En 2011, le laboratoire Johnson & Johnson rappela 667 632 boîtes de Sudafed, un médicament contre la congestion nasale, à cause d’une faute d’étiquette : « do not not divide… ». Ce mot en trop brouillait la consigne d’un comprimé à libération prolongée et coûta plusieurs millions de dollars.
La consigne correcte était de ne pas couper, écraser, mâcher ni dissoudre le comprimé. Aucun effet indésirable n’avait été signalé, et le blister interne était bien imprimé, mais l’ambiguïté de l’emballage externe imposa de déclencher le rappel massif.

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Alors que dans le nom de l'entreprise, la répétition n'installe pas de doute
C'est une double négation, "Ne pas pas diviser", donc "diviser".
Ils ont payé une sacrée not.
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« Do not not divide » ?
C’est comme une double négation non voulue, comme s’il était écrit « ne pas ne pas casser ». Suffisant pour laisser un doute et augmenter les erreurs
Celui qui avait signé le bon à tirer a dû se faire taper sur les doigts !
Alors que dans le nom de l'entreprise, la répétition n'installe pas de doute
C'est une double négation, "Ne pas pas diviser", donc "diviser".
J’ai souvenir d’un courrier-circulaire où c’était écrit « vous n’êtes pas sans ignorer » alors que l’auteur aurait dû écrire « vous n’êtes pas sans savoir » car il supposait que les destinataires étaient au courant du fait rapporté.
Ils ont payé une sacrée not.
A priori pas d'inquiétude pour l'entreprise ...
Pas d'inquiétude pour cette personne. Dans l'industrie pharmaceutique les controle en cours de production sont obligatoire. L'erreur a donc été repérée a un moment donné pendant la production. Ensuite le defaut est considérer en fonction de l'impact possible sur le patient. Pour le coup, le laboratoire a du estimer que la répétition d'un mot ne suffisait pas de détruire ou de retraiter toutes les boites produites.
Enfin les pharmacies qui reçoivent le produits ont aussi leurs mots à dire et auraient pu refuser de vendre le produit.
Alors pourquoi un rappel aussi tardif? Bonne question. Travaillant en industrie pharmaceutique je dirais simplement l'appât du gain (vente vs destruction et retard de livraison). Mais cette fois ci le calcul ne semble pas avoir été le bon.
Johnson & Johnson a annoncé qu’ils proposaient de verser 9 milliards de dollars aux plaignants pour arrêter les poursuites concernant le talc qu’ils vendaient aux USA et au Canada.
www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/talc-cancerigene-johnson-johnson-propose-pres-de-9-milliards-de-dollars-pour-mettre-fin-aux-poursuites-1922145
Les anglo-saxonnes ayant pour beaucoup l’habitude de se talquer les parties intimes pour éviter l’humidité, on a accusé le talc d’être à l’origine de cancers des ovaires malgré une étude aux USA sur 250000 femmes qui n’a décelé aucune corrélation.
L’OMS a classé le talc comme cancérigène probable et le Canada qui a failli l’interdire reconnaît son innocuité suite à l’étude aux USA.
www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-et-substances-chimiques/talc.html
Aucun pays n’interdit l’usage du talc qui est présent dans les cosmétiques, le papier, l’alimentation, les médicaments, les peintures, la céramique …
Il est vrai que la suspicion d’être cancérigène vient du fait que les carrières de talc sont souvent proches de gisements d’amiante.
Personnellement, je n’utilise d’ailleurs que du talc officinal provenant de Luzenac en France, le plus grand gisement mondial.
Accessoirement, il n’est pas bon de trop respirer du talc en poudre - risque de talcite - mais les industries qui travaillent avec du talc prennent des précautions.
Nota : on prend plus de risque à travailler sur un chantier où on respire de la poussière qu’à utiliser du talc chez soi à divers usages.
Les deux sources citées proposent une bonne information sur le sujet.