Les micro-forêts Miyawaki ont le vent en poupe

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Une forêt n’a pas toujours besoin d’espace pour se développer. Le botaniste Miyawaki a mis au point une méthode consistant à planter très densément des espèces sur une petite surface. Ces micro-forêts recréent jusqu’à dix fois plus vite un écosystème, favorisant le retour de la biodiversité.


Commentaires préférés (3)

La première source dément à peu près tout ce qui est annoncé dans l'anecdote. Beaucoup de chiffres non vérifiables. Projet louable mais résultats similaires à ceux d'une forêt "classique"

a écrit : La première source dément à peu près tout ce qui est annoncé dans l'anecdote. Beaucoup de chiffres non vérifiables. Projet louable mais résultats similaires à ceux d'une forêt "classique" Effectivement, l'article, qui est très intéressant, offre un éclairage plus que circonspect sur l'expérience.

L'approche botanique de Miyawaki San (Monsieur Miyawaki), semble être partiellement mal comprise.

Mr Miyawaki défend la Forêt Primaire, celle composée d'essences ayant toujours existé dans l'Archipel Japonais, et non pas l'immense majorité des forêts actuelles Japonaises, composées partiellement ou totalement d'essences importées au fil des siècles, comme le cèdre, le mélèze, le cyprès... afin d'obtenir du bois d'oeuvre.

Quand il se dit dans le cadre de la méthode Miyawazi "jusqu'à 10 fois plus vite", il ne faut pas l'interpréter dans le sens de "volume de végétation ou de bois", mais en terme de TEMPS/DURÉE.
Pour avoir une forêt ayant un aspect de Forêt Primaire au Japon, à partir d'un terrain nu, il faut compter de 150 à 200 ans. Or, la méthode Miyawazi prétend arriver à un résultat similaire (non "identique" !) en 20 à 30 ans.
Le coup de pouce le plus important donné à Dame Nature par Mr Miyawazi, est non pas de planter une monoculture, mais de créer une "forêt" (peu importe sa superficie) avec l'éventail d'espèces autochtones de la région.
Pas plus son but n'est d'arriver à un très haut pourcentage de survie du nombre important d'exemplaires plantés... le choix de qui survivra ou pas, c'est Dame Nature qui le décidera.

Pour terminer: Mr Miyawazi est un botanique. Il voit une forêt comme un être qui se contemple... et non pas un exploitant forestier, qui voit une forêt comme "quelque chose à exploiter", afin d'en tirer un bénéfice.

NB: quand bien même vous pouvez voir sur des photos et vidéos relatives au Japon des zones boisées recouvrant les pentes et collines entourant les zones urbaines, sachez qu'elles sont façonnées par l'Homme.
C'est depuis l'entrée de l'Ère du shogunat Tokugawa (1603), que des mesures drastiques visant à protéger les forêts ont été prises. Auparavant, les Japonais pouvaient les exploiter comme ils le voulaient, sans restriction. Aussi au fil des siècle, les arbres ont été coupés à ne plus en finir... conduisant à de l'érosion (il pleut 1,6 mètre de pluie annuelle au Japon) des torrents de boue, des éboulements... Bref une gestion pas Durable du tout de l'Environnement.
Les Tokugawa ont agi à l'inverse: reforestation à grande échelle. Rationalisation des coupes et restriction sur le nombre d'arbres pouvant être coupé: 8 arbres par personne et par an. 10 arbres pour les Notables.
Les Tokugawa ont également imposé un principe Légal: obligation de replanter de jeunes arbres sur toute surface déboisée. Cette Loi est encore en vigueur au Japon.


Tous les commentaires (8)

La première source dément à peu près tout ce qui est annoncé dans l'anecdote. Beaucoup de chiffres non vérifiables. Projet louable mais résultats similaires à ceux d'une forêt "classique"

a écrit : La première source dément à peu près tout ce qui est annoncé dans l'anecdote. Beaucoup de chiffres non vérifiables. Projet louable mais résultats similaires à ceux d'une forêt "classique" Effectivement, l'article, qui est très intéressant, offre un éclairage plus que circonspect sur l'expérience.

L'approche botanique de Miyawaki San (Monsieur Miyawaki), semble être partiellement mal comprise.

Mr Miyawaki défend la Forêt Primaire, celle composée d'essences ayant toujours existé dans l'Archipel Japonais, et non pas l'immense majorité des forêts actuelles Japonaises, composées partiellement ou totalement d'essences importées au fil des siècles, comme le cèdre, le mélèze, le cyprès... afin d'obtenir du bois d'oeuvre.

Quand il se dit dans le cadre de la méthode Miyawazi "jusqu'à 10 fois plus vite", il ne faut pas l'interpréter dans le sens de "volume de végétation ou de bois", mais en terme de TEMPS/DURÉE.
Pour avoir une forêt ayant un aspect de Forêt Primaire au Japon, à partir d'un terrain nu, il faut compter de 150 à 200 ans. Or, la méthode Miyawazi prétend arriver à un résultat similaire (non "identique" !) en 20 à 30 ans.
Le coup de pouce le plus important donné à Dame Nature par Mr Miyawazi, est non pas de planter une monoculture, mais de créer une "forêt" (peu importe sa superficie) avec l'éventail d'espèces autochtones de la région.
Pas plus son but n'est d'arriver à un très haut pourcentage de survie du nombre important d'exemplaires plantés... le choix de qui survivra ou pas, c'est Dame Nature qui le décidera.

Pour terminer: Mr Miyawazi est un botanique. Il voit une forêt comme un être qui se contemple... et non pas un exploitant forestier, qui voit une forêt comme "quelque chose à exploiter", afin d'en tirer un bénéfice.

NB: quand bien même vous pouvez voir sur des photos et vidéos relatives au Japon des zones boisées recouvrant les pentes et collines entourant les zones urbaines, sachez qu'elles sont façonnées par l'Homme.
C'est depuis l'entrée de l'Ère du shogunat Tokugawa (1603), que des mesures drastiques visant à protéger les forêts ont été prises. Auparavant, les Japonais pouvaient les exploiter comme ils le voulaient, sans restriction. Aussi au fil des siècle, les arbres ont été coupés à ne plus en finir... conduisant à de l'érosion (il pleut 1,6 mètre de pluie annuelle au Japon) des torrents de boue, des éboulements... Bref une gestion pas Durable du tout de l'Environnement.
Les Tokugawa ont agi à l'inverse: reforestation à grande échelle. Rationalisation des coupes et restriction sur le nombre d'arbres pouvant être coupé: 8 arbres par personne et par an. 10 arbres pour les Notables.
Les Tokugawa ont également imposé un principe Légal: obligation de replanter de jeunes arbres sur toute surface déboisée. Cette Loi est encore en vigueur au Japon.

La joie de ces gens à découvrir un ver de terre m’attriste un peu…
Est ce finalement un tel luxe que de vivre à la campagne ?

J'ai vraiment l'impression que c'est comme une copie de collégien qui n'a pas révisé.
Tu mets tout ce que tu connais et t'attends que le prof (la nature ici) fasse le tri.

Autant je comprends l'intérêt d'éviter la monoculture pour faire vivre une forêt, autant ce genre d'expérience me laisse dubitatif

a écrit : La joie de ces gens à découvrir un ver de terre m’attriste un peu…
Est ce finalement un tel luxe que de vivre à la campagne ?
C'est quand même "curieux" d'être attristé par la joie de quelqu'un.

a écrit : La joie de ces gens à découvrir un ver de terre m’attriste un peu…
Est ce finalement un tel luxe que de vivre à la campagne ?
J’ai senti la même gêne. Je trouvais l’idée intéressante. Quand j’ai vu les images, immédiatement j’ai ressenti la souffrance que j’aurais eu à participer à ces activités collectives.