Pour financer le régime, la Corée du Nord s’appuie sur un vaste réseau de travailleurs expatriés : plus de 100 000 citoyens déployés dans plus de 40 pays, notamment en Russie, généreraient environ un demi-milliard de dollars par an, une large part de leurs salaires étant confisquée par l’État.

Commentaires préférés (3)
Certains arriveraient même à se faire embaucher par des entreprises de la tech américaine, générant des salaires assez importants et pouvant avoir accès à des technologies informatiques sensibles.
Les entreprises sont devenues bien plus méfiantes mais il y a une armée d'informaticiens coréens très compétents dont certains passent à travers les mailles.
Oui, mais la quasi totalité des journaux font de la propagande. Et ce pour 3 raisons :
- leur ligne éditoriale. ils en ont tous une, plus ou moins marquée.
- ses journalistes, dont leur sensibilité propre transparait forcément dans leurs écrits. Cela peut être très identifiable (CNews au hasard) ou d'une manière plus subtile via le vocabulaire, les exemples, le choix des chiffres...
- le dernier qui est le plus indirect mais aussi le plus important : le lecteur. Selon notre propre orientation, on va trouver que l'article est soit de l'information (j'adhère), soit de la propagande (je n'adhère pas).
Personnellement, ça fait longtemps que j'ai fait le deuil de penser qu'on peut trouver une information fiable et totalement neutre en ne lisant qu'une seule source d'information...
SCMB est un bon exemple. Pour les (nombreux) sujets que je ne maitrise pas, c'est la richesse des commentaires, avec souvent des pros et des antis, qui permet de commencer à me construire un avis.
La situation décrite dans l'anecdote, n'est pas propre à la Corée du Nord.
Le Vietnam, quelques décennies en arrière, "remboursait" ses prêts auprès des Pays du Bloc de l'Est et de l'URSS, envoyant des milliers de travailleurs Vietnamiens effectuer des missions à l'étranger.
Mais aujourd'hui, en 2026, il y a également un autre État Communiste agissant de la même sorte que la CoréeduNord: Cuba.
Au bas mot, 50 000 Cubains et Cubaines sont mandatés chaque année vers plusieurs dizaines de Pays du Monde, pour ce qui est appelé des "missions d'internationalisation". Bref, un pompeux nom pour une situation d'esclavage du 21ème siècle... et je pèse mes mots.
Médecins, infirmiers/ères, professeurs, ingénieurs, marins de la Marine Marchande, artistes, entraîneurs sportifs, techniciens forestiers... Pas toujours volontaires, se voient contraints de signer un contrat de travail de deux à trois ans avec une société Cubaine basée à l'étranger, ou une entreprise de l'État récepteur.
Jusqu'à là, tout paraît "normal", mais...
Si la fiche de paie du travailleur Cubain affichera son salaire Brut moins les cotisations obligatoires que tout lecteur de SCMB connaît, il apparaîtra donc son salaire Net. Cependant, le travailleur Cubain verra de plus, de 75 à 95% de ce dit salaire Net, retenu par le Chargé de mission du groupe...
Bref: d'un peu plus de 4000 € brut, devenant + ou- 2000€ Nets (en France), notre travailleur Cubain ne recevra qu'entre 100 et 500 € "d'argent de poche".
Mais de plus, ce travailleur ne peut en aucun cas démissionner, ne possède physiquement pas son passeport (il a été confisqué par le chargé de mission), peut se voir exiger d'effectuer des heures supplémentaires (jusqu'à 80 heures/semaine)... pour un salaire "net du Net", invariablement au-dessous du seuil de pauvreté du Pays récepteur.
Le travailleur Cubain mandaté dans ces "Missions d'Internationalisation", se voit également régi par le Règlement 368 du Ministère du Commerce extérieur. Il stipule que le travailleur missioné à l'étranger, doit informer son Chef de groupe (chargé de mission), de ses rencontres sentimentales et amoureuses, se voit interdire tout contact avec les personnes du pays d'accueil, ayant une opinion politique contraire à la Révolution Cubaine ou au modèle Socialiste.
Pas plus ne peut-il faire venir sa famille dans le pays d'accueil... alors que le candidat "volontaires" ayant des enfants en bas-age, aura invariablement plus de possibilités d'être élu pour ce voyage à l'étranger.
Est-il constamment surveillé par des gardes de sécurité Cubains...
S'est vu interdire de voyager avec ses diplômes...
Bref, tout est fait pour que le travailleur Cubain n'entre en "rebellion", ni ait envie de "déserter" pour le pays d'accueil.
...car si d'aventure, une telle envie de vouloir refaire sa vie à l'étranger, durant cette mission lui prenait, il encourt une interdiction de retour/rentrée à Cuba, pour une période allant de 3 à 8 ans.
Quand bien même un travailleur Cubain remplirait son contrat de travail de deux à trois ans à l'étranger, il est théoriquement tenu de rentrer dans la "perle des Caraïbes". S'il ne le fait pas, il sera déclaré comme Cubain établi à l'étranger...et perdra tout un éventail de Droits pour lui-même et sa famille. De plus, ses biens dans l'île, pourront lui être confisqués !
Au bas-mot, le Gouvernement Cubain empoche (sur le dos de ses travailleurs "volontaires" expatriés) de l'ordre de 4 à 7 milliards de $ annuels. C'est de deux à trois fois plus que ce que rapportent les "remesas" (argent envoyé aux Cubains, par leurs proches émigrés) ou le Tourisme.
Parmi tous les expatriés que je connais -et je m'y inclus- , nul s'est vu imposer un tel "contrat".
Sources: divers liens du Net en Espagnol, dont:
Prisoners Defenders • Misiones internacionalistas https://share.google/bz27sY0Rcv43OxsrF
(N'hésitez pas a faire usage d'un traducteur automatique, si vous ne parlez pas la langue de cervantes. Les trois petits points verticaux en haut à droite de votre écran de téléphone, puis option "traduire").
NB: de 18 à 25% (selon les sources) de la population Cubaine a émigré depuis un lustre. Le Brésil est actuellement une destination très sollicitée.
Tous les commentaires (24)
Certains arriveraient même à se faire embaucher par des entreprises de la tech américaine, générant des salaires assez importants et pouvant avoir accès à des technologies informatiques sensibles.
Les entreprises sont devenues bien plus méfiantes mais il y a une armée d'informaticiens coréens très compétents dont certains passent à travers les mailles.
Le Monde, la BBC... soyons sérieux, pourquoi pas BFM !
Quand on cherche dans de vraies sources (pas de la propagande), on trouve plutôt 45% de taxes (travailleurs de Kaesong).
A mettre en perspectives avec la somme de nos taxes francaises et européennes...
Ce ne sont pas d'autres nationaux d'autres continents qui feraient ça. Ou alors, peut-être...
Attention à la paille et la poutre, parce que là, on ne parle pas d'un demi-milliard
Meme si la Corée du Nord prélève 45% des revenus de ces 100 000 travailleurs expatriés, c’est en plus des taxes du pays dans lequel ils se trouvent (taxes sur le revenu, prélèvements sociaux, etc.). Donc au final ça fait bien plus que 45%, non ? Ou je me trompe?
Hors-sujet : le monde est vraiment un journal de propagande?
D'ailleurs certaines entreprises, lors de leurs entretiens, demandes aux candidats de dire du mal de Kim jong Il. Ce dont les ressortissants/espions nord-coréens sont incapables car trop effrayés.
Pour ceux qui veulent voir : youtube.com/shorts/G4fuW9MuZOU?si=QF9wEqieQ12NH3aL
Oui, mais la quasi totalité des journaux font de la propagande. Et ce pour 3 raisons :
- leur ligne éditoriale. ils en ont tous une, plus ou moins marquée.
- ses journalistes, dont leur sensibilité propre transparait forcément dans leurs écrits. Cela peut être très identifiable (CNews au hasard) ou d'une manière plus subtile via le vocabulaire, les exemples, le choix des chiffres...
- le dernier qui est le plus indirect mais aussi le plus important : le lecteur. Selon notre propre orientation, on va trouver que l'article est soit de l'information (j'adhère), soit de la propagande (je n'adhère pas).
Personnellement, ça fait longtemps que j'ai fait le deuil de penser qu'on peut trouver une information fiable et totalement neutre en ne lisant qu'une seule source d'information...
SCMB est un bon exemple. Pour les (nombreux) sujets que je ne maitrise pas, c'est la richesse des commentaires, avec souvent des pros et des antis, qui permet de commencer à me construire un avis.
Sans défendre le régime Nord-Coréen et en faisant éventuellement une comparaison hasardeuse, mais n'est-ce pas le principe de fonctionnement de n'importe quel état ?
Je veux dire, n'importe quel état prélève de l'argent sur le travail, sur les biens, sur les mouvements financiers pour se financer que ce soit un régime autoritaire ou démocratique. Meme les USA impose une fiscalité extraterritoriale.
Alors bien entendu, en démocratie, les impots sont vôtés et il y a une forme de consentement collectif. En régime autoritaire, il y a évidemment moins de consentement. C'est aussi le principe de fonctionnement de certaine organisation religieuse avec une ponction de 10% sur les salaires.
Et enfin l'organisation Nord-coréenne est bien différente de la notre car officiellement les impôts sont abolies depuis 1974. C'est le régime qui "fournit" tout ce qu'il faut au citoyen et ils le rendent par du temps et du travail (après chacun sa définition des besoins humains...). C'est pareil pour les expatriés dont le salaire revient à l'Etat nord-coréen qui leur laisse normalement un peu de quoi vivre.
La situation décrite dans l'anecdote, n'est pas propre à la Corée du Nord.
Le Vietnam, quelques décennies en arrière, "remboursait" ses prêts auprès des Pays du Bloc de l'Est et de l'URSS, envoyant des milliers de travailleurs Vietnamiens effectuer des missions à l'étranger.
Mais aujourd'hui, en 2026, il y a également un autre État Communiste agissant de la même sorte que la CoréeduNord: Cuba.
Au bas mot, 50 000 Cubains et Cubaines sont mandatés chaque année vers plusieurs dizaines de Pays du Monde, pour ce qui est appelé des "missions d'internationalisation". Bref, un pompeux nom pour une situation d'esclavage du 21ème siècle... et je pèse mes mots.
Médecins, infirmiers/ères, professeurs, ingénieurs, marins de la Marine Marchande, artistes, entraîneurs sportifs, techniciens forestiers... Pas toujours volontaires, se voient contraints de signer un contrat de travail de deux à trois ans avec une société Cubaine basée à l'étranger, ou une entreprise de l'État récepteur.
Jusqu'à là, tout paraît "normal", mais...
Si la fiche de paie du travailleur Cubain affichera son salaire Brut moins les cotisations obligatoires que tout lecteur de SCMB connaît, il apparaîtra donc son salaire Net. Cependant, le travailleur Cubain verra de plus, de 75 à 95% de ce dit salaire Net, retenu par le Chargé de mission du groupe...
Bref: d'un peu plus de 4000 € brut, devenant + ou- 2000€ Nets (en France), notre travailleur Cubain ne recevra qu'entre 100 et 500 € "d'argent de poche".
Mais de plus, ce travailleur ne peut en aucun cas démissionner, ne possède physiquement pas son passeport (il a été confisqué par le chargé de mission), peut se voir exiger d'effectuer des heures supplémentaires (jusqu'à 80 heures/semaine)... pour un salaire "net du Net", invariablement au-dessous du seuil de pauvreté du Pays récepteur.
Le travailleur Cubain mandaté dans ces "Missions d'Internationalisation", se voit également régi par le Règlement 368 du Ministère du Commerce extérieur. Il stipule que le travailleur missioné à l'étranger, doit informer son Chef de groupe (chargé de mission), de ses rencontres sentimentales et amoureuses, se voit interdire tout contact avec les personnes du pays d'accueil, ayant une opinion politique contraire à la Révolution Cubaine ou au modèle Socialiste.
Pas plus ne peut-il faire venir sa famille dans le pays d'accueil... alors que le candidat "volontaires" ayant des enfants en bas-age, aura invariablement plus de possibilités d'être élu pour ce voyage à l'étranger.
Est-il constamment surveillé par des gardes de sécurité Cubains...
S'est vu interdire de voyager avec ses diplômes...
Bref, tout est fait pour que le travailleur Cubain n'entre en "rebellion", ni ait envie de "déserter" pour le pays d'accueil.
...car si d'aventure, une telle envie de vouloir refaire sa vie à l'étranger, durant cette mission lui prenait, il encourt une interdiction de retour/rentrée à Cuba, pour une période allant de 3 à 8 ans.
Quand bien même un travailleur Cubain remplirait son contrat de travail de deux à trois ans à l'étranger, il est théoriquement tenu de rentrer dans la "perle des Caraïbes". S'il ne le fait pas, il sera déclaré comme Cubain établi à l'étranger...et perdra tout un éventail de Droits pour lui-même et sa famille. De plus, ses biens dans l'île, pourront lui être confisqués !
Au bas-mot, le Gouvernement Cubain empoche (sur le dos de ses travailleurs "volontaires" expatriés) de l'ordre de 4 à 7 milliards de $ annuels. C'est de deux à trois fois plus que ce que rapportent les "remesas" (argent envoyé aux Cubains, par leurs proches émigrés) ou le Tourisme.
Parmi tous les expatriés que je connais -et je m'y inclus- , nul s'est vu imposer un tel "contrat".
Sources: divers liens du Net en Espagnol, dont:
Prisoners Defenders • Misiones internacionalistas https://share.google/bz27sY0Rcv43OxsrF
(N'hésitez pas a faire usage d'un traducteur automatique, si vous ne parlez pas la langue de cervantes. Les trois petits points verticaux en haut à droite de votre écran de téléphone, puis option "traduire").
NB: de 18 à 25% (selon les sources) de la population Cubaine a émigré depuis un lustre. Le Brésil est actuellement une destination très sollicitée.
En France, l'Etat ne nous prend que 42% de nos salaires pour financer le régime républicain.
Mais qu'est ce tu racontes. Toi tu t'informes sur complot.org et auprès de didier raoult j'imagine
T'es pas content tu vas ailleurs
43% c'est la moyenne en France, mais un travailleur se voit spolier bien plus que 43% sur son travail... Personnellement j'ai le salaire moyen et c'est déjà 48% avant impôts sur le revenu, puis restera à payer toutes les autres taxes (foncière, tva, etc etc), au total ça sera quasiment 60% de ce que je produis que l'état va me confisquer.
Sans vouloir particulièrement défendre les USA, il y a une autre différence de taille : de mémoire, leur fiscalité extraterritoriale ne s'applique à leurs nationaux que si les impôts sur le revenu qu'ils payent dans leur pays de résidence sont plus faibles que les impôts US (et seulement sur la différence entre les 2).
Pas sûr que la Corée du Nord ait ce genre de préoccupation (mais je ne suis pas allé vérifier).
En passant, à ceux qui trouvent que l'État confisque la moitié de leurs revenus sans raison en France : allez payer une assurance santé, une assurance chômage et un régime de retraite équivalents dans le privé aux USA par exemple avec un âge un peu avancé ou le moindre problème de santé chronique, et on en reparle...
Je ne dis pas que tout est parfait, et qu'il n'y a pas des économies à faire en France, sur le train de vie de l'État, sur la dette, sur certaines aides, etc.
Mais pour autant, les régimes de solidarité publics restent bien plus efficaces que les équivalents privés.
Par exemple, en termes de ratio "total des remboursement / total des cotisations" la Sécu est supérieur à 95%, bien au-delà des assurances privées équivalentes.
Merci pour ce témoignage Epoxy. Comme toujours très instructif.
L'impôt c'est aussi les routes, l'education, la recherche, la santé, la solidarite, le sport des gamins... mais bon on a vite fait de l'oublier...alors on peut penser que c'est mal géré mais dans de nombreux pays c'est chacun pour soi et souvent moins bien
Entre ne pas être neutre et faire de la propagande il y a 2-3 variantes non ?
non aucune.
Le Petit Robert définit propagande comme " Action exercée sur l'opinion pour l'amener à avoir et à appuyer certaines idées (surtout politiques)". Larousse ajoute une notion de "action systématique..." C'est donc très large...
Après, il est vrai qu'on utilise souvent le mot de propagande pour des partis politiques qui veulent endoctriner/embrigader toute une population. La différence fondamentale est qu'ils utilisent la propagande, mais surtout le mensonge, qui n'est pas forcément une caractéristique intrinsèque de la propagande.
Bref, il n'est pas facile de définir où commence la propagande, chacun mettra son propre curseur et personne n'aura fondamentalement tort. Il y a par exemple des débats pour savoir si la publicité est de la propagande, ce qui ferait un bon sujet de bac philo au passage...
Tu es sérieux... ?
Entre un régime mutuelle où entre 20 et 40% des ayants-droits ne cotisent pas (suivant les sources), géré par des fonctionnaires moins productifs (source La Dares), et un régime privé qui se doit d'être compétitif a cause des concurrents... toi tu affirmes que le 1er est meilleur, moins cher ... ?
Regarde simplement ta complémentaire "obligatoire" qui te coûte moins tout en remboursant plus. D'ailleurs si elle est obligatoire, c'est bien un aveu d'échec total de ce type de régime...
Heeuu... l
Le Monde est un journal assez vaste niveau éditorial
Le Monde économique a parfois des parti pris très libéral tandis que d'autres articles de société sont très à gauche.
Mais ça peut switch assez vite.
En presse papier Le Figaro, Libé ou L'humanité sont plus marqués.
Minute j'en parle même pas.
Tous ont une ligne mais elle est tout de même moins visible chez Le Monde que chez BFM ou Cnews.
Je serai curieux de connaître "vos vraies sources"