Wall Street détient encore une obligation émise il y a plus de 400 ans à Utrecht, aux Pays-Bas. Elle est liée à un emprunt contracté en 1624 pour financer des travaux de réparation après une inondation. Elle rapporte encore chaque année un montant symbolique d’environ 14 €.

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texte original en anglais, traduction google.translate
«L'obligation portant intérêt la plus ancienne au monde
Il s'agit de l'obligation portant intérêt la plus ancienne au monde. Le 10 décembre 2024, les intérêts des 22 dernières années ont été versés à son détenteur actuel : la Bourse de New York. Voici l'histoire de cette obligation.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 1624, une digue du barrage de Lekdijk Bovendams a cédé près de Tull en Het Waal. Ce phénomène est dû à l'accumulation de glace sur 5 kilomètres près de Vianen et Vreeswijk, qui a exercé une pression énorme sur le barrage et fait monter le niveau de la rivière Lek. La digue a donc cédé, l'eau s'est engouffrée et une grande partie d'Utrecht et de la région que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Randstad ont été submergées.
Beaucoup de choses se passèrent ensuite, notamment la création d'un ringdijk, une digue incurvée autour de la brèche, achevée le 21 janvier 1624. La brèche céda le 24 février de la même année, puis fut colmatée le 8 mars.
Le 14 septembre 1624, l'ordre de réparer la digue fut donné. Il s'agissait d'une réparation complète, et non d'une simple remise en état. Le 28 septembre 1624, le coût de la restauration fut estimé à 23 500 florins.
Ainsi, 23 500 florins carolus furent nécessaires pour réparer le Lekdijk, une somme considérable pour l'époque. Tout au long de l'année, Dirck Mode, le « kameraar » (chef des finances), a créé et vendu plus de 50 obligations perpétuelles de 1 200 florins carolus, assorties d'un taux d'intérêt de 2,5 %, afin de financer la réparation complète de la digue. L'une d'elles fut émise par Elsken Jorisdochter le 10 décembre 1624.
La plupart de ces obligations furent finalement rachetées et annulées, mais l'une d'elles parvint à la Bourse de New York. Elle continue de générer des intérêts de 2,5 % sur les 1 200 florins carolus chaque année. Ainsi, des représentants de la Bourse se sont rendus à Utrecht la semaine dernière pour percevoir 299,42 euros, correspondant aux intérêts accumulés depuis 2001 (date du dernier versement).
Les New-Yorkais ont ensuite fait don de cette somme au musée local Dijkmagazijn De Heul de Schalkwijk, dans la province d'Utrecht, qui préserve l'histoire de la percée de la digue.
En septembre 2024, des intérêts avaient déjà été versés sur deux obligations anciennes comparables, datant de 1638 et 1765. Ces deux obligations avaient également été contractées pour financer le renforcement du Lekdijk.»
www.visitingthedutchcountryside.com/history/the-oldest-interest-bearing-bond-in-the-world/
www.visitingthedutchcountryside.com/wp-content/uploads/2025/01/obligatie-lekdijk-beursgeschiedenis-foto.jpg
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L'argent magique.
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«L'obligation portant intérêt la plus ancienne au monde
Il s'agit de l'obligation portant intérêt la plus ancienne au monde. Le 10 décembre 2024, les intérêts des 22 dernières années ont été versés à son détenteur actuel : la Bourse de New York. Voici l'histoire de cette obligation.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 1624, une digue du barrage de Lekdijk Bovendams a cédé près de Tull en Het Waal. Ce phénomène est dû à l'accumulation de glace sur 5 kilomètres près de Vianen et Vreeswijk, qui a exercé une pression énorme sur le barrage et fait monter le niveau de la rivière Lek. La digue a donc cédé, l'eau s'est engouffrée et une grande partie d'Utrecht et de la région que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Randstad ont été submergées.
Beaucoup de choses se passèrent ensuite, notamment la création d'un ringdijk, une digue incurvée autour de la brèche, achevée le 21 janvier 1624. La brèche céda le 24 février de la même année, puis fut colmatée le 8 mars.
Le 14 septembre 1624, l'ordre de réparer la digue fut donné. Il s'agissait d'une réparation complète, et non d'une simple remise en état. Le 28 septembre 1624, le coût de la restauration fut estimé à 23 500 florins.
Ainsi, 23 500 florins carolus furent nécessaires pour réparer le Lekdijk, une somme considérable pour l'époque. Tout au long de l'année, Dirck Mode, le « kameraar » (chef des finances), a créé et vendu plus de 50 obligations perpétuelles de 1 200 florins carolus, assorties d'un taux d'intérêt de 2,5 %, afin de financer la réparation complète de la digue. L'une d'elles fut émise par Elsken Jorisdochter le 10 décembre 1624.
La plupart de ces obligations furent finalement rachetées et annulées, mais l'une d'elles parvint à la Bourse de New York. Elle continue de générer des intérêts de 2,5 % sur les 1 200 florins carolus chaque année. Ainsi, des représentants de la Bourse se sont rendus à Utrecht la semaine dernière pour percevoir 299,42 euros, correspondant aux intérêts accumulés depuis 2001 (date du dernier versement).
Les New-Yorkais ont ensuite fait don de cette somme au musée local Dijkmagazijn De Heul de Schalkwijk, dans la province d'Utrecht, qui préserve l'histoire de la percée de la digue.
En septembre 2024, des intérêts avaient déjà été versés sur deux obligations anciennes comparables, datant de 1638 et 1765. Ces deux obligations avaient également été contractées pour financer le renforcement du Lekdijk.»
www.visitingthedutchcountryside.com/history/the-oldest-interest-bearing-bond-in-the-world/
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Comme vous le savez probablement, plus de la moitié des Pays-Bas sont situés sous le niveau de la mer.
Le Pays est littéralement parsemé de lieux ayant été durant le dernier millénaire, gagnés sur la mer ou les lacs et autres lieux humides.
Au niveau de l'État Néerlandais, c'est l'Office des eaux (Waterschap) qui gère les 21 bassins hydrographiques découpant l'État.
La première coopération de gestion des eaux date de 1122, quand 20 hameaux de la région de Utrecht se sont unis dans la lutte contre les inondations, construisant un digue. En 1323, cette sorte de coopérative est nommée "Office des eaux des Lekdijk Bovendams", celui même qui émettra plus d'une cinquantaine d'Obligations trois siècles plus tard, afin de réparer la digue protégeant la conurbation (la Randstadt) réunissant Utrecht, Rotterdam, Amsterdam et La Haye.
Les plus anciennes digues des Pays-Bas étaient purement défensives et de forme "circulaire", afin de se protéger des eaux. Plus tard, les Néerlandais sont passés à "l'attaque", rajoutant des anneaux incluant parfois de vastes zones, autour des "vieilles terres" du Delta qu'est la Zélande (Sud Ouest des Pays-Bas).
Ces "anneaux" de digues, parfois sinueuses, peuvent présenter des étangs en leurs bords. Ces petits étangs sont les témoignages de ruptures passées de ces digues, oû l'eau s'est engouffrée avec force, créant un véritable trou dans le sol. On peut également lire dans le paysage, la construction de la "digue en croissant", construite dans l'urgence, afin de colmater.
Il est interdit de construire sur les digues protégeant des éléments... mais pas sur les digues qui se retrouvent aujourd'hui "au milieu des champs" de par l'expansion des polders. C'est ainsi qu'au fil des années et des siècles, des hameaux et villages complets ont vu le jour. Le cas de Westdorpe, proche de la frontière avec la Belgique, est un exemple à citer: long de 4,5 kilomètres, ses 3000 habitants vivent sur une digue devenue inutile.