Le destin du Liberia lia à Firestone

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Pendant un siècle, le destin économique du Liberia a été lié au fabricant de pneus Firestone. Ce dernier signa en 1926 un accord majeur avec le gouvernement libérien, lui octroyant notamment une concession de 99 ans pour y développer des plantations de caoutchouc. En parallèle, le Liberia contracta un prêt important auprès d’une filiale financière liée à Firestone, ce qui renforça la dépendance économique du pays et l'influence de la multinationale sur sa politique intérieure.


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Comme dans un mariage, ce type d'accord se fait pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur d'abord car ces accords ont permis une vraie entrée de capitaux et une certaine stabilisation politique du pays qui restait vacillant depuis sa "création".

Le pire car "business is business", Firestone n'a pas hésité à fermer les yeux quand ses plantations tournaient grâce à un système d'exploitation (esclavage) des libériens "pure-souche" par la population americano-libérienne.
Le pire aussi quand quelques années plus tard, elle a financé le tristement célèbre Charles Taylor pour s'acheter la tranquillité de continuer son business.

Firestone n'est bien sûr pas plus à blâmer que bon nombre de multinationales qui font toujours de même, comme en Lybie, Syrie, Iran...