Volkswagen a connu les montagnes russes boursières

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En 2008, Volkswagen fut au cœur de l’un des plus célèbres "short squeezes" de l’histoire. De nombreux investisseurs avaient parié sur la baisse de l’action, mais celle-ci continua de progresser. Pour limiter leurs pertes, ils durent racheter en urgence les actions, ce qui accéléra la hausse. L’action dépassa brièvement les 1 000 €, faisant de l’entreprise la plus grande capitalisation boursière mondiale pendant quelques heures.


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Pour bien comprendre cette anecdote, il faut rappeler le mécanisme du short selling, qui est un moyen de gagner de l’argent lorsque le cours d’une action est à la baisse : il s’agit simplement de vendre une action (qu’on ne possède pas encore) au prix du marché, et de l’acheter un peu plus tard, donc moins cher puisque le cours baisse, pour la détenir effectivement lors de la transaction. 

Pour revenir à l’anecdote, en 2008, Porsche a révélé détenir secrètement environ 74 % de Volkswagen, combiné avec 20 % détenus par le Land de Basse-Saxe. Résultat : moins de 6 % des actions restaient réellement disponibles sur le marché, alors que les vendeurs à découvert (les short seller) avaient parié contre un volume bien plus important que ce flottant.

Quand ils ont tous voulu racheter en même temps pour se couvrir, il n’y avait quasiment plus de vendeurs en face prêts à céder leurs titres à un prix raisonnable. Chaque rachat faisait grimper le cours, ce qui forçait d’autres vendeurs à découvert à racheter en urgence, ce qui faisait remonter le cours encore plus — un cercle vicieux auto-alimenté.


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Pour bien comprendre cette anecdote, il faut rappeler le mécanisme du short selling, qui est un moyen de gagner de l’argent lorsque le cours d’une action est à la baisse : il s’agit simplement de vendre une action (qu’on ne possède pas encore) au prix du marché, et de l’acheter un peu plus tard, donc moins cher puisque le cours baisse, pour la détenir effectivement lors de la transaction. 

Pour revenir à l’anecdote, en 2008, Porsche a révélé détenir secrètement environ 74 % de Volkswagen, combiné avec 20 % détenus par le Land de Basse-Saxe. Résultat : moins de 6 % des actions restaient réellement disponibles sur le marché, alors que les vendeurs à découvert (les short seller) avaient parié contre un volume bien plus important que ce flottant.

Quand ils ont tous voulu racheter en même temps pour se couvrir, il n’y avait quasiment plus de vendeurs en face prêts à céder leurs titres à un prix raisonnable. Chaque rachat faisait grimper le cours, ce qui forçait d’autres vendeurs à découvert à racheter en urgence, ce qui faisait remonter le cours encore plus — un cercle vicieux auto-alimenté.

Pour compléter les explications sur le shorting et le short squeeze avec un exemple simple, par ce que comme beaucoup de mécanismes liés au trading c'est quand-même assez obscur a priori :

Le shorting tout d'abord.
Imaginons que pour X raison vous pensez que le prix de la baguette de pain va drastiquement baisser dans un avenir proche. Vous décidez "d'emprunter" une centaine de baguettes de pain (vous ne les payez pas mais promettez que d'ici 1 mois vous rendrez 100 baguettes identiques a la personne qui vous les a fournies). Mettons qu'à ce moment-là les baguettes se vendent 1€ pièce, vous les vendez toutes et empochez 100€. 2 semaines après le prix de la baguette chute et tombe à 0,75€. Vous achetez une centaine de baguettes pour un total de 75€ et les donnez à la personne qui vous avait prêté vos 100 baguettes de départ. Vous avez gagné 25€ dans l'affaire grâce à la baisse du prix des baguettes entre le moment où vous avez vendu les premières et le moment où vous avez dû en acheter pour rembourser votre emprunt. Remplacez "baguettes " par "actions en bourse" et vous avez compris le shorting. À noter que si un grand nombre de personnes shortent une même action il y a des chances pour que le prix de celles-ci baisse, puisque celui-ci dépend de l'offre et la demande et qu'un grand nombre de propositions de vente sont mises sur le marché en même temps. Autrement dit, si beaucoup de gens se mettent à vendre des baguettes par paquets de 100, il y a des chances pour que le prix de la baguette à l'unité diminue. Le shorting peut donc très bien contribuer à faire couler des boîtes, voire l'économie de pays entiers.

Le short squeeze c'est ce qui se passe quand, contrairement à vos attentes, le prix de la baguette ne baisse pas après votre vente, voire augmente. Cela peut avoir différentes causes, par exemple un engouement soudain pour les baguettes qui fait que beaucoup de gens veulent en acheter et que donc les prix augmentent. Imaginez qu'après avoir vendu vos 100 baguettes le prix à l'unité passe à 1,50€. À la fin du mois vous allez être obligé de rembourser votre emprunt de baguettes et donc de débourser 150€ pour en acheter de nouvelles, perdant 50€ au passage. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aller jeter un œil à l'affaire GameStop/GMS d'il y a quelques années pour un exemple d'opération de shorting coordonnés ayant mal tourné.

De l'argent bien dépensé et qui a bien fait avancer l'humanité !