L'explosion de Halifax : quand le mont Blanc explose

Proposé par
Pierrot
le
dans

Le 6 décembre 1917, le navire français Le Mont Blanc entra en collision avec un navire norvégien à Halifax au Canada. Il transportait 2400 tonnes d'explosifs et explosa, tuant plus de 2000 personnes. Le souffle de l'explosion rasa une bonne partie de la ville, et créa un raz de marée. Une ancre du navire fut même retrouvée à 5 km du port.


Tous les commentaires (44)

C'est drôle comme les distances changent entre les sources et l'anecdote... 3,2 kilomètres... 5 kilomètres ... allez dans 10 ans ça sera 130 kilomètres pour le fun.

Oui mais ça aurait pu faire encore plus de mort si ces 2400 tonnes d’explosifs aurait explosé petit à petit sur les champs de batailles... non?

a écrit : C'est drôle comme les distances changent entre les sources et l'anecdote... 3,2 kilomètres... 5 kilomètres ... allez dans 10 ans ça sera 130 kilomètres pour le fun. Ça pourrait être 3,2 miles soit ~5km

Sur les responsabilités l'anecdote est mal formulée et les commentaires ne sont pas clairs. Voici cet extrait de la source pour mieux comprendre, que le pilote de l'Imo a fait plusieurs erreurs pour rattraper un retard :

L' Imo (bateau "belge") reçoit l’autorisation de quitter le bassin de Bedford par signaux émis par le navire de garde NCMS Acadia vers 7 h 30, le matin du 6 décembre 1917, avec le pilote William Hayes à bord. Le navire s’engage dans les Narrows à une vitesse largement supérieure à la limite autorisée dans le port, afin de compenser le retard pris lors du chargement de son charbon. L’Imo rencontre alors le tramp steamer SS Clara, qui remonte le port du mauvais côté, à l’ouest[22]. Les pilotes conviennent donc de se croiser tribord contre tribord[23]. Peu après, l’Imo est contraint de se rapprocher encore davantage de la rive de Dartmouth après avoir dépassé le remorqueur Stella Maris, qui remonte le port vers le bassin près du milieu du chenal. Horatio Brannen, capitaine du Stella Maris, aperçoit l’Imo approchant à une vitesse excessive et ordonne à son navire de se rapprocher de la rive ouest afin d’éviter un accident[24],[25],[26].

Francis Mackey, pilote portuaire expérimenté, monte à bord du Mont-Blanc dans la soirée du 5 décembre 1917. Compte tenu de la cargaison du navire, il demande aux autorités portuaires des « protections spéciales », telles qu’un navire de garde, mais aucune mesure de ce type n’est mise en place. Le Mont-Blanc commence donc à se déplacer à 7 h 30 le 6 décembre 1917 et est le deuxième navire à entrer dans le port lorsque le filet anti-sous-marin entre l'île Georges et le Quai 21 est ouvert pour la matinée[27]. Le Mont-Blanc se dirige vers le bassin de Bedford en longeant le côté de Dartmouth du port[28],[29],[30]. Mackey surveille attentivement le trafic des traversiers entre Halifax et Dartmouth, ainsi que les petites embarcations présentes dans la zone[31]. Il aperçoit l’Imo pour la première fois alors qu’il se trouve à environ 1,2 km de sa position et s’inquiète de sa trajectoire, qui semble se diriger vers le flanc tribord de son navire, comme pour lui couper la route. Mackey émet un bref coup de sifflet pour signaler qu’il a la priorité, mais reçoit en réponse deux coups brefs de l’Imo, indiquant que le navire approchant ne cédera pas sa position[24],[27]. Le capitaine ordonne alors l’arrêt des machines du Mont-Blanc et incline légèrement le navire à tribord, plus près du côté de Dartmouth des Narrows. Il émet un nouveau coup de sifflet unique, espérant que l’autre bâtiment se déporte également à tribord, mais reçoit de nouveau une réponse de deux coups[32].

Les marins des navires voisins entendent la série de signaux et, comprenant qu’une collision est imminente, se rassemblent pour observer l’Imo foncer sur le Mont-Blanc[33]. Les deux navires ont alors coupé leurs moteurs, mais leur inertie les entraîne l’un vers l’autre à faible vitesse. Incapable d’échouer son navire par crainte d’un choc susceptible de faire sauter sa cargaison, Mackey ordonne au Mont-Blanc de virer franchement à bâbord et de croiser l’étrave de l’Imo dans une tentative de dernière seconde pour éviter la collision. Les deux bâtiments sont presque parallèles lorsque l’Imo émet soudain trois coups de sifflet, indiquant que ses machines passent en marche arrière. La combinaison du faible tirant d’eau du navire à vide et de la poussée transversale de son hélice tournant vers la droite fait pivoter l’étrave du navire vers le Mont-Blanc. Elle pénètre dans la cale no 1 du Mont-Blanc, sur son flanc tribord, à 8 h 45[