (article L5263-3 du code des transports)
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« Retourne sur le bateau Scatinoooo! »

a écrit : Selon mes souvenirs, le commandant du Costa Concordia n'avait pas respecté ces lois en étant l'un des premiers à quitter son navire quand celui-ci échoua. Exact et il a été condamné à 16 ans de prison.

A la question pour les femmes d'abord (je ne parle pas des enfants car la réponse est évidente et déjà dite).
Donc pour les femmes, sans faire de recherche je pourrais voir 3 réponses possibles :

1/ parce qu'a priori et de manière générale les hommes sont plus forts/résistants/endurants que les femmes, donc plus à même de pouvoir s'en sortir d'une autre manière (bien que je vous l'accorde , pour un bateau qui coule, si pas de canots , y'a pas beaucoup d'autres solutions pour survivre ^^)
2/ parce que la pensée populaire voudrait que ce soit plutôt la mère qui reste avec l'enfant (je ne dis pas que c'est légitime)
3/ les enfant sont certes l'avenir , mais c'est bien les femmes qui font les enfants (avec l'aide de ces messieurs of course ) , donc s'il y avait un repeuplement à faire , il vaudrait mieux que proportionnellement il y ait plus femmes que d'hommes qui survivent .

Ça vaut ce que ça vaut, c'est juste pour une tentative de réponse!
car dans l'idée en tant qu'adulte et dans le cas d'un naufrage je ne vois pas de réelles raisons indiscutables pour que les femmes passent avant les hommes .

a écrit : Et pourquoi la vie d’une femme vaudrait plus que celle d’un homme ? Vision assez intéressante et malaisante.

D’ailleurs avec les genres quel genre doit être prioritaire ?
Et les enfants c’est quel âge ?
Et pourquoi pas les personnes âgées ?
Et pourquoi pas les malades en premier (o
u en dernier car perte acceptable)

La pression sociale est une bonne excuse pour justifier tout et n importe quoi. Ça me rappelle les pogrom, la saint Barthélémy toujours justifier par la pression sociale.

Que l’on défende les enfants c’est compréhensible car ils représentent l’avenir. Pour le reste cela s’appelle l’instinct de survie et dans ce cas, il est difficile de savoir qui doit vivre et comment différencier les gens. C’est le dilemme du médecin fasse à de nombreuses victimes : qui sauver et pourquoi, et le sexe n’est pas un argument.
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Peut être parce que jusqu’à preuve du contraire seules les femmes portent la vie

Réponse pas méchante juste toute bête

Je sais bien qu’il faut être deux pour faire des enfants mais quand même… la nature n’a pas dicté de 50/50 pour la gestation pour le coup

Et pourquoi pas les vieux ? Bah parce qu’ils sont vieux et qu’ils vont probablement bientôt crever
Enfin ils sont plus proches de la fin que du début quoi
Dans l’ensemble ça fait sens je trouve

a écrit : Et pourquoi la vie d’une femme vaudrait plus que celle d’un homme ? Vision assez intéressante et malaisante.

D’ailleurs avec les genres quel genre doit être prioritaire ?
Et les enfants c’est quel âge ?
Et pourquoi pas les personnes âgées ?
Et pourquoi pas les malades en premier (o
u en dernier car perte acceptable)

La pression sociale est une bonne excuse pour justifier tout et n importe quoi. Ça me rappelle les pogrom, la saint Barthélémy toujours justifier par la pression sociale.

Que l’on défende les enfants c’est compréhensible car ils représentent l’avenir. Pour le reste cela s’appelle l’instinct de survie et dans ce cas, il est difficile de savoir qui doit vivre et comment différencier les gens. C’est le dilemme du médecin fasse à de nombreuses victimes : qui sauver et pourquoi, et le sexe n’est pas un argument.
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Peut être parce que jusqu’à preuve du contraire seules les femmes portent la vie

Réponse pas méchante juste toute bête

Je sais bien qu’il faut être deux pour faire des enfants mais quand même… la nature n’a pas dicté de 50/50 pour la gestation pour le coup

Et pourquoi pas les vieux ? Bah parce qu’ils sont vieux et qu’ils vont probablement bientôt crever
Enfin ils sont plus proches de la fin que du début quoi
Dans l’ensemble ça fait sens je trouve

Selon la page Wikipedia citée plus tôt, il n'y a pas d'égalité dans le sauvetage et "les femmes et les enfants d'abord" c'est surtout un adage pour valoriser des actes qui au final... n'ont pas toujours lieu. C'est d'abord l'équipage qui se sauve, puis les hommes, loin derrière (moitié moins) les femmes, et seulement 15% des enfants : "une analyse de 18 désastres maritimes majeurs entre 1852 et 2011 et impliquant 15 000 individus de plus de 30 nationalités différentes montre que le taux de survie de l'équipage et du capitaine est supérieur à celui des passagers, que celui des hommes est le double des femmes et que celui des enfants n'atteint que 15 %"

Les femmes et les enfants d’abord, comme cela on peut ensuite réfléchir au calme.