La femme de l'ingénieur du pont de Brooklyn a eu un rôle important

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Quand l'ingénieur en chef du pont de Brooklyn eut un grave accident de décompression, son épouse Emily Roebling prit le relais. Elle apprit seule la résistance des matériaux et les mathématiques pour superviser ce chantier colossal pendant 11 ans, en lien avec son mari alité. En reconnaissance de son immense travail de coordination technique, elle fut la toute première personne à traverser le pont lors de son inauguration en 1883.

Sans titre officiel, elle a grandement contribué à la réalisation de ce monument emblématique.


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Ne vous inquiétez pas, après avoir étudié à l'université, puis appris ce que mentionne l'anecdote auprès de son mari (et pris la tête du chantier de façon officieux, y compris pour ce qui est des négociations), après tout ça elle a passé un diplôme de droit à l'université. Ben oui, il y a des gens comme ça, ils sont doués

Les fondations étaient réalisées dans les nappes phréatiques, il fallait donc travailler dans des caissons sous pression pour empêcher l’eau d’envahir le chantier.

L’accident de décompression de l’ingénieur en chef venait probablement du fait qu’il passait trop vite d’un caisson sous haute pression à l’air libre.

Le changement brutal de pression provoquait la formation de bulles d’azote dans l’organisme, entraînant les symptômes de la « maladie des caissons » (comme pour les plongeurs qui regagnent la surface trop vite)

Pour une fois qu'on concède un peu de reconnaissance à une femme de son vivant...
C'est une belle histoire.

a écrit : Les fondations étaient réalisées dans les nappes phréatiques, il fallait donc travailler dans des caissons sous pression pour empêcher l’eau d’envahir le chantier.

L’accident de décompression de l’ingénieur en chef venait probablement du fait qu’il passait trop vite d’un caisson sous haute pression à l’air
libre.

Le changement brutal de pression provoquait la formation de bulles d’azote dans l’organisme, entraînant les symptômes de la « maladie des caissons » (comme pour les plongeurs qui regagnent la surface trop vite)
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Probablement ?

a écrit : Les fondations étaient réalisées dans les nappes phréatiques, il fallait donc travailler dans des caissons sous pression pour empêcher l’eau d’envahir le chantier.

L’accident de décompression de l’ingénieur en chef venait probablement du fait qu’il passait trop vite d’un caisson sous haute pression à l’air
libre.

Le changement brutal de pression provoquait la formation de bulles d’azote dans l’organisme, entraînant les symptômes de la « maladie des caissons » (comme pour les plongeurs qui regagnent la surface trop vite)
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On ne parle pas de nappes phréatiques dans le lit d'une rivière. La totalité des sols sont gorgés d'eau sous le lit.

Les caissons pressurisés étaient posés sur le fond respectivement à 13 et 24m. A partir de là les ouvriers creusaient depuis l'intérieur des caissons pour évacuer sédiments, vase, graviers.. jusqu'à atteindre le fond rocheux. Les caissons s'enfonçaient petit à petit. Lorsque le sol était jugé suffisamment stable ils arrêtaient et coulaient du béton dans les caissons pour les transformer en fondations permanentes pour les colonnes de pierres.

C'est effectivement à cause du temps passé dans les caissons pour inspecter la qualité du travail et les nombreux aller/retour qu'il a développé cette maladie. Le phénomène était mal compris à l'époque.

C’est là qu’intervient Emily Roebling. Au départ, elle sert simplement d’intermédiaire entre son mari malade et les ingénieurs du chantier. Mais très vite, elle apprend la résistance des matériaux, les calculs de câbles, les techniques de construction, la gestion de projet, les aspects politiques et financiers du chantier.

Elle devient la représentante de Washington sur le terrain. Pendant plus de dix ans, elle transmet les instructions techniques, participe aux décisions et défend publiquement la compétence de son mari face aux autorités qui veulent parfois le remplacer.

De nombreux historiens considèrent qu’elle a joué un rôle essentiel dans l’achèvement du pont à une époque où les femmes étaient presque totalement exclues des professions d’ingénierie.