Le lancewood néo-zélandais est un arbre qui change d’allure en grandissant : jeune, ses feuilles sont longues, étroites et rigides, et adulte, il devient banal. Une hypothèse est qu’il se défendait ainsi contre les moas, de grands oiseaux herbivores aujourd’hui éteints. Une fois au-dessus d’environ trois mètres, hors de portée des moas, il abandonne cette “armure” et prend sa forme adulte.

Commentaires préférés (3)
Ce phénomène s'appelle l'hétérophyllie et n'est pas exceptionnel dans la nature.
En France, l'exemple le plus facile à observer est le lierre. S'il grimpe sur un de vos mur, observez les feuilles du bas et du haut...
On peut également citer le houx dont le piquant des feuilles disparait quand le houx grandit.
Après, je reconnais que le changement n'est pas aussi brutal qu'avec le lancewood
"On peut également citer le houx..." merci pour l'info. Je la trouve fascinante !
Mais de plus, la répartition "feuilles piquantes-feuilles lisses", varie également selon les zones géographiques locales: en zones d'herbivorie, le pourcentage de feuilles piquantes est supérieur !
Il y a donc une adaptation "consciente" des spécimens de houx, selon le degré de broutage de ses feuilles.
Pour l'hypothèse avancée afin d'expliquer cette adaptation, je vous ramène à ce lien:
Epigenetic correlates of plant phenotypic plasticity: DNA methylation differs between prickly and nonprickly leaves in heterophyllous Ilex aquifolium (Aquifoliaceae) trees - Herrera - 2013 - Botanical Journal of the Linnean Society - Wiley Online Library https://share.google/yhpy1uYlReo0b5P9W
Les moas, ressemblants à de grosses autruches pouvant atteindre 230 Kg, qui se sont eux-mêmes éteints car chassés par les aigles géants de Haast (mich) et les maoris.
Ces aigles pesaient une quinzaine de kilos mais avaient une envergure de près de 3m, constituant ainsi le plus grand aigle connu à avoir existé.
Ils pouvaient donc chasser des proies de plus de 200 kg. Certaines légendes maories mentionnant des oiseaux géants pouvant capturer des hommes adultes parlaient probablement de cet aigle, qui s'est éteint 4 siècles après l'établissement des maoris en Nouvelle Zélande
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L' eucalyptus jeune a des feuilles rondes, elle deviennent ensuite allongées
28.00€ chez les bons pépiniéristes
Ce phénomène s'appelle l'hétérophyllie et n'est pas exceptionnel dans la nature.
En France, l'exemple le plus facile à observer est le lierre. S'il grimpe sur un de vos mur, observez les feuilles du bas et du haut...
On peut également citer le houx dont le piquant des feuilles disparait quand le houx grandit.
Après, je reconnais que le changement n'est pas aussi brutal qu'avec le lancewood
"On peut également citer le houx..." merci pour l'info. Je la trouve fascinante !
Mais de plus, la répartition "feuilles piquantes-feuilles lisses", varie également selon les zones géographiques locales: en zones d'herbivorie, le pourcentage de feuilles piquantes est supérieur !
Il y a donc une adaptation "consciente" des spécimens de houx, selon le degré de broutage de ses feuilles.
Pour l'hypothèse avancée afin d'expliquer cette adaptation, je vous ramène à ce lien:
Epigenetic correlates of plant phenotypic plasticity: DNA methylation differs between prickly and nonprickly leaves in heterophyllous Ilex aquifolium (Aquifoliaceae) trees - Herrera - 2013 - Botanical Journal of the Linnean Society - Wiley Online Library https://share.google/yhpy1uYlReo0b5P9W
J’avoue avoir un doute sur la « conscience » des plantes qui me semble relever d’un anthropomorphisme hasardeux.
J’imagine qu’on est plus dans le « hasard et la nécessité », suivant la formule célèbre.
Ça mérite une discussion mais, quoi qu’il en soit, passionnante !
Les moas, ressemblants à de grosses autruches pouvant atteindre 230 Kg, qui se sont eux-mêmes éteints car chassés par les aigles géants de Haast (mich) et les maoris.
Ces aigles pesaient une quinzaine de kilos mais avaient une envergure de près de 3m, constituant ainsi le plus grand aigle connu à avoir existé.
Ils pouvaient donc chasser des proies de plus de 200 kg. Certaines légendes maories mentionnant des oiseaux géants pouvant capturer des hommes adultes parlaient probablement de cet aigle, qui s'est éteint 4 siècles après l'établissement des maoris en Nouvelle Zélande
L’aigle de Haast était effectivement un prédateur des moas mais on cite quand même généralement l’arrivée de l’homme comme la cause de la disparition des moas. Par contre, la disparition de l’aigle de Haast découlerait elle de celle des moas. De manière générale, la Nouvelle-Zélande compte encore aujourd’hui un certain nombre d’oiseaux endémiques tout à fait fascinants (dont le Kakapo)
Elles deviennent ensuite banales.*
Chez moi, on dit « l’un n’empêche Melba ! ».