Une loi fixe les prix des livres en France

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Grâce à la loi Lang de 1981, il existe un prix unique pour un même livre partout en France, qu'il soit vendu en grande surface, sur internet ou dans une librairie indépendante. Le vendeur a seulement la possibilité de faire une réduction de 5% maximum sur le prix du livre. L'objectif était de préserver les librairies en limitant la concurrence.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Belle connerie Le prix unique du livre c'est ce qui fait que vous pouvez encore rentrer dans des librairies.
Et je pense qu'il ne faut pas se plaindre du prix du livre en France hein. Et si vous trouvez ça quand même trop cher regardez dans l'occasion un poche n'excéde que très rarement l'euro.

a écrit : Je me pose une question, et je n'ai pas vu la réponse dans les sources en les lisant en diagonale : comment la loi s'applique-t-elle pour les vendeurs du type Amazon, qui vendent de façon internationale ? Un prix différent s'affiche-t-il si le site détecte que l'utilisateur a une adresse IP française ? Sur Amazone le prix du livre est identique à celui chez le libraire. Comme une loi les empêche d'offrir les frais de port ces derniers coutent 1€.
Après pour un livre ou une BD autant l'acheter chez un spécialiste, ça fera vivre une personne qui sera souvent en plus de bon conseil.


Tous les commentaires (61)

Je me pose une question, et je n'ai pas vu la réponse dans les sources en les lisant en diagonale : comment la loi s'applique-t-elle pour les vendeurs du type Amazon, qui vendent de façon internationale ? Un prix différent s'affiche-t-il si le site détecte que l'utilisateur a une adresse IP française ?

a écrit : Belle connerie Le prix unique du livre c'est ce qui fait que vous pouvez encore rentrer dans des librairies.
Et je pense qu'il ne faut pas se plaindre du prix du livre en France hein. Et si vous trouvez ça quand même trop cher regardez dans l'occasion un poche n'excéde que très rarement l'euro.

a écrit : Je me pose une question, et je n'ai pas vu la réponse dans les sources en les lisant en diagonale : comment la loi s'applique-t-elle pour les vendeurs du type Amazon, qui vendent de façon internationale ? Un prix différent s'affiche-t-il si le site détecte que l'utilisateur a une adresse IP française ? Sur Amazone le prix du livre est identique à celui chez le libraire. Comme une loi les empêche d'offrir les frais de port ces derniers coutent 1€.
Après pour un livre ou une BD autant l'acheter chez un spécialiste, ça fera vivre une personne qui sera souvent en plus de bon conseil.

a écrit : Sur Amazone le prix du livre est identique à celui chez le libraire. Comme une loi les empêche d'offrir les frais de port ces derniers coutent 1€.
Après pour un livre ou une BD autant l'acheter chez un spécialiste, ça fera vivre une personne qui sera souvent en plus de bon conseil.
Je voulais dire -> 0.01€

On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?

a écrit : On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?
J'ai du mal à saisir le rapport avec l'anecdote.
Vous auriez voulu un prix unique de la tomate ou du steack haché ?
Vous pensez que beaucoup de personne achètent leur croissant sur internet ?
Quel genre de loi auriez vous voulu ?

a écrit : J'ai du mal à saisir le rapport avec l'anecdote.
Vous auriez voulu un prix unique de la tomate ou du steack haché ?
Vous pensez que beaucoup de personne achètent leur croissant sur internet ?
Quel genre de loi auriez vous voulu ?
En 1981, Internet n'existait pas, la loi cherchait avant tout à protéger les petites librairies face aux grands magasins, ce qui s'est révélé utile avec l'avènement d'Internet. Mais effectivement, on peut se poser la question de l'intérêt de protéger un type de petite boutique plutôt qu'une autre, en gros pourquoi les libraires que les crémiers, qui ont bien dégusté la prise de pouvoir des supermarchés. On peut apporter des éléments de réponse : les livres sont très peu soumis aux changement de cours, mais sont des biens avec une valeur culturelle, intellectuelle méritant de les protéger avec leur auteur. Ce ne sont pas non plus des biens de première nécessité, ce qui permet de faire monter légèrement les prix sans conséquences monstrueuses sur la population.

a écrit : J'ai du mal à saisir le rapport avec l'anecdote.
Vous auriez voulu un prix unique de la tomate ou du steack haché ?
Vous pensez que beaucoup de personne achètent leur croissant sur internet ?
Quel genre de loi auriez vous voulu ?
La loi a été voté en 1981, bien avant les sites web comme Amazon.Le but n’était pas de protéger les commerçants physiques contres les commerçants internet, mais les petits commerçants face aux gros, et rendre la lecture accessible a tous.
L'exemple des métiers de bouche est un peu spécial car chacun a son propre fournisseur local(voir est le fournisseur en vente directe), ayant des produits spécifiques, unique, tandis qu'un livre sera le même quelque soit la taille du libraire, la date ou le lieu d'achat.
Cependant, on retrouve bien cette même concurrence entre petits commerces de centre-ville, qui font vivre le village, et gros supermarché, ayant une toute autre logique économique.
Certes, la loi Lang ne peut être appliqué à une tomate, mais la problématique étant similaire, on peut se poser des questions sur les solutions a appliquer pour limiter cette concurrence.

a écrit : On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?
Ce que tu dis est intéressant.
Cette loi du livre au prix unique entre dans le champ de ce qu'on appelle "L'exception française": terme très souvent employé mais souvent à mauvais escient.

Obliger tous les commerçants à pratiquer le même prix, cela s'appelle une entrave à la libre concurrence. Or, c'est totalement contraire aux règles du commerce européen, aux règles du marché libre. Cependant la France a réussi à faire entendre à ses partenaires européens que le "marché" de la culture, n'était pas un marché comme les autres (différent du poisson, de la quincaillerie...), qu'il était constitutif de notre identité française. À ce titre, la France a obtenu le droit de réguler la marché de la culture (livres, chanson, théâtre...)

C'est dans le même optique que la France finance la création cinématographique française (CNC) ou qu'elle oblige les radios à diffuser 40% de titres en français (autre entorse au libre marché).

a écrit : Belle connerie Et le pire c'est que quand ces gens, qui ont autant de profondeur de réflexion sur les problèmes de société, mettent un bulletin de vote dans l'urne, leur bulletin a le même poids que le vôtre pour décider de l'issue de l'élection !

a écrit : On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?
Tout le monde râle quand le petit magasin de quartier ferme, les râleurs n'avaient qu'a y faire leurs courses avant.
Dans un village voisin des centaines de personne ont manifesté contre la fermeture de la boulangerie. Ils auraient suffit qu'ils y aillent une foi de temps en temps pour que le boulanger ne mette pas la clef sous la porte. Même exemple pour les petites postes ou les supérettes.

Si quelqu'un se sent de m'expliquer l'intérêt d'interdire aux commerces certaines choses sous prétexte de "concurrence", je lui en serai reconnaissant.

Sérieusement si j'ouvre un commerce et que je peux vendre à bas prix sans que ça ne me coule mon truc, pourquoi je devrais forcément m'aligner sur le gars qui vend plus cher, sous prétexte que lui peut pas faire autrement ? C'est pas mon problème.. c'est comme l'ouverture des commerces le dimanche qui a fait beaucoup de bruit fut un temps... Si les mecs ont la possibilité d'ouvrir le dimanche, de payer leurs employés convenablement ... Pourquoi devrait-on les en empêcher sous prétexte que les commerces autour ne peuvent pas le faire...

Dans tous les cas, quand le Syndicat National de l'Edition fait son appel à l'aide tous les ans aupres de l'Etat soit disant car il n'y a pas un sou, c'est completement faux !
Un editeur gagne presque 40% par livre vendu, l'auteur touche 2,5% de droit (pdt 70 ans), l'imprimeur gagne 20%, 30% pour la diffusion et enfin, ceux qui s'acharnent à travailler l'ouvrage, faire la mise en page, corriger les fautes, 8% une fois, apres il disparait.
Donc l'edition a bien du fric, pas mal meme !

a écrit : En 1981, Internet n'existait pas, la loi cherchait avant tout à protéger les petites librairies face aux grands magasins, ce qui s'est révélé utile avec l'avènement d'Internet. Mais effectivement, on peut se poser la question de l'intérêt de protéger un type de petite boutique plutôt qu'une autre, en gros pourquoi les libraires que les crémiers, qui ont bien dégusté la prise de pouvoir des supermarchés. On peut apporter des éléments de réponse : les livres sont très peu soumis aux changement de cours, mais sont des biens avec une valeur culturelle, intellectuelle méritant de les protéger avec leur auteur. Ce ne sont pas non plus des biens de première nécessité, ce qui permet de faire monter légèrement les prix sans conséquences monstrueuses sur la population. Afficher tout Car le syndicat était fort à l'epoque et il l'est toujours puisqu'Amazon offrait le port du livre dans votre BAL et le syndicat l'a fait plié pour que ce soit payé.
Idem, les libraires avaient surtout peur de la FNAC quand elle est arrivée car dans les années 70, elle proposait 10% sur tous les livres sans etre adherent.
C'est avec la Loi que la FNAC a é té obligé de reduire à 5% et en etant adherant.
D'ailleurs, vous pouvez dire au libraire que vous souhaitez 5% de remise car vous l'avez à la FNAc mais que vous preferez venir dans sa librairie, il la fera sans probleme

a écrit : J'ai du mal à saisir le rapport avec l'anecdote.
Vous auriez voulu un prix unique de la tomate ou du steack haché ?
Vous pensez que beaucoup de personne achètent leur croissant sur internet ?
Quel genre de loi auriez vous voulu ?
Vous le faites exprès ? Les gens achetaient leurs livres sur internet au moment où cette loi a été promulguée, c'est-à-dire en 1981 ?

a écrit : On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?
Je ne vois pas le rapport? Ne prenez pas mal mon commentaire il n’a rien de méchant , c’est juste que vraiment je ne comprends pas le rapport avec l’anecdote. Pouvez vous m’expliquer? Parce que pour moi cette loi et plus pour protéger le lecteur afin de rendre les livres accessibles à tous plus qu’aux vendeurs ??

a écrit : Si quelqu'un se sent de m'expliquer l'intérêt d'interdire aux commerces certaines choses sous prétexte de "concurrence", je lui en serai reconnaissant.

Sérieusement si j'ouvre un commerce et que je peux vendre à bas prix sans que ça ne me coule mon truc, pourquoi je dev
rais forcément m'aligner sur le gars qui vend plus cher, sous prétexte que lui peut pas faire autrement ? C'est pas mon problème.. c'est comme l'ouverture des commerces le dimanche qui a fait beaucoup de bruit fut un temps... Si les mecs ont la possibilité d'ouvrir le dimanche, de payer leurs employés convenablement ... Pourquoi devrait-on les en empêcher sous prétexte que les commerces autour ne peuvent pas le faire... Afficher tout
Parce que à terme il n'y aura plus qu'une poignée de grandes entreprises qui controleront tout, tu crois vraiment que ça restera moins cher que les défunts petits commerces ?

a écrit : Ça s'applique également pour les livres d'occasion? évidemment non. Il n'y aurait pas, sinon, de la spéculation sur les livres anciens