Une loi fixe les prix des livres en France

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Grâce à la loi Lang de 1981, il existe un prix unique pour un même livre partout en France, qu'il soit vendu en grande surface, sur internet ou dans une librairie indépendante. Le vendeur a seulement la possibilité de faire une réduction de 5% maximum sur le prix du livre. L'objectif était de préserver les librairies en limitant la concurrence.


Tous les commentaires (61)

a écrit : La liberté ne se confond pas avec la libéralisme économique, parfois un peu de régulation étatique ne fait pas de mal.

Je me souviens d'un ami ayant vécu quelques années à Los Angeles: Il me raconte qu'un jour il va chez le médecin pour une forte douleur à la poitrine (il s'avèrera plus ta
rd qu'il s'agissait d'une infection pulmonaire). Et le doc lui dit: "Vous voulez une radio ?". Mon pote lui répond: "Ben ça dépend si j'en ai besoin". Et le doc lui dit "Non, ça dépend si vous en avez les moyens"

Tout ça pour dire que quand on confond liberté et libéralisme, la liberté s'arrête souvent là où s'arrête votre pouvoir d'achat.
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Les USA ne sont pas un pays libéral. Il n’existe aucun pays libéral sur Terre sauf aux yeux des socialistes.

a écrit : Oui APPLR, si l’on pouvait autoriser à voter que les gens qui pensent comme nous, ce serait plus simple. Ou ceux qui pensent, tout simplement...

a écrit : Je me pose une question, et je n'ai pas vu la réponse dans les sources en les lisant en diagonale : comment la loi s'applique-t-elle pour les vendeurs du type Amazon, qui vendent de façon internationale ? Un prix différent s'affiche-t-il si le site détecte que l'utilisateur a une adresse IP française ? Il existe plusieurs sites Amazon spécifiques a chaque pays et proppsant une offre adaptée que ce soit en termes de respect de la législation locale ou encore d'offre produit.
Tu pourras donc commander ton livre sur un site amazon non francophone (ex us) mais tu te verras taxé par la douane.
Je ne sais pas si j ai été claire mais tu peux faire le test en te rendant sur amazon.es ou amazon.us

Malheureusement, l'anecdote est en partie fausse: elle n'est valable qu'en France Métropolitaine ou pour les livres scolaires. Pour les autres types de livres, les prix sont sensiblement plus élevés dans les DROMs. Cette exception est prévue à l'article 10 de ladite loi.

a écrit : Ce que tu dis est intéressant.
Cette loi du livre au prix unique entre dans le champ de ce qu'on appelle "L'exception française": terme très souvent employé mais souvent à mauvais escient.

Obliger tous les commerçants à pratiquer le même prix, cela s'appelle une entrave à la
libre concurrence. Or, c'est totalement contraire aux règles du commerce européen, aux règles du marché libre. Cependant la France a réussi à faire entendre à ses partenaires européens que le "marché" de la culture, n'était pas un marché comme les autres (différent du poisson, de la quincaillerie...), qu'il était constitutif de notre identité française. À ce titre, la France a obtenu le droit de réguler la marché de la culture (livres, chanson, théâtre...)

C'est dans le même optique que la France finance la création cinématographique française (CNC) ou qu'elle oblige les radios à diffuser 40% de titres en français (autre entorse au libre marché).
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Ce qui pousse les radios à diffuser au moins 40% de mauvaise musique...

a écrit : J'ai du mal à saisir le rapport avec l'anecdote.
Vous auriez voulu un prix unique de la tomate ou du steack haché ?
Vous pensez que beaucoup de personne achètent leur croissant sur internet ?
Quel genre de loi auriez vous voulu ?
une loi équitable, que ce soit pour les tomates, le steak, le bouquin où les plaquettes de freins, peut être.
Pourquoi un prix unique pour un bouquin et pas sur les tomates qu'on fait venir de l'autre bout du monde par cargos entiers?
Y'a que les éditeurs qui en profitent, parce que l'écrivain, lui, il est payé au lance pierre.

la vérité, c'est que le monde évolue.
De nos jours, on a internet.
De mon point de vue, achetter un bouquin 20 balles, ca coute plus cher qu'une place de cinéma.
Ce qui se passe, c'est ce qui s'est toujours passé avec la culture, à chaque nouvelle technologie inventée, les éditeurs couinent parce que ca allait tuer la diffusion de la culture, et à chaque fois c'est exactement l'inverse qui s'est passé.
Le piano mécanique, le phonographe, le tourne disque, la cassette audio, le disque compact, le DVD... A chaque fois, les éditeurs s'en sont mis plein les poches, force est de le constater.
On a jamais eu autant de bouquins publiés aujourd'hui et vendus, mais ils sont publiés en dématérialisés, et d'une, mais n'ont même plus besoin de maisons d'éditions pour pouvoir êtres achetés et lus et de deux et c'est ça qui les emmerdent, les grandes boîtes de disques, de cassettes audio et de disques compact et d'éditeurs de BD.

Dans un commentaire de première page qui posait la question de la protection des bouquins tout en oubliant la protection des producteurs de tomates, j'ai vu la réalité des choses:
d'un coté on a des maisons d'éditions qui ont obtenu une loi qui protège leur bénéfices, et de l'autre, ben si la tomate coûte moins cher à Trifouillis-les-Tomates, ben c'est le libéralisme économique qui prime et le producteur n'a qu'à fermer sa gueule et vendre à perte et se faire saisir sa ferme par une autre multinationnalle au bout du compte.
Avec ça on ajoute le soit disant piratage informatique (en vrai, la lecture de données sur un réseau mondial soumis au libéralisme que prônent nos bienveillants dirigeants à la télé qui est interdit tout en étant autorisé) et on a là un magnifique gloubi goulba législatif qui enrichit les multinationnalles tout en prenant le citoyen lambda pour un con, voire pour un criminel parce qu'il a fait quelquechose d'autorisé mais qui est interdit sur un bout de planète.

La solution? Je ne la connais pas vraiment, mais ce que je sais c'est que j'en ai marre d'être pris pour un radis. J'ai déja écrit deux livres et on m'a demandé du fric pour etre publié, alors je suis passé par internet et je les ai mis en ligne gratuitement, Et si par hasard je connais le succès, eh bien, je vendrai mes bouquins comme on fait la manche, donnez ce que vous voulez. C'est ça l'avenir, et certainement pas des réglementations tellement nombreuses que même les avocats ne savent pas tout alors que c'est leur boulot.

Petit coup de gueule sauvage du matin, desolé, et bon appétit :)

a écrit : Une des conséquences de cette loi est qu'elle permet, entre autre, de protéger les commerces de proximité. Évidemment qu'un centre Amazon a plus d'employés qu'une petite librairie de village, sauf que des librairies de ce genre il y en a beaucoup plus et elles sont beaucoup plus présentes sur le territoire français d'un point de vue géographique.
Après concernant les impôts, on a des cas de multinationales américaines implantées en France mais n'y payant pas leurs impôts - aucune idée si Amazon ou d'autres entreprises de ce genre en font partie, donc je ne me prononcerai pas là-dessus.

Pour ce qui est de ton école d'arts martiaux, ça n'a rien à voir avec le principe de cette loi ^^ comme tu dis, "je ne vois pas pourquoi je devrais m'aligner sur le même tarif" ben c'est justement le principe de la liberté de concurrence, qui est notamment régi par l'offre et la demande. Comme déjà dit, de par la loi Lang, les livres en sont une pure exception.

De plus, les concurrences entre écoles d'arts martiaux et entre libraires n'ont rien à voir : Bien évidemment que si tu ouvres un établissement tu peux proposer des prix attractifs, ainsi à qualité d'enseignement égale le public viendra dans ton école. Sauf que celle-ci a une capacité limitée, du coup arrive un moment où tu devras refuser des clients qui iront alors voir la concurrence.
Pour les livres c'est différent. Les géants comme Amazon peuvent faire face à autant de demandes qu'ils veulent, ils ne seront jamais débordés. Pour y faire face, ils n'ont qu'à s'agrandir - et ça c'est facile pour eux, car contrairement à ton école (dans un premier temps) ils en ont très facilement les moyens.
Alors tu vas me dire que justement, l'agrandissement passe par l'embauche donc ça favorise l'emploi. Certes, mais le problème que la loi tente de régler n'est pas tant un problème de chômage que de monopole sur la concurrence. Si on prend l'exemple d'Amazon : ils s'agrandissent pour faire face à la demande, les petits commerçants ne peuvent plus suivre et ferment boutique. Bientôt, il ne reste plus qu'Amazon et peut-être 2-3 autres groupes, mais le plus gros et plus riche finira par racheter les autres (c'est comme ça que ça se passe de partout) et à la fin il ne restera qu'un groupe qui aura le monopole et pourra sans aucun problème imposer sa propre vision.
Dans les arts martiaux ça n'a rien à voir, je ne connais aucune école qui soit une multinationale avec un chiffre d'affaire de plusieurs milliards et qui puisse se permettre de racheter d'autres écoles pour y instaurer sa politique.
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Encore une fois, je n'ai jamais parlé d'Amazon à la base, je demandais juste la raison pour laquelle certains commerçant sont forcés de s'aligner sur les autres. C'est machin qui m'a répondu en parlant d'Amazon et des géants alors que l'anecdote parle également des commerces indépendant.

Si j'ai donné mon exemple d'écoles d'arts martiaux c'est parce que c'est un projet perso ET qui entre dans la catégorie "indépendant". C'était juste un exemple, dans l'hypothèse ou la loi Lang (ou une autre) s'appliquait de la même manière, mais si ça perturbe autant, je peux changer d'exemple, l'idée principale reste la même :

Si je décide d'ouvrir une librairie à moi, commerçant indépendant et qu'il se trouve que je peux me permettre de faire des tarifs bas sans couler mon affaire (plus bas que mes concurrent) je ne vois pas pourquoi je devrais être forcé de m'aligner sur le tarif. En gros, je ne comprends pas l'utilité d'une telle loi, c'est juste débile. Je cite l'anecdote : "L'objectif était de préserver les librairies en limitant la concurrence."

On parle quand même de livres, de la base de la culture, de partage de connaissances. Mais on bloque la concurrence en forçant des prix. Ca n'a aucun sens ! Y a des gens qui peuvent pas se permettre de mettre 15€ dans un bouquin (quand c'est pas plus...) et on interdit aux commerces de vendre moins cher, même s'ils en ont les moyens.

Et quitte à parler des géants, ça me fait quand même doucement marrer cette paranoia. Si les géants pratiquent des bas prix, rachètent tout le monde et impose leur "volonté" .... bah quoi ? Ils vont augmenter drastiquement leurs prix ? Dans ce cas, les commerces indépendants vont ré-ouvrir, avec leurs anciens prix, plus bas que les prix actuels des géants. Ou alors est-ce que les géants vont arrêter de vendre certains trucs ? C'est tout sauf dans leur intérêt, ça leur fait du chiffre d'affaires en moins.

a écrit : On n'a rien fait pour protéger les marchands de primeurs, les crémiers, les bouchers, les quincaillers, les photographes, les épiciers, les poissonniers etc
Pourtant, ils faisaient vivre les centres-villes et employaient aussi des centaines de personnes
Étrange, non?
Pour ça on vote 3 fois par jour...
Si personne ne va en périphérie dans la méga surface et va chez son boucher charcutier poissonnier en bas de chez lui et bien il y en aura encore.(pour donner une image)
Si je choisi de manger les légumes du maraîcher d'à côté et de ne pas manger de tomates en hivers, cela a un impact.
Nous ne sommes pas victime... nous sommes acteurs...

a écrit : J'aimerai avoir une petite précision sur l'achat par internet. Parle-t-on d'achat chez un libraire par internet ou dans un format pour livre électronique ?

Parce qu'il me semble bien que ces formats dématérialisés sont moins chers du fait qu'il n'y a pas de papier.

> Désolé Quidam mais ce n'était pas une réponse à ton commentaire et je n'arrive pas à la supprimer. Une erreur de ma part... ;-) Afficher tout
Effectivement ShaeGal moi qui lis pas mal de livres électroniques je me disais la même chose (ou alors ces prix barrés sont une pure escroquerie) mais j'aimerais bien la confirmation... Moins chers j'en suis quasi sûr mais est-ce que le prix est lui aussi fixé ? Pareil pour les livres audio.

a écrit : Si quelqu'un se sent de m'expliquer l'intérêt d'interdire aux commerces certaines choses sous prétexte de "concurrence", je lui en serai reconnaissant.

Sérieusement si j'ouvre un commerce et que je peux vendre à bas prix sans que ça ne me coule mon truc, pourquoi je dev
rais forcément m'aligner sur le gars qui vend plus cher, sous prétexte que lui peut pas faire autrement ? C'est pas mon problème.. c'est comme l'ouverture des commerces le dimanche qui a fait beaucoup de bruit fut un temps... Si les mecs ont la possibilité d'ouvrir le dimanche, de payer leurs employés convenablement ... Pourquoi devrait-on les en empêcher sous prétexte que les commerces autour ne peuvent pas le faire... Afficher tout
Parce que la concurrence détruit l’économie d’un pays, en tirant la qualité, en particulier culturelle, vers le bas.
On produit donc de la merde 4fois moins bonne pour 2 fois moins cher. Et globalement tout le monde est perdant... sauf le type qui détruit le système en vendant moins cher sa merde.
( Mais comme les gens qui manquent de pensée globale voient 1 type gagner des sous, ils s’imaginent que c’est un système efficace économiquement parlant...)

En particulier pour les libraires, il s’agissait de défendre la culture qui s’accompagnait des échanges avec le libraire.
Ce qu’une grande surface ne fera pas précisément pour baisser ses coûts et augmenter sa marge.
Si on laissait la concurrence se faire, on aurait seulement détruit la culture et on n’aurait plus vendu que les bloc-boster à grand renfort de publicité. La création de valeur demande du temps, et de la stabilité pour se consacrer à la recherche et à l’amélioration de ses connaissances. Temps et stabilité :
Deux choses essentielles détruites par la concurrence.


C’est aussi plus rentable de promouvoir un seul titre massivement que 25 culturellement intéressant et différents. Là aussi c’est l’œuvre de la concurrence destructrice de valeur.

Mais bon, quand un endoctriné à entendu en boucle toute sa vie que la concurrence, c’était une bonne chose, (ou que Dieu existe, c’est pareil) sans jamais s’être vraiment posé la question... on ne le changera pas de sitôt.

En attendant cette connerie continue de se propager et pourrie nos vies.

a écrit : Malheureusement, l'anecdote est en partie fausse: elle n'est valable qu'en France Métropolitaine ou pour les livres scolaires. Pour les autres types de livres, les prix sont sensiblement plus élevés dans les DROMs. Cette exception est prévue à l'article 10 de ladite loi. Euh non elle est tout à fait vraie puisque la Loi oblige l'editeur a presenté en 4e de couv le prix et le code barre !
A partir de ce moment là : le prix est donc unique et s'appliue systematiquement dans tous les points de ventes du fait que ce soit imprimé et non collé.
Comme l'a expliqué une personne plus haut : la fabrication et les libraires en patissent sévèrement. Les marges etant à peine de 2% alors que ce sont eux qui font quasiment tout le taf...

a écrit : Euh non elle est tout à fait vraie puisque la Loi oblige l'editeur a presenté en 4e de couv le prix et le code barre !
A partir de ce moment là : le prix est donc unique et s'appliue systematiquement dans tous les points de ventes du fait que ce soit imprimé et non collé.
Comme l'a expliqué u
ne personne plus haut : la fabrication et les libraires en patissent sévèrement. Les marges etant à peine de 2% alors que ce sont eux qui font quasiment tout le taf... Afficher tout
J’avoue je m’offusque un peu là. Eux qui font tout le taff ? Vendre n’a jamais été compliqué, on en parle de l’auteur derrière qui bosse à fond, souvent pendant plusieurs années et qui n’a que quelques pourcents des marges ? La publicité c’est l’éditeur qui s’en charge (et pas que ça), encore heureusement qu’il prenne plus que les libraires.

a écrit : Euh non elle est tout à fait vraie puisque la Loi oblige l'editeur a presenté en 4e de couv le prix et le code barre !
A partir de ce moment là : le prix est donc unique et s'appliue systematiquement dans tous les points de ventes du fait que ce soit imprimé et non collé.
Comme l'a expliqué u
ne personne plus haut : la fabrication et les libraires en patissent sévèrement. Les marges etant à peine de 2% alors que ce sont eux qui font quasiment tout le taf... Afficher tout
J'habite en Guyane et j'insiste: en dehors des manuels scolaires, le "Prix France" n'est pas appliqué. Il suffit d'ajouter une étiquette sur le livre. Dernier livre acheté: 19,45€ au lieu des 16,90€ inscrits au-dessus du code-barre, soit 15% plus cher.

a écrit : Belle argumentation Wow. En 2018, sur SCMB, t'as plus le droit de donner ton avis posé si t'argumentes pas.

a écrit : Wow. En 2018, sur SCMB, t'as plus le droit de donner ton avis posé si t'argumentes pas. En effet en 2018, il faut donner un avis avec un argument. Voilà à quoi sert ce site ! Apporter des pensées différentes permet de mieux comprendre les choses

a écrit : C'est vraiment très bien, j'ai vécu dans d'autres pays et le prix d'un livre varie beaucoup pour un roman au Canada j'en ai eu pour 22$ can, en France je l'ai pour 6€. Ça donne accès à la culture pour tous. Salut
Quand vous comparez merci de le transformer en Euros.
Ce qui donne environ 14.7 euros

a écrit : Wow. En 2018, sur SCMB, t'as plus le droit de donner ton avis posé si t'argumentes pas. Le problème, c'est que ça n'apporte strictement rien. Ça nous informe qu'il existe quelqu'un qui n'est pas d'accord, autant dire qu'on pouvait s'en passer. Il aurait donc mieux valu ne pas encombrer les commentaires pour ça...

a écrit : Sur Amazone le prix du livre est identique à celui chez le libraire. Comme une loi les empêche d'offrir les frais de port ces derniers coutent 1€.
Après pour un livre ou une BD autant l'acheter chez un spécialiste, ça fera vivre une personne qui sera souvent en plus de bon conseil.
Correction, les fdp coûtent 1 centime

a écrit : Encore une fois, je n'ai jamais parlé d'Amazon à la base, je demandais juste la raison pour laquelle certains commerçant sont forcés de s'aligner sur les autres. C'est machin qui m'a répondu en parlant d'Amazon et des géants alors que l'anecdote parle également des commerces indépendant.

Si j'ai donné mon exemple d'écoles d'arts martiaux c'est parce que c'est un projet perso ET qui entre dans la catégorie "indépendant". C'était juste un exemple, dans l'hypothèse ou la loi Lang (ou une autre) s'appliquait de la même manière, mais si ça perturbe autant, je peux changer d'exemple, l'idée principale reste la même :

Si je décide d'ouvrir une librairie à moi, commerçant indépendant et qu'il se trouve que je peux me permettre de faire des tarifs bas sans couler mon affaire (plus bas que mes concurrent) je ne vois pas pourquoi je devrais être forcé de m'aligner sur le tarif. En gros, je ne comprends pas l'utilité d'une telle loi, c'est juste débile. Je cite l'anecdote : "L'objectif était de préserver les librairies en limitant la concurrence."

On parle quand même de livres, de la base de la culture, de partage de connaissances. Mais on bloque la concurrence en forçant des prix. Ca n'a aucun sens ! Y a des gens qui peuvent pas se permettre de mettre 15€ dans un bouquin (quand c'est pas plus...) et on interdit aux commerces de vendre moins cher, même s'ils en ont les moyens.

Et quitte à parler des géants, ça me fait quand même doucement marrer cette paranoia. Si les géants pratiquent des bas prix, rachètent tout le monde et impose leur "volonté" .... bah quoi ? Ils vont augmenter drastiquement leurs prix ? Dans ce cas, les commerces indépendants vont ré-ouvrir, avec leurs anciens prix, plus bas que les prix actuels des géants. Ou alors est-ce que les géants vont arrêter de vendre certains trucs ? C'est tout sauf dans leur intérêt, ça leur fait du chiffre d'affaires en moins.
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Une fois qu'un monopole est en place, c'est compliqué de le déloger, et créer une concurrence n'est pas facile non plus.

Je prends l'exemple américain de la Standard Oil qui a largement abusé de sa position dominante pour racketer la concurrence ou l'écraser vers la. Fin du XIXe: un petit vendeur de kérosène qui ne s'alignait pas sur ses prix élevés était systématiquement racheté.

De même, à partir d'une certaine taille, la compagnie a tellement de poids qu'elle peut faire pression sur toute la chaîne. Un exemple toujours avec la S.O.: pour chaque baril transporté par une voie ferrée, la compagnie ferroviaire reversait 1$ à la S.O.. Soit. Mais le pire, c'est que pour chaque baril d'un concurrent transporté, la compagnie devait également verser 1$ à la S.O..
C'est complètement amoral, mais la Standard Oil avait le pouvoir économique nécessaire pour maintenir cette pression.

Non, on ne peut pas briser un monopole simplement avec l'offre et la demande. C'est bien plus simple de les empêcher de se former.