Les nazis avaient le plus grand programme touristique du monde

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Le Kraft durch Freude ("La force par la joie") était une organisation de loisirs contrôlée par l’État nazi et inspirée du Dopolavoro de Mussolini. À son apogée, elle bénéficiait à plus de 30 millions de personnes et était le plus grand programme touristique du monde, avec des réductions d’environ 75% par rapport au tarif normal.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l
9;extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires. Afficher tout
L’extrémisme oui, le radicalisme pas forcément. Ce ne sont pas des synonymes. La confusion entre ces 2 termes (notamment dans les médias mainstream) pose beaucoup de problèmes aux personnes qui sont radicales (c’est à dire qu’elle prenne les choses à la racine) dans certains domaines et qui sont taxées d’extrémistes et ostracisées… en sciences, en arts, les exemples sont légions et procèdent d’une politique de muselage de pratiques hétérodoxes !

a écrit : Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l
9;extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires. Afficher tout
Je me permets de répondre à votre commentaire, mais c'est pas parce qu'il est marqué dans le nom du parti "socialiste" que le nazi est socialiste. Il était nationaliste et ultra libéral

Le nazisme, socialiste?

C'est une question qui revient souvent dans les débats politiques, car le nom officiel du parti était le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Cependant, si l'on regarde au-delà de l'étiquette, la réalité économique du Troisième Reich est bien plus complexe et s'éloigne radicalement du socialisme traditionnel (marxiste ou social-démocrate).
​Voici les points clés pour comprendre le positionnement économique du nazisme :
​1. Une opposition farouche au marxisme
​Pour Hitler, le "socialisme" n'était pas une question de lutte des classes ou d'abolition de la propriété privée. Il s'agissait d'une vision nationaliste et raciale.
​Rejet de la lutte des classes : Contrairement aux socialistes, les nazis voulaient unir les patrons et les ouvriers au sein d'une "communauté du peuple" (Volksgemeinschaft) dévouée à l'État.
​Anticommunisme : Les socialistes et les communistes ont été les premières cibles du régime et les premiers envoyés en camps de concentration.
​2. La "Privatisation" : Un terme né sous le nazisme
​Il est intéressant de noter que le mot "privatisation" a été popularisé par les économistes dans les années 1930 pour décrire la politique nazie.
​Le régime a vendu des services publics (chemins de fer, banques, aciéries) au secteur privé.
​L'objectif était de s'assurer le soutien des grands industriels (comme Krupp ou IG Farben) pour réarmer l'Allemagne.
​3. Dirigisme et contrôle total
​Si la propriété restait privée, la liberté d'entreprendre était quasi nulle. L'économie était dirigiste :
​Économie de guerre : L'État dictait ce qui devait être produit, à quel prix et avec quelles matières premières.
​Suppression des syndicats : Ils ont été remplacés par le Front allemand du travail (DAF), qui servait surtout à contrôler les ouvriers et à maintenir des salaires bas.

En résumé, le nazisme n'était pas socialiste au sens économique du terme. Il a utilisé le mot "socialiste" pour séduire la classe ouvrière durant sa montée au pouvoir, mais une fois en place, il a instauré un capitalisme de monopole d'État ultra-militarisé. L'économie n'était qu'un outil au service de l'idéologie raciale et de l'expansion territoriale.


Tous les commentaires (9)

On a d’ailleurs eu récemment une anecdote au sujet de « Prora » qui est un bâtiment/complexe de cette organisation.

Prora, une station balnéaire à l'histoire nazie:
secouchermoinsbete.fr/97876-prora-une-station-balneaire-a-l-histoire-nazie via @moinsbete

L’idée était l’accès au plus grand nombre de loisirs à l’origine réservés aux plus aisés. En soi c’est louable. Les intentions finales ignobles (comme quoi l’enfer est pavé de tout).

a écrit : On a d’ailleurs eu récemment une anecdote au sujet de « Prora » qui est un bâtiment/complexe de cette organisation.

Prora, une station balnéaire à l'histoire nazie:
secouchermoinsbete.fr/97876-prora-une-station-balneaire-a-l-histoire-nazie via @moinsbete

L’idée était l’accès
au plus grand nombre de loisirs à l’origine réservés aux plus aisés. En soi c’est louable. Les intentions finales ignobles (comme quoi l’enfer est pavé de tout). Afficher tout
Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l'extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires.

a écrit : Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l
9;extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires. Afficher tout
L’extrémisme oui, le radicalisme pas forcément. Ce ne sont pas des synonymes. La confusion entre ces 2 termes (notamment dans les médias mainstream) pose beaucoup de problèmes aux personnes qui sont radicales (c’est à dire qu’elle prenne les choses à la racine) dans certains domaines et qui sont taxées d’extrémistes et ostracisées… en sciences, en arts, les exemples sont légions et procèdent d’une politique de muselage de pratiques hétérodoxes !

a écrit : Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l
9;extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires. Afficher tout
Se méfier de l’emploi simplificateur de tous ces termes en -isme désignant des idéologies et des mouvements de pensée.

On pourrait en discuter pendant des heures.

Je vous invite à regarder le débat en 1980 entre Lionel Jospin et Georges Marchais qui illustre la divergence entre les socialistes et les communistes français issue du congrès de Tours en 1920.

www.youtube.com/watch?v=zQxn1pRENuI

On peut lire également un excellent ouvrage du philosophe Denis Moreau : « Tous hérétiques » (Seuil 2025) qui traite des hérésies (toutes en -isme), ou du moins déclarées comme telles, dans la chrétienté en montrant que ces (supposées) déviances sont toujours d’actualité par rapport à une idéologie ou une philosophie.

a écrit : Toute idée portée à l'extrême amène ça. Au XXe siècle, le socialisme (le truc louable) a donné le nazisme en Allemagne et le communisme en Europe de l'Est, et inutile ici de jouer à qui est le pire. Mais en France, ça a donné les congés payés.
Bref, ça fait cliché de dire ça, mais le radicalisme, l
9;extrémisme, sort le pire de l'Homme en se basant en général sur des idées qui sont à l'origine pas si pires. Afficher tout
Je me permets de répondre à votre commentaire, mais c'est pas parce qu'il est marqué dans le nom du parti "socialiste" que le nazi est socialiste. Il était nationaliste et ultra libéral

a écrit : Je me permets de répondre à votre commentaire, mais c'est pas parce qu'il est marqué dans le nom du parti "socialiste" que le nazi est socialiste. Il était nationaliste et ultra libéral Comment dire bah non..

L'idéologie nazi en terme économique pure pourrait s'apparenter au socialisme, avec garantie de la propriété privée mais une grosse intervention de l'état sur l'économie.

C'était bien un parti national socialiste, il portait finalement bien son nom d'un certain point de vue.
Neanmoins avec une très grosse idéologie raciale en plus Dont une race devant dominer toutes les autres...

a écrit : Comment dire bah non..

L'idéologie nazi en terme économique pure pourrait s'apparenter au socialisme, avec garantie de la propriété privée mais une grosse intervention de l'état sur l'économie.

C'était bien un parti national socialiste, il portait finalement bien son n
om d'un certain point de vue.
Neanmoins avec une très grosse idéologie raciale en plus Dont une race devant dominer toutes les autres...
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C'est vraiment fatiguant ce vieux truc des nazis socialistes. Et totalement faux

Oui, il y a une grosse intervention de l'État dans l'économie. Comme dans tous les états à un moment de fort crise du capitalisme.
C'est comme dire que les Etats qui sont intervenus dans l'économie en 2008 en sauvant des banques étaient socialistes. C'est absurde.

Sinon, les nazis ont surfé sur un mot rassurant pour mieux berner le monde. Ensuite, ils se sont attachés à supprimer les syndicats, à réprimer le mouvement ouvrier, à liquider les hommes politiques socialistes et communistes, à favoriser les grands industriels etc.

a écrit : Je me permets de répondre à votre commentaire, mais c'est pas parce qu'il est marqué dans le nom du parti "socialiste" que le nazi est socialiste. Il était nationaliste et ultra libéral Heu… le nazisme était plutôt tout sauf libéral.
Économiquement C’était de l’ultra étatisme. L’etat (le Reich) décidait absolument de tout. De l’industrie mais et Même de la culture ou des mœurs.

Le nazisme, socialiste?

C'est une question qui revient souvent dans les débats politiques, car le nom officiel du parti était le Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Cependant, si l'on regarde au-delà de l'étiquette, la réalité économique du Troisième Reich est bien plus complexe et s'éloigne radicalement du socialisme traditionnel (marxiste ou social-démocrate).
​Voici les points clés pour comprendre le positionnement économique du nazisme :
​1. Une opposition farouche au marxisme
​Pour Hitler, le "socialisme" n'était pas une question de lutte des classes ou d'abolition de la propriété privée. Il s'agissait d'une vision nationaliste et raciale.
​Rejet de la lutte des classes : Contrairement aux socialistes, les nazis voulaient unir les patrons et les ouvriers au sein d'une "communauté du peuple" (Volksgemeinschaft) dévouée à l'État.
​Anticommunisme : Les socialistes et les communistes ont été les premières cibles du régime et les premiers envoyés en camps de concentration.
​2. La "Privatisation" : Un terme né sous le nazisme
​Il est intéressant de noter que le mot "privatisation" a été popularisé par les économistes dans les années 1930 pour décrire la politique nazie.
​Le régime a vendu des services publics (chemins de fer, banques, aciéries) au secteur privé.
​L'objectif était de s'assurer le soutien des grands industriels (comme Krupp ou IG Farben) pour réarmer l'Allemagne.
​3. Dirigisme et contrôle total
​Si la propriété restait privée, la liberté d'entreprendre était quasi nulle. L'économie était dirigiste :
​Économie de guerre : L'État dictait ce qui devait être produit, à quel prix et avec quelles matières premières.
​Suppression des syndicats : Ils ont été remplacés par le Front allemand du travail (DAF), qui servait surtout à contrôler les ouvriers et à maintenir des salaires bas.

En résumé, le nazisme n'était pas socialiste au sens économique du terme. Il a utilisé le mot "socialiste" pour séduire la classe ouvrière durant sa montée au pouvoir, mais une fois en place, il a instauré un capitalisme de monopole d'État ultra-militarisé. L'économie n'était qu'un outil au service de l'idéologie raciale et de l'expansion territoriale.