La grève qui eut l'effet inverse qu'escompté

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La popularisation des ascenseurs automatiques doit beaucoup à la grande grève des opérateurs d'ascenseurs de New York, en 1945. Durant plus d'une semaine, 15 000 opérateurs cessèrent de travailler, ce qui toucha environ 1,5 million d'habitants et impacta significativement l'économie de la ville. La grève n'eut pas vraiment l'effet escompté, puisqu'elle accéléra l'adoption de systèmes automatisés.


Tous les commentaires (38)

a écrit : Pour moi le problème n’est pas tant que ce soit un anglicisme. C’est plutôt que ce soit un mot fourre-tout, qu’on utilise à toutes les sauces, en oubliant toute nuance. Un massacre en règle du synonyme. Au point d’annihiler toute velléité de nuance ou précision. Avez-vous été affecté ? Touché ? Bouleversé ? Non impacté. Avez-vous subi des conséquences ? Non impacté. Avez-vous été blessé ? Meurtri ? Ruiné ? Anéanti ? Non, j’ai été impacté. Avez-vous été perturbé ? Ébranlé ? Traumatisé ? Mais non j’ai été « impacté » je vous dis. Ne parlons pas des cas où vous auriez pu être lésé, altéré, bousculé, pénalisé, amoindri, affaibli, grévé, traumatisé etc etc … puisque vous avez été « impacté ». C’est pratique ça veut tout dire tout en ne voulant rien dire. Un flou non-artistique en somme. Le vocabulaire français, d'une richesse pourtant infinie pour qualifier le degré d'atteinte d'un événement, se retrouve passé au rouleau compresseur d'un jargon de bureaucrate standardisé diffusé largement par les chroniqueurs et autres commentateurs légèrement ignares qui au lieu de nous donner des exemples nous nivellent. Pardon de passer pour un vieux con (suis même pas vieux) mais… tout ceci m’impacte au plus haut point.
Et c’est MOI qui ai écrit ce commentaire (je précise parce que toute tentative d’éloquence de nos jours ou tout commentaire non truffé de fautes est taxé d’IA)
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Je te rejoins, et pour ma part, ce que je reproche en plus à ce terme trop souvent utilisé, c'est qu'il ne précise même pas si c'est positif ou négatif.
Si par exemple tu dis à un.e dirigeant.e que 'telle décision va impacter les ventes', ça ne va pas l'avancer beaucoup !

a écrit : Je te rejoins, et pour ma part, ce que je reproche en plus à ce terme trop souvent utilisé, c'est qu'il ne précise même pas si c'est positif ou négatif.
Si par exemple tu dis à un.e dirigeant.e que 'telle décision va impacter les ventes', ça ne va pas l'avancer beaucoup !
Ça signifiera que ça a une conséquence sur les ventes. Quand tu utilises le terme conséquences ça ne dit pas non plus si elles seront positives ou négatives.

a écrit : Je te rejoins, et pour ma part, ce que je reproche en plus à ce terme trop souvent utilisé, c'est qu'il ne précise même pas si c'est positif ou négatif.
Si par exemple tu dis à un.e dirigeant.e que 'telle décision va impacter les ventes', ça ne va pas l'avancer beaucoup !
booster?

^^

a écrit : Je te rejoins, et pour ma part, ce que je reproche en plus à ce terme trop souvent utilisé, c'est qu'il ne précise même pas si c'est positif ou négatif.
Si par exemple tu dis à un.e dirigeant.e que 'telle décision va impacter les ventes', ça ne va pas l'avancer beaucoup !
booster?

^^

a écrit : Très bon commentaire.
Pour moi, un autre problème et quand on fabrique des mots à partir d'autres langues (étrangement généralement l'Anglais) alors qu'on a déjà ce qu'il faut en Français.
Par exemple, dire weekend à la place de fin de semaine apporte quelque chose, le sens et différen
t entre les deux termes.
Mais une tirade du genre " mon boss veut que je lui forwarde mes slides avant le call du board de direction où il doit greenlighter la projet qui est dans le pipe pour rester dans le game", ça m'horripile.
Sans parler de ces tendances à utiliser par exemple versatile pour dire polyvalent (eh oui, il faut se méfier des faux-amis en traduction)
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Le Québécois va te dire que tu fais une mauvaise utilisation de "fin de semaine"/"week-end" …

a écrit : Interdit, pas forcément, mais l'Académie Française désigne son usage comme impropre.
www.academie-francaise.fr/impacter
L’Académie dit que cet emploi est inadapté car il implique « un effet d’une grande violence ».
Mais il y a fort à parier que cet emploi s’affaiblisse par la suite : par exemple, autrefois, « étonnant », en faisant référence au tonnerre ou à une détonation, n’a plus un sens aussi puissant aujourd’hui.
C’est le lot de nombreuses expressions de s’affaiblît avec leur emploi fréquent.
À l’extrême, un magasin bien « achalandé » désigne à l’origine qu’il a beaucoup de clients. L’usage détourné qu’il a de nombreuses marchandises a fini par s’imposer et l’Académie française a fini par l’admettre dans sa 9e édition.
Le mot « informatique » n’a été reconnu par l’Académie que tardivement alors que « merde » l’était depuis longtemps.
Il faut donc relativiser la référence à cette Académie qui ne fait que suivre l’usage, ce qui n’est déjà pas mal même si c’est avec un certain retard.
N’oublions pas non plus que, avec tout le respect que je lui porte, ladite Académie ne compte aucun linguiste dans ses rangs !

En français nous avons un côté romantique... on n'a pas de mot pour dire ''pas cher'' mais on a une façon de décrire un homicide/suicide par la fenêtre ;)

a écrit : En français nous avons un côté romantique... on n'a pas de mot pour dire ''pas cher'' mais on a une façon de décrire un homicide/suicide par la fenêtre ;) abordable?
économique?
modique?
avantageux?
raisonnable?
dérisoire?

a écrit : abordable?
économique?
modique?
avantageux?
raisonnable?
dérisoire?
Économique semble bien adapté effectivement…

a écrit : Économique semble bien adapté effectivement… Jusqu’au jour où « cheap », traduit couramment par « bon marché », sera utilisé couramment et, 20 ans après, enregistré par les immortels, comme « parking » pour désigner un parc de stationnement !

a écrit : Jusqu’au jour où « cheap », traduit couramment par « bon marché », sera utilisé couramment et, 20 ans après, enregistré par les immortels, comme « parking » pour désigner un parc de stationnement ! C'est un sacré cliché de je ne sais quoi purement déjà-vu de croire que nos deux langues ne sont fiancées qu'en façade car à propos, elles partagent en vis-à-vis de nombreux souvenirs dans un ballet littéraire de toute beauté qui a toute raison d'être.

Bon appétiteee

a écrit : Jusqu’au jour où « cheap », traduit couramment par « bon marché », sera utilisé couramment et, 20 ans après, enregistré par les immortels, comme « parking » pour désigner un parc de stationnement ! A noter que de nos jours "cheap" est souvent connoté "de mauvaise qualité" même si littéralement c'est "bon marché".

a écrit : C'est un sacré cliché de je ne sais quoi purement déjà-vu de croire que nos deux langues ne sont fiancées qu'en façade car à propos, elles partagent en vis-à-vis de nombreux souvenirs dans un ballet littéraire de toute beauté qui a toute raison d'être.

Bon appétiteee
Excuse-moi, je n’ai rien compris à ton commentaire.

a écrit : A noter que de nos jours "cheap" est souvent connoté "de mauvaise qualité" même si littéralement c'est "bon marché". Ça fait partie d’une tendance à tomber dans le piège de croire que plus c’est cher, plus c’est de qualité.

Les commerçants connaissent bien ça et jouent avec tout en sachant qu’il y a des limites.

Il y a une expression dans ma belle-famille : « c’est pas cher mais ça vaut pas plus ! ».

a écrit : Ça fait partie d’une tendance à tomber dans le piège de croire que plus c’est cher, plus c’est de qualité.

Les commerçants connaissent bien ça et jouent avec tout en sachant qu’il y a des limites.

Il y a une expression dans ma belle-famille : « c’est pas cher mais ça vaut pas plus ! ».
C'est surtout que beaucoup de choses bon marché sont de mauvaise qualité, du coup le sens du mot évolue. En anglais pour dire bon marché on utilisera généralement un synonyme. (Affordable, cost effective, etc.)

a écrit : Cette crainte est d'ailleurs de plus en plus formulée sur les Réseaux Sociaux: de plus en plus d'Internautes se demandent si la création de robots humanoïdes couplés à l'IA... ne va pas rendre la présence d'humains superflue dans bien plus d'une entreprise.

On peut d'ailleu
rs extrapoler et se demander si ce type de robots humanoïdes... ne va pas devenir une alternative à grande échelle pour des États où la très faible Natalité (Japon, Corée du Sud, Chine) se traduit déjà (ou prochainement) par un manque de (jeune) main-d'oeuvre. Par ailleurs, ces États cités ne peuvent pas compter sur une main-d'oeuvre étrangère immigrante... Le Japon, par exemple, ne couvre qu'à 25% ses postes vacants (retraite des locaux) par de l'immigration.
Par ailleurs, un robot ça ne cotise pas à la Sécurité Sociale...
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Pour ce qui est de la Chine, ils considèrent que la baisse de la natalité si elle pourra être atténuée est inexorable. Les mesures prisent pour relancer la natalité ne sont pas aussi efficaces que celles pour la baisser. On peut interdire aux gens d’avoir plus d’un enfant, mais on ne peut pas obliger les gens à en avoir, et une fois les habitudes prisent, dur de revenir en arrière,
La chine ne veut pas faire appel à l’immigration pour compenser. Ils considèrent que l’enjeu n’est pas de toujours croître en population et ils tiennent à conserver une identité « nationale ».
Faute de jeune et de maîn d’œuvre immigrés ils développent les robots humanoïdes.
Ce sont eux qui remplaceront les chinois qui manqueront demain. Ils en fabriquent un toute les 30 minutes.
L’indicateur mis en place par le gouvernement et qui est très suivi c’est le nombre de brevet par habitant.
En 2010, l’office chinois ne recevait que 391 177 demandes, contre 1,83 million en 2024, soit environ ×4,7 en quatorze ans.
A titre de comparaison les USA et l’Allemagne sont à 800 et la France 350, mais le plus important : ces valeurs stagnent, c’était pareil en 2010.
La chine en 2010 c’etait 220 et en 2024 c’etait 1200.
Sa main d’œuvre pas chere aura ete sans atout au siècle précédent, c’est à ce moment qu’il lui fallait du surnombre. Aujourd’hui il lui faut une population à fort niveau d’éducation, d’où l’importance portée à cette indicateur.

En chine il n’est pas rare de voir des portraits de scientifiques et chercheurs affichés dans les lieux publics les présentant comme les « véritables héros ». On peut y voir de la « propagande » mais chaque société valorise des rôles différents, porteur des valeurs qu’elle veut mettre en avant.

Eh bien étant du métier de l'ascenseur. J'en ai appris une belle !
Mais je pense que aussi. Dans les années 45 50. Les ascenseurs ont commencés vraiment a se démocratiser. Leurs installations se faisaient aussi énormément dans les nouveaux logements. J'imagine peut être qu'il aurait été compliqué de laisser un liftier dans chaque immeuble pour piloter l'ascenseur.

a écrit : Je te rejoins sur le fond du problème et sur la pauvreté du vocabulaire des journalistes mais cela ne veut pas dire qu’il faut mettre au pilori certains mots.
On a tout autant besoin de termes génériques que de termes précis pour communiquer. Maintenant c’est leur usage qui doit rester adéquat.
Oui bien sûr tu as raison, le mot en lui-même a tout à fait le droit d’exister (c’est comme « gourmand »); c’est son usage que je trouve insupportable. Il est très agréable d’entendre les gens parler avec précision, dans la vie ou à la télévision. Je ne dis pas parler de façon snob ou faussement élitiste, juste une belle langue, comme souvent les étrangers d’ailleurs (brésiliens, africains, arabes francophones etc ou bien dans les micro trottoirs de l’INA).