La grande majorité de la cannelle vendue dans le monde, y compris en France, est de la cannelle de Chine (Cinnamomum cassia), différente de la “vraie cannelle”, celle de Ceylan (Cinnamomum verum). Cette dernière, au parfum plus raffiné, se distingue aisément : son bâton, formé de fines couches enroulées, est léger et friable.

Commentaires préférés (3)
La coumarine, si t’e prend trop. c’est ce qui fait toucher le fond de la piscine ?
Non! C est plutot le pulmarine, beaucoup plus toxique selon la façon dont il est porté...
M’entendre ? Votre audition demande à être vérifiée ^^
Je ne fais que citer une partie d’un cours d’aromathérapie médicale de Dominique Baudoux, docteur en pharmacie, cours que j’ai suivi il y a 13 ans.
L’aromathérapie est très complexe, ce n’est pas une médecine douce. On utilise des distillats de parties de plantes qui sont composés de molécules parfaitement identifiées avec juste la particularité qu’elles sont naturelles et non de synthèse.
On a le droit de ne pas croire aux effets de l’aromathérapie mais la charte de SCMB exige un minimum de respect de son interlocuteur. Merci.
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La cannelle de Chine a aussi l'inconvénient de présenter une toxicité plus élevée à cause de son taux plus haut en coumarine : www.quechoisir.org/actualite-complements-alimentaires-toutes-les-cannelles-ne-se-valent-pas-n97256/
La coumarine, si t’e prend trop. c’est ce qui fait toucher le fond de la piscine ?
Non! C est plutot le pulmarine, beaucoup plus toxique selon la façon dont il est porté...
Les huiles essentielles extraites de la cannelle de Chine (cinnamomum cassia) et de celle de Ceylan (cinnamomum verum) ont une composition légèrement différente mais les mêmes usages en aromathérapie médicale, notamment :
- Infections de tous types ++++
- Impuissance masculine fonctionnelle +++
- Asthénies, dépressions +++
…
On les utilise diluées (max. 8 à 10%) car elles sont caustiques.
L’huile essentielle de la cannelle de Ceylan est obtenue par distillation de l’écorce et celle de Chine du rameau feuillé - Cette dernière est meilleur marché (environ moitié prix).
Source : Cours d’Aromathérapie médicale de Dominique Baudoux.
La cannelle de Chine, cinnamomum cassia, est la fameuse « casse » de l’expression « Passe-moi la casse, je te passerai le séné » !
A vous entendre, toute les merdes du monde soigne les mêmes trucs, maux de tête, maux de ventre et durcir la bite...
J'apprends ici que je suis sensible à la casse.
M’entendre ? Votre audition demande à être vérifiée ^^
Je ne fais que citer une partie d’un cours d’aromathérapie médicale de Dominique Baudoux, docteur en pharmacie, cours que j’ai suivi il y a 13 ans.
L’aromathérapie est très complexe, ce n’est pas une médecine douce. On utilise des distillats de parties de plantes qui sont composés de molécules parfaitement identifiées avec juste la particularité qu’elles sont naturelles et non de synthèse.
On a le droit de ne pas croire aux effets de l’aromathérapie mais la charte de SCMB exige un minimum de respect de son interlocuteur. Merci.
Puisqu'on parle d'huiles essentielles et de cannelle, ça me rappelle une anecdote que je vous relate brièvement afin que vous ne commetiez pas la même erreur :
Il y a une dizaine d'années environ, une dizaine d'amis viennent dîner à la maison, et je prépare une très belle salade de fruits exotiques pour le dessert... Et je me dis, tiens, si j'y mettais UNE goutte d'huile essentielle de cannelle, ce serait bon non ?
Résultat : immangeable -> à la poubelle les jolis fruits exotiques...
Oui, à manipuler avec précaution : une amie avait ainsi mis quelques gouttes d’HE de cannelle de Ceylan sur une petite plaie infectée à la cuisse et, pour faire bonne mesure, avait recouvert le tout d’argile blanc. Résultat : un beau trou et une quasi invalidité durant une semaine.
L’aromathérapie n’est pas une médecine douce !
De plus, la littérature scientifique médicale n'est pas vraiment favorable à l'utilisation d'huile essentielle de cannelle. Car si elle est puissante, elle est risquée par sa forte toxicité et médicalement peu justifiée.
Ces huiles sont essentiellement testées in vitro.
Mieux vaut se tourner vers l'huile essentielle de lavande ou tea tree, en complément. Bien que les études ne montrent que des effets moyens à faibles.
L'HE de lavande a bien des effets, et pas juste "moyens à faibles": on supecte qu'elle perturbe les œstrogenes et le système hormonal des garçons pré-pubères, leur faisant notamment pousser les seins.
Par contre pour les effets positifs, effectivement c'est plus plutôt mitigé voir faible.
Le terme d' "Aromathérapie médicale" est relativement peu utilisé, sauf par ce fameux pharmacien, qui est aussi fondateur d'une société vendant en ligne des ... huiles essentielles.
Les produits de cette société comme d’autres sont également vendus en pharmacie et soumis à des contrôles scientifiques et administratifs.
En ce qui concerne D. Baudoux lui-même qui est actuellement pharmacien enseignant et chercheur, il ne cache pas sa position, à l’époque patron d’un laboratoire d’HE, et j’ai effectivement suivi son cours magistral : parmi les 56 auditeurs présents nous étions juste deux non médecins et non pharmaciens et nous ne nous prenons pas pour des aromathérapeutes.
Si je l’ai cité, c’est qu’il est largement reconnu par la communauté scientifique et ses recommandations sont corroborées par d’autres auteurs également reconnus en aromathérapie.
Je ne suis pas rémunéré par ce laboratoire et j’achète ordinairement un peu moins cher mes quelques HE ailleurs.
Nota : quand on cite l’HE lavande, il faut préciser laquelle car il y en a un certain nombre avec des effets assez différents.
La « lavande », comme perturbateur endocrinien éventuel, ce n’est manifestement pas prouvé : www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/impact-recherche/lhuile-de-lavande-un-perturbateur-endocrinien-pas-prouve/
Tout à fait, c'est pour cela que j'ai indiqué "on suspecte qu'elle perturbe", ces études étaient limitées et ne peuvent pas être généralisées. Cependant, de manière plus générale elles vont dans le sens des autorités de santé qui rappellent bien que les HE restent des produits actif avec des risques documentés, et que leur innocuité globale n'est pas démontrée (j'accorde que c'est dur).
Mais globalement, ce qui est dommage je trouve, c'est qu'aucun aromathérapeute ne rappelle qu'aucune étude sérieuse ne montre de bénéfice net pour le patient, robuste et généralisable. Les données cliniques sont limitées et hétérogènes, et ne montrent pas de bénéfice clinique net par rapport au placebo. Au mieux, on observe des signes légèrement positifs sur des problèmes de niche, comme l'anxiété légère ou le sommeil, mais là encore, cela reste difficile à distinguer d'un effet placebo ou de l'effet relaxant du contexte (massage, ambiance, attention portée au patient et son problème, etc. ...). Quand un pharmacien pousse un sujet en
À ce sujet, je rappelle l'anecdote déjà publiée sur les effets contextuels du "traitement" : secouchermoinsbete.fr/97414-l-effet-placebo-est-plus-large-qu-on-ne-croit
De plus, il me semble important de rappeler que les médecines alternatives tuent les gens. Une étude du mois de mars, menée sur 2.1 millions de femmes sur 10 ans (au sujet du cancer du sein), compare le risque de décès par rapport aux personnes ayant utilisé uniquement à la médecine conventionnelle. Ce risque de décès est 3.7x plus élevé chez les personnes utilisant uniquement des médecines alternatives, 3.6x plus élevé pour celles ne suivant aucun traitement, et 1.4 fois plus élevé pour celles combinant médecine conventionnelle et alternative.
C'est édifiant, et oui, tu as bien compris : cela signifie que même si tu ne souhaites pas te faire soigner par la médecine conventionnelle, tu as toujours légerement plus de risques de mourir en ayant recours à une médecine alternative qu'en ne suivant aucun traitement. Incroyable, mais tristement vrai.
Sources : jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2845669 et résumé sur www.science20.com/content/for_cancer_alternative_medicine_is_the_same_as_doing_nothing
Pour qu'on se comprennent bien, dans un souci de vocabulaire, ces termes sont similaires dans le langage courant médecines non conventionnelles, pseudo-médecines, médecines alternatives, parallèles, complémentaires, naturelles, douces, holistiques, intégratives, etc. , par opposition à la médecine conventionnelle, fondée sur les preuves ("evidence-based medicine" en anglais).
PS : Si tu as suivi des formations dans ce domaine, je comprends que cela te touche particulièrement, et je t'assure que mon commentaire n'est pas un jugement de valeur envers toi. J'ai longuement hésité avant de poster ce commentaire, mais je le fais car je souhaite juste que les pseudo-medecines ne soient pas utilisées comme solution de premier recours ni comme solution de remplacement (et je ne dis pas que c'est ce que tu dis).
Merci pour cette longue réponse et nous avons eu assez de débats entre nous pour savoir que c’est dans un respect réciproque.
Juste un pb technique : on a commencé sur les cannelles et on est parti sur l’intérêt des « médecines alternatives ».
Le problème du manque d’études sérieuses est que ça coûte cher mais que pour les médicaments et dispositifs médicaux ils sont obligatoires pour l’AMM et que, de ces faits, seule l’industrie pharmaceutique à les moyens d’y procéder.
Cependant, il existe quelques travaux sérieux sur le sujet.
Je te conseille un livre sérieux : « 100 médecines douces validées par la science » du Pr. Grégory Ninot - Editions Belin/Humensis 2022.
Il traite des IMM (Interventions Non Médicamenteuses) avec à chaque fois les rubriques :
- Le pb de santé
- L’étude de référence
- Description de l’IMM
- Les mécanismes d’action
- Bénéfices
- Quels sont les risques
- Conseils pratiques
- À qui s’adresser
Pour ma part, je ne suis de loin pas un expert en aromathérapie et j’en use très peu mais j’ai constaté quelques résultats intéressants comme la lavande aspic sur les brûlures et piqûres d’insectes et la lavande officinale contre les insomnies (je suis pubère depuis un certain temps et un temps certain ^^).
En fait, je suis curieux de tout ce qui touche au bien-être et étant très sceptique sur bien des pratiques, je suis, malgré tout, de temps à autre confronté à des phénomènes intéressants mais, méfiance ! Le placebo n’est jamais très loin…
Pour revenir à l'aromathérapie, voici ce qu'en dit la controverse sur wikipedia :
Si l'efficacité anti-bactérienne de certaines huiles essentielles est reconnue[25],[26],[27], les controverses portent surtout sur leurs indications thérapeutiques, leur champ de compétence, leur efficacité et sur les méthodes d'administration[43].
Lorsqu'elle est utilisée dans une approche holistique, l'aromathérapie en partage les controverses[44],[43].
Par rapport à d'autres médecines non conventionnelles, le fait que ses constituants de base puissent provoquer des troubles graves, pose le problème de la formation des prescripteurs.
En France, la pratique de l'aromathérapie est peu encadrée par la loi ; en 2012, n'importe qui peut se proclamer « aromathérapeute » sans aucune formation (« accessible sans diplôme particulier » selon la fiche Rome K1103 de Pôle emploi[45]).