Le serment more judaico fut une pratique juridique courante en Europe depuis le Moyen-Âge, et encore visible au début du XXe siècle. Elle visait à discriminer les Juifs, en les obligeant à prêter serment sur des peaux de truies par exemple, alors que les chrétiens le faisaient sur la Bible.
Il fut aboli en France en 1846, sous l'action d'Adolphe Crémieux, avocat juif, qui sera aussi l'instigateur du décret Crémieux, portant sur l'intégration des Juifs d'Algérie.

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Excellente leçon d’histoire. Les gens ont la fâcheuse tendence à se baser sur l’émotionnel ou leurs petites théories plutôt que sur les faits historiques et avérés. Ça fait du bien un peu d’impartialité
Au passage Les Ashkénazes sont sémites
Bonjour, au passage.
Non, pas en majorité. Et les opinions divergent là-dessus. Je vous invite à réviser le terme de « sémite »...sur le plan ethnique, évidemment.
Au passage, toujours, un peu de lecture : www.pourlascience.fr/sd/demographie/aux-origines-des-juifs-ashkenazes-11762.php
Bien à vous.
Qui plus est, le terme le plus adéquat pour parler d’une aversion à l’encontre des juifs reste le terme « anti judaïsme » et absolument pas « antisémitisme ».
La definition du mot antisemite n est pas la haine des semites! C est la haine des juifs. Que vous trouviez l’étymologie erronée soit, il n’empêche que la definition reste la haine des juifs. La definition des mots est le ressort de l’Académie Française; si cette définition ne vous va pas, je vous invite à faire une réclamation à qui de droit. Dans l’attented’un changement, antisemitisme veut dire haine des juifs et non haine des sémites. Il ne faut pas confondre étymologie et définition.
Cordialement,
Disraeli est mort avant la rédaction par hertzel de son livre theorisant le sionisme. Dire de lui qu’il etait un acteur majeur sioniste est plutôt anachronique. Quant à Jabotinsky, il était en conflit ouvert avec les sionistes qui étaient laïcs alors que lui voulait justement que le sionisme soit religieux; il a créé son propre sionisme.
Je parle à un partisan, non un chercheur, à ce que je vois.
Disraeli a a nettement influencé le sionisme selon plusieurs auteurs juifs (Hannah Arendt, Simone Weil). Quant à Jabotinsky, malgré son confit ouvert avec les sionistes laïcs, il reste un sioniste (car oui, vous avez tout à fait raison : il y a des sionismes...)
La définition d'un mot est nettement liée à son étymologie : chaque philologue sait ce point. Cependant, il est vrai qu'une définition ne peut se restreindre à celle-ci (puisque les mots sont vivants).
L'Académie Française n'a pas la légitimité du savoir. C'est en ce sens que la définition de "religion" du dictionnaire, par exemple, sera limitée, figée, et ne permettra pas de saisir ou de comprendre ce qu'est une religion. Une définition étymologique sera elle aussi, et vous avez raison, incomplète et à revoir. Pour résumer : toute définition complète d'un mot me semble impossible puisque le mot évolue avec le temps.
De là, le terme d'anti-judaïsme que je préfère à celui d'antisémitisme est justifié par plusieurs facteurs : 1) L'éthymologie 2) Le sens exact du mot sémite 3) Mon refus de parler d'anti-sémitisme pour un acte (le fait d'être antisémite) qui ne touche pas les populations arabes et sémites mais bien, et uniquement, "le peuple" juif.
Nous ne sommes pas encore en dictature (bientôt, peut-être), et mon choix est celui de la recherche constante (et donc de "la révision" de ce qui est communément admis). Il faut bousculer les "petites vérités" admises par habitude ou paresse de l'esprit. N'est-ce-pas ?
Bien à vous.
À ce titre, notre "ami" Léon Pinsker utilisait le mot "judéo-phobie", que je préfère.
Bonne journée
Bien sûr je suis partisan, tout comme vous. Si j’étais un chercheur, je publierais mes recherches; les personnes sui s’autoproclament chercheurs sur le forum de SCMB ont un problème de distorsion de la réalité.
Surtout, je n’ai pas besoin d’être chercheur pour me rendre compte de qui est en face de moi et qu’elle est la réelle substance de son propos. Surtout lorsque celui ci est de comparer les juifs aux nazis.
Vos guillemets sont exquis. Ils permettent aisément de savoir à quel genre de "chercheur" nous avons affaire. Bonne "revision" monsieur.
C'est un plaisir de voir à quel point vous tombez dedans.
Oui, je suis un chercheur : je cherche, point. Le terme était à comprendre en tant que personne souhaitant "chercher", "rechercher" les contradictions dans les "vérités" admises par tous.
Hélas...que les révisions sont dures.
Je vous remercie.
Ps : bonne "révision" à vous aussi.
Oui, nous pouvons comparer la manière de penser d'une religion, d'un peuple, avec d'autres pensées et d'autres peuples complément opposés. Il faut oser les rapprochements, c'est tout. Qui m'interdit de voir un rapport entre la notion de judéité donnée par le sang et la mère, ainsi que celle d'une terre = un peuple, avec ce qu'auraient souhaité les nazis (et ce que souhaitent la plupart des identitaires). Ce n'est donc pas une comparaison totale : elle n'est axée que sur ce point. Je ne confonds évidemment pas les juifs avec les nazis...mais je rapproche le mode de pensée sioniste avec "le mode de pensée" nazi.
Bien à vous
Concernant ceux qui se diraient chercheurs ou chercheuses sur ce site, s’ils le sont vraiment, tant mieux. Je ne vois pas où est le problème.
Mes anecdotes et celles qui seront publiées proviennent de travaux de recherches (de mes enseignants et enseignantes).
Cordialement
Les mots et leur définition, c'est vachement important, mais visiblement, vous les utilisez comme des armes alors que leon ne cherche qu'à les mettre dans un dictionnaire, le but étant de se comprendre.
Visiblement, vous n’avez rien compris à mon message. Je dis l’inverse de ce que vous dites...
Il faut soit faire un effort de lecture soit de concentration.
Vous dites l’inverse de mes propos : notre collègue enferme les mots dans le dictionnaire; je lui explique qu’il ne faut pas ( vous n’avez qu’à relire...c’est assez simple à comprendre).
« La définition d'un mot est nettement liée à son étymologie : chaque philologue sait ce point. Cependant, il est vrai qu'une définition ne peut se restreindre à celle-ci (puisque les mots sont vivants).
L'Académie Française n'a pas la légitimité du savoir. C'est en ce sens que la définition de "religion" du dictionnaire, par exemple, sera limitée, figée, et ne permettra pas de saisir ou de comprendre ce qu'est une religion. Une définition étymologique sera elle aussi, et vous avez raison, incomplète et à revoir. Pour résumer : toute définition complète d'un mot me semble impossible puisque le mot évolue avec le temps.
De là, le terme d'anti-judaïsme que je préfère à celui d'antisémitisme est justifié par plusieurs facteurs : 1) L'éthymologie 2) Le sens exact du mot sémite 3) Mon refus de parler d'anti-sémitisme pour un acte (le fait d'être antisémite) qui ne touche pas les populations arabes et sémites mais bien, et uniquement, "le peuple" juif.
Nous ne sommes pas encore en dictature (bientôt, peut-être), et mon choix est celui de la recherche constante (et donc de "la révision" de ce qui est communément admis). Il faut bousculer les "petites vérités" admises par habitude ou paresse de l'esprit. N'est-ce-pas ?
Bien à vous. »
Résumé parfaitement clair et completement juste historiquement. Pourtant lexercice netait pas simple!
Identité par le sang - ce n est pas une condition pour etre citoyen mais l un des moyens de le devenir.
Lobjectif de la creation de l etat etant la pritection des Juifs, il est obligatoire de les accepter plus facilement que les autres.
Pour les autres moyens dacceder à la citoyenneté, ils sont identiques à tous les pays.
On pourrait parler de nazisme si letat refusait les autres religions ou "sangs" qui correspondent aux criteres de citoyenneté. Mais comme tout pays, ils y a des criteres evidemment. Comme en France d ailleurs.
Accueillir les Juifs ne signifie pas rejeter les autres. Et meme eux sont soummis à des examens (casiers judiciaires etc).