Après la dyslexie, la dyscalculie

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La dyslexie est un trouble de l'acquisition et de l'automatisation de la lecture bien connu. Mais il existe, pour les chiffres, quelque chose de similaire : la dyscalculie est un trouble de l'apprentissage en mathématiques et/ou une faiblesse dans les opérations de calcul.


Commentaires préférés (3)

Il y a aussi la dysorthographie, la dysphasie (oral), dyspraxie (maladresse)... Et il y aurait une personne sur dix d'atteinte d'une maladie dys.

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Il y en a beaucoup qui vont penser et qui pensent que c'est lié à une non-volonté de faire des efforts en maths etc.

Mais pour vous c'est facile de dire ça si vous y arrivez. Quelqu'un qui n'a pas la case "fonctionnement correct minimal en maths" de coché dans le cerveau ne peut pas faire plus que ce qu'il fait avec ou sans efforts.

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a écrit : Il y a aussi la dysorthographie, la dysphasie (oral), dyspraxie (maladresse)... Et il y aurait une personne sur dix d'atteinte d'une maladie dys. Merci pour le complément. Je connais bien le sujet, mon frère étant dysphasique. Ce sont encore à ce stade des handicaps très (trop) peu connus et donc pour lesquels les traitements et démarches sont encore trop hésitants. Du moins en France, car la Belgique et le Canada possèdent (comment pour beaucoup d'autres cas de figure) des structures très bien conçues avec du personnel averti et formé à ce genre de maux.

Bien que bénéficiant de la reconnaissance de handicap auprès de la MDPH, nous ne connaissons généralement que la dyslexie auprès du grand public. Et pourtant, chacun de ces handicaps est (bien que différemment les uns des autres), très difficile à gérer au quotidien pour l'individu et son entourage. D'autant que ce sont des problèmes dont les principaux intéressés se rendent comptent et qui les bloque réellement dans leur rapport aux autres et dans leur vie de tous les jours. Cela est très dur à vivre.

Des associations comme avenir dysphasie, ou encore des "clubs jeunes" leur permettant de se rencontrer et d'échanger se créent un peu partout en france et c'est une très bonne chose. Cela mériterai encore davantage de communication et d'aide. Car malgré tout, et surtout dans le milieu professionnels, ces personnes sont dans un "entre-deux" très délicat. Ni trop pour intégrer des structures "normales" ni assez handicapé pour intégrer celles spécialisées comme les ESAT/CAT.

Et je sais fort malheureusement que ce n'est pas un regroupement de handicaps isolés, trop nombreux sont encore les troubles méconnus et mal pris en charge.

Désolé pour le pavé, cela me tient particulièrement à cœur. Un grand merci à ceux qui auront eu le courage de me lire en entier, cela montre déjà un intérêt et donc une conscience que je respecte et encourage.


Tous les commentaires (82)

Merci Se coucher moins bête ! Même si ça peut paraître basique qu'un trouble nous affecte à la lecture de lettres comme de chiffres, je ne le savais pas et me coucherai moins bête !

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je pense que beaucoup de famille vont bientôt connaitre cette maladie grâce aux étudiants qui utilisent l'application et sont très mauvais en math.

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Il y a aussi la dysorthographie, la dysphasie (oral), dyspraxie (maladresse)... Et il y aurait une personne sur dix d'atteinte d'une maladie dys.

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Une pensée a tout le personnel qui prend en charge toute ces personnes pas gâtés par la vie. Un hommage leur a été rendu avec le (magnifique) film patient de Fabien O. Grand corps Malade pour les intimes ;). Courez voir ce film !!

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Je souffre de dystravaillie doublé d une flemmingite aiguë tous les jours(du lundi au vendredi uniquement) mais la médecine peine encore à reconnaître cette maladie...

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terme inventé pour donner des excuses à tous les fleimards de la caboche

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a écrit : terme inventé pour donner des excuses à tous les fleimards de la caboche C'est pour ça que ces maladies on du mal à être reconnues, c'est comme tout hein, y'a ceux qui profitent et ceux qui subissent

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Il y en a beaucoup qui vont penser et qui pensent que c'est lié à une non-volonté de faire des efforts en maths etc.

Mais pour vous c'est facile de dire ça si vous y arrivez. Quelqu'un qui n'a pas la case "fonctionnement correct minimal en maths" de coché dans le cerveau ne peut pas faire plus que ce qu'il fait avec ou sans efforts.

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a écrit : Il y a aussi la dysorthographie, la dysphasie (oral), dyspraxie (maladresse)... Et il y aurait une personne sur dix d'atteinte d'une maladie dys. Merci pour le complément. Je connais bien le sujet, mon frère étant dysphasique. Ce sont encore à ce stade des handicaps très (trop) peu connus et donc pour lesquels les traitements et démarches sont encore trop hésitants. Du moins en France, car la Belgique et le Canada possèdent (comment pour beaucoup d'autres cas de figure) des structures très bien conçues avec du personnel averti et formé à ce genre de maux.

Bien que bénéficiant de la reconnaissance de handicap auprès de la MDPH, nous ne connaissons généralement que la dyslexie auprès du grand public. Et pourtant, chacun de ces handicaps est (bien que différemment les uns des autres), très difficile à gérer au quotidien pour l'individu et son entourage. D'autant que ce sont des problèmes dont les principaux intéressés se rendent comptent et qui les bloque réellement dans leur rapport aux autres et dans leur vie de tous les jours. Cela est très dur à vivre.

Des associations comme avenir dysphasie, ou encore des "clubs jeunes" leur permettant de se rencontrer et d'échanger se créent un peu partout en france et c'est une très bonne chose. Cela mériterai encore davantage de communication et d'aide. Car malgré tout, et surtout dans le milieu professionnels, ces personnes sont dans un "entre-deux" très délicat. Ni trop pour intégrer des structures "normales" ni assez handicapé pour intégrer celles spécialisées comme les ESAT/CAT.

Et je sais fort malheureusement que ce n'est pas un regroupement de handicaps isolés, trop nombreux sont encore les troubles méconnus et mal pris en charge.

Désolé pour le pavé, cela me tient particulièrement à cœur. Un grand merci à ceux qui auront eu le courage de me lire en entier, cela montre déjà un intérêt et donc une conscience que je respecte et encourage.

J'ai remarqué que beaucoup avaient de la peine à se souvenir spécifiquement du produit 7*8, alors qu'ils savaient sans hésitation le reste de la table de multiplication.
J'en ai parlé à des spécialistes de neurosciences de plusieurs langues (donc cela ne dépend pas de la langue maternelle), qui m'ont tous répondu avoir fait la même constatation sans pouvoir l'expliquer.
Pourtant, la suite des chiffres 56=7*8 est particulièrement simple (5,6,7,8).
Merci, si quelqu'un sait expliquer ce phénomène.

a écrit : terme inventé pour donner des excuses à tous les fleimards de la caboche Et il y a un terme pour ceux qui parlent sans savoir. Une chance pour certains d'avoir le loisir de se faire un mauvais avis sur des questions qui ne les concernent pas, juste par extrapolation personnelle. Ça serait trop dommage que ces personnes souffrent vraiment de quelque chose, ça leur donnerait une excuse quand on en a pas soi-même

Je suis dans des études de comptabilité (par passion) et j'en souffre. Pour vous donner un exemple, lorsque je lis 735, il m'arrive d'écrire 753 sans que cela ne me choque.

C'est assez compliqué au quotidien mais avec une concentration accrue et beaucoup de relecture j'arrive à faire avec. Je n'ai pas de soucis avec mes calculs ou les opérations en général, mais une sorte de dyslexie des chiffres

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a écrit : J'ai remarqué que beaucoup avaient de la peine à se souvenir spécifiquement du produit 7*8, alors qu'ils savaient sans hésitation le reste de la table de multiplication.
J'en ai parlé à des spécialistes de neurosciences de plusieurs langues (donc cela ne dépend pas de la langue maternelle), qui m&#
039;ont tous répondu avoir fait la même constatation sans pouvoir l'expliquer.
Pourtant, la suite des chiffres 56=7*8 est particulièrement simple (5,6,7,8).
Merci, si quelqu'un sait expliquer ce phénomène.
Afficher tout
Dans un calcul, je résonne par logique !
Un bon 6*8 est un 8*5 + 8

Pour 8*7, sans connaître la suite, aucune "image" de construction me vient directement en tête. Donc à force de le rabâcher, ça rentre forcément, mais cela fait, je pense, partie des calculs simples les moins intuitifs

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a écrit : J'ai remarqué que beaucoup avaient de la peine à se souvenir spécifiquement du produit 7*8, alors qu'ils savaient sans hésitation le reste de la table de multiplication.
J'en ai parlé à des spécialistes de neurosciences de plusieurs langues (donc cela ne dépend pas de la langue maternelle), qui m&#
039;ont tous répondu avoir fait la même constatation sans pouvoir l'expliquer.
Pourtant, la suite des chiffres 56=7*8 est particulièrement simple (5,6,7,8).
Merci, si quelqu'un sait expliquer ce phénomène.
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J'ai repensé à l'histoire espagnole, paraît-il authentique, de la vieille dame qui a gagné le gros lot. Elle a expliqué pourquoi: "j'ai vu en rêve 7 anges portant chacun le numéro 8; alors je me suis dit 7*8=54, donc j'ai acheté un billet finissant pas 54".

a écrit : Je suis dans des études de comptabilité (par passion) et j'en souffre. Pour vous donner un exemple, lorsque je lis 735, il m'arrive d'écrire 753 sans que cela ne me choque.

C'est assez compliqué au quotidien mais avec une concentration accrue et beaucoup de relecture j'arrive à fai
re avec. Je n'ai pas de soucis avec mes calculs ou les opérations en général, mais une sorte de dyslexie des chiffres Afficher tout
Je ne comprend pas, tu as écrit deux fois le même nombre...!

Le frère d'un ami est dyscalculique. Ca a été diagnostiqué très tard, si bien que certains professeurs le prenaient vraiment pour un abruti. L'une d'entre eux lui a même dit qu'il finira "ramasseur de pommes".
Après avoir diagnostiqué cette maladie et au prix de nombreux efforts, il a finalement suivie de brillantes études qui l'on mené au doctorat de mathématiques.

Comme quoi.

a écrit : Dans un calcul, je résonne par logique !
Un bon 6*8 est un 8*5 + 8

Pour 8*7, sans connaître la suite, aucune "image" de construction me vient directement en tête. Donc à force de le rabâcher, ça rentre forcément, mais cela fait, je pense, partie des calculs simples les moins intuitifs
Drôle de façon de "résonner". Ce doit être la même que celle de ceux qui se précipitent sur un produit "les 2 pour 3 $", alors que pièce il vaut 1.35 $" (authentique, je l'ai vu).

a écrit : J'ai remarqué que beaucoup avaient de la peine à se souvenir spécifiquement du produit 7*8, alors qu'ils savaient sans hésitation le reste de la table de multiplication.
J'en ai parlé à des spécialistes de neurosciences de plusieurs langues (donc cela ne dépend pas de la langue maternelle), qui m&#
039;ont tous répondu avoir fait la même constatation sans pouvoir l'expliquer.
Pourtant, la suite des chiffres 56=7*8 est particulièrement simple (5,6,7,8).
Merci, si quelqu'un sait expliquer ce phénomène.
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Sûrement un problème des gens avec le Morbihan.
Encore un complot mediatico-americano-maçoniste-sioniste

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a écrit : Drôle de façon de "résonner". Ce doit être la même que celle de ceux qui se précipitent sur un produit "les 2 pour 3 $", alors que pièce il vaut 1.35 $" (authentique, je l'ai vu). Tu veux sans doute dire "raisonner" ;)

Perso je fais pareil. Je n'ai jamais été foutu d'apprendre les tables de multiplications. Je n'ai jamais retenu que les multiple de 5 et 10, et c'est à partir d'eux que je recalcule tout les autres.

Donc oui, 6*8 = 5*8 (soit 40) +8

Rien à voir avec ton exemple. Peu importe la manière de calculer, si elle juste on parviendra au même résultat. Dans ce cas, c'est simplement que la personne n'a pas fait l'effort du tout de calculer le prix unitaire.

a écrit : Je suis dans des études de comptabilité (par passion) et j'en souffre. Pour vous donner un exemple, lorsque je lis 735, il m'arrive d'écrire 753 sans que cela ne me choque.

C'est assez compliqué au quotidien mais avec une concentration accrue et beaucoup de relecture j'arrive à fai
re avec. Je n'ai pas de soucis avec mes calculs ou les opérations en général, mais une sorte de dyslexie des chiffres Afficher tout
Au début j'ai cru que tu pensais que ce n'est pas normal d'être passionné par la comptabilité...

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